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Les Grands-Maîtres depuis le premier Hugues de Payns au dernier Jacques de Molay

Philippe du Plaissiez ou du Plessis
templiers-net Début 1201 - 12 novembre 1209

L'élection de Philippe du Plaissis ne put avoir lieu que dans les trois premiers mois de l'année 1201, puisque le 17 avril il passa un accord avec le Maître de la maison de l'Hôpital portant sur une prise d'eau pour arroser les terres et pour l'usage des moulins des deux ordres dans le comté de Tripoli.

Le 1er février 1205, le pape Innocent III lui renouvela la bulle d'Anastase IV Omne datum optimum.

En 1208, il proposa au Maître des Hospitaliers, de Saint-Lazare et de Sainte-Marie des Allemands, une nouvelle trêve avec les musulmans, ce à quoi les prélats de la Terre Sainte s'opposèrent.

Nous trouvons trace de Maître Philippe, premier de la milice du Temple, dans une confirmation d'échange entre les frères de Saint-Lazare et le roi d'Angleterre, datée de mai 1209.

L'obituaire de Reims fixant sa mort au II des ides de novembre, il est facile d'admettre que Philippe du Plaissis décéda le 12 novembre 1209.
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Philippe du Plaissiez ou du Plessis - 1201-1209
Philippe du Pleissiez (ou du Plessis), originaire de Plessis-Macé, près d'Angers, a été admis dans l'Ordre en 1189, lors de la croisade de Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion.

Dès son entrée en fonction, il doit partir en guerre contre le roi d'Arménie qui s'est approprié une forteresse templière dans la principauté d'Antioche. Le pape obtient une trêve, et envoie des légats pour enquête. Le roi d'Arménie profite du délai pour chasser tous les Templiers de son royaume, et saisir les biens qu'ils y possèdent. L'affaire s'achèvera en 1210, à l'avantage de l'Ordre.

Les Templiers, à cause de leurs grandes richesses et des privilèges qui leur ont été accordés sont de plus en plus jalousés par les princes et les évêques, dont ils ne reconnaissent pas l'autorité. Orgueilleusement, ils mettent même en doute celle des légats du pape.

En 1208, le pape Innocent III, à l'intégrité reconnue et à l'autorité incontestée doit envoyer au Grand Maître une lettre où il lui rappelle que l'obéissance est l'un des trois voeux prononcé par le Templier lors de son entrée dans l'Ordre, et qu'enfreindre un seul de ces voeux le rend apostat.
La missive n'a pas dû inquiéter outre mesure les Templiers, qui continuent à se mesurer aux Hospitaliers (même si, avec eux, ils participent à la libération de nombreux prisonniers chrétiens), et, en Europe, à recruter des soldats et à recevoir des donations.

En 1201, une épidémie de peste ravage l'Egypte et la , Syrie. En 1202, c'est un tremblement de terre qui dévaste ceux que la famine et la peste ont épargnés. La paix est nécessaire aux belligérants, pour reconstruirent les villes anéanties.

Les Ordres militaires, qui ont épuisé leurs trésors pour nourrir leurs armées inutiles, font appel à la charité des fidèles de l'Occident, et les coffres se remplissent à nouveau. Philippe du Plaissiez négocie une trêve avec les musulmans, trêve à de laquelle les patriarches de la Terre Sainte et les Teutoniques, refusent de s'associer. Puis c'est au tour des Hospitaliers d'évoquer la paix des armes, ce qui a pour effet de rendre les Templiers bellicistes.

On estime la mort du Grand Maître au 12 novembre 1209.

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Philippe du Plessis par Mansuet
Philippe du Plessis n'est connu que par son nom. Peut-être, tant il règne ici d'incertitude, peut-être n'est-ce qu'un faux nom, substitué par erreur à celui de Théodat de Bersiaco sur qui nous avons quelques renseignements.

