Il faut remarquer que cette donation qui permettait de renforcer la défense du Crac vers lEst eut lieu quelques semaines après une incursion de Saladin à travers le comté au cours de laquelle il ravagea les récoltes sans que les chevaliers de lHôpital et du Temple, enfermés dans leurs châteaux, osassent lattaquer (47).
Touban est encore cité lannée suivante dans un acte très important que nous allons étudier. En mars 1181 (48), Raymond III fait don à lHôpital, sans doute par anticipation, dun vaste territoire bien loin vers lEst. Dans cet acte, les limites du territoire cédé sont indiquées par la mention de positions fortifiées ; ce territoire sétend jusquà lOronte dont les rives doivent rester indivises entre le Comte et lHôpital. Voici le texte : « Concedo... totam terram que intra divisiones submonitas continetur ; videlicet a pede montanorum in quibus est CASTELLUM MELECHIN — Castellum Melechin situm usque ad CAVEAM DE MEMBOA — Memboa et a cavea, sicut linea, tellus recte protenditur ad usque flumen quod vulgariter FER (49) nuncupamus et ab ipsius fluminis alveo rursus in BOCHEAM, - Bocheram et ab hinc iterum per confinia territorii CASTELLI TUBAN, totam integre usque in ipsum flumen prenominatum ; sicut quicquid in omni terra que prelibatis divisionibus includitur, mei juris, mei dominii meeque potestatis erat aut esse debebat... ipsa sancta domus Hospitalis helemosinario jure perhenni teneat et possideat... Fluvius vero quem prediximus in utraque ripa quantum pretaxate divisiones comprendunt, mei Raimundi comitis et domus Hospitalis sic erit communis ut quicquid utilis exinde habeatur inter nos equali portione dividatur... »
La localisation du CASTELLUM MELECHIN et de la CAVEA DE MEMBOA a suscité bien des recherches et provoqué bien des hypothèses. Pour MELECHIN, Rohricht (50) avait proposé MALEKIEH au Sud de Sheik Mohammad près de Zembyé, entre Masyaf et Rafanée. Jean Richard (1) avait accepté Malekieh et proposé pour MEMBOA, MAOUA à 17 km à lEst de Malekieh. Ainsi le comte de Tripoli donnait à lHôpital le territoire au voisinage de lOronte, des environs de Hama aux environs de Homs, jusquà la hauteur de la Boquée et il respectait le territoire du château de Touban quil avait donné en 1180 à lHôpital.
Localisation de CASTELLUM MELECHIN
Le texte latin paraissait sexpliquer. Mais depuis, Jean Richard (52) a trouvé très loin au sud dans la Beqaa, près des sources de lOronte, un site EL MEMBOUHA (carte de 1936 au 200.000e et cartes de Hermel et de Sir ed Danié au 50.000e) dont lidentification ne peut être mise en doute. Si lon accepte la situation dEl Membouha = cavea de Memboa, il faut renoncer à celle de Malekieh = castellum Melechin proposée par Rohricht au Nord de Rafanée, car daprès le texte latin on ne peut concevoir Memboa très loin au Sud de Touban et Melechin au Nord de cette place.
Jean Richard propose donc de situer le CASTELLUM MELECHIN au « Qalaat el Bordj » ruine dominant la passe de louadi el Meis qui monte de la Boquée vers la plaine de Homs, dans le Djebel Melah, au Nord du massif du Djebel Akroum et à lOuest du lac de Homs. Ajoutons à lappui de lopinion de Jean Richard que sur la carte du Liban établie en 1860-1861 par le capitaine Gelis, nous trouvons là un site MECHLEH qui se rapproche de Melechin. Le castellum Melechin se trouverait donc face à la pointe Sud-Ouest du lac de Homs et au Nord du Djebel Akroum qui forme lextrémité septentrionale de la chaîne du Liban. On sexplique donc le texte « terram quæ a pede montanorum in quibus situm est castellum Melechin »
Ainsi le territoire cédé à lHôpital occuperait, au Nord de la Beqaa, la vallée du Haut-Oronte. De MELECHIN le tracé suit le versant Est du Liban et atteint la GAVEA de MEMBOA, poste vigie sur la plaine de la Beqaa, une de ces grottes forteresses, difficilement accessibles, doù lon découvre un vaste horizon sur les domaines de lennemi. Nous en avons signalé plusieurs (53).
