V. — Les Ordres du Temple et de l'Hôpital
Organisation. Rôle joué en OrientDans une étude de l'organisation militaire du royaume de Jérusalem, il importe de faire une part aux deux Ordres du Temple et de l'Hôpital dont la force et la richesse s'accrurent si rapidement. Sans s'arrêter à l'histoire de ces Ordres, il faut du moins observer la place tenue par eux dans l'état militaire des Chrétiens d'Orient, c'est-à-dire fixer les grandes lignes de leur constitution et de leur discipline intérieure, puis rappeler les éminents services rendus à la cause chrétienne.
La Règle du Temple, publiée par M. de Curzon, fait connaitre les statuts de l'association (1). Chaque chevalier, revêtu du vêtement blanc à croix rouge, avait trois chevaux et un écuyer attaché à sa personne (2). Il était placé sous la dépendance des grands officiers de l'Ordre : le maître, le sénéchal, le maréchal, le commandeur du royaume de Jérusalem, le drapier Le maître était le plus élevé en dignité (3). Escorté par une troupe d'hommes armés (4) dont le nombre pouvait être augmenté en temps de guerre (5), il avait la haute surveillance du trésor (6), convoquait les frères pour marcher à l'ennemi (7), jugeait et réprimait les fautes commises par les membres de la communauté (8).
Sa puissance n'était cependant pas illimitée : le maître était obligé, dans le conseil, de se soumettre à la majorité des avis exprimés (9) ; aucune guerre ne pouvait être déclarée, aucune trêve signée sans l'avis du chapitre de l'Ordre (10). S'il avait la garde du trésor, il était responsable de sa gestion devant la communauté ; voulait-il prêter plus de mille besants, il demandait l'assentiment « d'une grant partie des prodomes de la maison (11). » En un mot il ne pouvait agir, en toutes choses, que conformément à l'intérêt de l'association « por le profit de la maison. » — Le sénéchal, sorte de lieutenant du maitre, le secondait dans l'accomplissement de sa charge et, au besoin, le suppléait. — Plus distinctes étaient les attributions du maréchal (12). Ce fonctionnaire était préposé à l'armement de l'Ordre. « Li mareschaus, dit la Règle, doit avoir à son comandement toutes les armes et les armeures de la maison (13). » Il était le commandant immédiat des chevaliers, sergents et autres gens d'armes (14). Cependant même en ce qui concernait cet attribut spécial de sa fonction, il était subordonné au maître. Cela ressort clairement de la lecture des articles 81 et 103 : le maréchal ne pouvait procéder à aucune distribution de chevaux « devant que li maistres les ait veues (15) » ; au maistre seul appartenait le droit supérieur de donner tel ou tel cheval et de récompenser tel frere qui avait bien gardé sa monture. « Li mareschaus, dit la Règle, en quelque terre que il soit, si puet acheter chevaus, muls ou mules ; mes il le doit faire assavoir au maistre, se il y est (16). »
— Enfin plusieurs articles fixaient les pouvoirs du commandeur du royaume de Jérusalem (17), du drapier (18) et de quelques officiers en sous-ordre tels que le sous-maréchal (19) et le gonfanonier (20).
Les statuts de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem offrent avec les précédents une analogie frappante (21). Comme les Templiers, les Hospitaliers marchaient au combat sous le commandement du grand maître (22) auquel tous les frères devaient obéissance absolue (23). Les qualités exigées de tous ceux qui demandaient à entrer dans la Maison (24), les devoirs et les droits du maître (25) la forme de son élection (26), les attributions des officiers tels que le maréchal et l'amiral (27), l'organisation du trésor (28), tout était réglé avec précision.
Les deux Ordres n'avaient pas seulement la cohésion que donne la discipline ; ils avaient encore la force que procure la richesse. Sans cesse agrandis par les donations des particuliers ou des princes, ils acquirent, en moins de deux siècles, de vastes propriétés et des revenus considérables.
