Non nobis Domine, non nobis, sed Nomini Tuo da Gloriam Non pas à nous Seigneur, non pas à nous, mais à Ton Nom seul, donne la gloire
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Arnaud de Toroge
templiers-net 1180 - 30 septembre 1184

Il est difficile de dater l'élection de ce Maître du Temple.
Arnaud de la Tour Rouge était encore Maître en Provence et en Espagne le 26 novembre 1180, dans un acte où il accordait aux habitants de Miravete le privilège de ne pas payer les péages ni les usages par mer et par terre.
D'après Guillaume de Tyr, le nouveau Maître fut revêtu de sa dignité en 1181 sans précision de mois.
A moins de prendre en considération la mention de l'auteur de la vie des archevêques de Bourges signalant qu'un Eudes de Saint Amand, oncle de l'archevêque de Bourges, le Bienheureux Philippe Berruyer, fut Grand Maître.
Ce dont nous n'avons aucune confirmation par les actes. Néanmoins, il fut élu au tout début de l'année: au mois de mars, le roi Alfonso II d'Aragon fait une donation au Grand Maître (Magister Mayor), Arnault de la Tour Rouge, et à Bérenger d'Avignon, Maître en Provence et en Espagne de la ville de Tortosa et des châteaux d'Azcon Pet de Ribarroya.

Nous le retrouvons en 1183, dans un acte d'Héraclius, patriarche de Jérusalem, constatant l'accord intervenu entre les frères du Temple et l'Abbaye de Notre-Dame de Josaphat, au sujet du Casal de Maseraz. Le 5 janvier 1182, le pape Lucius III, tout en complétant les données par la mention: Dilectus filius Arnaldus, renouvelait les dispositions de la bulle de son prédécesseur Alexandre III.
Grand voyageur, Arnaud de la Tour Rouge mourut à Vérone, le 30 septembre 1184, lors d'un voyage en France où il allait sollicité du secours pour la Terre, Sainte.
Cette date est confirmée par l'obituaire de Reims.
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Arnaud de Toroge - 1181-1184
Arnaud de Toroge ou de la Tour Rouge n'est élu Grand Maître que deux ans après la mort en captivité de son prédécesseur. L'intérim aurait été assuré par Philippe Berruyer, archevêque de Bourges, et oncle d'Odon de Saint-Amand. Il a été auparavant Maître de Provence et d'Espagne. Dès sa prise de fonction, il doit promettre à Baudouin IV et au pape de se réconcilier solennellement avec les Hospitaliers.
Les deux ordres militaires ne cessent de se disputer sur le rang et la préséance, soit à la guerre, soit à la cour du roi de Jérusalem. Leur rivalité est devenue telle qu'ils se battent entre eux chaque fois qu'ils se rencontrent.
Les deux grands Maîtres promettent, et signent même un traité, qui n'aura aucun effet sur le comportement des moines-chevaliers des deux camps. L'orgueil, l'ambition et l'avarice ont remplacé l'humilité et le désintéressement des débuts. En outre, Baudouin, de plus en plus diminué par la lèpre qui le paralyse et le rend aveugle, nomme comme régent Guy de Lusignan, son beau-frère par alliance, que les comtes du royaume considèrent comme un étranger.
Une famine, qui désole la Syrie, a provoqué une trêve respectée par les Francs et les Turcs. Jusqu'à ce que Renaud de Châtillon, un seigneur remuant ne décide, faire des incursions dans les territoires musulmans, razziant jusqu'aux caravanes de pèlerins qui se rendent à La Mecque (ville sainte qu'il a le projet d'annexer).
Saladin réagit et déporte 1 500 chrétiens, marchands et pèlerins dont les nefs ont naufragé près de Damiette. Puis, en 1183, des négociations ayant échoué ( le pouvoir de Baudouin IV est trop faible; il ne parvient pas à obliger Renaud de Châtillon à rendre son butin ) Saladin passe le Jourdain.
Il ravage le pays sans que Guy de Lusignan, à la tête de l'armée, réagisse. Incapacité de sa part, ou jalousie des chefs, qui refusent de lui obéir ?
Baudouin IV, le roi lépreux, lui retire la régence du royaume, qu'il donne à Raymond, comte de Tripoli. Lequel n'accepte la régence qu'à la condition que les Templiers et les Hospitaliers s'engagent à défendre toutes les places qui pourraient être attaquées.
Puis il achète une trêve à Saladin afin de gagner du temps. Il demande à Arnaud de Toroge et au grand Maître des Hospitaliers de se rendre à Rome afin d'obtenir du pape la levée d'une nouvelle croisade pour venir au secours du royaume de Palestine. Les deux dignitaires arrivent en Italie en 1184.
L'empereur d'Allemagne promet des troupes, qu'il ne donnera pas. Le pape remet aux deux ambassadeurs des lettres pour les rois d'Angleterre et de France où il les supplie d'intervenir. Arnaud de Toroge ne dépasse pas Vérone. Il y meurt, de maladie, le 30 septembre 1184.

