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L'Art militaire et les armées au moyen age, en Europe et dans le proche Orient
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La première croisade de Saint-Louis (1248-1254)

Au lendemain du désastre de Gaza l'évêque de Beyrouth et l'archevêque d'Antioche s'embarquèrent pour alerter l'Europe.
Dès le mois de décembre Louis IX, malade, prit la croix. Son exemple ne fut pas suivi. Une lutte inexpiable était engagée entre la Papauté et Frédéric II. Au reste, ce dernier voyait dans le désastre le juste châtiment de la sottise des Francs de Syrie qui avaient rejeté l'alliance égyptienne, fondement de sa politique en Orient, et méconnu son autorité impériale (1). Qui pis est, quand il apprit que le roi de France se croisait, il envoya prévenir le sultan d'Égypte (2). Alors que la lutte entre Guelfes et Gibelins retenait l'attention de l'Allemagne et l'Italie, il ne restait que la France, l'Angleterre, la Scandinavie. Mais le roi de Norvège, Hakon IV, avait obtenu de tourner son effort contre ce qui subsistait de populations païennes dans les régions de la Baltique.
L'Angleterre redoutait la dépense. Il ne demeura que la France.
La croisade de saint Louis fut purement française, à l'exception d'un petit nombre de seigneurs d'Angleterre, des Anglo-Normands, au reste, de langue et de culture françaises (3).

Trois années furent occupées par des négociations et des préparatifs de tout genre. D'étranges illusions fermentaient dans les esprits. L'attention de l'Europe était tournée anxieusement vers les grands événements qui bouleversaient l'Asie, la constitution d'un immense empire mongol par Gengis-Khan et ses successeurs.

N'était-il pas possible d'utiliser contre l'Islam cette force mystérieuse et terrifiante ? Les Mongols n'étaient pas musulmans. A vrai dire ils ne pratiquaient comme religion, si l'on peut user de ce terme, que le chamanisme. Leur indifférence à l'égard des religions étrangères qu'ils connaissaient mal, laissait subsister, çà et là, même dans leur armée, des groupes de chrétiens, au reste « Nestoriens », donc hérétiques pour la cour de Rome. Ce fait connu en Europe et interprété avec la naïve et totale ignorance des Occidentaux de ces temps à l'égard des princes et des peuples de l'Orient donna lieu à un espoir chimérique, la conversion des « Tartares » au christianisme. Le pape Innocent IV dépêcha ambassadeurs et missionnaires auprès des fils et petits-fils de Gengis-Khan.
Le franciscain Plan-Carpin se rendit auprès de Batou, Khan de la Horde d'Or, installée dans le Kiptchak, dans le bassin inférieur de la Volga. De là il poussa jusqu'à Karakorum, au centre de l'Asie, où il assista à la cérémonie fastueuse au cours de laquelle Gouyouk, petit-fils de « l'empereur inflexible », fut élu chef suprême en présence des princes mongols et des chefs vassaux venus de Russie, de Géorgie, d'Asie Mineure, de Syrie, de Bagdad.
En même temps une autre mission, confiée celle-ci à des dominicains, arrivait en Perse, en 1247, auprès du Khan Batchou (4). Il n'est pas douteux que Louis IX ne fût au courant des entreprises du pape et qu'il partageât ses illusions.
Louis IX entraîna dans la croisade (5) ce qui comptait en France : d'abord ses frères, Robert d'Artois, Alfonse de Poitiers, Charles d'Anjou, puis de très grands seigneurs, Hugues IV, duc de Bourgogne, qui s'était déjà signalé en Terre Sainte en 1239-1240, Guillaume de Dampierre, comte de Flandre, Hugues X, comte de la Marche, Hugues de Châtillon, comte de Saint-Pol, Raimond VII de Toulouse, Pierre Mauclerc, comte de Bretagne etc. Parmi les seigneurs de moindre importance on relève le champenois Joinville, le futur biographe du saint roi.

