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Quelques personnages qui ont participés aux Croisades

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Comtes d’Auxerre aux Croisades

Eudes comte d’Auxerre. En 1267 le comte Eudes partit à son tour pour la croisade. La situation des chrétiens de Palestine paraissait presque désespérée. Ce triste état de choses était, pour la plus grande partie, le fruit des discordes perpétuelles de leurs chefs, et aussi des deux ordres religieux qui s’étaient voués à la défense du saint sépulcre, les Templiers et les Hospitaliers, et qui, au lieu de tourner leurs armes contre les musulmans, se livraient parfois entre eux des combats acharnés. Tous sollicitaient avec instance de nouveaux secours de l’occident. Ils ne furent entendus qu’en France, où de nouveaux combattants se réunirent pour aller à leur aide, en élisant pour leur chef le comte Eudes qui accepta cette périlleuse mission. La nouvelle expédition qu’il conduisit n’amena aucun résultat favorable, et Eudes y mourut à la peine en 1267. Trois ans après, saint Louis, dans l’accès d’un zèle religieux que les sages avis de ses conseillers n’avaient pu refroidir, entreprenait encore une nouvelle croisade. Il débarquait au mois de juillet 1270 en Afrique, près de Tunis, sur les ruines de Carthage, et, quelques semaines après, il mourait de la dysenterie. Avant lui avait succombé à la contagion son fils Jean, qui l’avait suivi dans cette triste campagne. Ce jeune prince était né en Egypte dans la première croisade du roi son père, où la reine, malgré l’état avancé de sa grossesse, accompagnait son mari.

Elle était accouchée pendant la captivité du roi, et c’est de là, selon le chroniqueur Geoffroy de Courlon, que venait le surnom de Tristan, parce qu’il était né dans la tristesse. C’est tristement encore qu’il mourait dans la seconde de ces funestes expéditions. Il fut le dernier de nos comtes que dévorèrent les croisades. Sur dix princes de cette famille qui y étaient allés, il n’en était revenu que cinq. La comtesse Yolande se trouvait ainsi veuve à l’âge de vingt ans. Moins de deux ans après, elle se remariait avec Robert de Béthune, comte de Flandre. BNF

3° — Itier III, qui alla avec Hugues son frère, en 1097, à la première croisade, où tous deux périrent.

4° — Norgald, prononcé depuis Norgaud, et ensuite, par corruption, Narjot, qui, après les précédents, alla à la croisade, et mourut, en 1120, en recommandant, par testament, à sa famille, de réparer les vexations qu’il avait commises envers la seigneurie de Villiers, qui appartenait à l’abbaye de Saint-Benoît.

5° — Itier IV qui, à son tour, prit la croix à Vézelay et suivit, en 1147, le roi Louis VII à la croisade, après avoir, fait de grandes donations aux abbayes de Roches, de Pontigny et de Crisenon. On croit qu’il y mourut.

7° — Itier V, qui combattit à Bouvines pour Philippe-Auguste, puis alla, en 1108, à la croisade, et mourut en 1231. Il eut deux frères. Narjot, l’un d’eux, qui faisait aussi partie de cette croisade et dont le fils fut, en 1251, régent temporaire de l’empire latin de Constantinople, et, l’autre, appelé Anseau ou Ancelin, qui acquit un grand renom d’homme de guerre et de négociateur au service de Guillaume de Villehardouin, prince d’Achaïe, et qui prit part aussi à la croisade de 1250, celle de saint Louis, en Egypte.

8° — Jean, qui était aussi de cette dernière croisade, et mourut en 1256 ou 1258, ne laissant qu’une fille appelée Jeanne, qui épousa, en 1260, Thibaut II, comte de Bar. Leur descendance a possédé jusqu’en 1450 et a vendu alors à Jacques Cœur cette baronnie, dont l’importance s’était augmentée par la création et les grands accroissements de la ville de Saint-Fargeau. Page 266-267

3° — Gervasius ou Gervais, fils de Renaud, vers 1080. Il alla à la première croisade, et pour acquitter les dépenses de ce voyage, vendit aux religieux de la Charité, moyennant 3100 sous, sa seigneurie de Pouilly. Page 264

9° — Hugues III, il était seigneur de Jussy, et donna en 1284 la seigneurie du Saulce aux Templiers. Page 265

— Godefroy III, qui dans sa jeunesse avait encouru les censures ecclésiastiques pour s’être emparé de la terre épiscopale de Varzy, qu’on lui fit restituer, et qui, sur ses vieux jours, se fit moine dans le monastère de Saint-Caradeuc. Il avait hérité d’une part du comté de Châlons et la vendit en l’an 1097, à son cohéritier, pour s’en aller à la première croisade. Page 217
Sources : Challe, Ambroise. Histoire de l’Auxerrois, son territoire, son diocèse, son comité, ses baronnies, son bailliage et ses institutions coutumières et municipales, pages 264, 265. Paris 1878 BNF

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