Les chevaliers du Temple possédaient des fiefs sans nombre en Flandre, en Languedoc, en Italie, en Espagne, en Sicile. Tout le long de la côte de Syrie, dans l'intérieur des terres, leur pavillon flottait sur des châteaux (29). Le roi d'Aragon les instituait héritiers de ses Etats. De leur côté les Hospitaliers étaient maîtres en Syrie de cinq forteresses importantes : Margat, le Crac des Chevaliers, Chastel-Rouge, Gibelin et Belvoir dont relevaient des territoires étendus, un grand nombre de caseaux, de vignes et de moulins (30). Or Hospitaliers et Templiers firent de ces ressources le plus noble usagé pour assurer la défense des principautés franques. L'entretien d'une armée particulière devint l'objet de leur ambition. Moines par les pratiques, soldats par les actions, les chevaliers devinrent sur les rivages d'Asie comme les sentinelles avancées de l'Europe chrétienne. Ils étaient selon l'expression du pape Hadrien IV, les guerriers bien-aimés, les Macchabées nouveaux choisis par le Seigneur. Aux yeux du roi de France ils apparaissaient sous l'aspect « d'amis chers et fidèles qu'on avait chéris d'abord en vue de Dieu et promptement ensuite pour eux-mêmes. »
L'étude des textes permet d'établir que les forces militaires des Ordres se composaient de quatre éléments distincts : 1 — des frères chevaliers proprement dits.
2 — de chevaliers servant dans l'Ordre temporairement.
3 — de troupes légères indigènes.
4 — d'une marine.
Les statuts abondent en détails curieux et précis sur la discipline à laquelle les frères chevaliers étaient soumis en temps de guerre. Chacun « tavail garder son rang a la bataille.
« Ne nul frère, dit la Règle, ne se doit esloigner de sa route por abrever ne por autre chose sans congîé (31). » Afin que le châtiment ne manquât pas au délit, des peines sévères étaient édictées contre toute infraction aux règlements. Aux articles punissant la simonie, le meurtre, le larcin, le complot, l'hérésie, se mêlaient les clauses relatives à la désertion qui était déclarée faute capitale et entraînait la perte de la Maison (32).
Le chevalier qui sollicitait l'honneur de servir temporairement dans la milice de l'Ordre achetait lui-même son cheval et ses armes nécessaires au service de guerre.
Mais si l'animal mourait pendant le temps du service à la Maison, le maître indemnisait le possesseur en lui donnant une nouvelle monture (33).
L'enrôlement de troupes légères indigènes contribuait à renforcer ces recrues. Quand les documents mentionnent les turcopliers ou chefs des turcoples de l'abbaye du Mont-Thabor, de l'Hôpital et du Temple (34), ils attestent que les Ordres prenaient à solde des mercenaires parmi les Orientaux.
Enfin Hospitaliers et Templiers pouvaient mettre à la mer, puisque la Règle du Temple parle de vaisseaux d'Acre appartenant aux Templiers et que les textes révèlent l'existence d'un grand commandeur de la mer ou chef de la marine de l'Hôpital (35).
Le contingent militaire des Maisons religieuses peut se préjuger par le chiffre suivant. En 1168, le grand maître de l'Hôpital s'engagea à amener au roi Amaury Ier pour son expédition en Egypte 500 chevaliers, et autant de turcoples (36) ; ce qui permet d'évaluer, au maximum, à 2000 lances environ les forces mises en campagne par les Ordres militaires.
Mais rien n'atteste plus clairement le degré de prospérité auquel atteignirent les Maisons religieuses que les privilèges dont elles arrachèrent la concession aux rois de Jérusalem et le prestige dont ils jouirent auprès des Orientaux eux-mêmes. Elles eurent le droit de conclure des traités particuliers avec les Musulmans (37).
Les grands maîtres furent plus d'une fois d'habiles médiateurs entre les sultans et tes princes chrétiens. Quand par exemple en 1191-1192, pendant le siège d'Acre, des négociations furent engagées entre Saladin et les Francs, ce fut le chef des Templiers qui reçût la mission de conférer avec le sultan (38).
En 1282, le grand maitre du Temple, Guillaume de Beaujeu, s'entremit près du sultan Kelaoun pour que ce prince accordât la paix au roi Léon III (39).