Pour transporter par mer son armée le roi commanda 20 nefs à Marseille, gréées et équipées, au prix de 1300 marcs chacune ; la ville prit à sa charge l'entretien de 10 galères d'escorte. Gênes reçut une commande de 12 grandes nefs et de 4 plus petites, payées 1300 marcs les grandes, 1200 les moindres.
— En outre elle reçut la commande de trois nefs destinées au roi et à sa suite, le Saint-Esprit, le Paradis et peut-être la Monnaie (6).
— Il y avait si peu de chantiers de construction en France que l'on vit le comte de Saint-Pol commander son vaisseau à Inverness, au Nord de l'Écosse.
— Le roi de Norvège, sur qui l'on comptait, ne fournit rien et à Gênes, comme à Marseille, les délais de construction retardèrent le départ d'un an.
— On ne put appareiller que le 25 août 1248, à Aigues-Mortes, le seul port français de la Méditerranée.
— Faute de moyens de transport on aurait été obligé de laisser au rivage 10.000 arbalétriers, vénitiens, pisans, génois qui, ne recevant pas de dédommagement, se seraient vengés par la suite en piratant et en tuant les Français qu'ils rencontraient.
— En outre un millier d'arbalétriers, et un plus grand nombre de chevaliers et sergents de France, délaissés également, auraient voulu se joindre aux Anglais pour faire la guerre à leur roi (7).
— Mais tout cela n'est qu'une fable ridicule inventée par ce venimeux personnage, l'Anglais Mathieu dit de Paris, qui ne perd jamais une occasion d'exhaler sa haine contre les Français et leur roi (8).

Les forces de l'expédition sont inconnues, car le chiffre de 36.000 hommes avancé dans un recueil d'anecdotes suspectes ou fausses attribué à un ménestrel résidant à Reims (9), ne mérite aucune créance.

Le 17 septembre la flotte aborda à Limassol, port méridional de l'île de Chypre. L'accueil du roi Henri de Lusignan fut des plus chauds. La dynastie qui, depuis mai 1192, gouvernait l'île était purement française (2). Elle y avait introduit la langue, les coutumes, les mœurs, les arts de France. Pour les contemporains Chypre était une « Nouvelle France »
L'avantage de Chypre comme point de concentration était évident. Le roi avait pu y accumuler en pleine sûreté des provisions de toute nature pendant une année.

De l'île on menaçait le monde musulman sans qu'il pût savoir de quel côté porteraient les coups. De là également des ambassades auprès des Khans mongols en qui on espérait des alliés pouvaient être expédiées plus aisément. Mais Louis IX s'y attarda trop.

L'armée s'énerva dans le plaisir et l'inaction. Il y eut des rixes entre gens de pied français et marins italiens. Un groupe impatient, sous Geoffroy de Châteaudun et Jean de Montfort, voulut partir tout de suite pour Acre et il fallut leur interdire la mer.
Une épidémie enleva 260 chevaliers, le dixième, dit-on, de l'effectif.
Le 30 mai 1249 on leva l'ancre enfin. Une tempête dispersa la flotte en sorte que 700 chevaliers seulement suivirent la nef du roi (3).

