Non nobis Domine, non nobis, sed Nomini Tuo da GloriamNon pas à nous Seigneur, non pas à nous, mais à Ton Nom seul, donne la gloire  
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Librairie des Croisades

 
198Thierry Delcourt - Fabrice Masanès - Danielle QuéruelMamerot, Les Passages d'Outremer. Une chronique des croisades
Templiers.netMamerot, Les Passages d'Outremer. Une chronique des croisades

Sanglantes, horribles, injustes, belles, glorieuses ?

Les guerres de religion en Terre sainte

Achevé vers 1474, le manuscrit superbement illustré de Sébastien Mamerot est le seul document d'époque rendant compte de quatre siècles de croisades françaises, aux cours desquelles les rois de France tentèrent de s'emparer de la Terre sainte. Jean Colombe, enlumineur du Moyen-Âge surtout connu pour son travail sur les Très Riches Heures du Duc de Berry, est le principal auteur des 66 miniatures splendides du manuscrit.

Inspiré par la guerre sainte xénophobe déclenchée par une annonce du pape Urbain II - équivalent chrétien du djihad - Mamerot a dédié son oeuvre à son mécène Louis de Laval, gouverneur de Champagne. Les Passages d'Outremer comprend 277 feuillets de parchemin, illustrés par Colombe et par les meilleurs calligraphes de l'époque médiévale. Il est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France.

A partir de ce manuscrit exceptionnel, TASCHEN a réalisé un fac-similé qui reproduit jusqu'à la couleur même de l'encre dorée du Moyen-Âge. Présentée sous coffret, cette luxueuse édition en deux volumes ? le premier contenant le fac-similé du manuscrit original, le second l'adaptation complète de celui-ci et les descriptions des miniatures de Jean Colombe ? témoigne avec richesse de cette période historique, longue, glorieuse et sanglante. Batailles, obsèques, cérémonies religieuses, couronnements et processions royales, représentés par des enluminures retraçant des siècles de guerre sans merci, nous permettent de mieux comprendre pourquoi nous en sommes là aujourd'hui.

Le manuscrit appartient à la Bibliothèque nationale de France, www.bnf.fr.

A propos des auteurs
Thierry Delcourt a dirigé la Bibliothèque municipale de Troyes (aujourd'hui Médiathèque de l'Agglomération troyenne), après avoir obtenu son doctorat ès-lettres. Depuis 2006, il est directeur du département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Il est commissaire de l'exposition La légende du roi Arthur, BnF, octobre 2009. On compte parmi ses publications : Les croisades, la plus grande aventure du Moyen Âge et La littérature arthurienne.

Fabrice Masanès est historien et critique d'art. Il a obtenu son doctorat en histoire à l'Université de la Sorbonne. Spécialiste de la peinture, il enseigne l'histoire de l'art du XIXe siècle à l'Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis et l'histoire de Paris au Moyen-Âge à l'IES de L'Université de Chicago. Il est l'auteur du Courbet, paru chez TASCHEN, et a publié un recueil de nouvelles qui rassemble quelques-unes de ses réflexions à propos de la littérature et des arts.

Danielle Quéruel est professeur de littérature médiévale à l'Université de Reims Champagne-Ardenne. Titulaire d'un doctorat sur la littérature romanesque bourguignonne de la fin du Moyen Âge, elle a étudié les mises en prose et la littérature de croisade. Parmi ses éditions de texte, citons Le roman de Tristan en prose et Le Livre du devisement du monde de Marco Polo.


Feuilleter

Edition : Français
Disponibilité: Septembre 2009

ISBN: 978-3-8365-0556-7

Edition Taschen
978-3-8365-0556-7TopPrint


 
194Éric Verdeil, Ghaleb Faour et Sébastien VelutAtlas du Liban
Templiers.netLa publication de cet Atlas du Liban s'inscrit dans les activités de l'Observatoire urbain de l'Institut français du Proche-Orient et constitue le premier d'une série d'atlas qui porteront sur la Syrie et la Jordanie. Cet ouvrage propose une synthèse précieuse de toutes les données disponibles sur le territoire libanais et ses populations. Il est cependant loin de n'être qu'une collection de chiffres et de cartes : il représente une étude approfondie des transformations spatiales, sociales, politiques et économiques qu'a connues le Liban contemporain.