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Arnaud ou Arnold de Torroge
Après l'incarcération d'Odon de Saint-Amand, Arnold de Torroge fut nommé Grand-Maitre (1181); il mourut dans la troisième année de son règne. L'Ordre, espérant qu'Odon lui serait rendu, s'abstint probablement de faire un nouveau choix pendant sa vie.

Saladin conclut un armistice avec les Croisés et se rendit en Perse. Dans l'intervalle, le roi Baudouin permit aux Templiers de construire un château dans le lieu nommé (Vadum Jacob), sur la frontière sarrasine. Arnold envahit à main armée le territoire ennemi pour protéger les travaux; violation de la trêve dont Saladin n'oublia pas de se plaindre. A son retour, il mit le siège devant le château, comme on venait de l'achever. Baudouin voulut secourir la Sainte Milice; mais il n'osa marcher plus loin que Tabaria. Le général sarrasin se rendit maitre du château qu'il rasa ; les Templiers eurent la tête tranchée; le reste de la garnison fut conduit à Damas, et le roi renouvela l'armistice avec Saladin [Bernhard Thesaurar]. S'il faut en croire d'autres annalistes, les Templiers périrent dans un supplice plus barbare. Suivant Robert de Monte, Saladin emporta d'assaut le fort de (Vadum Jacob) au moyen de machines. Il fit scier en deux les Frères du Temple, se bornant toutefois à faire décapiter ceux qui n'occupaient dans l'Ordre que des grades subalternes. On ne dit point comment il put établir cette distinction. Les Frères décapités étaient peut-être des Servants, reconnaissables à leurs robes noires et grises.

Ce massacre fait, Saladin offrit aux Croisés de rebâtir pour eux le château, s'ils consentaient à lui rendre son neveu. Nous ne savons point leur réponse, mais il est à présumer qu'ils refusèrent.

Henri II, roi d'Angleterre, avait mis un trésor sous la garde du Temple et de l'Hôpital. Il le leur abandonna, par testament (1182), pour la défense de la Terre-Sainte, se réservant toutefois d'en disposer jusqu'à sa mort. De plus, il légua cinq mille marcs d'argent aux Templiers, cinq mille aux Hospitaliers, outre une somme égale destinée à la défense de la Terre-Sainte, dont les deux Ordres devaient choisir l'emploi [Rymer].

L'année d'avant, le pape Lucius II montra sa bienveillance envers l'Ordre par la publication d'une bulle en tout pareille à celle que le Grand-Maître Odon avait obtenue du pape Alexandre III (1172) [Rymer].

En 1184, Saladin fit des progrès et battit les Chrétiens; l'Ordre fut fort maltraité [Naucleri]. Le comte Philippe de Flandre voulut encore une fois à Jérusalem combattre Saladin; mais les Frères du Temple l'ayant insulté, ce gentilhomme retourna dans Antioche. De là, témoin des nouveaux succès de l'ennemi, Philippe marcha contre Saladin et l'écrasa [Bromton ap Selden, p. 1144].