Fait plus caractéristique encore, les princes arabes manifestèrent souvent le désir que les conventions conclues par eux avec les Latins fussent garanties par les Templiers. Hospitaliers et Templiers donnèrent leur adhésion à une paix signée en 1192 (40). Une autre fois les émirs demandèrent que les Templiers se rendissent garants d'un serment prêté par les Latins, « les chevaliers étant hommes pieux qui approuvent la fidélité à la parole donnée »
Grâce à leur discipline rigoureuse, à leur richesse terrienne, à leur solide armée, à leur prestige immense, les deux Ordres de Saint-Jean et ru Temple devinrent une véritable puissance dans l'Etat. Institués non seulement pour prier mais aussi pour combattre, ils adorèrent Dieu et triomphèrent en son nom sur les champs de bataille.
Aussi contribuèrent-ils dans une large mesure à la défense des établissements chrétiens d'Orient (41).
Les textes sont en effet remplis des souvenirs de leurs brillants faits d'armes. Quelques semaines avant la bataille de Tibériade, Jacques de Maillé, maréchal du Temple, et le grand maître de l'Hôpital trouvent au combat d'Aïn-el-Malel une mort glorieuse (42).
A la bataille de Tibériade, presque tous les chevaliers rangés sous la bannière de (Guy de Lusignan perdent la vie (1187) (43).
En 1244 à la défaite de Gaza, les Ordres de Saint-Jean et du Temple, détruits presque entièrement, offrent au sultan du Caire une somme considérable pour la rançon de leurs prisonniers au nombre desquels se trouvent Guillaume de Châteauneuf, grand maître de l'Hôpital, et Herman de Périgord, grand maître du Temple (44).
A Saint-Jean d'Acre l'Ordre du Temple a plusieurs établissements (45) ; la place est arrachée en 1291 aux Chrétiens par le siège qui ruine les derniers restes de leur puissance ; mais Templiers et Hospitaliers s'ensevelissent presque tous sous les ruines de leur donjon (46).
L'ardeur guerrière et l'héroïque conduite des chevaliers dans les combats expliquent les rigueurs dont ils étaient victimes lorsqu'ils tombaient aux mains de l'ennemi. Ibn-al-Atbir, dans son récit de la défaite des Francs à Tibériade, montre Saladin réunissant tous les captifs, épargnant la plus grande partie d'entre eux, mais condamnant à mort les Templiers et les Hospitaliers. Le chroniqueur arabe explique ainsi la conduite du vainqueur : « La raison pour laquelle le sultan fit mettre à mort les membres des deux Ordres et non d'autres est qu'ils étaient plus énergiques à la guerre que le reste des Francs (47). »
Les expressions haineuses employées par les historiens orientaux, toutes les fois qu'il leur arrive de parler des templiers, montrent combien ces soldats de bien s'étaient fait détester par leur bravoure. C'est au contraire avec une joie débordante et passionnée qu'ils racontent la moindre victoire des Musulmans sur les chevaliers : « Dans ce jour mémorable, s'écrie Aboulféda (48) parlant de la reprise de Markab, on vengea les maux causés par l'Ordre des Hospitaliers et la clarté du jour remplaça les ténèbres ! (49) »
Malheureusement la force de l'association et la valeur de ses membres furent impuissantes à étouffer tout germe de division. Les querelles et les prétentions des deux Ordres devinrent funestes au royaume de Jérusalem. Il arriva qu'un jour les chevaliers songèrent plus à étendre leurs domaines qu'à défendre celui du Christ. Plus d'une fois ils exigèrent qu'on leur donnât la moitié des villes ou des terres pour lesquelles on implorait leur secours (3). En même temps une aigre jalousie sépara de bonne heure deux Maisons que l'union eût pu rendre invincibles.
Lorsque en 1168 Amaury Ier, excité par Gerbert d'Assaly, grand maître de l'Hôpital, fit des préparatifs contre l'Egypte, les Templiers refusèrent de s'y adjoindre « quia magister æmulæ domus hujus rei auctor et princeps videbatur » (50). En 1205, l'Ordre des Templiers et celui des Hospitaliers prenant parti dans la guerre entre le fils de Bohémond III, Raymond, comte de Tripoli, et Livon, prince d'Arménie, s'armèrent l'un contre l'autre (51).
En 1259, il se livra entre les deux armées une bataille si sanglante qu'il n'échappa qu'un seul chevalier du Temple pour porter dans les places de son Ordre la nouvelle de la défaite (52).