En pleine mer les capitaines ouvrirent les lettres closes du roi et furent fixés sur la destination : l'Égypte et Damiette. Louis IX avait repris le plan combattu follement en 1219 et 1221 par le légat Pélage : se saisir de places capitales en Égypte pour se faire rétrocéder en échange Jérusalem et la Palestine tout entière.
Le 4 juin les vigies signalèrent l'entrée du Nil, la branche orientale dite phatnitique dans l'Antiquité, sur laquelle Damiette est située à demi-lieue de l'embouchure. Il ne pouvait être question de remonter le fleuve dont le cours était obstrué.
Le 5 juin l'armée débarqua à l'Ouest (4) du fleuve, sur la plage derrière le cap Ras-al-Baîir.
La cavalerie légère des Mamelouks poussant ses chevaux jusqu'au rivage essaya vainement de s'y opposer. Elle fut bousculée et mise en fuite par la chevalerie française qui se jeta à l'eau pour aller plus vite en besogne. On dut retenir le roi qui, dès qu'il les vit, voulait se jeter sur les « Sarrasins »
Pendant la nuit la population de Damiette épouvantée quitta la ville, entraînant dans sa fuite la tribu arabe des Bânu-Kinana à laquelle avait été confiée la défense de la place. Succès inattendu, miraculeux, si l'on se rappelle que dans la 5e croisade il avait fallu dix-huit mois d'efforts et de souffrances pour s'emparer de Damiette (12). Mais les circonstances ne permirent pas aux Français d'en profiter.
Le roi attendit les renforts que son frère Alfonse devait lui amener et le temps de l'inondation du Nil approchait.
Pendant que les Croisés s'énervaient dans l'attente et souffraient du climat, pour eux trop chaud, le sultan Al-Sâlih Aiyoub, un demi-nègre, cruel et avide, mais énergique, reprenait en mains la situation (13). Les troupes à son service affluèrent dans la citadelle de la Mansourah (la Victorieuse), barrant en amont le cours du Nil, jadis funeste aux Francs.
Enfin le comte de Poitiers arriva, le 24 octobre 1249, la décrue du Nil se produisit, et le sultan, jeune encore, mais malade, mourut le 23 novembre.
Tout semblait tourner en faveur des Chrétiens. L'armée française, qui s'était mise en marche en novembre, remonta sur la rive droite du Nil une région coupée transversalement de canaux et difficile. Mais l'armée était ravitaillée par une flottille remontant le fleuve. Elle allait lentement et prudemment ; le roi avait interdit toute action isolée.
Cependant, le 7 décembre, un groupe de 600 cavaliers turcs ayant attaqué à l'improviste, le maréchal du Temple les fit charger. Il les mit en déroute et tua l'émir qui les commandait. Ce succès même était un encouragement fâcheux à l'indiscipline.
Le 21 décembre, les Français se trouvèrent en face du point où le Bahr-al-Saghir se détache du Nil et prend la direction du Nord-Est pour aller se jeter dans la grande lagune dite lac Menzalé, à l'Est de Damiette (14).
Juste à cette pointe, et au Sud était la forteresse de la Mansourah, construite en 1219-1220 pour interdire la montée vers le Caire (15). Là se tenait l'émir Frakr-al-Dîn avec les forces qu'il avait eu le temps d'assembler. C'est lui qui prit l'offensive au début. Il fit passer par des gués peu connus le Bahr-al-Saghir à sa cavalerie qui tenta de surprendre les Francs. Les tentatives durèrent un mois et leur échec fut total et sanglant. Ensuite ce fut le tour des Francs de passer le Bahr. Ils s'ingénièrent de toutes les manières (établissement de pont, détournement du cours), mais inutilement.
Enfin un Arabe soudoyé révéla l'existence d'un gué, d'ailleurs malaisé. Le 8 février 1250 à l'aube, l'armée commença à le franchir. Sans attendre que l'ensemble eût passé, le comte d'Artois, à l'avant-garde, tomba sur le camp égyptien, au Nord-Est de la Mansourah, surprit la garde et la massacra.
Fakr-Al-Din périt et l'armée musulmane se dérouta. Mais ce succès, obtenu contre les ordres du roi, achevait d'annihiler l'autorité de Louis IX. Le comte d'Artois, malgré les conseils des Templiers, ne s'en tint pas là. Il s'élança sur la Mansourah et pénétra en ville. Mais la place était défendue par un personnage qui commence à s'illustrer contre les chrétiens, le mamelouk Baybars, dit l'Arbalétrier. Il enveloppa la troupe du comte d'Artois, peu nombreuse, très éloignée du gros de l'armée. Là périrent, outre le comte Robert, Raoul de Coucy, Érard de Brienne, Roger de Rozoy-sur-Serre, Jean de Chérisy, l'anglo-normand Guillaume de Salisbury, en tout 300 chevaliers. Là presque totalité des Templiers succomba. Ils avaient suivi le comte par point d'honneur : ils auraient perdu 285 des leurs (16).