Théodat de Bersiago

Le Temple tenait d'Eugène III, d'Adrien IV et d'Alexandre II l'autorisation de dire une messe par année dans les lieux interdits.
Ce droit diminuait considérablement les privilèges épiscopaux et semait toujours la jalousie et l'envie entre les diocèses et les Ordres auxquels il était accordé. L'abus ordinaire qu'en faisaient ces Ordres était dénoncé régulièrement à la Cour de Rome par la vigilance des évêques.
Quoique le Souverain Pontife commandât au Temple de se contenir dans son droit (1179), les Chevaliers persistèrent à le dépasser et les évêques à s'en plaindre.
Non-seulement les Frères de l'Ordre célébraient le culte et sonnaient les cloches sans se mettre en peine de l'interdit, mais ils enterraient dans leurs cimetières, pour une modique somme, des gens excommuniés. Las de ces doléances continuelles, le Pape fit des reproches au Grand-Maître, l'exhortant à réprimer l'abus et menaçant de sévir (1208) [Baluz, p. 68, Du Puy, p. 141].

Nous croyons que les rapports adressés à Rome péchaient par exagération, car les évêques n'avaient point coutume d'attendre plusieurs années avant de lui signaler ce genre de délits spirituels.

En 1209, Innocent avertit le Patriarche et les Grands-Maîtres des deux Ordres qu'on préparait une Croisade européenne et les pria de contribuer par tous leurs moyens à l'oeuvre de la défense et de la conquête des Saints Lieux [Baluz, p. 192, Du Puy, p. 112].

La dispute entre le roi d'Arménie et les Templiers, concernant le château de Gaston, fut aussi réglée par le sage Pontife [Du Puy, p. 551].

En 1209, Frédéric, roi de Sicile, depuis empereur, fit don de Murrum à Guillaume d'Aurélie, Grand-Prieur de l'Ordre en Sicile, pour la Maison de Messine. L'année suivante, il y joignit de nouveaux présents [Du Puy, p. 148].

Sous Sigewin, évêque de Camin, qui régna de 1202 à 1217, les Chevaliers s'établirent en Poméranie, où leur Institut s'enrichit de plusieurs fiefs, comme: Pausin, Roerich et Wildenbeuh.
Sources: Par feu Claude Mansuet Jeune. Chanoine Régulier de l'Ordre de Prémontré, Docteur en Théologie, Prieur de l'Abbaye d'Etival. Edité chez Guillot, Librairie de Monsieur, Frère du Roi, rue Saint-Jacques. Paris. M DCC. LXXXIX.
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Philippe de Plessiez
L'an 1201, Philippe de Plaissiez, né d'une famille illustre d'Anjou, était en possession du magistère, selon du Cange en 1201.

La même année, le roi d'Arménie enlève aux Templiers le fort Gaston, situé dans la principauté d'Antioche.

L'an 1202, le grand maître, fait déployer le Beaucéant l'étendard de l'ordre pour obliger ce prince à restituer la place. On convient ensuite d'une suspension d'armes jusqu'à l'arrivée des légats. Cette convention était l'effet d'une impuissance réciproque. Le roi dans l'intervalle chasse tous les Templiers de son royaume, et fait saisir tous les biens qu'ils y possédaient. Ce démêlé fut terminé l'an 1213, à l'avantage de l'ordre. Il y avait cependant des plaintes portées en cour de Rome contre les Templiers.

L'an 1208, le pape Innocent III, leur écrivit une lettre très forte sur leur désobéissance envers les évêques, et même les légats. Les grandes richesses de l'ordre avaient produit cet esprit d'indocilité. Elles augmentèrent dans la suite et ne rendirent pas ces chevaliers plus souples.

L'an 1210, Pierre II, roi d'Aragon fit donation a ces chevaliers du fort d'Azuda et de la ville de Tortose.

L'an 1213, se donna fa fameuse bataille d'Ubéda, que les Chrétiens gagnèrent sur les Maures d'Espagne. Entre les Templiers qui s'y distinguèrent, on remarque Gomez Ramirez précepteur de Castille, qu'on a fait mal à propos grand maître de l'ordre.

L'an 1217, est mémorable dans les fastes d'Espagne par la victoire que les Chrétiens remportèrent sur les Maures après la prise d'Aleazar. On fut redevable en grande partie de ces avantages à la valeur des chevaliers.

Le Grand-Maître du Plessiez mourut cette année. Du Gange lui fait succéder Déodat de Bersiac, qui n'est qualifié nulle part grand maître, pas même dans les endroits cités par cet auteur.
Sources: L'Art de Vérifier les Dates des Faits Historiques. Tome Cinquième, Paris - 1818. Par David Bailie Warden, Saint-Allais (Nicolas Viton), Maur François Dantine, Charles Clémencet, Ursin Durand, François.

Guillaume de Chartres


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