Non seulement les Hospitaliers et les Templiers étaient divisés entre eux, mais encore ils se trouvaient en hostilité ouverte avec le clergé et en particulier avec son plus haut dignitaire, le patriarche de Jérusalem. On verra plus loin la théorie professée par le clergé latin et sa prétention hautement manifestée de commander dans les Lieux Saints (53).
Le clergé ne pouvait pas supporter l'altière indépendance des milices sacrées. De leur Côté, celles-ci, revendiquant pour elles-mêmes une autonomie absolue, refusaient de payer la dime du butin et méconnaissaient la juridiction ecclésiastique du patriarche (54). Une des suites les plus funestes de l'esprit de faction fut la tendance de plus en plus marquée à l'indifférence pour la cause publique.
A mesure que la domination latine s'affaiblissait, les Hospitaliers et les Templiers se décimaient sur les champs de bataille. Et pendant ce temps les enfants de l'Islam préparaient leur revanche !
Conclusion
Telles furent les armées chrétiennes du royaume latin.
On est bien loin de la vérité quand ou représente les rois de Jérusalem entourés d'une masse compacte de guerriers offrant à la royauté leur dévouement sans condition et sans partage. Sans doute le vassal était tenu de suivre la bannière du seigneur.
Mais, à son tour, le seigneur était astreint à des devoirs précis envers le vassal ; et l'oubli d'un seul d'entre eux l'eût privé de son droit au service militaire. Des obligations réciproques enchaînaient ces deux hommes l'un à l'autre. Nous avons constaté que les textes étaient sur ce point, abondant et clair.
L'idée romaine d'une armée permanente, capable d'être instruite et disciplinée, tout entière dans la main du roi seul, ne se présenta point à l'esprit des Latins. Il n'y a rien de monarchique dans l'armée des Baudoin, des Amaury, des Jean de Brienne. A part l'institution des grands Ordres, les conquérants de la Terre-Sainte n'ont apporté dans ce pays aucun organisme militaire d'un caractère nouveau. Ils ont fait la guerre avec des armées féodales. Ils ont suppléé à l'insuffisance du service féodal par l'enrôlement de soldats indigènes recrutés surtout parmi les Syriens, les Maronites, les Arméniens. Ils ont demandé aux puissances commerçantes d'Italie les éléments d'une marine de guerre. Enfin à toutes ces forces ils ont su joindre celle d'une chevalerie armée au nom de l'Église et vouée à la défense du pays.
Sources : Dodu, Gaston. Histoire des institutions monarchiques dans le royaume latin de Jérusalem, 1099-1291, page 222 à 234. Paris 1894 Bnf
Une édition plus lisible, mais lecture page à page Bibliothèque numérique de Lyon Suite
Pour l'avoir lu, je peux le dire, que cette étude, fait partie des meilleures que j'ai eu le privilège de lire. Elle resemble beaucoup dans sa totalité au travail de Claude Cahen.
Notes
1. Le Temple fut fondé en 1118 par Hugue de Payns et Godefroy de Saint-Omer ; l'Hôpital de Saint-Jean en 1113 par Gérard Guillaume de Tyr, livre XII, chapitre VII, page 520
— Amadi, page 28
— Michel le Syrien, Documents arméniens, tome I, pages 331, 332
— Delaville Le Roulx, De prima origine Hospitalariorum Hierosolymitanorum).
— Voir pour les statuts, outre la publication de M. Curzon :
— Muneter, Statutenbuch des Ordens der Tempelherrn, et Wilcke, Gesch. des Ordens der Tempelherrn.
2. Règle du Temple, art. 30, 31, 37, p. 54, 55, qui traitent de l'équipement, des chevaux, et des écuyers au service des frères. Art. 31 : Aucun frère chevalier ne doit avoir plus de trois chevaux : « tres equos licet habere », et il ne peut augmenter ce nombre sans la permission du maître, a nisi cum magistri licentia »
— Art. 37 traite des harnais et de l'équipement qui doivent être d'apparence modeste, sans luxe « de frenis et calcaribus » 3. Si les historiens ne fournissent aucun détail sur les règles qui présidaient à l'élection du maître, la Règle du Temple, p. 142-152, comble cette lacune. On trouve dans l'Art de vérifier les dates (II° partie, tome V, p. 336), la chronologie historique des grands maîtres du Temple.