Au moment où son frère était en danger, Louis IX était en train de passer le gué du Bahr-al-Saghir et se mettait en marche. Il fut assailli et en grand danger, du matin jusqu'à l'après-midi. Menacé d'être coupé de l'arrière-garde, où était l'infanterie et la chevalerie du duc de Bourgogne, demeurées sur l'autre rive du Bahr, le roi donna ordre de rétrograder. Il reçut alors la nouvelle que son frère d'Artois était en danger. Il s'arrêta et voulut aller à son secours.

Il se trouva alors dans une situation désespérée, entouré seulement de six vaillants, dont Joinville, et assailli par une multitude de Turcs. Son cheval fut saisi à la bride et on l'entrainait. Il se dégagea à grands coups d'épée. Autour du roi se reformèrent Pierre Mauclerc, comte de Bretagne, gravement blessé, Jean de Nesle, comte de Soissons, cousin de Joinville. On sait que le bon comte malgré l'extrême gravité de la situation ne perdit pas son sang-froid et sa gaieté : « il se moquoit à moi et disoit : « seneschaus, laissons huer ceste chenaille, que, par la coiffe Dieu (ainsi comme il juroit), encore parlerons nous vous et moi de ceste journée ès chambres des dames » (17).
Au soleil couchant seulement purent arriver, tant le gué était difficile, les arbalétriers du roi, amenés par le connétable Humbert de Beaujeu. Il leur suffit de mettre le pied sur l'étrier de l'arbalète pour faire reculer les assaillants. Saint Louis coucha sur le champ de bataille. Son calme et sa vaillance avaient sauvé la situation. Il montra les mêmes vertus le 11 février et repoussa les formidables attaques de la cavalerie des gens d'Égypte, cependant que les Bédouins tentaient de piller le camp chrétien sur l'autre rive. Malgré cette double victoire, l'affaire était manquée.

Il était évident que les Français épuisés, décimés, n'auraient pas la force de remonter jusqu'à « Babylone » (Le Caire). Il eût fallu se replier sur Damiette quand il était temps encore. Louis IX commit alors la faute énorme de demeurer sur place, 55 jours, jusqu'au 5 avril. Une épidémie se déclara et ravagea l'armée. Son ravitaillement fut interrompu : il était assuré par la flottille franque du Nil, mais le nouveau sultan, Toûran-Chah, fit construire des bateaux démontables qui, amenés en aval du point où le Bahr-al-Saghir se détache du Nil, coupèrent les communications avec Damiette. A la maladie se joignit la famine. Louis IX dut se décider à battre en retraite. Le passage sur la rive droite du Bahr fut difficile, le gué étant peu praticable. Le roi et son frère Charles d'Anjou dégagèrent l'arrière-garde en danger. Le roi entama alors des pour parlers avec Toûran, proposant d'échanger Damiette contre Jérusalem. Trop tard. Le sultan savait l'état désespéré de l'armée chrétienne. Au retour on contint comme par miracle les Mamelouks.

Mais, à quatre lieues de Damiette, ce fut la catastrophe : l'armée épuisée ne put résister davantage. Vaincue, elle capitula le 6 avril 1250. Si les grands seigneurs furent épargnés en raison de la rançon qu'on en espérait, quantité de petites gens furent massacrées, ainsi que les malades, et leurs corps jetés au Nil (18).