De là, une ligne droite mène à une source de lOronte non loin de Lebona (Lebwé) qui se trouvait sur la route de Baalbeck, puis on suit le fleuve jusquau lac et lon revient vers la Boquée « ... et ab ipsius fluminis alveo rursus in Bocheam. » Alueus peut signifier le lit du fleuve, mais aussi peut désigner une dépression, un bassin qui serait le lac de Homs et de là, la ligne de démarcation revient en arrière, rursus, vers la Boquée qui est proche de Melechin. Puis de la Boquée, la ligne suit les confins du domaine du château de Touban « ... et ab hinc iterum per confinia territorii castelli Tuban, totam [terram] intègre usque ad ipsum flumen prenominatum. »
Il semblerait donc que le comte de Tripoli sest réservé le territoire situé entre la Boquée et Homs (sans doute pour avoir toute liberté au cas où il voudrait attaquer Homs), mais quil donnait à lHôpital la région au Nord-Est de Touban, donc celle comprise entre Rafanée et lOronte. On se souvient quen 1142, il lui avait donné préventivement Rafanée, Montferrand et Mardabech. Déjà, par le même acte, en cédant le Crac à lHôpital, il lui avait abandonné ses droits sur la pêcherie du lac de Homs depuis Chades (Qadesh = Tell Nebi Mend) au Sud jusquà la Resclause, cest-à-dire le barrage au Nord-Est du Lac.
Lacte de 1181 constituait une nouvelle concession plus au Sud, qui comprenait tout le cours du Haut-Oronte et peut-être aussi tout le lac. Trois ans plus tard, en juin 1184 (54), le comte complétait cet acte en donnant par avance à lHôpital la ville de la Chamelle (Homs) tout en se réservant lusufruit de la ville et de ses appartenances au-delà de lOronte (55).
* * *
Il est intéressant de se demander quelles raisons ont poussé le comte de Tripoli à faire ces donations à lHôpital. Cest assurément à cause de la forteresse du Crac capable darrêter une invasion ennemie et constituant aussi une base de départ pour une marche offensive.
Raymond III quIbn al Athir appelait « ce Satan dentre les Francs (56) » sétait montré longtemps fort redoutable. Aussi Saladin avait-il vigoureusement contre-attaque :
1° — II avait créé vers 1179 un commandement militaire, confié à son cousin Nasr al Din, « sur la frontière de Homs pour faire face au comte de Tripoli (57). »
2° — En juin 1179, dans la bataille de la Merdj Ayoun « la plaine des Sources », près de lextrémité sud de la Beqaa, livrée par Saladin contre les forces du roi de Jérusalem, du comte de Tripoli et des chevaliers du Temple, larmée de Raymond III avait été écrasée (58).
3° — En mai 1180, Saladin accorda une trêve au roi de Jérusalem, mais en même temps il envahissait le comté de Tripoli. Raymond III nayant plus les forces suffisantes, senferma dans Archas. Le sultan empêcha la réunion des forces franques ; les Hospitaliers et les Templiers nosaient sortir de leurs châteaux. Une flotte égyptienne attaqua Tortose, incendia les maisons du Port, mais la ville haute résista (juin 1180). Le sultan parcourut toute létendue du territoire sans rencontrer de résistance et put tout à son aise dans le cours de lété « gaster le pais » et mettre le feu aux récoltes (59). A la suite de tous ces événements, le comte de Tripoli dut se sentir impuissant à tenir tête à Saladin et cest sans doute pour ce motif quil confia aux chevaliers de lHôpital le soin de garder sa terre.
Si le comte de Tripoli cède à lHôpital une grande étendue jusquà lOronte, sil lui donne préventivement la ville de Homs, cest quil garde encore un espoir que cette grande ville musulmane tombera un jour au pouvoir des forces chrétiennes.