Sur le terrain miné de l'usage des statistiques et de la cartographie, les analyses présentées dans cet ouvrage préservent la nécessaire distanciation scientifique et le traitement critique des sources pour saisir au plus près l'ensemble des dynamiques qui recomposent en permanence la société libanaise. Il en offre une photographie particulièrement éclairante à l'heure où le Liban est confronté à des défis majeurs quant à son positionnement dans l'échiquier régional et mondial.

Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration entre plusieurs institutions, le Conseil national de la recherche scientifique au Liban, l'Institut français du Proche-Orient, l'UMR Temps (ENS-IRD) et l'UMR Environnement, Ville, Société (CNRS-Université de Lyon), avec le soutien du programme de coopération franco-libanais CEDRE. Il a été réalisé par Éric Verdeil, chercheur au CNRS et ex-responsable de l'Observatoire urbain de l'IFPO, Ghaleb Faour, chercheur au CNRS libanais, Sébastien Velut, chercheur à l'IRD et Walid Bakhos (université de Montréal).

En dépit de multiples difficultés, ces auteurs ont relevé le défi de ce travail remarquable qui concrétise une coopération institutionnelle et scientifique exemplaire. Qu'ils en soient ici vivement remerciés de même que Laetitia Demarais, Antoine Eid et Rami Yassine, du service des publications de l'IFPO, qui ont assuré, avec maestria, la préparation éditoriale de cet ouvrage.


Atlas du Liban

Référence électronique
Franck Mermier (préfacier), « Avant-propos », in Atlas du Liban, Beyrouth, Liban, Institut français du Proche-Orient / CNRS Liban (« Études contemporaines »), 2007, [En ligne], mis en ligne le 17 avril 2009, Consulté le 18 mai 2009. URL : Atlas du Liban
978-2-35159-053-9TopPrint


 
193Abbès ZouacheArmées et combats en Syrie de 491/1098 à 569/1174
Templiers.netLa Syrie médiévale, al-Sam des géographes arabes, longtemps parent pauvre de la recherche française en histoire médiévale, fit l'objet d'importants travaux dans la seconde moitié du xxe siècle. Les thèses de Claude Cahen, Marius Canard, Jean Sauvaget, Nikita Élisséeff et Thierry Bianquis, notamment, comblèrent d'importantes lacunes. Elles tiraient tout particulièrement profit d'une étude approfondie de sources arabes jusqu'alors surtout utilisées dans des traductions partielles et parfois déficientes. Elles ne s'intéressaient plus seulement, également, à l'installation franque en Orient, aux croisades successives qui touchèrent au rivage levantin ou traversèrent une partie du monde connu d'alors pour parvenir à Jérusalem : les États musulmans étaient étudiés pour eux-mêmes, dans leurs interactions avec les Francs quand la période le commandait. Récemment, les travaux de J.-M. Mouton, M. Yared-Riachi et A.-M. Eddé complétèrent les efforts entrepris.

Concernant les croisades, on changea de point de vue, sous l'impulsion notamment de Claude Cahen. Il s'agissait de les étudier aussi du point de vue musulman. La situation du Proche-Orient à la veille de leur déclenchement fut prise en compte. L'installation franque s'était faite en pleine effervescence ; elle avait été précédée par l'arrivée et l'établissement d'éléments turcs dont la vigueur, la fraîcheur et la combativité avaient fini de bouleverser les structures politiques existantes. Plusieurs fois ravagé par des armées régulières ou par des bandes de Turcomans de passage, le « pays du pain et du levain » où surgirent les Croisés était morcelé politiquement et en piètre état militairement. Les hommes qui composaient les armées latines ne formaient, pour la plupart des auteurs arabes, qu'une nouvelle vague d'envahisseurs, motivés par un seul appétit de conquête et de pillages.

