Les croisades : Première Deuxième Troisième Quatrième Cinquième Sixième Septième
| 125 | Adam de Béthune | (1e Croisade) |
Adam de Béthune, après la prise de Jérusalem, eut en partage la ville et baronnie de Bessan, dans la Galilée, dont le titre resta à ses descendants. Plusieurs autres membres de la même maison figurèrent aux croisades. Armes: d'azur, à trois bandes d'or. La maison de Béthune, l'une des plus illustres d'Artois, ducale de Sully et de Charost, prit plus tard pour armes: d'argent, à la fasce de gueules. |
| 1 | Adhémar de Monteil (mort en 1098) | (1e Croisade) |
évêque du Puy, légat apostolique, suivit la première croisade et mourut à Antioche en 1098. La maison de Monteil portait: d'or, à trois bandes d'azur.Clerc d'origine noble, évêque du Puy (1087), pèlerin de Terre sainte, Adhémar de Monteil joua un rôle essentiel dans la préparation de la première croisade, grâce à la connaissance qu'il avait de la situation en Orient. Le pape Urbain II le nomma légat et lui confia la direction de l'entreprise, lui adjoignant comme chef militaire le comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles, que d'autres initiatives, comme celles de Bohémond ou de Godefroi de Bouillon, privèrent rapidement de sa prééminence. Le légat demeura donc la seule autorité incontestée de la croisade : habile diplomate, Adhémar en profita pour assurer la difficile cohésion des barons. Il mourut lors d'une épidémie, pendant le siège d'Antioche. |
| 124 | Aimery, vicomte de Rochechouart | (1e Croisade) |
Aimery, vicomte de Rochechouart, est cité par le P. Anselme, comme ayant fait le voyage de la Terre-Sainte en 1098. La maison de Rochechouart, aujourd'hui ducale de Mortemart, porte: fascé ondé d'argent et de gueules. |
| 34 | Alain IV duc de Bretagne | (1e Croisade) |
dit Fergent, duc de Bretagne, se croisa en 1096. Ses descendants, dont le dernier rejeton fut Anne de Bretagne, femme de Charles VIII et de Louis XII, ont toujours porté les armes qu'on lui donne ici: d'hermine. |
| 89 | Alexis Ier Comnène | (1e Croisade) |
(1048-1118), empereur Byzantin (1081-1118) ; habile diplomate, il redressa l'empire Byzantin. Sa première entreprise fut de s'allier aux Vénitiens pour résister aux envahisseurs Normands dirigés en Grèce par Robert Guiscard. En 1091, il défit les Petchenègues, une tribu Turque qui effectuait des incursions dans le nord de l'empire, puis stabilisa la situation à l'est en concluant un traité de paix avec les Turcs Seldjoukides. Il profita de la première croisade, que venait de lancer le pape Urbain II (1095), pour reprendre l'Anatolie occidentale aux Seldjoukides, et exigea un serment d'allégeance de la part des croisés (parmi lesquels Bohémond Ier, le fils de son ancien ennemi Robert Guiscard) mais ne put les empêcher d'établir des états indépendants en Syrie et en Palestine. Une querelle l'opposa à Bohémond au sujet de la souveraineté d'Antioche ; celui-ci finit par reconnaître la suzeraineté d'Alexis en 1108. Sa biographie, l'Alexiade, rédigée par sa fille Anne Comnène, constitue une précieuse source d'informations sur la première croisade, même si l'on y trouve beaucoup de préjugés probyzantins. |
| 102 | Amanieu sire d'Albret | (1e Croisade) |
Amanieu sire d'Albret, pénétra un des premiers dans la ville de Jérusalem. Il portait: de gueules plein. |
| 143 | Anselme de Ribaumont | (1e Croisade) |
Anselme de Ribaumont, seigneur picard, est cité avec éloge par Albert d'Aix, Guibert de Nogent et Raoul de Caen. Il fut tué au siège d'Archas. Armes, selon le P. Goussencourt: de gueules, fretté d'or, au canton d'or chargé d'un léopard de sable. |
| 117 | Arnoul II, baron d'Ardres | (1e Croisade) |
Arnoul II, baron d'Ardres, se signala à la prise de Jérusalem. Il portait: d'argent, à l'aigle éployée de sable. |
| 98 | Astanove VII comte de Fézensac | (1e Croisade) |
Comte de Fézensac, partit en 1097 pour la Palestine, où il mourut. Sa fille, Azalire, porta son héritage dans la maison d'Armagnac. Armes: d'argent, au lion de gueules. |
| 3 | Baudouin Ier roi de Jérusalem | (1e Croisade) |
Baudouin de Boulogne (v. 1065-2 avril 1118), comte d'Edesse de 1098 à 1100 puis roi de Jérusalem, Baudouin Ier, de 1100 à 1118. Frère de Godefroy de Bouillon, lui succéda en 1100 et mourut en 1118. Armes: de Jérusalem.Fils du comte Eustache de Boulogne et frère de Godefroi IV de Boulogne dit Godefroi de Bouillon, Baudouin Ier prit part à la première Croisade mais abandonna les autres croisés avant le siège d'Antioche pour aller à Edesse (actuellement Orfa), au-delà de l'Euphrate, où il s'assura, par ruse et par trahison, de la succession d'un prince arménien (mars 1098). A la mort de Godefroi de Bouillon, les barons appelèrent son frère, et celui-ci n'eut aucune peine à s'imposer comme roi, malgré les réticences du clergé. Baudouin Ier fut sacré à Bethléem, le 25 décembre 1100. Souverain à la personnalité puissante, volontiers fourbe et violent, mais intelligent et courageux, Baudouin Ier fut le véritable créateur de la royauté franque à Jérusalem et l'unificateur du royaume latin. Il élargit la base territoriale de son autorité, en s'assurant notamment la subordination du prince d'Antioche. Il dota le royaume d'institutions qui en assurèrent la cohésion pendant près d'un siècle. Mettant fin à la résistance armée de bandes arabes, faisant passer des ports importants comme Césarée, Acre, Beyrouth et Sidon sous la domination des Francs, il accrut notablement le territoire conquis lors de la première Croisade. Une légèreté de moeurs, qu'il ne cherchait pas à cacher, lui valut l'hostilité du clergé, déjà dépité d'avoir dû consentir à la fondation du royaume. Une rocambolesque affaire de bigamie fit que le premier roi de Jérusalem mourut excommunié. |
| 2 | Bohémond Ier (1057 env.-1111) - prince d'Antioche (1098-1111) | (1e Croisade) |
prince d'Antioche, ménagea par des intelligences secrètes la prise de cette ville, dont les croisés lui cédèrent la possession. Le P. Goussencourt lui donne pour armes: d'argent, à la branche de fougère de sinople, nouée d'or et renversée en pal.Fils du fondateur de l'Etat normand de Sicile, Robert Guiscard, Bohémond Ier participe avec son père à la lutte contre l'empereur Alexis Comnène et à l'éphémère conquête de la Macédoine (1081-1085). Intelligent et peu scrupuleux, il n'hésite pas à prendre part à la première Croisade, décidé à ruser avec Byzance et à réaliser ses ambitions orientales à la faveur de l'entreprise des chrétiens d'Occident. Il joue un rôle décisif dans la marche sur Antioche et dans le siège de la ville : il obtient en récompense de garder Antioche et son territoire (juin 1098). Il se désintéresse alors de la croisade. Le principat de Bohémond est moins brillant que la conquête d'Antioche. Prisonnier des Turcs (1100-1103), il est dépossédé par ceux-ci des régions orientales et il cède le port de Lattaquieh aux Byzantins ; il doit gagner l'Europe occidentale à la fin de 1104 pour y quémander des renforts qu'il ne peut obtenir. En 1107, il attaque à nouveau Byzance en Epire ; vaincu alors qu'il assiège sans succès Durazzo, il doit reconnaître la souveraineté byzantine sur Antioche. Humilié, il préfère demeurer en Italie. De Constance, fille du roi de France, Philippe Ier, il a un fils qui, sous le nom de Bohémond II, règne sur la principauté d'Antioche jusqu'à sa mort, en 1130. Le neveu de Bohémond Ier, Tancrède, qui a été investi personnellement de la Galilée, assure la régence d'Antioche pendant l'enfance de Bohémond II. |
| 107 | Calo II, seigneur de Caumont | (1e Croisade) |
Calo II, seigneur de Caumont, est cité par le P. Anselme, comme s'étant croisé en 1096. La maison ducale de Caumont porte: d'azur, à trois léopards d'or. |
| 9 | Comnène Anne (1083-1148) | (1e Croisade) |
L'objet du livre était de raconter les hauts faits du père d'Anne Comnène. Malgré des erreurs d'ordre chronologique, l'ouvrage constitue sur ce règne, qui marqua un renouveau de la puissance byzantine, une source historique de premier ordre, en raison des qualités et du rang de son auteur. Anne Comnène livre notamment de précieux renseignements sur la psychologie d'Alexis Ier et de son entourage. Elle montre de manière suggestive le fossé séparant les Byzantins des croisés, qui arrivèrent dans l'empire à partir de 1096. Pour Anne Comnène, l'idée d'une croisade déclenchée par le pape et l'Eglise était incompréhensible, car la guerre était le fait du seul empereur. L'Alexiade dépeint ainsi les Latins comme des êtres courageux, mais incultes et orgueilleux, et se montre très critique à l'égard des papes. L'ouvrage abonde en précieuses notations sur la géographie de l'empire ainsi que sur la situation de son armée et de sa flotte, dont la composition et les problèmes sont indiqués en détail. La vision qui est donnée de la société byzantine est évidemment parcellaire et déterminée par l'origine princière de l'auteur, mais L'Alexiade n'en demeure pas moins fondamentale pour l'histoire politique de la période. Le livre est extrêmement suggestif en ce qui concerne la culture byzantine. Anne Comnène multiplie avec un plaisir évident les allusions à la mythologie grecque et le style même de L'Alexiade témoigne du renouveau de l'enseignement et des études classiques dont Anne Comnène crédite son père. Mais, dans le même temps, Anne est animée d'une piété profonde et décrit avec vigueur la foi des Byzantins, qui constitue un des éléments les plus importants de leur identité face à leurs ennemis orientaux et occidentaux. L'Alexiade est très représentative de l'humanisme byzantin, qui reprend de l'Antiquité un certain nombre de références et de techniques d'écriture et les met au service de valeurs chrétiennes. De plus, l'ouvrage a une fonction apologétique évidente et doit justifier la confiscation du pouvoir par la famille des Comnènes. Mais les talents littéraires d'Anne Comnène et l'intérêt historique de son témoignage suffisent à conférer à L'Alexiade une place de choix dans la littérature byzantine. |