Puis survint en juillet 1187 le désastre de Hattin où le royaume de Jérusalem fut presque anéanti, ce désastre qui souleva une grande émotion en Europe et suscita la troisième croisade. Lannée suivante Saladin voulut poursuivre son avantage et sattaquer aux États de Tripoli et dAntioche. Il est à remarquer que la première réaction de lOccident vint du roi de Sicile Guillaume II. Celui-ci envoya en avant-garde dès mars 1188 une escadre commandée par son amiral Margarit avec deux cents chevaliers Normands qui aborda à Tripoli et sauva la ville dune attaque du Sultan (60).
Mais Saladin, dans cette campagne de 1188, ne fit pas grand tort au comté de Tripoli. Le 30 mai il vint camper en face du Crac des chevaliers et passa tout le mois de juin à examiner la grande forteresse de lHôpital, cherchant un point faible pour lattaquer. Nen trouvant pas il abandonna son projet.
Du 3 au 11 juillet il attaqua le Donjon de Tortose ; les Chevaliers du Temple repoussèrent ses assauts.
* * *
Au début du XIIIe siècle le Crac qui venait dêtre lobjet de travaux de fortifications considérables se trouvait maintenant défendu par deux enceintes et muni de tours rondes énormes, ses murailles couvrant une surface qui avait quadruplé. Il était puissamment armé et sa garnison devait avoir été augmentée et constituer une troupe nombreuse toujours prête à loffensive.
Et justement, à cette époque, les expéditions des Francs vers Hama, Montferrand, Homs et la Beqaa se multiplient :
En 1203 ont lieu deux expéditions : les Francs de Tripoli, du Crac et dautres places, vont tenter une attaque contre Hama ; le 16 mai ils sont repoussés avec des grandes pertes par le prince de Hama, Malik el Mansour. Quelques jours après, les troupes de lHôpital, du Crac et de Margat, aidées des places maritimes des Francs, vont attaquer Malik el Mansour campé à Barin-Montferrand (61). Ils sont au nombre de 400 cavaliers, 1400 fantassins accompagnés de Turcoples et darbalétriers (62). Ils sont vaincus. Beaucoup de chevaliers sont tués ainsi que le chef des Turcoples ; de nombreux prisonniers sont conduits à Hama (3 juin 1203).
Entre août 1204 et août 1205, les Francs surprennent Malik el Mansour près de Hama ; il se porte à leur rencontre mais il est repoussé. Les Francs tuent beaucoup de monde et avant de se retirer font de grands dégâts dans les environs).
Maqrizi signale un peu plus tard une expédition des Francs contre Homs, qui fit beaucoup de tués et de prisonniers (64).
Mais les Musulmans contre-attaquent : en 1207 (juin-juillet), le frère de Saladin, Malik el Adil va avec 10.000 cavaliers camper sous le Crac mais le jugeant imprenable, il ne fait quattaquer Anaz (le château de la Boquée), fait prisonniers ses défenseurs, environ 500, prend les armes et les munitions (65). Puis marchant sur Tripoli, il prend et démolit le petit château de Goliath, tente de semparer de Tripoli et dévaste le territoire.
Les Francs de Tripoli et du Crac ripostent et vont assiéger Homs. Ils arrivent avec un corps du Génie et tout un matériel de siège transporté à dos de chameaux ; un pont est jeté sur lOronte. Le prince de Homs, al Mujahid Shirkuh II, incapable de résister, demande du secours à son cousin le prince dAlep al Zahir Ghazi et les Francs sont obligés de se retirer. Cet événement eut lieu en 1207-1208 (66).
Le Crac était alors au faîte de sa gloire. En 1213, le pape Innocent III inquiet dapprendre que les Musulmans avaient construits sur le mont Thabor une puissante forteresse qui menaçait la cité dAcre, songeait à provoquer une cinquième grande Croisade.