Réformée par de nouvelles problématiques, tenant donc plus compte, pour partie, des réactions des Orientaux, l'historiographie des croisades a continué, après la Seconde Guerre mondiale, à s'enrichir d'une masse impressionnante de publications. Foisonnement éclectique, dans lequel les historiens anglo-saxons ont pris une part croissante, au détriment d'une production française moins importante mais toujours féconde. Foisonnement qui vit les États latins nés de la croisade être de plus en plus étudiés dans le contexte oriental. Foisonnement qui n'empêcha pas, et n'empêche toujours pas, de parfois toujours ignorer les sources arabes voire de négliger les territoires restés sous domination musulmane après la croisade.

Armées et combats en Syrie
ISBN :978-2-35159-027-0TopPrint


 
192Jean RichardLe comté de Tripoli dans les chartes du fonds des Porcellet.
Templiers.netOn doit au regretté Fernand Benoit de connaître la présence, dans les collections du Musée Calvet d'Avignon, de sept documents originaux provenant de l'Orient latin et concernant le comté de Tripoli. Ces documents, avant d'être acquis par le musée (avec le legs Mariéton), se trouvaient à Beaucaire, chez le dernier descendant de la famille des Porcellet de Maillane.

Leur présence dans les archives de cette famille, cependant, ne paraît pas s'expliquer par la transmission régulière d'actes qui auraient été établis en faveur des ancêtres des Porcellet. En effet, tous sont relatifs à des donations ou à des accords intéressant les Hospitaliers et leurs domaines du comté de Tripoli. Une branche des Porcellet s'était établie dans ce comté au début du XIIe siècle, et les auteurs de ces actes, à l'exception d'une dame Flandina qui ne nous est pas autrement connue, sont, soit des membres de cette famille, soit des descendants du mariage de Marie Porcelet avec Hugues de Gibelet, lesquels, tout en portant le nom de Gibelet, associaient dans leurs armes le sanglier des Porcelet à l'étoile des Embriaci de Gibelet : le sanglier figure au revers de la bulle de plomb dont ils scellaient leurs actes.

A notre sens, ce sont les Porcellet de Maillane, ayant découvert la présence de documents attestant l'ancienneté de leur famille dans les archives des Hospitaliers, qui sont responsables de la soustraction de ces documents, lesquels pouvaient servir à étayer leur généalogie, alors qu'ils n'étaient guère utiles aux Hospitaliers. Aucun de ces documents ne paraît s'être trouvé à Malte lorsque Sebastiano Paoli compila son « Codice diplomatico). On n'en trouve pas davantage trace dans les deux sacs de titres de Terre sainte, provenant du grand prieuré de Saint-Gilles, que l'archiviste Raybaud analysa, à Arles, en 1742, alors que deux documents concernant les mêmes personnages et les mêmes domaines sont mentionnés dans cet inventaire. Les documents conservés au Musée Calvet ne portent pas au dos les cotes qui figurent sur les documents conservés à Malte. Nous sommes donc portés à penser qu'ils se trouvaient aux archives du grand prieuré de Saint-Gilles et qu'ils en ont été soustraits antérieurement à 1742.

Jean Richard, Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, Revue d'Eruditions Publiée par la Société de l'Ecole des Chartes, CXXX, Deuxième livraison, Juillet-Décembre 1972, Paris, Genève Librairie Droz, 1973.
Année 1972TopPrint


 
191B. DichterThe Maps Of Acre
Templiers.netEdition originale
Cette expression de l'admiration, dont un grand poète juif, en provenance d'Espagne en 1216 à la suite de la visite de la ville d'Acre, a chanté les louanges de la capitale du Royaume des Croisés, pourrait être choisie comme devise de son impression, quand il pénètre dans le domaine de l'une des plus anciennes villes du Moyen-Orient, où le nombre de sites révèle la richesse de sa civilisation.