| 95 | Drogon seigneur de Nesle | (1e Croisade) |
Seigneur de Nesle, dont le fils Raoul épousa l'héritière du comte de Soissons, suivit Hugues de France à la croisade, et partagea sa captivité. Ses descendants, Yves III, comte de Soissons en 1147, Raoul de Nesle et Jean de Soissons en 1248, prirent aussi la croix. Armes: burelé d'argent et d'azur. |
| 135 | Eléazar de Montredon | (1e Croisade) |
Eléazar de Montredon, est cité par D. Vaissète comme l'un des compagnons du comte de Toulouse. On lui attribue les armes d'une maison qui fit ses preuves de maintenue en 1668: d'azur, au lion d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules. |
| 39 | Etienne comte d'Aumale | (1e Croisade) |
comte d'Aumale, revint de Palestine après la prise de Jérusalem en 1099 et y retourna vers l'an 1120. Il était de la maison de Champagne et portait les mêmes armes que son parent étienne, comte de Blois. |
| 35 | Etienne comte de Blois | (1e Croisade) |
comte de Blois, fils de Thibaut III, comte de Troyes, fit deux fois le voyage d'outre-mer, où il s'illustra par ses exploits et sa prudence. Armes de la maison de Champagne, dont il était un rejeton: d'azur, à une bande d'argent, accompagnée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or de treize pièces |
| 29 | Eudes Ier duc de Bourgogne | (1e Croisade) |
Eude Ier duc de Bourgogne, « dit Borrel », (1058 ? 1102-03). Ce prince, arrière-petit-fils du roi Robert-le-Pieux, ayant fait le voyage de la Terre-Sainte, mourut à Tarse, en Cilicie, l'an 1102-03. Les armes qu'on lui donne ici, « bandé d'or et d'azur de six pièces, à la bordure de gueules », sont celles qu'ont portées les princes de la première maison de Bourgogne jusqu'à son extinction, en 1361. Philippe-le-Hardi, quatrième fils du roi Jean, en qui commença la seconde maison de Bourgogne, écartela son écu de France et de Bourgogne ; et cet écu se chargea après lui des armoiries des diverses souverainetés acquises par ses trois successeurs. Sources : Versailles, Salles des Croisades ? CH. Gavard Editeur rue du Marché Saint-Honoré Paris IV |
| 40 | Eustache comte de Boulogne | (1e Croisade) |
comte de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon, l'accompagna à la croisade. Les armes de sa maison étaient: d'or, à trois tourteaux de gueules. |
| 90 | Eustache d'Agrain prince de Sidon | (1e Croisade) |
Prince de Sidon, s'étant distingué à la croisade de 1096, reçut de Baudouin Ier la principauté de Sidon, et fut élu pendant la captivité de Baudouin II, gouverneur du royaume de Jérusalem, dont il était déjà connétable. Les chroniqueurs lui ont donné le glorieux surnom de Bouclier et d'épée de la Palestine. Sa maison, originaire du Vivarais, s'est éteinte il y a quelques années; elle portait: d'azur, au chef d'or. |
| 106 | Foulques de Maillé d'Anjou | (1e Croisade) |
Foulques de Maillé d'Anjou, d'une famille noble d'Anjou, fit le voyage d'outre-mer en 1096. Jacquelin de Maillé, chevalier du Temple en 1187, se distingua eu combat de Nazareth, soutenu par cinq cents croisés, contre toute l'armée de Saladin. Le P. Anselme cite Hardouin, baron de Maillé, comme ayant suivi saint Louis en égypte. La maison, aujourd'hui ducale de Maillé, porte: d'or, à trois fasces ondées de gueules. |
| 97 | Garnier comte de Gray | (1e Croisade) |
Comte de Gray en Franche-Comté, et cousin de Godefroy de Bouillon, mourut, quelques jours après lui, à Jérusalem. Le P. Goussencourt lui donne pour armes: de sable, au chef d'argent. |
| 42 | Gaston IV vicomte de Béarn | (1e Croisade) |
vicomte de Béarn, se signala avec Tancrède de Hauteville à la prise de Jérusalem par un trait d'humanité. Attendris par les prières et les cris des musulmans qui s'étaient réfugiés dans le temple de Salomon, ils leur accordèrent la vie et les recueillirent à l'abri de leurs bannières. Armes: d'or, à deux vaches de gueules, accolées, accornées et clarinées d'azur. |
| 128 | Gaucher Ier de Châtillon | (1e Croisade) |
Gaucher Ier de Châtillon, prit la croix au concile de Clermont en 1095. Gaucher II, son petit-fils, périt dans les montagnes de Laodicée, à la croisade de Louis-le-Jeune. Plusieurs autres seigneurs de Châtillon firent le voyage de la Palestine. Armes: de gueules, à trois pals de vair, au chef d'or. |
| 136 | Gauthier et Bernard, comtes de Saint-Valéry | (1e Croisade) |
Gauthier et Bernard, comtes de Saint-Valéry, s'attachèrent à la fortune de Bohémond, prince d'Antioche, selon Orderic Vital. Armes: d'azur, fretté d'or, semé de fleurs de lis du même. |
| 92 | Geoffroy III de Preuilly | (1e Croisade) |
Comte de Vendôme, fut tué, en 1102, à la bataille de Ramla, selon la chronique de Guillaume de Tyr. Armes : d'argent, au chef de gueules, au lion d'azur brochant sur le tout.Il a des démélés avec l'abbaye de la Trinité, conflit qui finit par causer son excommunication. En pénitence, il participe à la première Croisade. Il meurt en 1102, après avoir été fait prisonnier par les Arabes au siège d'Ascalon. |
| 122 | Gérard de Bournonville | (1e Croisade) |
Gérard de Bournonville, avec ses six enfants, partit pour la croisade l'an 1096. Il périt en 1101 dans un combat. Robert de Bournonville se croisa avec saint Louis en 1245. Armes: de sable, à trois cuillers ou louches d'argent. La maison ducale de Bournonville, aujourd'hui éteinte, adopta plus tard pour armes: de sable, au lion d'argent, la queue nouée, fourchée et passée en sautoir. |
| 132 | Gérard de Chérizy | (1e Croisade) |
Gérard de Chérizy, se distingua, suivant Guillaume de Tyr, à la bataille de Dorylée, et fut, au siége d'Antioche, envoyé avec d'autres vaillants guerriers pour reconnaître l'approche de Kerbogha, prince de Mossoul. Albert d'Aix cite les mêmes faits et parle aussi d'Addon de Chérizy, tué à la bataille de Ramla. Armes: d'or, à la fasce d'azur. |
| 32 | Gérard de Martigues | (1e Croisade) |
était recteur de l'hôpital de Saint-Jean de Jérusalem lorsque les croisés s'emparèrent de la ville sainte. Ce pieux établissement avait été fondé pour recueillir les chrétiens que la maladie surprenait dans leur pèlerinage. Gérard obtint en 1113, du pape Pascal II, une bulle qui confirma l'institution et en fit l'ordre religieux et militaire des hospitaliers de Saint-Jean-de Jérusalem, aujourd'hui l'ordre de Malte. On a représenté sur son écu les armes que le pape accorda plus tard à 1'ordre, et qu'on appelle armes de la religion: de gueules, à la croix d'argent. |
| 130 | Gérard, comte de Roussillon | (1e Croisade) |
Gérard, comte de Roussillon, se distingua au siége d'Antioche et entra un des premiers dans la ville sainte. Son sceau, reproduit dans l'Histoire du Languedoc, par D. Vaissète, représente deux fermaux posés en pal. |
| 111 | Gérard, sire de Créquy | (1e Croisade) |
Gérard, sire de Créquy, prit la croix en 1096. Plusieurs autres membres de sa famille firent le voyage d'outremer. La maison ducale de Créquy, éteinte depuis près d'un demi-siècle, avait pour armes parlantes: d'or, au créquier de gueules. |
| 101 | Gilbert de Garlande | (1e Croisade) |
Gilbert de Garlande, nommé à tort Gauthier, par Albert d'Aix et Guillaume de Tyr, se signala au siége de Nicée. Armes: d'or, à deux fasces de gueules. |
| 12 | Godefroi de Bouillon - dit Godefroi IV de Boulogne (1061-1100) | (1e Croisade) |
Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem. Duc de Basse-Lorraine, il fut un des chefs principaux de la première croisade : il fut élu par ses compagnons d'armes roi de Jérusalem, après la prise de cette ville, en 1099, et y mourut l'année suivante. Les armoiries que nous lui attribuons ici ne sont point celles de la maison de Boulogne, dont Godefroy de Bouillon était issu; ce sont celles qui furent données au royaume de Jérusalem, en 1100, par le pape Pascal II. Elles se blasonnent ainsi : d'argent, à la croix potencée et contre-potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes de même. Sources : Versailles, Salles des Croisades ? CH. Gavard Editeur rue du Marché Saint-Honoré Paris IV Godefroi de Bouillon Godefroi de Bouillon (v. 1061-1100), aristocrate français, homme de guerre et l'un des principaux chefs de la première croisade. Il naquit à Baisy-Thy, près de Genappe, vers 1061. En 1082, il fut nommé duc de Basse-Lorraine par l'empereur Henri IV, pour lequel il avait guerroyé, et il fit de Bouillon, dans les Ardennes, sa capitale. En 1095, il fut, avec ses frères Baudoin et Eustache, l'un des premiers à se croiser et conduisit une armée de milliers de croisés venus de la Meuse et du Rhin. A son arrivée à Constantinople en décembre 1096, il refusa de prêter serment à l'Empereur byzantin Alexis Ier Comnène, s'estimant vassal du seul empereur germanique. En 1099, il participa au siège et à la prise de Jérusalem. Il se vit offrir le titre de roi de Jérusalem, mais il le refusa pour réserver les droits de l'Église sur le nouvel État latin et préféra le titre « d'avoué du Saint-Sépulcre ». En août 1099, il défit à Ascalon (aujourd'hui Ashquelon, en Israël) les forces égyptiennes qui avaient mené une attaque sur Jérusalem. Sources : Encyclopédie Encarta Godefroi IV de Boulogne - dit Godefroi de Bouillon Né à Baisy, près de Genappe, vers 1061-Jérusalem 1100; duc de Basse-Lorraine (1089-1095); avoué du Saint-Sépulcre (1099-1100). Fils cadet d'Eustache, comte de Boulogne, et neveu, par sa mère, du duc de Basse-Lorraine Godefroi le Bossu, à qui il succéda indirectement en 1093, Godefroi de Bouillon prit la tête de l'une des branches de la première croisade, qui atteignit l'Orient par la voie danubienne. Apprécié pour sa dévotion et sa modestie, mais plus encore pour sa prestance, sa bravoure et sa force physique, il put user de son prestige pour modérer les rivalités et arbitrer les conflits nés du partage de la conquête. Il ne joua cependant aucun rôle décisif dans la direction des opérations, jusqu'à la prise de Jérusalem (15 juillet 1099), au cours de laquelle il se distingua en atteignant le premier le sommet de la muraille. Les barons francs préférèrent ce conciliateur sans ambitions, qui ne les inquiétait pas, à l'impétueux et intransigeant Raymond de Saint-Gilles, qui avait été désigné par le pape comme chef militaire de la croisade et avait joué un rôle de premier plan. Comme il avait refusé la couronne royale, ils lui offrirent le titre d'avoué du Saint-Sépulcre avec la charge de gérer cet État nouveau-né dont nul ne savait s'il était indépendant, sur le plan temporel, du Saint-Siège qui avait organisé la croisade. Sources : Encyclopédie Universalis |
| 134 | Guérin de Rochemore | (1e Croisade) |
Guérin de Rochemore, suivit Raymond de Saint-Gilles en Palestine, et fut tué au siège d'Archas, selon la chronique de Robert le moine. Armes: d'azur, à trois rocs d'échiquier d'argent. |
| 139 | Guillaume de Briqueville | (1e Croisade) |
Guillaume de Briqueville, chevalier normand, accompagna le duc Robert en Palestine, d'après les preuves de cour de la famille de Briqueville. Armes: pallé d'or et de gueules. |
| 105 | Guillaume de Sabran | (1e Croisade) |
Guillaume de Sabran, était un des soixante chevaliers qui, au siége d'Antioche, défendirent un pont contre toute une armée de Sarrazins. Sa maison, aujourd'hui ducale, porte: de gueules, au lion d'or. |
| 109 | Guillaume Ier, vicomte de Melun | (1e Croisade) |
Guillaume Ier, vicomte de Melun, dit le Charpentier, à cause de sa force, parent par les femmes de Hugues de France, comte de Vermandois, l'accompagna en Palestine. Il portait: d'azur, à sept besants d'or, posés 3, 3 et 1, au chef d'or. |
| 118 | Guillaume III, comte de Lyonnais et de Forez | (1e Croisade) |
Guillaume III, comte de Lyonnais et de Forez, fut tué au siége de Nicée en 1097. Sa soeur porta son comté dans la maison d'Albon. Armes: d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules. |
| 33 | Guillaume IX | (1e Croisade) |
duc de Guyenne et de Poitiers, après avoir refusé de prendre la croix en 1096 et avoir scandalisé l'Occident par ses honteux désordres, résolut de les expier, et partit en 1101, pour la Terre-Sainte. Les ducs de Guyenne portaient: de gueules, au léopard d'or, armé et lampassé de gueules. La réunion de ces armes et de celles du duché de Normandie ( voyez n. 4) composa plus tard l'écu des rois d'Angleterre: de gueules, à trois léopards d'or. |
| 94 | Guillaume Taillefer comte d'Angoulême | (1e Croisade) |
Comte d'Angoulême, mourut au retour de la première croisade en traversant l'Allemagne. Armes: losangé d'or et de gueules. |
| 131 | Guillaume V, seigneur de Montpellier | (1e Croisade) |
Guillaume V, seigneur de Montpellier, donna tous ses biens à l'église de Maguelonne avant de partir pour la Terre-Sainte. D. Vaissète raconte ses nombreux exploits contre les Sarrazins, et lui donna pour armes, d'après d'anciens sceaux: d'argent, au tourteau de gueules. |
| 110 | Guy de Thiern, comte de Châlons-sur-Saône | (1e Croisade) |
Guy de Thiern, comte de Châlons-sur-Saône, dont il avait hérité de sa mère, partit pour la croisade en 1096. Son petit-fils, Guillaume II, comte de Châlons, suivit Philippe-Auguste en Terre-Sainte. Armes: de gueules, à la bande d'or. |
| 126 | Guy III, sire de Laval | (1e Croisade) |
sire de Laval, avec cinq de ses frères, suivit à la croisade Alain Fergent, duc de Bretagne. A son retour il passa par Rome, où le pape Pascal II ordonna que le nom de Guy, illustré par ses exploits, serait héréditairement transmis de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Philippe Ier, roi de France, confirma ce privilége. Cette maison s'éteignit dans une branche de celle de Montmorency au XIIIe siècle. Armes: de gueules, au léopard d'or. |
| 38 | Henri Ier comte d'Eu | (1e Croisade) |
comte d'Eu, d'une branche bâtarde des anciens ducs de Normandie, prit la croix en 1096. Le P. Anselme donne aux comtes d'Eu pour armes: d'azur, semé de billettes d'or, au lion du même. |
| 123 | Héracle, comte de Polignac | (1e Croisade) |
Héracle, comte de Polignac, portait le grand étendard de l'église à la première croisade, et fut tué devant Antioche en 1098. Sa maison s'étant éteinte au XIVe siècle, celle de Chalençon lui fut substituée. Armes: fascé d'argent et de gueules. |
| 112 | Host, seigneur de Roure | (1e Croisade) |
Host, seigneur de Roure, ancienne baronnie du Gévaudan, accompagna Raymond de Saint-Gilles, et fut tué à la bataille de Ramla en 1102, selon le récit d'Albert d'Aix. Armes: d'azur, au chêne d'or, à trois racines et quatre branches passées en sautoir et églantées du même. |
| 113 | Houdetot, Jean et Colard | (1e Croisade) |
Jean et Colard et Houdetot, suivirent Robert, duc de Normandie, à la conquête de la Terre-Sainte. Jean, seigneur de Houdetot, avait déjà fait le pèlerinage de Jérusalem en 1034, avec Robert-le-Magnifique. L'ancienne maison de Houdetot portait: d'or, à six porcs de sable. |
| 28 | Hugues de France | (1e Croisade) |
Hugues de France, surnommé « le Grand », comte de Vermandois. Frère de Philippe Ier, roi de France, après s'être distingué dans la première croisade par des exploits qui lui méritèrent le surnom de Grand, il revint dans sa patrie avec les débris de sa chevalerie échappés aux maladies et aux coups des infidèles. Mais, au bout d'une année, la même ardeur qui l'avait enrôlé au concile de Clermont sous la bannière de la croix lui fit reprendre le chemin de la Terre-Sainte et il alla y mourir en héros. Il succomba à de nombreuses blessures qu'il avait reçues en combattant, le 18 octobre 1102, à Tarse, en Cilicie. Le père Anselme donne pour armes aux comtes de Vermandois de la maison de France : « échiqueté d'or et d'azur, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. » Sources : Versailles, Salles des Croisades ? CH. Gavard Editeur rue du Marché Saint-Honoré Paris IV Hugues de France (fils Du Roi Henri Ier), Comte De Vermandois dit « le Grand » et le Maisné (1057 - Tarse 1101 ou 1102) - Croisé En 1095. Le premier seigneur ayant franchi la mer était le frère de Philippe Ier roi de France, Hugues le Grand, comte de Vermandois, il fut aussi le premier qui arriva à Constantinople. Nous ne savons pas exactement l'époque à laquelle il quitta la France ; tout porte à croire que ce fut vers la mi-août. Il prit la route d'Italie et, par Rome, gagna Bari, où il s'embarqua. Par une lettre pleine de hauteur il avait avisé le basileus de son arrivée, demanda qu'on le reçoive avec les honneurs dus à son rang. Alexis rempli de méfiance et qui, de plus, ignorait quelles forces le comte de Vermandois amenait avec lui, ordonna à son neveu, Jean Comnène, gouverneur de Durazzo, de surveiller le littoral dalmate, tandis que la flotte de Nicolas Mavrokatakalon croisait au large afin d'éviter un débarquement secret. Hugues, avec magnificence, se fit annoncer par une ambassade de 24 chevaliers, qui accrut encore la méfiance dont il était l'objet ; mais son arrivée n'eut rien de grandiose car, ayant perdu une grande partie de ses vaisseaux au cours d'une tempête, il débarqua presque seul entre Durazzo et le cap Palli. Un des postes qui patrouillaient la côte le mena à Durazzo, où Jean Comnène le reçut avec honneur et le garda jusqu'à ce que l'empereur eut envoyé Boutoumitès pour le chercher et le ramener à Constantinople. Aux yeux d'Alexis, Hugues était un otage important dont il convenait de s'assurer. Avec Philippopoli, le comte de Vermandois se rendit à Constantinople, où il dut arriver en novembre. Alexis le reçut très bien, et lui remit une grosse somme d'argent. Rien ne permet de croire que les reports de l'empereur et du prince français aient été mauvais, au contraire Hugues semble avoir prêté sans difficulté le serment de fidélité et être resté volontiers à la cour impériale. Nous allons le voir par la suite et suivant l'arrivée des armées des barons servir d'intermédiaire entre Alexis et le duc de Lorraine, première armée arrivé à Constantinople. Sources : Histoire de la première croisade ? Foulcher de Chartres |