Le roi de France, capturé presque expirant, fut menacé de mort et de torture s'il ne cédait pas toute la Terre Sainte. Il s'y refusa, alléguant qu'elle appartenait (en théorie) à l'empereur Frédéric II, et non à lui-même (19). Louis IX dut son salut à cette réponse : le sultan savait l'alliance conclue vingt ans auparavant entre son prédécesseur et le célèbre empereur (20). Il se contenta de la cession de Damiette comme rançon du roi de France et du versement d'un million de besants d'or pour la libération de l'armée : l'effectif en est évalué à 12.000 hommes, certainement avec exagération, par la continuation de la chronique de Guillaume de Tyr, dite de Rothelin (21). Une révolution dynastique faillit tout compromettre. Les mamelouks, qui constituaient la vraie force de l'armée d'Égypte, se soulevèrent brusquement contre Touran-chah et le mirent à mort. Ainsi finit la dynastie ayyoubide d'Égypte, fondée par l'illustre Saladin (22). Les assassins eurent un instant l'idée d'exécuter les prisonniers.
Pour comble d'infortune, les marins génois et pisans, auxquels était confiée la défense de Damiette, voulurent partir à la nouvelle du désastre. Damiette était le gage de la délivrance du roi. La reine, Marguerite de Provence, demeurée dans la place, retint les Italiens en les ravitaillant et y dépensa 300.000 livres (23). On put traiter avec le mamelouk Aibeg, qui prit le gouvernement comme « atabeg » (2). Damiette fut rendue le 6 mai. Les mamelouks commencèrent par y massacrer les malades et, s'ils n'égorgèrent pas le roi et les barons, ce fut par crainte de ne pas toucher la seconde partie de la rançon, laquelle n'était exigible que plus tard, à Acre. Finalement le roi fut libéré le 6 mai, au soir, son frère Alfonse le 8 seulement. Embarqué aussitôt, Louis IX était rendu à Acre le 13 mai.

Une question grave se posa alors, Louis IX devait-il rentrer en France ? Sa mère, Blanche de Castille, lui envoyait des messages pour presser son retour. Son royaume était exposé aux entreprises du roi d'Angleterre. Les frères du roi et nombre de barons étaient de cet avis, d'autant plus qu'il ne restait que 100 chevaliers sur les 2.800 (?) Arrivés à Chypre. En réalité, c'eût été la perte de la Terre Sainte, demeurée sans tête et accablée par le désastre d'Égypte.

Le roi comprit aisément où était le devoir et décida de rester. Sa présence, le soin qu'il prit de relever les places fortes (Acre, Césarée, Jaffa), des négociations avec Turcs et Mongols et même avec les Ismaïliens du « Vieux de la Montagne », enfin les dissentiments qui éclatèrent entre Damas, fidèle à la dynastie ayyoubide, et l'Égypte livrée aux mamelouks, devaient quelque peu prolonger la vie, bien diminuée, des établissements francs de Syrie. Saint Louis y, demeura quatre années. Il ne reprit le chemin de la France que le 24 avril 1254, sans avoir pu ou plutôt voulu entrer à Jérusalem qu'il n'avait pas réussi à délivrer (25).

