Les Grands Maîtres du Temple

Thibaud Gaudin
Thibaud Gaudin Août 1291 - 16 avril 1292.

Grand Commandeur du Temple au moment de la mort de Guillaume de Beaujeu, il prit le commandement des troupes restantes et se retira à Sidon. Ne voyant aucune issue, il s'embarqua avec ce qui restait des frères de l'Ordre, les archives et les vases sacrés et se retira au château de Sagette où il fut élu Grand Maître au mois d'août 1291.
Son magistère fut de courte durée puisqu'en 1293 il était déjà remplacé par Jacques de Molay.
L'obituaire de Reims signale sa mort au 16 avril. Jacques de Molay étant mentionné dès le mois de janvier 1293 comme Grand Maître, c'est en 1292 que Thibaud Gaudin mourut.

 

Le moine Thibaud Gaudin 1291-1292
Le moine Gaudin (ou Gaudini) est le lieutenant de Guillaume de Beaujeu et l'a remplacé pendant son agonie.
C'est à l'unanimité que les Templiers l'élisent Grand Maître (cette désignation, hâtive, n'ayant pas été faite dans les règles, l'élection sera confirmée en août 1291, à Chypre).
Dans la ville livrée aux flammes, au pillage et au meurtre, seul le quartier du Temple résiste. Le sultan offre aux Templiers une capitulation honorable. Il accorde la vie sauve à ceux « population comprise » qui se sont réfugiés dans l'enceinte du Temple, toujours inexpugnable. Le grand Maître accepte.
Mais les 300 soldats du sultan, à peine entrés dans l'une des principales tours du quartier du Temple « dite Tour du grand Maître » violent les femmes qu'ils y trouvent. Furieux, les Templiers les massacrent. Le sultan ordonne alors à ses hommes d'assiéger la maison du Temple et de passer tous ses défenseurs au fil de l'épée. Les Templiers se défendent pendant plusieurs jours.
La tour du Grand Maître ayant été minée, elle s'effondre au moment où les musulmans montent à l'assaut, écrasant dans sa chute assaillants et défenseurs.
Par la brèche ouverte, les Sarrasins s'engouffrent dans le quartier du Temple et tuent tout ce qu'ils rencontrent. Le Grand Maître rassemble les dix chevaliers qui, sur les cinq cents du début du siège, ont survécu, et monte avec eux dans une barque amarrée au pied des murailles du quartier du Temple (20 mai 1291).
Il fait voile vers Chypre, où les Hospitaliers se sont déjà repliés. Limassol devient le nouveau quartier général des deux Ordres.
La Palestine est perdue.
Tyr, Sidon, Beyrouth ouvrent leurs portes aux vainqueurs. Leurs habitants n'en sont pas moins massacrés. Les églises sont rasées.
A la fin de l'été 1291, les musulmans ont effacé toutes les traces de l'implantation chrétienne, qui a duré presque deux siècles.

Les Teutoniques se sont repliés en Allemagne. Les Grands Maîtres des Templiers et des Hospitaliers, depuis Chypre, lancent une citation générale pour appeler auprès d'eux les chevaliers de leur Ordre dispersés dans la plupart des provinces de la chrétienté, afin de se livrer à un vaste recensement, et à un état de leur fortune.
Le Grand Maître du Temple est-il alors encore Thibaud Gaudin ?
Des historiens le font disparaître le 16 avril 1292, d'autres vers l'an 1295 ou l'an 1298.

Jacques de Molay >>>> Généalogie des Grands-Maîtres

 

Le Moine Gaudin par Mansuet
Les dix Templiers sortis du sac d'Acton se donnèrent pour chef Le Moine Gaudin qui les emmena dans l'Ile de Chypre, chargés des Saintes Reliques et d'une partie du trésor [Du Puy, p. 174].

L'Europe apprit avec consternation qu'en Orient tout était perdu. Nicolas fit convoquer dans tout le monde chrétien des synodes provinciaux pour délibérer sur ce qu'on devait faire. Chacun s'avoua que le mal résidait dans la division des Chevaleries Religieuses et des autres Croisés.
Par suite, les Pères du synode de Salzbourg (1291) soumirent au Pape un plan de réunion des trois Ordres mixtes: moyen qui prévenait les dissidences futures, sans réparer les pertes du Christianisme oriental.
Des envoyés se rendirent à Rome ; mais la mort de Nicolas suspendit l'action de l'Eglise [Hardouin, t, VII, p. 1163].

Boniface VIII, son successeur, montra beaucoup d'intérêt pour les Templiers, leur remit la défense de Chypre et les recommanda particulièrement au roi d'Angleterre (1295) [Rymer, t, II. p. 683].
Nous ignorons comment Le Moine Gaudin a fini.
Sources: Par feu Claude Mansuet Jeune. Chanoine Régulier de l'Ordre de Prémontré, Docteur en Théologie, Prieur de l'Abbaye d'Etival. Edité chez Guillot, Librairie de Monsieur, Frère du Roi, rue Saint-Jacques. Paris. M DCC. LXXXIX.

 

Le moine Gaudin ou Gaudini
L'an 1291, le moine Gaudin, et non Gouffier de Salvaing qui avait été lieutenant de Guillaume de Beaujeu, lui fut donné pour successeur immédiatement après sa mort. L'ennemi étant entré dans Acre le 18 mai 1291, Gaudini se retranche, avec les siens, dans le quartier du Temple, et s'y défend tout le jour suivant. On leur offre des conditions honorables qu'ils acceptent: elles sont presque aussitôt violées. Les chevaliers reprennent les armes, soutiennent un nouvel assaut, et périssent presque tous sous les ruines d'une tour qu'on avait minée.

Le 20 mai, le grand maître s'embarque avec les trésors de l'ordre, accompagné de dix chevaliers, reste de cinq cents qui étaient dans Acre. Il passe en Chypre, ainsi que le grand maitre de l Hôpital. L'un et l'autre établissent le chef lieu de leur ordre dans la ville de Limisso, sous la protection du roi Henri II.

Gaudini mourut dans cette retraite l'an 1298 au plus tard.
Sources: L'Art de Vérifier les Dates des Faits Historiques. Tome Cinquième, Paris - 1818. Par David Bailie Warden, Saint-Allais (Nicolas Viton), Maur François Dantine, Charles Clémencet, Ursin Durand, François.

Jacques de Molay


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