| 48 | Hugues de Payens | (1e Croisade) |
premier grand-maître de l'ordre du Temple. Il avait fondé, avec huit autres chevaliers, une confrérie militaire pour la défense des saints lieux et la protection des pèlerins. Ils prirent le nom de Templiers, du temple de Salomon, près duquel ils s'étaient établis. Honorius en fit un ordre régulier, dont le concile de Troyes confirma l'institution en 1128. Les armes du Temple, qu'on donne ici à son fondateur, étaient: d'argent, à la croix patée et alaisée de gueules. |
| 119 | Hugues de Saint-Omer | (1e Croisade) |
Hugues de Saint-Omer, s'établit en Terre-Sainte après la prise de Jérusalem, et eut en partage la seigneurie de Tibériade. Guillaume de Tyr raconte qu'il remporta en 1102 une victoire sur les Sarrazins bien supérieurs en nombre, mais il y reçut une blessure dont il mourut. Armes, selon le P. Goussencourt: d'azur, à la fasce d'or. |
| 142 | Hugues, comte de Saint-Pol | (1e Croisade) |
Hugues, comte de Saint-Pol, dit l'Ancien, et son fils Enguerrand se distinguèrent au siége d'Antioche. Enguerrand mourut de la peste au siége de Marrash. Ils étaient de la première maison des comtes de Saint-Pol, appelés Champs-d'Avesne, qui portaient: d'azur, à la gerbe d'avoine d'or. |
| 121 | Hugues du Puy | (1e Croisade) |
Hugues du Puy, chevalier dauphinois, partit pour la conquête de la Terre-Sainte avec ses trois fils. Rodolphe, l'aîné, périt au combat de la vallée de Ran; Romain mourut en possession des fiefs qu'il tenait de Godefroy de Bouillon; Raymond du Puy fut le premier grand-maître de Saint-Jean de Jérusalem. Armes: d'or, au lion de gueules, armé et lampassé d'azur. |
| 43 | Hugues VI sire de Lusignan | (1e Croisade) |
dit le Diable, sire de Lusignan, fut tué à la bataille de Ramla le 26 mai 1102, selon Foulcher de Chartres. Armes primitives de la maison de Lusignan: burelé d'argent et d'azur. |
| 103 | Ithier II seigneur de Tocy | (1e Croisade) |
Ithier II seigneur de Tocy, mourut en Palestine en 1097. Plusieurs membres de sa famille figurèrent aussi aux croisades. Armes: de gueules, à trois pals de vair, au chef d'or, chargé de quatre merlettes. |
| 44 | Josselin de Courtenay | (1e Croisade) |
passa en Terre-Sainte l'an 1101 avec étienne, comte de Blois, et reçut des rois de Jérusalem la seigneurie de Tibériade en 1115, le comté d'édesse en 1120. Armes: d'or, à trois tourteaux de gueules. |
| 37 | Louis comte de Bar | (1e Croisade) |
fils de Thierry Ier, comte de Bar, fit, en 1096, le voyage de la Terre-Sainte, où Albert d'Aix raconte qu'il se distingua par sa valeur. Armes : d'azur, semé de croix d'or recroisettées et fichées; à deux bars d'or adossés. |
| 116 | Montlaur, Pons et Bertrand | (1e Croisade) |
Pons et Bertrand de Montlaur, sont cités par D. Vaissète comme s'étant croisés en 1096. Un ancien armorial, manuscrit, de la Bibliothèque royale, donne leurs armes: d'or, au lion de vair. |
| 140 | Philippe de Montgommery | (1e Croisade) |
Philippe de Montgommery, nous dit Orderic Vital, mourut à Antioche en 1098. La généalogie de cette famille mentionne que Guillaume et Guy de Montgommery se croisèrent avec Louis-le-Jeune en 1147. Ils portaient: d'azur, au lion d'or. armé et lampassé d'argent. |
| 91 | Philippe le Grammairien | (1e Croisade) |
Comte d'Alençon, de la maison de Belesme, mourut au siége d'Antioche. Armes: d'argent, à trois chevrons de gueules. (ce blason est copie sur celui de la commune de Chambellay). |
| 133 | Pierre, vicomte de Castillon | (1e Croisade) |
Pierre, vicomte de Castillon, fut l'un des soixante chevaliers qui, au siége d'Antioche, défendirent un pont contre toute l'armée des infidèles, et l'un des quatorze chevaliers qui enlevèrent un troupeau escorté par soixante Sarrazins. La maison de Castillon, long-temps souveraine en Guienne, conserva pour devise le cri de la guerre sainte Dieu lo volt, et pour armes: de gueules, au château d'argent, sommé de trois tours donjonnées et crénelées du même. |
| 137 | Pierre et Pons de Capdeuil | (1e Croisade) |
Pierre et Pons de Capdeuil, chevaliers du Vélay. D. Vaissète cite Pierre et Pons de Fay comme s'étant croisés en 1096; mais, d'après les preuves de cour de la maison de Fay-Latour-Maubourg, son nom primitif étant celui de Capdeuil, on l'a rendu aux deux chevaliers mentionnés par l'historien du Languedoc. Pons de Capdeuil, célèbre troubadour, engagea par ses chants les seigneurs du Midi à prendre la croix avec Philippe-Auguste en 1190. Armes de Latour-Maubourg: de gueules, à la bande d'or, chargée d'une fouine passante d'azur. |
| 18 | Pierre l'Ermite (1050-1115) | (1e Croisade) |
Né au milieu du XIe siècle, Pierre d'Archères, dit l'Ermite, probablement originaire d'Amiens, avait vraisemblablement déjà parcouru ce que le monde chrétien considérait comme la Terre sainte quand Urbain II lança son appel à la croisade le 27 novembre 1095 lors du concile de Clermont. Le motif du pape était que les Turcs qui avaient conquis Jérusalem sur les Arabes Abbassides en 1073, interdisaient désormais l'accès des Lieux saints aux pèlerins chrétiens.Parfois appelé Pierre le Petit, Pierre d'Achères ou Pierre d'Amiens, ascète, fondateur d'un monastère, croisé, et prédicateur dont l'influence fut considérable ; on le considère comme l'un des principaux instigateurs de la première croisade. On rapporte qu'il se rendit en Terre sainte vers 1093, avant toute croisade. Lorsque Urbain II proclama la croisade au concile de Clermont, en novembre 1095, Pierre commença à la prêcher. Il partit du centre de la France, du Berry, traversa la Champagne et descendit la vallée de la Meuse, puis se rendit à Cologne, qu'il atteignit en avril 1096. Son éloquence toucha des milliers de gens. Pierre quitta Cologne en mai, et sa troupe enthousiaste traversa l'Europe jusqu'à Constantinople où, à la fin juillet, d'autres contingents vinrent la renforcer. Les 5 et 6 août, les croisés avancèrent jusqu'à Nicomédie (aujourd'hui Izmit, Turquie). Incapable de maintenir la discipline, Pierre retourna bientôt à Constantinople pour demander l'aide de l'empereur byzantin Alexis Ier. En son absence, la plus grande partie de son armée fut anéantie par les Turcs (21 oct.). Il attendit à Constantinople que les expéditions des princes de l'Europe occidentale s'y soient enfin rassemblées (mai 1097) et les accompagna vers le sud-est à travers l'Anatolie. Jérusalem enfin atteinte, Pierre fut nommé aumônier de l'armée chrétienne au printemps de 1099. Il prononça un sermon sur le mont des Oliviers, peu avant la mise à sac de Jérusalem, en juillet, et il conduisit les processions en août. Il revint en Europe en 1100, devint prieur du monastère augustinien de Neufmoutier à Huy (Belgique), qu'il avait fondé, et y mourut. |
| 127 | Pierre Raymond de Hautpoul | (1e Croisade) |
Pierre Raymond de Hautpoul, se distingua au siége d'Antioche, où Raymond, comte de Toulouse, le mit à la tête de l'avant-garde avec le vicomte de Castillon. Il fut l'un des soixante chevaliers qui défendirent un pont contre l'armée des Sarrazins, et il mourut de la peste en 1098. La maison d'Hautpoul porte encore: d'or, à deux fasces de gueules, accompagnées de six coqs de sable, la patte droite levée, crêtés et barbés de gueules. |
| 115 | Raimbaud Creton, seigneur d'Estourmel | (1e Croisade) |