A cet effet, il réunissait en novembre 1215 un concile au Latran où des personnages de la Syrie franque avaient été convoqués : le roi Jean de Brienne, le patriarche de Jérusalem, lévêque de Tortose. Le Pape mourait deux mois plus tard. Son successeur, Honorius III faisait prêcher la Croisade en Europe, mais en même temps il envoyait, pour remplir la même tâche au Levant, un ardent prédicateur, Jacques de Vitry quil nomma évêque dAcre. Celui-ci arriva à Acre le 4 novembre 1216. En février-mars 1217 il alla prêcher à Tyr, à Saïda, à Beyrouth, à Giblet, à Tripoli et plus loin à lintérieur, dans les forteresses du Crac, de Safita, de Margat, puis dans la cathédrale de Tortose et à Antioche (67).
Le roi André II de Hongrie qui avait pris part à la cinquième Croisade et lavait quittée après des échecs en Palestine, avait repris le chemin de ses États en janvier 1218 ; mais sur la route du retour, il passa par les deux grands châteaux de lHôpital, Margat et le Crac. On sait quil fut reçu solennellement par le châtelain du Crac, Raymond de Pignans ; il appelle le Crac « la clef de la terre chrétienne ». Il fit en janvier 1218 des donations à ces deux places pour aider à leur entretien (68).
Le roi Jean de Brienne, poursuivant la Croisade, avait décidé dattaquer lennemi en Egypte et la flotte des Croisés avait investi Damiette en juin 1218. En Palestine comme au Liban, les forces musulmanes réagirent et vinrent assiéger plusieurs places dont les garnisons avaient été réduites pour concourir à la croisade. Ainsi al Ashraf, lun des fils du sultan dEgypte Malik el Adil, envahit le comté de Tripoli, alla camper sous les murs de Safita et du Crac et en ravagea les abords en juin 1218 (69).
A lautomne 1229, les Hospitaliers firent une expédition au voisinage de Montferrand et rapportèrent un grand butin (70). Lémir de Hama, Muzzafar taqi ed Din II, avait négligé sa promesse de payer un tribut aux chevaliers du Crac. Ceux-ci en août 1230 marchèrent contre lui avec un corps de Templiers partis probablement de Safita. Ils étaient 500 cavaliers et 2.700 fantassins. Les troupes de lémir les rencontrèrent à Afioun (carte française de 1934 : Tell Afioun) entre Montferrand et Hama. Les Francs furent vaincus et lémir fit de nombreux prisonniers (71).
Trois ans plus tard, les Chevaliers du Crac veulent à nouveau attaquer lémir de Hama qui refusait toujours de leur payer le tribut promis ; mais cette fois ils organisent une opération de grande envergure pour laquelle ils obtiennent la participation de plusieurs contingents et la concentration des troupes a lieu au pied du Crac, dans la plaine de la Boquée. LHôpital avec son grand-maître Guérin était représenté par 100 chevaliers, 400 sergents à cheval, 1.500 fantassins ; le Grand Maître du Temple, Armand de Périgord était là avec 25 chevaliers ; Pierre dAvalon, commandait 80 chevaliers du royaume de Jérusalem ; la principauté dAntioche-Tripoli avait envoyé 30 chevaliers avec Henri, frère cadet du prince Bohémond V ; le Vieux sire de Beyrouth, Jean dIbelin toujours présent dans toutes les actions militaires et Gautier de Brienne, beau-frère du roi Henri de Chypre étaient là avec 100 chevaliers de Chypre (72). Lexpédition eut lieu vers octobre 1233. Après une marche de nuit, les Francs arrivent à laube devant Montferrand ; ils occupent et pillent le bourg ; la population se réfugie dans le château. Puis ils vont piller Mariamine à 7 km au Sud-Est de Montferrand et ravagent le voisinage, reviennent à Montferrand et de là gagnent le casai de la Somaquié (73), sur la route de Safitha à Rafanée. On a pensé à Bismaqiyé : nous proposons Semouqa à environ 18 km à lOuest de Rafanée et environ 12 km de Safitha. Ensuite ils rentrent dans la Boquée sans avoir rencontré dadversaire. Il est possible que lennemi nait pas voulu engager le combat, ou bien les Francs neurent ils là comme but que des « grandes manœuvres » pour montrer aux Musulmans leur puissance guerrière. Cette campagne eut pourtant un résultat : sur le conseil du Sultan dEgypte, Malik el Kamel et de Malik el Ashraf, sultan de Damas, le prince de Hama versa au Crac le tribut réclamé (74).