4. Règle du Temple, article 77-80, page 75-77.
5. Règle du Temple, article 98, page 86.
6. Règle du Temple, article 81, page 77.
7. Ernoul, chapitre XII, page 145 : « Quant li maistre del Temple oï et sent que li Sarrasin devoient l'endemain par matin entrer en le tiere, si prist un message et l'envoia erranment batant al couvent del Temple, qui estoit à iu liues d'illuec, à une ville qui a non Caco. Et si lor manda par ses lettres que tantost qu'il aroient oï son commandement, montaissent et venissent à lui, car l'endemain par matin devoient entrer li Sarrasin en le tiere. »
8. Règle du Temple, article 47, page 50.
9. Règle du Temple, article 96, page 81, 83.
10. Règle du Temple, article 85, page 79.
11. Règle du Temple, article 82 page 77, 78.
12. Règle du Temple, article 99, 100, page 86-88
13. Règle du Temple, article 102, page 89.
14. Règle du Temple, article 103, page 90 : « Sont au comandement dou mareschau quant il sont as armes. »
15. Règle du Temple, article 86, page 78.
16. Règle du Temple, article 103, page 90.
17. Règle du Temple, article 92 page 82 : « Quant li maistres s'en part dou royaume de Jérusalem, il puét le comandeor de la Terre ou un autre frère laissier en son leu. » — Voir article 110-119, page 94-100.
18. Règle du Temple, article 131. page 105, 106.
19. Règle du Temple, article 173-176, page 129-132.
20. Règle du Temple, article,177-179 page 132, 133.
21. Voir, dans l'Histoire des chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ci-devant écrite par le feu S. D. B. S. D. L, et augmentée par Baudoin, la partie intitulée : Statuts de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
22. Guillaume de Tyr, livre XX, chapitre V, page 918. — « On trouve dans l'Art de vérifier les dates (IIe partie, tome V, page 295 la chronologie historique des grands maîtres de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
23. Statuts de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, tit, I, page 3 ; tit, 9 page 86.
24. Ibidem, tit, 2 page 6 et suivantes.
25. Ibidem, tit, 9 page 86 et suivantes.
26. Ibidem, tit, 13 page 115.
27. Ibidem, tit, 10 page 90 et suivantes.
28. Ibidem, tit, 5, page 35 et suivantes.
29. Rey Colonies franques, chapitre VII, page 115.
— Etudes sur les monuments de l'architecture militaire des Croisés en Syrie, page 10 et suivantes.
30. Rey Colonies franques, chapitre VII, page 117.
— Dans PAOLI, Codis Diplomatico, on trouve énuméré plus de 135 casaux (villages) et une foule d'autres biens immeubles appartenant aux Hospitaliers.
31. Règle du Temple, article 159, page 122. Dans un cas seulement le chevalier pouvait quitter son rang : c'était pour secourir un Chrétien menacé par un Turc, « bien le porroit faire sans congié » (Article 163, page 121)
32. Les statuts reviennent fréquemment sur ce point.
— Article 232 : « Se frères laisse son confanon et fuit por paor des Sarrazins. »
— Les articles 419 et 420 ne permettent de quitter le combat que pour blessure grave : « se le frère chevalier ou le frère sergent estoit blécés en tel manière qu'il ne li semblast que il poist soufrir le besoing »
— Article 514 : « Et dient, se aucun frère... et s'enfuist por paor de Sarrazin, qu'il en perdroit la Maison. »
— Ces précautions n'empêchèrent pas cependant quelques désertions de se produire.
— L'article 576 parle de frères qui en 1257 quittèrent le champ de bataille. Déjâ en 1166 un poste au-delà du Jourdain, défendu par le Temple, avait été livré à Siracon, vizir de Nouraddin ; le roi Amaury était accouru et avait fait pendre 12 Templiers (Guillaume de Tyr, livre XIX, chapitre XI, page 901, 902).