Raimbaud Creton, seigneur d'Estourmel, chevalier du Cambrésis, entra le premier dans Jérusalem, selon Orderic Vital. Un morceau du bois de la vraie Croix s'est transmis héréditairement, depuis le XIIe siècle jusqu'à nos jours, d'aîné en aîné, en souvenir de ce fait glorieux. Les descendants de Raimbaud Creton ont porté indifféremment les noms de Creton ou d'Estourmel jusqu'au XVIe siècle; mais depuis lors ce dernier a prévalu: Armes: de gueules, à la croix engreslée d'argent.Dans la chanson d'Antioche composée en alexandrins au XIIème siècle par le Père Richard et seul récit revêtu du caractère historique par les souvenirs d'un témoin oculaire "Les chrétiens venaient de livrer la fameuse bataille du pont d'Antioche où Reimbold avait signalé sa bravoure aux côtés de Godefroy de Bouillon et d'Enguerrand de Saint Pol. Ils mettaient tous leurs soins à ne laisser échapper aucun sarrasin qui fuyait à la nage dans les eaux qui baignent les murailles de la ville. Aucun des français n'osait traverser le cours d'eau rapide et profond, sachant que, du haut des remparts, une pluie de traits l'assaillirait. N'écoutant que son courage le chevalier Reimbold Creton sauta de son coursier, se débarrassa de son heaume, ne garda que son haubert, sa lance et son épée et se jeta à l'eau. Le courageux gagna le côté du pont opposé à celui où se reposaient les Turcs désarmés et les attaqua à l'improviste. A l'issue de ce fait d'armes, Reimbold fut accablé par les traits que les assiégés tiraient du haut des murs d'Antioche. des écuyers le ramenèrent sur le rivage et il reçut les soins des médecins sous la tente de Godefroy de Bouillon. Dans la suite de cette première croisade, Reimbold; guéri, ne démentit pas la haute idée qu'il avait donnée de son courage lors de la bataille d'Antioche. Les historiens sont unanimes à faire son éloge lors de la conquête de Jérusalem, le 15 juillet 1099. Ils présentent le Seigneur Reimbold Creton comme l'héroïque soldat de la Croix à la bannière de soie blanche qui, le premier monta à l'assaut des murailles pour repousser l'ennemi et entrer en ville sainte. Pour immortaliser cet exploit, Godefroy de Bouillon inscrivit sur l'étendard "Vaillant sur la crête". Pour reconnaitre et immortaliser la façon dont il l'avait vu monter le premier sur la crête de la ville, le roi offrit au vaillant chevalier un éclat de la vraie croix enchâssé dans un reliquaire d'argent. Cette sainte relique est conservée précieusement par ses descendants. Madame Elisabeth d'Estourmel est venue plusieurs fois la présenter à la population d'Estourmel. Reimbol revint dans son château d'Estourmel en 1105. En 1536, Jean III d'Estourmel est un des défenseurs de Péronne lors du siège de la ville. Une place porte encore aujourd'hui son nom. C'est lui qui a fait édifier le gisant de ses parents, Gilles et Elayne. |
| 96 | Raimbaud III comte d'Orange | (1e Croisade) |
Comte d'Orange, commandait un corps de croisés au siége d'Antioche, et entra l'un des premiers dans Jérusalem. Il portait: d'or, au cor d'azur, lié, enguiché et virolé de gueules. |
| 129 | Raoul seigneur d'Escorailles ou de Scoraille | (1e Croisade) |
Raoul seigneur d'Escorailles ou de Scoraille, et Guy, son frère, firent le voyage de Jérusalem en 1096; ce fait est consigné dans les preuves de cour de cette famille, qui porte: d'azur, à trois bandes d'or. |
| 138 | Raoul, seigneur de Beaugency | (1e Croisade) |
Raoul, seigneur de Beaugency, se signala au siége d'Antioche. Le P. Anselme parle aussi de Simon II de Beaugency, qui se croisa en 1248. Armes: échiqueté d'or et d'azur, à la fasce de gueules. |
| 104 | Raymond Bertrand, seigneur de l'Isle-Jourdain | (1e Croisade) |
Raymond Bertrand, seigneur de l'Isle-Jourdain, l'un des plus grands vassaux du comte de Toulouse, l'accompagné en Terre-Sainte. D. Vaissète donne aux seigneurs de l'Isle-Jourdain les mêmes armes qu'aux comtes de Toulouse: de gueules, à la croix cléchées, vidée et pommetée d'or. |
| 47 | Raymond du Puy | (1e Croisade) |
gentilhomme dauphinois, qui avait succédé à Gérard de Martigues comme recteur de l'hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem (voyez n° 7), fut le premier qui prit le titre de grand-maître de l'ordre. Il portait: écartelé, aux 1 et 4 de la religion, aux 2 et 3 d'or, au lion de gueules, qui est du Puy. |
| 46 | Raymond I vicomte de Turenne | (1e Croisade) |
vicomte de Turenne, est cité par D. Vaissète au nombre des 60 chevaliers qui défendirent un pont contre une armée de Sarrazins au siége d'Antioche. L'année suivante, à la tête de 14 chevaliers, il s'empara d'un troupeau qu'escortaient 60 Sarrazins. Raymond II mourut au siége d'Acre en 1190; Raymond IV, se trouva au siége de Damiette, et Raymond VI suivit saint Louis en égypte. Armes: coticé d'or et de gueules. |
| 20 | Raymond IV comte de Toulouse | (1e Croisade) |
comte de Toulouse, prit la croix au concile de Clermont et partit à la tête de ses plus puissants vassaux. Il mourut, en 1105, au siége de Tripoli. Armes: de gueules, à la croix cléchée, vidée et pommetée d'or.Fils cadet de Pons, comte de Toulouse, comte de Rouergue (1066) puis comte de Toulouse (1088), son frère aîné, le comte Guillaume, lui ayant cédé son comté avant de partir en pèlerinage pour la Terre sainte, Raymond de Saint-Gilles marqua très tôt son goût pour les grandes entreprises, et sa foi très vive, servie par un tempérament enthousiaste, le poussa d'abord à participer aux combats de la Reconquête espagnole (1087). Peut-être fut-il aussi, comme son frère, pèlerin en Terre sainte. Choisi par le pape Urbain II comme chef militaire de la Première Croisade (1095), il sacrifia délibérément, en partant pour l'Orient et en y demeurant, une position politique et sociale - c'était le plus grand seigneur de la France méridionale - dont il ne retrouva pas l'équivalent. Son comportement souvent fantasque nuisit à son autorité, tout de suite battue en brèche par les autres croisés. Ses ambitions furent déçues lorsque les barons choisirent Godefroi de Bouillon pour gouverner Jérusalem, et la masse des croisés ne voulut pas le suivre dans une politique incertaine de coopération avec Byzance. Ayant reçu de l'empereur Alexis Comnène la direction des croisades de renfort, qui auraient à la fois consolidé l'oeuvre des Francs et les droits de Byzance, Raymond fut responsable de leur désastreuse disparition en Asie Mineure. Alors que tous les autres barons de la croisade étaient depuis longtemps dotés ou repartis pour l'Occident, Raymond de Saint-Gilles finit par jeter son dévolu sur Tripoli, dont il occupa les abords (Tortose en 1102, Mont-Pèlerin en 1103) et put instituer le blocus. Il mourut en vue de la ville, qui ne devait être prise que quatre ans plus tard et dont ses successeurs devaient faire la capitale d'un comté. |
| 45 | Raymond Pelet de Narbonne | (1e Croisade) |
dit le Croisé, vicomte de Narbonne, accompagna le comte de Toulouse à la croisade de 1096 et s'empara de Tortose en Phénicie. Armes: de gueules. |
| 120 | Renaud de Pons et Pierre | (1e Croisade) |
Renaud de Pons et Pierre, son frère, tous deux seigneurs de grande noblesse, dit le chroniqueur Raymond d'Agiles, partirent pour la première croisade, et furent massacrés par les Grecs à Durazzo. On retrouve d'autres seigneurs de Pons à la croisade de 1147, et à celles de 1191 et de 1248. La maison des sires de Pons, qui s'est éteinte de nos jours, portait: d'argent, à la fasce bandée d'or et de gueules. |
| 36 | Renaud et Etienne comtes de Bourgogne | (1e Croisade) |
dit Tête-Hardie, comtes de Bourgogne, cités avec honneur par les historiens de la première croisade, où ils moururent l'un et l'autre, portaient : d'azur, semé de billettes d'or, au lion du même. |
| 114 | Robert de Nevers, dit le Bourguignon | (1e Croisade) |
Robert de Nevers, dit le Bourguignon, tige de la maison de Craon, mourut en Palestine vers l'an 1098. Robert de Craon, son petit-fils, fut le second grand-maître du Temple. Plusieurs autres membres de la même maison figurèrent aux croisades. Armes: losangé d'or et de gueules. |
| 141 | Robert du Vieux-Pont | (1e Croisade) |
| 30 | Robert duc de Normandie | (1e Croisade) |
Robert II Courteheuse, 8e Duc de Normandie, fils de Guillaume le Conquérant, frère de Guillaume-le-Roux, roi d'Angleterre.Les ducs de Normandie portaient: de gueules, à deux léopards d'or. Voir la liste des Normands qui ont participés à la première croisade, dont le seigneur de Méautis : Guillaume de Méautis |
| 31 | Robert II comte de Flandre | (1e Croisade) |
comte de Flandre, se signala devant Antioche, Jérusalem et Ascalon; il revint en 1100 dans ses états. Armes: d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules. |
| 108 | Roger de Choiseul, en Bassigny | (1e Croisade) |
Roger de Choiseul, en Bassigny, est également cité par le P. Anselme comme ayant été en Palestine. La maison, aujourd'hui ducale, à laquelle il appartenait porte : d'azur, à la croix d'or, cantonnée de 18 billettes de même. |
| 41 | Roger I comte de Foix | (1e Croisade) |
comte de Foix, mourut en Palestine en 1098. Raymond-Roger, un de ses successeurs, prit part à la troisième croisade. Les comtes de Foix portaient: d'or, à trois pals de gueules. |
| 93 | Rotrou II comte du Perche | (1e Croisade) |
Rotrou II, comte du Perche, seigneur de Mortagne et premier comte du Perche, il fut l?un des seigneurs qui suivirent à Jérusalem Robert, duc de Normandie, en 1096. Il descendait en droite ligne des comtes d?Alençon de la maison de Belesme. Au siège d?Antioche, Rotrou commandait un des corps de l?armée chrétienne, et il signala son courage en diverses occasions. Il rentra dans sa patrie en 1100. Rotrou III, son successeur, se croisa aussi en 1190 avec son fils Geoffroy III, et mourut au siège d?Acre l?année suivante. Etienne du Perche, cinquième fils de Rotrou III, prit la croix en 1200 avec les conquérants de Constantinople, alla en Syrie en 1203, et se rendit en 1204 à la cour de l?empereur Baudouin, qui lui donna le duché de Philadelphie. Il fut tué à la bataille d?Andrinople le 24 avril 1205. Les comtes du Perche portaient d?argent, à deux chevrons de gueules.Sources : Versailles, Salles des Croisades ? CH. Gavard Editeur rue du Marché Saint-Honoré Paris IV |