La Palestine était toujours exposée, car les Chrétiens pouvaient être chassés d'heure en heure. Ils n'avaient plus d'autre ressource que la diversion d'une Croisade européenne. Alexandre III s'efforça d'amener un mouvement de ce genre, par un appel à toute la chrétienté (1181), qui fut entendu des rois de France et d'Angleterre. Mais la mort du Pape et celle du roi de France arrêtèrent la Croisade projetée, qui d'ailleurs n'excitait plus un grand enthousiasme, tout le monde se lassant de ces efforts stériles pour récupérer les Saints Lieux.

Les Chrétiens orientaux, dont la situation s'aggravait, députèrent aux Cours d'Europe trois Ambassadeurs qui s'accompagnèrent apparemment par jalousie réciproque: c'étaient Héraclius, patriarche de Jérusalem ; Arnold, Grand-Maître du Temple et Roger, Grand-Maître de l'Hôpital. Le Patriarche avait à craindre des révélations sur sa conduite, et les Ordres étaient trop soigneux de leurs intérêts pour que l'un d'eux chargeât l'autre de cette mission.

Arrivée sans encombre à Brindes, l'Ambassade en prévint le roi de Jérusalem qui se hâta de lui répondre par l'exposé des affaires. Elle partit alors pour le Concile de Vérone (1184), où le Grand-Maître Arnold mourut [Radulph de Diceto, p. 625].

Héraclius et Roger s'épuisèrent en efforts pour réchauffer la tiédeur des fidèles. Ils eurent peu de succès, même auprès du souverain pontife. L'empereur les adressait à la France, et le roi de France à l'Angleterre. Ces Ambassadeurs appelaient le peuple à défendre la Terre-Sainte d'une manière assez étrange: partout ils portaient avec eux les clefs du Saint-Sépulcre et de la tour de David, et l'étendard de la Sainte-Croix, ce qui devait frapper vivement les esprits [Radulph de Diceto].
Sources: Par feu Claude Mansuet Jeune. Chanoine Régulier de l'Ordre de Prémontré, Docteur en Théologie, Prieur de l'Abbaye d'Etival. Edité chez Guillot, Librairie de Monsieur, Frère du Roi, rue Saint-Jacques. Paris. M DCC. LXXXIX.
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Arnaud ou Arnold de Torroge
1179 Arnaud de Toroge (de Turri Rubea) après avoir rempli les premières places de l'Ordre en deçà des mers, il fut élu pour succéder au Grand-Maître de Saint-Arnaud.

C'était un homme de cœur et d'honneur. Mais les conjonctures critiques où il se trouva ne lui permirent pas toujours de soutenir ce caractère.

L'an 1180, Arnaud et le Grand-Maître des Hospitaliers signent, par contrainte, une paix déshonorante avec Saladin.

L'an 1181, ils furent envoyés par le roi Baudouin IV avec Renaud de Châtillon, prince de Montréal, à Antioche pour tâcher d'apaiser les troubles qui s'y étaient élevés à l'occasion du divorce que le prince Bohémond avait fait avec sa femme légitime pour en épouser une autre. Les affaires de Palestine allaient toujours en de cadence.

L'an 1184, Les deux mêmes Grand-Maîtres s'embarquent avec le patriarche Héraclius pour aller chercher du secours en Occident. Ayant aborde sur les côtes d'Italie, ils se rendirent à Vérone où le pape était en conférence avec l'empereur.

Arnaud mourut en cette ville, et non pas à Paris, comme quelques-uns l'ont prétendu.
Sources: L'Art de Vérifier les Dates des Faits Historiques. Tome Cinquième, Paris - 1818. Par David Bailie Warden, Saint-Allais (Nicolas Viton), Maur François Dantine, Charles Clémencet, Ursin Durand, François.

Gérard de Ridefort


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