33. Règle du Temple, article 32, page 65 : « Omnibus militibus servire Jhesu »
34. Les turcoples ou troupes légères de l'Ordre du Temple sont fréquemment mentionnés dans les statuts (articles 77, 99, 110, etc.). Ils sont placés sons les ordres du turcoplier : « Et trestous les frères sergets doivent aler au turcoplier et ne s'en doivent partir sans congié » (article 103, page 90). Il y avail un turcoplîer du Temple comme un turcoplier de l'Hôpital (Rey, les Colonies franques, chapitre VII, page 118).
35. Règle du Temple, article 119, 602.
— (Rey, les Colonies franques, chapitre VII, page 118.
36. Codis Diplomatico, tome I, page 49.
— Guillaume de Tyr, livre XX, chapitre V, page 918.
37. Rey, Colonies Franques, chapitre VII, page 114.
38. Anecdotes et Beaux Traits de la vie du sultan Youssouf, (Historiens arabes tome III, page 231).
39. Makrizi Histoire des sultans musulmans, traduction Quatremere, tom II, page 201.
40. Les historiens arabes les mentionnent à côté des chefs du peuple franc. Dans Anecdotes et Beaux Traits de la vie du sultan Youssouf (Historiens arabes, tome III, page 316) on lit ces mots : « Les Hospitaliers, les Templiers, et tous les chefs, du peuple franc donnèrent leur adhésion. »
41. Prutz, Kulturgesch. der Kreuz., livre III, chapitre iv, page 233 et suivantes ; chapitre v, page 274 et suivantes.
42. Ernoul chapitre XII, page 146, 146. (Chroniqueur du moyen-âge)
43. Ernoul chapitre XIV, page 167 et suivantes.
44. Continuateur de Guillaume de Tyr, livre XXXIII, chapitre LVII, page 429, 430.
45. La Règle du Temple (article 119) parle de la voûte d'Acre, c'est-à-dire du donjon des chevaliers.
46. Mort du grand maître du Temple. Courage et mort du grand maître de l'Hôpital Guillaume de Clermont (Michaud, Histoire des Croisades, tome V, page 182,192).
47. Ibn-AL-Athir, le Kamel-Altevarykh (Historien arabe, tome I, page 686-688)
— Anecdotes et Beaux Traits de la vie du sultan Youssof (Historien arabe, tome III, page 96).
48. Aboulféda Annale (Historien arabe, tome I, page 161). Cette phrase est très significative. (Est un géographe et historien kurde de langue arabe.)
— La forteresse de Markab qui appartenait aux Hospitaliers leur fut enlevée en 1234 par les Turcs placés sous le commandement de Kelaoun.
49. Guillaume de Tyr (livre XVIII, chapitre XII, page 837) montre les Hospitalier forçant Humphroy de Toron à leur céder la moitié de la ville de Panéas. Des faits de ce genre se renouvelèrent souvent. Ainsi s'explique la rapidité avec laquelle les Ordres accrurent leur richesse terrienne.
50. Guillaume de Tyr, livre XX, chapitre V, page 913.
51. Michaud (Histoire des Croisades tome III, page 361) rapporte ces démêlés d'après les annales ecclésiastiques.
52. Mathieu Paris (an. 1239). Cet esprit de discorde et de jalousie se révèle avec éclat dans une lettre d'Innocent III (livre, I, page 371). Il a été très bien marqué par l'abbé Vertot dans son Histoire de Malte, tome I, page 283.
53. Voir chapitre VI de cet ouvrage : La Royauté et le Clergé, page 307 et suivantes, page 311 et suivantes. (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5813958f/f324)
54. Exemple de conflit entre le patriarche de Jérusalem et le grand maître des Hospitaliers Raimond. — Origine du conflit (Guillaume de Tyr, livre XVIII, chapitre III, page 820, 821).
— Voyage du patriarche à Rome pour se plaindre de l'Hôpital (Ibidem, chapitre VI, page 826 et suivantes).
— Instances du patriarche auprès du pape restant sans effet (Ibidem, chapitre VII-VIII, page 829, 830).
Sources : Dodu, Gaston. Histoire des institutions monarchiques dans le royaume latin de Jérusalem, 1099-1291, page 222 à 234. Paris 1894 Bnf
Une édition plus lisible, mais lecture page à page Bibliothèque numérique de Lyon Suite
Retour