| 99 | Etienne et Pierre de Salviac | (1e Croisade) |
Se croisèrent en 1096, moururent tous deux peu de temps après leur retour en France, et furent inhumés dans un même tombeau, dont l'épitaphe, gravée au XVe siècle, leur donne le nom de Salviac et de Viel-Castel; ce qui accrédita la tradition d'une communauté d'origine entre les deux maisons. Un jugement de maintenue au siècle dernier admit ce fait comme authentique. La maison de Viel-Castel en Quercy porte les armes qu'on donne ici aux Salviac: de gueules, au château d'or, sommé de trois tours du même. |
| 23 | Tancrède de Hauteville ou d'Antioche (mort en 1112) | (1e Croisade) |
Petit-fils du baron normand Robert Guiscard, fondateur de la grande principauté sicilienne. Tancrède prit, avec son oncle Bohémond Ier, une part active à la première Croisade (1096) où, dans la plus pure tradition des Normands de Sicile, il se montra l'adversaire résolu de l'empereur byzantin, qui revendiquait la souveraineté des terres reconquises sur l'Islam. Evincé de Jérusalem au profit de Godefroi de Bouillon, il tenta de se tailler une seigneurie en Galilée et s'empara de Tibériade. Capitaine énergique et combattant redoutable, Tancrède se vit confier la principauté d'Antioche où les barons ne pouvaient s'accommoder, à la mort de Bohémond Ier, du gouvernement d'un enfant, le jeune Bohémond II. Bohémond Ier avait d'ailleurs confié lui-même le gouvernement d'Antioche à son neveu dès son départ pour l'Europe en 1104.Tancrède peut être considéré comme le véritable fondateur de la principauté d'Antioche, où il restaura l'autorité, compromise par les maladresses militaires et politiques de Bohémond Ier. Il assura aussi la sécurité de la ville et de ses relations économiques en prenant définitivement le port de Lattaquié en 1108 après plusieurs passes d'armes avec les Byzantins. Enfin, en 1110, il occupa, entre Tortose et Homs, une forteresse musulmane sur laquelle fut établi l'énorme ouvrage fortifié que l'on appela le krak des Chevaliers. |
| 100 | Thomas de Marle sire de Coucy | (1e Croisade) |
Thomas de Marle, sire de Coucy, se signala aux siéges de Nicée et de Jérusalem. Son fils, Enguerrand, mourut à la seconde croisade. Raoul de Coucy fut tué au siége d'Acre; un autre Raoul, à la Massoure. Enguerrand VII, sire de Coucy, dernier mâle de sa maison, fait prisonnier à Nicopolis en 1396, mourut l'année suivante en Bithynie. Armes: fascé de vair et de gueules. |
| 25 | Urbain II, Odon de Lagny ou Eudes de Châtillon (1042 env.-1099) pape (1088-1099) | (1e Croisade) |
Français d'origine, issu de la noblesse champenoise, Eudes de Châtillon, qui devint pape sous le nom d'Urbain II, fut d'abord élève aux écoles de Reims dirigées par l'écolâtre Bruno, qui devait par la suite fonder la Grande Chartreuse. Après avoir été pendant quelques années clerc séculier, Eudes se fit moine à Cluny et il y devint prieur. En 1078, Grégoire VII le nomma cardinal évêque d'Ostie. En mars 1088, à la mort de Victor III, il fut élu pape.Il incomba à Urbain II de poursuivre la réforme grégorienne en un moment où l'intransigeance de Grégoire VII et la hardiesse de Henri IV avaient conduit l'Eglise romaine à une impasse. Entièrement d'accord avec les thèses de son illustre prédécesseur, et décidé à accroître le prestige moral de la papauté, il sut agir avec prudence et habileté. Après quelques années de sage patience, il renouvela les décrets contre la simonie, le concubinage des clercs et l'investiture laïque (concile de Plaisance en 1094, de Clermont en 1095). Il parvint à gagner à sa cause de nombreuses sympathies en Italie, en France, en Espagne, en Angleterre et jusque dans le clergé germanique, mais il évita de heurter trop directement l'empereur, lequel se trouvait d'ailleurs en position de faiblesse par suite de querelles princières en Allemagne. Par-dessus tout, il lança en 1095, au concile de Clermont, un appel à la croisade pour permettre à la chrétienté de récupérer les Lieux saints et pour associer tous les chevaliers d'Occident à cette grandiose entreprise religieuse et politique. Il organisa cette première croisade, dont il fut officiellement le chef - il y fut représenté par un légat - et qui aboutit à la prise de Jérusalem en 1099. |



Adam de Béthune, après la prise de Jérusalem, eut en partage la ville et baronnie de Bessan, dans la Galilée, dont le titre resta à ses descendants. Plusieurs autres membres de la même maison figurèrent aux croisades. Armes: d'azur, à trois bandes d'or. La maison de Béthune, l'une des plus illustres d'Artois, ducale de Sully et de Charost, prit plus tard pour armes: d'argent, à la fasce de gueules.
évêque du Puy, légat apostolique, suivit la première croisade et mourut à Antioche en 1098. La maison de Monteil portait: d'or, à trois bandes d'azur.
Aimery, vicomte de Rochechouart, est cité par le P. Anselme, comme ayant fait le voyage de la Terre-Sainte en 1098. La maison de Rochechouart, aujourd'hui ducale de Mortemart, porte: fascé ondé d'argent et de gueules.
dit Fergent, duc de Bretagne, se croisa en 1096. Ses descendants, dont le dernier rejeton fut Anne de Bretagne, femme de Charles VIII et de Louis XII, ont toujours porté les armes qu'on lui donne ici: d'hermine.
(1048-1118), empereur Byzantin (1081-1118) ; habile diplomate, il redressa l'empire Byzantin. Sa première entreprise fut de s'allier aux Vénitiens pour résister aux envahisseurs Normands dirigés en Grèce par Robert Guiscard. En 1091, il défit les Petchenègues, une tribu Turque qui effectuait des incursions dans le nord de l'empire, puis stabilisa la situation à l'est en concluant un traité de paix avec les Turcs Seldjoukides. Il profita de la première croisade, que venait de lancer le pape Urbain II (1095), pour reprendre l'Anatolie occidentale aux Seldjoukides, et exigea un serment d'allégeance de la part des croisés (parmi lesquels Bohémond Ier, le fils de son ancien ennemi Robert Guiscard) mais ne put les empêcher d'établir des états indépendants en Syrie et en Palestine. Une querelle l'opposa à Bohémond au sujet de la souveraineté d'Antioche ; celui-ci finit par reconnaître la suzeraineté d'Alexis en 1108. Sa biographie, l'Alexiade, rédigée par sa fille Anne Comnène, constitue une précieuse source d'informations sur la première croisade, même si l'on y trouve beaucoup de préjugés probyzantins.
Amanieu sire d'Albret, pénétra un des premiers dans la ville de Jérusalem. Il portait: de gueules plein.
Anselme de Ribaumont, seigneur picard, est cité avec éloge par Albert d'Aix, Guibert de Nogent et Raoul de Caen. Il fut tué au siège d'Archas. Armes, selon le P. Goussencourt: de gueules, fretté d'or, au canton d'or chargé d'un léopard de sable.
Arnoul II, baron d'Ardres, se signala à la prise de Jérusalem. Il portait: d'argent, à l'aigle éployée de sable.
Comte de Fézensac, partit en 1097 pour la Palestine, où il mourut. Sa fille, Azalire, porta son héritage dans la maison d'Armagnac. Armes: d'argent, au lion de gueules.
Baudouin de Boulogne (v. 1065-2 avril 1118), comte d'Edesse de 1098 à 1100 puis roi de Jérusalem, Baudouin Ier, de 1100 à 1118. Frère de Godefroy de Bouillon, lui succéda en 1100 et mourut en 1118. Armes: de Jérusalem.
prince d'Antioche, ménagea par des intelligences secrètes la prise de cette ville, dont les croisés lui cédèrent la possession. Le P. Goussencourt lui donne pour armes: d'argent, à la branche de fougère de sinople, nouée d'or et renversée en pal.
Calo II, seigneur de Caumont, est cité par le P. Anselme, comme s'étant croisé en 1096. La maison ducale de Caumont porte: d'azur, à trois léopards d'or.
Seigneur de Nesle, dont le fils Raoul épousa l'héritière du comte de Soissons, suivit Hugues de France à la croisade, et partagea sa captivité. Ses descendants, Yves III, comte de Soissons en 1147, Raoul de Nesle et Jean de Soissons en 1248, prirent aussi la croix. Armes: burelé d'argent et d'azur.
Eléazar de Montredon, est cité par D. Vaissète comme l'un des compagnons du comte de Toulouse. On lui attribue les armes d'une maison qui fit ses preuves de maintenue en 1668: d'azur, au lion d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules.
comte d'Aumale, revint de Palestine après la prise de Jérusalem en 1099 et y retourna vers l'an 1120. Il était de la maison de Champagne et portait les mêmes armes que son parent étienne, comte de Blois.
Eude Ier duc de Bourgogne, « dit Borrel », (1058 ? 1102-03).
comte de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon, l'accompagna à la croisade. Les armes de sa maison étaient: d'or, à trois tourteaux de gueules.
Prince de Sidon, s'étant distingué à la croisade de 1096, reçut de Baudouin Ier la principauté de Sidon, et fut élu pendant la captivité de Baudouin II, gouverneur du royaume de Jérusalem, dont il était déjà connétable. Les chroniqueurs lui ont donné le glorieux surnom de Bouclier et d'épée de la Palestine. Sa maison, originaire du Vivarais, s'est éteinte il y a quelques années; elle portait: d'azur, au chef d'or.