La fin des États chrétiens

Notes
1. Il faut reconnaître que lui seul était capable de manier le monde musulman.
2. La chose peut sembler incroyable. Elle est affirmée cependant par une confidence de l'intermédiaire, le maréchal du palais de Manfred (fils de Frédéric II) à l'historien arabe Djemal-al-Dîn. Voir le passage traduit par Blochet dans la Revue de l'Orient latin, année 1902, p. 527.
— Cf. Grousset p, 427-428.
3. Grousset, p. 428 et 438.
4. Voir Bréhier, p. 211-221.
5. Outre les histoires générales des croisades (Bréhier, p. 223-228)
— Grousset, t. II, p. 426-532) etc., on peut consulter pour la 1re croisade de saint Louis sa Vie, écrite au XVIIe siècle, sous forme annalistique, par Le Nain de Tillemont, publiée par J. de Gaulle pour la Société de L'histoire de France, t. III (1848), Sur les sources A. Molinier, t. III, p. 130-133.
6. La Roncière, Histoire de la marine française, t. I, p. 166-167.
— Grousset p. 430.
7. Le bon Le Nain de Tillemont (t. III, p. 202-203) se laisse cependant légèrement impressionner par cette fable.
8. Molinier (Sources de l'histoire de France, t. III, P- 126, n° 2574) le qualifie de « mauvaise langue. » Son Historia major est publiée par Luard, 1872-83, en 7 vol. (Collection du Master of the rolls). Elle a été traduite en français par Huillard-Breholles (Paris, 1840-41, en 9 vol.) d'après une édition du XVIe siècle.
9. L'auteur inconnu était un ménestrel de Reims. « Il s'en allait de château en château amuser les assemblées nobles. L'auteur veut avant tout distraire ses auditeurs et n'a qu'un faible souci de la vérité historique » (Molinier, t. III, p. 96 n° 2528).
— La meilleure édition est due à Natalis de Wailly, Récits d'un ménestrel de Reims, 1876 (Société de l'histoire de France), p. 192, c. 372.
10. Il suffit de renvoyer à l'Histoire de Chypre de Mas-Latrie.
11. Grousset, p. 437. Qu'on nous permette d'être un peu sceptique sur ces chiffres tirés de Joinville (éd. N. de Wailly, p. 83, c. 147). Dans sa lettre au pape Innocent IV sur le séjour des croisés à Chypre le légat Eudes de Châteauroux rapporte que Louis IX envoya au secours d'Antioche 600 arbalétriers, mais pas de chevaliers, de peur d'affaiblir l'armée (Spicilegium de d'Achery, éd. in-folio, t. III, col. 725).
11. Et non à l'Est, comme on a dit.
— Voir Grousset, p. 441, note 1.
12. Cf. plus haut, p. 179.
13. Sur ce personnage, Grousset, p. 435.
14. Grousset, p. 451. Cf. sa carte du delta du Nil, p. 439, et le plan de la bataille de Mansourah, p. 769.
15. Édifiée par Al-Kamil (ibid., p. 239).
16. Grousset, p. 465. Joinville tient le chiffre des pertes des Templiers du maître du Temple lui-même qui le lui rapporta plus tard (éd. de Wailly, p. 120,
17. Joinville, éd. N. de Wailly, p. 134, c. 242.
— Cf. G. Paris et A. Jeanroy, Extraits des chroniqueurs français, 1916, p. 143.
18. Saad-Eddin (utilisé par Abou'l Mahassen) porte à 20.000 le nombre des prisonniers, plus 7.000 tués et noyés. Selon Makrizi on tua les prisonniers jusqu'au dernier.
— Voir Reinaud, op. cit., t. IV, p. 463-464.
19. Grousset, p. 459-486.
20. Cf. plus haut, p. 180.
21. Historiens des croisades, Historiens occidentaux, t. II, p. 612-620. Le même texte (p. 614) évalue le nombre des Turcs à 300.000 hommes (sic).
22. Grousset, p. 485-488.
— G. Wiet, L'Egypte arabe, p. 387 et suivantes. Un des assassins, le mamelouk Aktai, vint trouver le roi de France dans sa prison : « Que me donneras-tu ? J'ai tué ton ennemi. » Le saint roi ne répondit pas.
23. La situation de la reine était tragique : elle venait d'accoucher d'un fils, Jean, qui fut surnommé Tristan. Elle craignait de tomber au pouvoir des mamelouks. Elle fit appeler un chevalier octogénaire et le supplia à genoux de lui couper la tête si les Sarrasins prenaient la ville. « J'y songeais » répondit tranquillement le vieux chevalier (Joinville, c. 398-399). Selon la chronique syrienne d'Abou'l Faradj le sultan, ayant appris que la reine de France était accouchée d'un fils, envoya de riches présents à la mère, un berceau d'or et des vêtements magnifiques pour l'enfant (Reinaud, op. cit., p. 464).
24. Un incident curieux marque la double nature guerrière et bancaire des Templiers.
— Au moment de la délivrance d'Alfonse de Poitiers il manqua une somme de 30.000 livres.
— Seul l'ordre du Temple pouvait posséder cette somme.
— Dépêché par le roi, Joinville essuya un refus et du commandeur et du maréchal du Temple : cette somme ne leur appartenait pas, étant un dépôt. La somme était conservée dans une galère.
— Joinville y monta, une cognée en main, et menaça le garde du trésor de faire de cette cognée une « clef du roi »
— Le maréchal s'inclina en faisant observer qu'il cédait à la force.
— Grousset (p. 481-492) vitupère contre « l'avarice » des Templiers.
— Leur réponse est celle d'une banque moderne.
25. Voir Grousset, p. 525-651.

Sources : Lot, Ferdinand. L'art militaire et les armées au Moyen-Age en Europe et dans le Proche Orient. Tome 1 (La première croisade de Saint-Louis). Paris 1947. BNF

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