La citadelle de Montferrand (Barin) devait disparaître en 1238-1239 (75). Muzzafar qui en était maître et qui avait été récemment menacé dans sa ville de Hama par les émirs dAlep et de Homs, préféra la raser plutôt que de les voir sen emparer (76).
Paul Deschamps. Les Châteaux des Croisés en Terre Sainte, tome III. La Défense du comté de Tripoli et la principauté dAntioche. Editions Paul Geuthner Paris 1977.
NOTES
47. — Voir plus loin bas.
48. — Cartulaire général des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, tome I, page 406-407, n° 596.
— Rohricht, Reg., page 160, n° 602.
49. — Fer : lOronte.
50. — Rohricht, ZDPV, X, 1887, page 287. Rey dans une note manuscrite pensait quil fallait identifier Melechin avec Shin (ou Chine) au sud de Touban.
51. — Le Comté de Tripoli sous la dynastie toulousaine (1102-1187) dans Bibliothèque archéologie et histoire, XXXIX, 1945, carte 7.
52. — Questions de topographie tripolitaine dans Journal asiatique, 1948, page 54, et note 2, carte page 57.
53. — Grotte de Zalin près de Sheïzar sur lOronte, enlevée aux Musulmans par Tancrède en 1108 ; el-Habis (cava de Suet) au sud-est du lac de Tibériade ; grotte au-delà du Jourdain, au voisinage du mont de Galaad ; cavea de Tyron dans le Liban sud, à lest de Saida, etc.
— Voir Paul Deschamps, Deux positions stratégiques des Croisés à lest du Jourdain... dans Revue Historique, CLXXVII 1933, page 42-57.
— Une grotte forteresse des Croisés à lest du Jourdain, el-Habis..., dans Journal Asiatique, 1935, page 285-299.
— Une grotte-forteresse des Croisés dans le Liban, la cave de Tyron, dans Mélanges Syriens..., tome II, page 873-882.
— Étude sur un texte latin énumérant les possessions musulmanes dans le royaume de Jérusalem vers lannée 1239 dans Revue Syria, 1942-1943, fascicule 1-2, page 86-104.
— Les châteaux des Croisés en Terre Sainte, tome I, le Crac des Chevaliers, 1934, page 77-78., tome II, la Défense du royaume de Jérusalem, page 104-116.
54. — Cartulaire général des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, tome I, page 450-452, n° 676.
— Rohricht, Reg., page 168, n° 637.
55. — Il renonça à cet usufruit en mai 1186.
56. — Ibn-al-Athir, Kamel.., Historiens orientaux des croisades, tome I, page 540.
57. — Abou Chama, deux jardins.., Historiens orientaux des croisades, tome IV, page 198.
58. — Guillaume de Tyr, XXI, 29. Historiens occidentaux des croisades, tome I b, page 1057.
— Grousset, tome II, page 675-676.
59. — Guillaume de Tyr, XXII, 2, Historiens occidentaux des croisades, tome I b, page 1064-1065.
— Grousset, tome II, page 680-681.
60. — Ibn-al-Athir, Kamel..., Historiens orientaux des croisades, tome I, page 720-721.
— Chronique dErnoul, édition Mas Latrie, 1871, page 251 :
« Salehadins après avoir garni Acre... Après si flst semondre ses os, si ala assegier Triple. En cel point que Salehadins ot Triple assegie, arrivèrent les nés et les galies le roy Guillaume à Sur et li II C chevaliers. Dont vint li marchis Conras, si fist armer de ses galies pour aler secourre Triple, et commanda aux chevaliers le roy Guillaume quil alaissent secorre Triple et il i alerent. Aveuc les chevaliers que li marcis i envoia estoit li Vers Chevaliers. Quant li secours fu arrivés à Triple et ils furent un poi reposé, si lisent une assaillie en lost as Sarrasins, et li Vers Chevaliers fu tous devant, qui [merveille] i flst. Quand li Sarrasins virent li Vers chevalier, si semervillièrent moût quil avoit [ave lui] tel fuison [de gent], et li lisent savoir à Salehadin quil estoit venus al secours...