Foulques de Maillé d'Anjou, d'une famille noble d'Anjou, fit le voyage d'outre-mer en 1096. Jacquelin de Maillé, chevalier du Temple en 1187, se distingua eu combat de Nazareth, soutenu par cinq cents croisés, contre toute l'armée de Saladin. Le P. Anselme cite Hardouin, baron de Maillé, comme ayant suivi saint Louis en égypte. La maison, aujourd'hui ducale de Maillé, porte: d'or, à trois fasces ondées de gueules.
Comte de Gray en Franche-Comté, et cousin de Godefroy de Bouillon, mourut, quelques jours après lui, à Jérusalem. Le P. Goussencourt lui donne pour armes: de sable, au chef d'argent.
vicomte de Béarn, se signala avec Tancrède de Hauteville à la prise de Jérusalem par un trait d'humanité. Attendris par les prières et les cris des musulmans qui s'étaient réfugiés dans le temple de Salomon, ils leur accordèrent la vie et les recueillirent à l'abri de leurs bannières. Armes: d'or, à deux vaches de gueules, accolées, accornées et clarinées d'azur.
Gaucher Ier de Châtillon, prit la croix au concile de Clermont en 1095. Gaucher II, son petit-fils, périt dans les montagnes de Laodicée, à la croisade de Louis-le-Jeune. Plusieurs autres seigneurs de Châtillon firent le voyage de la Palestine. Armes: de gueules, à trois pals de vair, au chef d'or.
Gauthier et Bernard, comtes de Saint-Valéry, s'attachèrent à la fortune de Bohémond, prince d'Antioche, selon Orderic Vital. Armes: d'azur, fretté d'or, semé de fleurs de lis du même.
Comte de Vendôme, fut tué, en 1102, à la bataille de Ramla, selon la chronique de Guillaume de Tyr. Armes : d'argent, au chef de gueules, au lion d'azur brochant sur le tout.
Gérard de Bournonville, avec ses six enfants, partit pour la croisade l'an 1096. Il périt en 1101 dans un combat. Robert de Bournonville se croisa avec saint Louis en 1245. Armes: de sable, à trois cuillers ou louches d'argent. La maison ducale de Bournonville, aujourd'hui éteinte, adopta plus tard pour armes: de sable, au lion d'argent, la queue nouée, fourchée et passée en sautoir.
Gérard de Chérizy, se distingua, suivant Guillaume de Tyr, à la bataille de Dorylée, et fut, au siége d'Antioche, envoyé avec d'autres vaillants guerriers pour reconnaître l'approche de Kerbogha, prince de Mossoul. Albert d'Aix cite les mêmes faits et parle aussi d'Addon de Chérizy, tué à la bataille de Ramla. Armes: d'or, à la fasce d'azur.
était recteur de l'hôpital de Saint-Jean de Jérusalem lorsque les croisés s'emparèrent de la ville sainte. Ce pieux établissement avait été fondé pour recueillir les chrétiens que la maladie surprenait dans leur pèlerinage. Gérard obtint en 1113, du pape Pascal II, une bulle qui confirma l'institution et en fit l'ordre religieux et militaire des hospitaliers de Saint-Jean-de Jérusalem, aujourd'hui l'ordre de Malte. On a représenté sur son écu les armes que le pape accorda plus tard à 1'ordre, et qu'on appelle armes de la religion: de gueules, à la croix d'argent.
Gérard, comte de Roussillon, se distingua au siége d'Antioche et entra un des premiers dans la ville sainte. Son sceau, reproduit dans l'Histoire du Languedoc, par D. Vaissète, représente deux fermaux posés en pal.
Gérard, sire de Créquy, prit la croix en 1096. Plusieurs autres membres de sa famille firent le voyage d'outremer. La maison ducale de Créquy, éteinte depuis près d'un demi-siècle, avait pour armes parlantes: d'or, au créquier de gueules.
Gilbert de Garlande, nommé à tort Gauthier, par Albert d'Aix et Guillaume de Tyr, se signala au siége de Nicée. Armes: d'or, à deux fasces de gueules.
Guérin de Rochemore, suivit Raymond de Saint-Gilles en Palestine, et fut tué au siège d'Archas, selon la chronique de Robert le moine. Armes: d'azur, à trois rocs d'échiquier d'argent.
Guillaume de Briqueville, chevalier normand, accompagna le duc Robert en Palestine, d'après les preuves de cour de la famille de Briqueville. Armes: pallé d'or et de gueules.
Guillaume de Sabran, était un des soixante chevaliers qui, au siége d'Antioche, défendirent un pont contre toute une armée de Sarrazins. Sa maison, aujourd'hui ducale, porte: de gueules, au lion d'or.
Guillaume Ier, vicomte de Melun, dit le Charpentier, à cause de sa force, parent par les femmes de Hugues de France, comte de Vermandois, l'accompagna en Palestine. Il portait: d'azur, à sept besants d'or, posés 3, 3 et 1, au chef d'or.
Guillaume III, comte de Lyonnais et de Forez, fut tué au siége de Nicée en 1097. Sa soeur porta son comté dans la maison d'Albon. Armes: d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules.
duc de Guyenne et de Poitiers, après avoir refusé de prendre la croix en 1096 et avoir scandalisé l'Occident par ses honteux désordres, résolut de les expier, et partit en 1101, pour la Terre-Sainte. Les ducs de Guyenne portaient: de gueules, au léopard d'or, armé et lampassé de gueules. La réunion de ces armes et de celles du duché de Normandie ( voyez n. 4) composa plus tard l'écu des rois d'Angleterre: de gueules, à trois léopards d'or.
Comte d'Angoulême, mourut au retour de la première croisade en traversant l'Allemagne. Armes: losangé d'or et de gueules.
Guillaume V, seigneur de Montpellier, donna tous ses biens à l'église de Maguelonne avant de partir pour la Terre-Sainte. D. Vaissète raconte ses nombreux exploits contre les Sarrazins, et lui donna pour armes, d'après d'anciens sceaux: d'argent, au tourteau de gueules.
Guy de Thiern, comte de Châlons-sur-Saône, dont il avait hérité de sa mère, partit pour la croisade en 1096. Son petit-fils, Guillaume II, comte de Châlons, suivit Philippe-Auguste en Terre-Sainte. Armes: de gueules, à la bande d'or.
sire de Laval, avec cinq de ses frères, suivit à la croisade Alain Fergent, duc de Bretagne. A son retour il passa par Rome, où le pape Pascal II ordonna que le nom de Guy, illustré par ses exploits, serait héréditairement transmis de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Philippe Ier, roi de France, confirma ce privilége. Cette maison s'éteignit dans une branche de celle de Montmorency au XIIIe siècle. Armes: de gueules, au léopard d'or.
comte d'Eu, d'une branche bâtarde des anciens ducs de Normandie, prit la croix en 1096. Le P. Anselme donne aux comtes d'Eu pour armes: d'azur, semé de billettes d'or, au lion du même.
Héracle, comte de Polignac, portait le grand étendard de l'église à la première croisade, et fut tué devant Antioche en 1098. Sa maison s'étant éteinte au XIVe siècle, celle de Chalençon lui fut substituée. Armes: fascé d'argent et de gueules.
Host, seigneur de Roure, ancienne baronnie du Gévaudan, accompagna Raymond de Saint-Gilles, et fut tué à la bataille de Ramla en 1102, selon le récit d'Albert d'Aix. Armes: d'azur, au chêne d'or, à trois racines et quatre branches passées en sautoir et églantées du même.
Jean et Colard et Houdetot, suivirent Robert, duc de Normandie, à la conquête de la Terre-Sainte. Jean, seigneur de Houdetot, avait déjà fait le pèlerinage de Jérusalem en 1034, avec Robert-le-Magnifique. L'ancienne maison de Houdetot portait: d'or, à six porcs de sable.
Hugues de France, surnommé « le Grand », comte de Vermandois. Frère de Philippe Ier, roi de France, après s'être distingué dans la première croisade par des exploits qui lui méritèrent le surnom de Grand, il revint dans sa patrie avec les débris de sa chevalerie échappés aux maladies et aux coups des infidèles.
premier grand-maître de l'ordre du Temple. Il avait fondé, avec huit autres chevaliers, une confrérie militaire pour la défense des saints lieux et la protection des pèlerins. Ils prirent le nom de Templiers, du temple de Salomon, près duquel ils s'étaient établis. Honorius en fit un ordre régulier, dont le concile de Troyes confirma l'institution en 1128. Les armes du Temple, qu'on donne ici à son fondateur, étaient: d'argent, à la croix patée et alaisée de gueules.
Hugues de Saint-Omer, s'établit en Terre-Sainte après la prise de Jérusalem, et eut en partage la seigneurie de Tibériade. Guillaume de Tyr raconte qu'il remporta en 1102 une victoire sur les Sarrazins bien supérieurs en nombre, mais il y reçut une blessure dont il mourut. Armes, selon le P. Goussencourt: d'azur, à la fasce d'or.
Hugues, comte de Saint-Pol, dit l'Ancien, et son fils Enguerrand se distinguèrent au siége d'Antioche. Enguerrand mourut de la peste au siége de Marrash. Ils étaient de la première maison des comtes de Saint-Pol, appelés Champs-d'Avesne, qui portaient: d'azur, à la gerbe d'avoine d'or.
Hugues du Puy, chevalier dauphinois, partit pour la conquête de la Terre-Sainte avec ses trois fils. Rodolphe, l'aîné, périt au combat de la vallée de Ran; Romain mourut en possession des fiefs qu'il tenait de Godefroy de Bouillon; Raymond du Puy fut le premier grand-maître de Saint-Jean de Jérusalem. Armes: d'or, au lion de gueules, armé et lampassé d'azur.
dit le Diable, sire de Lusignan, fut tué à la bataille de Ramla le 26 mai 1102, selon Foulcher de Chartres. Armes primitives de la maison de Lusignan: burelé d'argent et d'azur.
Ithier II seigneur de Tocy, mourut en Palestine en 1097. Plusieurs membres de sa famille figurèrent aussi aux croisades. Armes: de gueules, à trois pals de vair, au chef d'or, chargé de quatre merlettes.
fils de Thierry Ier, comte de Bar, fit, en 1096, le voyage de la Terre-Sainte, où Albert d'Aix raconte qu'il se distingua par sa valeur. Armes : d'azur, semé de croix d'or recroisettées et fichées; à deux bars d'or adossés.
Pons et Bertrand de Montlaur, sont cités par D. Vaissète comme s'étant croisés en 1096. Un ancien armorial, manuscrit, de la Bibliothèque royale, donne leurs armes: d'or, au lion de vair.
Philippe de Montgommery, nous dit Orderic Vital, mourut à Antioche en 1098. La généalogie de cette famille mentionne que Guillaume et Guy de Montgommery se croisèrent avec Louis-le-Jeune en 1147. Ils portaient: d'azur, au lion d'or. armé et lampassé d'argent.
Comte d'Alençon, de la maison de Belesme, mourut au siége d'Antioche. Armes: d'argent, à trois chevrons de gueules. (ce blason est copie sur celui de la commune de Chambellay).
Pierre, vicomte de Castillon, fut l'un des soixante chevaliers qui, au siége d'Antioche, défendirent un pont contre toute l'armée des infidèles, et l'un des quatorze chevaliers qui enlevèrent un troupeau escorté par soixante Sarrazins. La maison de Castillon, long-temps souveraine en Guienne, conserva pour devise le cri de la guerre sainte Dieu lo volt, et pour armes: de gueules, au château d'argent, sommé de trois tours donjonnées et crénelées du même.
Pierre et Pons de Capdeuil, chevaliers du Vélay. D. Vaissète cite Pierre et Pons de Fay comme s'étant croisés en 1096; mais, d'après les preuves de cour de la maison de Fay-Latour-Maubourg, son nom primitif étant celui de Capdeuil, on l'a rendu aux deux chevaliers mentionnés par l'historien du Languedoc. Pons de Capdeuil, célèbre troubadour, engagea par ses chants les seigneurs du Midi à prendre la croix avec Philippe-Auguste en 1190. Armes de Latour-Maubourg: de gueules, à la bande d'or, chargée d'une fouine passante d'azur.
Né au milieu du XIe siècle, Pierre d'Archères, dit l'Ermite, probablement originaire d'Amiens, avait vraisemblablement déjà parcouru ce que le monde chrétien considérait comme la Terre sainte quand Urbain II lança son appel à la croisade le 27 novembre 1095 lors du concile de Clermont. Le motif du pape était que les Turcs qui avaient conquis Jérusalem sur les Arabes Abbassides en 1073, interdisaient désormais l'accès des Lieux saints aux pèlerins chrétiens.
Pierre Raymond de Hautpoul, se distingua au siége d'Antioche, où Raymond, comte de Toulouse, le mit à la tête de l'avant-garde avec le vicomte de Castillon. Il fut l'un des soixante chevaliers qui défendirent un pont contre l'armée des Sarrazins, et il mourut de la peste en 1098. La maison d'Hautpoul porte encore: d'or, à deux fasces de gueules, accompagnées de six coqs de sable, la patte droite levée, crêtés et barbés de gueules.
Raimbaud Creton, seigneur d'Estourmel, chevalier du Cambrésis, entra le premier dans Jérusalem, selon Orderic Vital. Un morceau du bois de la vraie Croix s'est transmis héréditairement, depuis le XIIe siècle jusqu'à nos jours, d'aîné en aîné, en souvenir de ce fait glorieux. Les descendants de Raimbaud Creton ont porté indifféremment les noms de Creton ou d'Estourmel jusqu'au XVIe siècle; mais depuis lors ce dernier a prévalu: Armes: de gueules, à la croix engreslée d'argent.
Comte d'Orange, commandait un corps de croisés au siége d'Antioche, et entra l'un des premiers dans Jérusalem. Il portait: d'or, au cor d'azur, lié, enguiché et virolé de gueules.
Raoul seigneur d'Escorailles ou de Scoraille, et Guy, son frère, firent le voyage de Jérusalem en 1096; ce fait est consigné dans les preuves de cour de cette famille, qui porte: d'azur, à trois bandes d'or.
Raoul, seigneur de Beaugency, se signala au siége d'Antioche. Le P. Anselme parle aussi de Simon II de Beaugency, qui se croisa en 1248. Armes: échiqueté d'or et d'azur, à la fasce de gueules.
Raymond Bertrand, seigneur de l'Isle-Jourdain, l'un des plus grands vassaux du comte de Toulouse, l'accompagné en Terre-Sainte. D. Vaissète donne aux seigneurs de l'Isle-Jourdain les mêmes armes qu'aux comtes de Toulouse: de gueules, à la croix cléchées, vidée et pommetée d'or.
gentilhomme dauphinois, qui avait succédé à Gérard de Martigues comme recteur de l'hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem (voyez n° 7), fut le premier qui prit le titre de grand-maître de l'ordre. Il portait: écartelé, aux 1 et 4 de la religion, aux 2 et 3 d'or, au lion de gueules, qui est du Puy.
vicomte de Turenne, est cité par D. Vaissète au nombre des 60 chevaliers qui défendirent un pont contre une armée de Sarrazins au siége d'Antioche. L'année suivante, à la tête de 14 chevaliers, il s'empara d'un troupeau qu'escortaient 60 Sarrazins. Raymond II mourut au siége d'Acre en 1190; Raymond IV, se trouva au siége de Damiette, et Raymond VI suivit saint Louis en égypte. Armes: coticé d'or et de gueules.
comte de Toulouse, prit la croix au concile de Clermont et partit à la tête de ses plus puissants vassaux. Il mourut, en 1105, au siége de Tripoli. Armes: de gueules, à la croix cléchée, vidée et pommetée d'or.
dit le Croisé, vicomte de Narbonne, accompagna le comte de Toulouse à la croisade de 1096 et s'empara de Tortose en Phénicie. Armes: de gueules.
Renaud de Pons et Pierre, son frère, tous deux seigneurs de grande noblesse, dit le chroniqueur Raymond d'Agiles, partirent pour la première croisade, et furent massacrés par les Grecs à Durazzo. On retrouve d'autres seigneurs de Pons à la croisade de 1147, et à celles de 1191 et de 1248. La maison des sires de Pons, qui s'est éteinte de nos jours, portait: d'argent, à la fasce bandée d'or et de gueules.
Robert de Nevers, dit le Bourguignon, tige de la maison de Craon, mourut en Palestine vers l'an 1098. Robert de Craon, son petit-fils, fut le second grand-maître du Temple. Plusieurs autres membres de la même maison figurèrent aux croisades. Armes: losangé d'or et de gueules.
Robert du Vieux-Pont, d'une famille normande des environs de Lisieux, s'attacha à la fortune de Tancrède. Ses armes étaient, selon le P. Goussencourt, d'argent, semé d'annelets de gueules.
Robert II Courteheuse, 8e Duc de Normandie, fils de Guillaume le Conquérant, frère de Guillaume-le-Roux, roi d'Angleterre.
comte de Flandre, se signala devant Antioche, Jérusalem et Ascalon; il revint en 1100 dans ses états. Armes: d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules.
Roger de Choiseul, en Bassigny, est également cité par le P. Anselme comme ayant été en Palestine. La maison, aujourd'hui ducale, à laquelle il appartenait porte : d'azur, à la croix d'or, cantonnée de 18 billettes de même.
comte de Foix, mourut en Palestine en 1098. Raymond-Roger, un de ses successeurs, prit part à la troisième croisade. Les comtes de Foix portaient: d'or, à trois pals de gueules.
Rotrou II, comte du Perche, seigneur de Mortagne et premier comte du Perche, il fut l?un des seigneurs qui suivirent à Jérusalem Robert, duc de Normandie, en 1096. Il descendait en droite ligne des comtes d?Alençon de la maison de Belesme. Au siège d?Antioche, Rotrou commandait un des corps de l?armée chrétienne, et il signala son courage en diverses occasions. Il rentra dans sa patrie en 1100. Rotrou III, son successeur, se croisa aussi en 1190 avec son fils Geoffroy III, et mourut au siège d?Acre l?année suivante. Etienne du Perche, cinquième fils de Rotrou III, prit la croix en 1200 avec les conquérants de Constantinople, alla en Syrie en 1203, et se rendit en 1204 à la cour de l?empereur Baudouin, qui lui donna le duché de Philadelphie. Il fut tué à la bataille d?Andrinople le 24 avril 1205. Les comtes du Perche portaient d?argent, à deux chevrons de gueules.
Se croisèrent en 1096, moururent tous deux peu de temps après leur retour en France, et furent inhumés dans un même tombeau, dont l'épitaphe, gravée au XVe siècle, leur donne le nom de Salviac et de Viel-Castel; ce qui accrédita la tradition d'une communauté d'origine entre les deux maisons. Un jugement de maintenue au siècle dernier admit ce fait comme authentique. La maison de Viel-Castel en Quercy porte les armes qu'on donne ici aux Salviac: de gueules, au château d'or, sommé de trois tours du même.
Thomas de Marle, sire de Coucy, se signala aux siéges de Nicée et de Jérusalem. Son fils, Enguerrand, mourut à la seconde croisade. Raoul de Coucy fut tué au siége d'Acre; un autre Raoul, à la Massoure. Enguerrand VII, sire de Coucy, dernier mâle de sa maison, fait prisonnier à Nicopolis en 1396, mourut l'année suivante en Bithynie. Armes: fascé de vair et de gueules.
Français d'origine, issu de la noblesse champenoise, Eudes de Châtillon, qui devint pape sous le nom d'Urbain II, fut d'abord élève aux écoles de Reims dirigées par l'écolâtre Bruno, qui devait par la suite fonder la Grande Chartreuse. Après avoir été pendant quelques années clerc séculier, Eudes se fit moine à Cluny et il y devint prieur. En 1078, Grégoire VII le nomma cardinal évêque d'Ostie. En mars 1088, à la mort de Victor III, il fut élu pape.