Quant Salehadins vit quil avoit tant de nés arrivés à Triple et de galyes et de gent crestiiens pour secorre Triple et il vit quil ni poroit noient faire, si se parti de Triple et sen ala à XII lieus dilleuques asseir une cité sour mer qui a nom Tortose. »
Même texte dans Eracles, L. XXIV, c. XI, Historiens occidentaux des croisades, tome II, page 119. Une version dEracles dit : « II i alerent. Aveuc les chevaliers que li marcis i envoia et si y estoit li Vert chevalier dEspaigne. »
61. — Maqrizi, Histoire dEgypte, traduction Blochet, R.O.L., IX, 1902, 126-128.
— Aboul Féda, Annales, Historiens orientaux des croisades, tome I, page 81.
62. — Ce renseignement est donné par le Chroniqueur Djamal ad-Din Ibn Wacil, traduction Blochet, R.O.L., IX, 1902, page 128, note 1.
63. — Ibn-al-Athir, Kamel.., Historiens orientaux des croisades, tome II, page 96.
— Abou Chama, Deux Jardins, Historiens orientaux des croisades, V, page 154.
— Maqrizi, Histoire dEgypte, traduction, Blochet, R.O.L., IX, 1902, page 135.
64. — Maqrizi ibid.
— Daprès Abou Chama (page 155), lexpédition aurait eu lieu en 1206-1207.
65. — Maqrizi, ibid., page 137.
— Aboul Féda, Annales, Historiens orientaux des croisades, tome I, page 83.
— Djamal ad-Din Ibn Wacil, traduction, Blochet, R.O.L., IX, 1902, page 136, note 1.
66. — Ibn-al-Athir, Kamel.., Historiens orientaux des croisades, tome II a, page 105-106.
— AboulMahasin traduction, Blochet, R.O.L., V, 1897, page 44, note 2.
— Voir aussi Abou Chama (Deux Jardins, Orientaux des croisades, tome V, page 156), qui place lexpédition en 1208-1209.
67. — Jacques de Vitry, Lettres.., édition Huygens, page 52-53, 89, 93.
68. — 12-18 janvier 1218. Cartulaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, tome II, page 238-239, n° 1602. « ...Vidimus castellum Crati magno labore et sumptu, tanquam terre clavem christiane retineri... »
— Voir aussi les donations en faveur de Margat, ibid., page 239-240, n° 1603.
69. — Abou Chama, Livre des deux jardins, Historiens orientaux des croisades, tome V, page 166.
— Kamal ad-Din, Historiens dAlep, traduction, Blochet, R.OL., V, 1897, page 55.
70. — Ibn al-Athir, Kamel.., Historiens orientaux des croisades, tome II, page 80.
71. — Badr ed-Din el Aini, Le collier de perles, Historiens orientaux des croisades, tome II, page 194.
— Aboul Faradj dit Bar Hebræus, Chronicon Syriacum, édit. Chabot, Corpus Scriptorum orientalium, tome III, page 606.
— Grousset tome III, page 361.
72. — Brades.., Historiens occidentaux des croisades, tome II, page 403 et suivantes.
— Delaville Le Roulx, Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre, page 171-172.
73. — Voir Dussaud, page 97 et page 100.
74. — Brades.., L. XXXIII, c. 39, Historiens occidentaux des croisades, tome II, page 405.
75. — Maqrizi, Histoire de dEgypte.., traduction, Blochet, R.O.L., X, 1903-1904, page 304. Aboul Féda, Annales.., Historiens orientaux des croisades, tome I, page 115 : « Il fit raser cette forteresse jusquà fleur de terre. »
76. — Nous parlerons des derniers événements concernant le Comté de Tripoli dans notre chapitre IX : de 1188 à la chute des États Francs du Levant.
Paul Deschamps. Les Châteaux des Croisés en Terre Sainte, tome III. La Défense du comté de Tripoli et la principauté dAntioche. Editions Paul Geuthner Paris 1977.
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