Entre toutes ces villes, Acre a l'avantage, de partager avec quelques autres villes, d'une structure permanente durant toute son existence, de la préhistoire à nos jours.

La vie que cette ville historique a vécu, avec des hauts et des bas, qui se manifeste tant par les témoignages historiques et archéologiques durant de nombreux siècles, a été le théâtre d'une multitude de civilisations, comme les Phéniciens, israéliens, hellènes, arabes, croisés jusqu'au moment ou fut créé l'État d'Israël.

Elle a été un centre commercial, mais aussi politique et administratif, dont les effets sont encore bien présents. Son port, est le coeur cosmopolite de son activité, il a vu au cours des âges, non seulement les marchands et marins, ainsi que les pèlerins des trois religions monothéistes, mais aussi les navires et les armées des puissances les plus importantes dans l'histoire. Elle connait de nos jours un renouveau de son activité. Cette passerelle entre le « Levant » et le « Ponant » a donc été un melting-pot des êtres humains, où de nouveaux apports de culture ont été apportés aux traditions.
Année 1973TopPrint


 
182René GroussetHistoire des Croisade et du royaume de Jérusalem
Templiers.netEdition Originale

2 - La question de l'Orient à la veille des croisades

1. - La question d'Orient d'après Guillaume de Tyr.

L'Estoire de Eracles, empereur.

Ce n'est pas sans raison que le chroniqueur Guillaume de Tyr commence son histoire des Croisades par le récit de la lutte de l'empereur d'Orient Heraclius contre le roi de Perse Khosroès Parvîz. Dans une large fresque liminaire, il nous montre le grand roi sassanide envahissant en 614 la Terre Sainte, détruisant les églises et pillant le Saint-Sépulcre, puis Heraclius, préfiguration de Godefroy de Bouillon, reconquérant la Syrie, reconquête dans laquelle notre auteur voit, en fait, la première des croisades (628). Au-dessus de ce grand duel il dresse, symbole et enjeu de la lutte, la Vraie Croix que nous retrouverons en 1098, aux journées d'Antioche.


« Cosdroez, li puissanz rois de Perse, estoit venu à grant force en Surie et avoit destruites les citez et les chastiaus, arses (brûlé) les villes, les églises fondues, grant partie du peuple ocis et l'autre partie menée en chaitivoisons (captivité). La cité de Jherusalem prist à force, et ocist dedenz xxxvi mile homes; la Vraie Groiz, où Jhesucrist fu morz por nous, emporta ».

Au contraire « quant Eracles ot conquis Perse et ocis Gosdroez, il en raporta la Vraie Croiz en Jherusalem [...]; et faisoit les églises réfère et atirier les sainz leus que Cosdroez avoit destruiz ». Restauration éphémère, car, neuf ans après la délivrance du Saint-Sépulcre, les armées du khalife Omar faisaient la conquête de la Palestine (638).

Détail à noter, l'Estoire d'Eracles, informée comme elle Pétait des affaires syriaques, ne manque pas de remarquer que les débuts de la domination arabe furent singulièrement plus tolérants pour les chrétientés indigènes que ne l'avait été l'éphémère occupation des Sassanides : « Homar et ses pueples d'Arabe, quant il vindrent à la sainte cité de Jherusalem, il la trovèrent destruite et déserte. Un pou de pueple qui habitoient ès ruines, lessièrent demorer iluec, par treus (tributs) qu'il mistrent sur eus, et soufrirent qu'il vesquissent comme Crestien et refeissent leur églises et esleussent ilec un patriarche ». Après la tolérance des khalifes omaiyades, l'archevêque de Tyr nous vante celle du grand souverain abbâside Hârûn al-Rashîd et ses relations avec Charlemagne [...]
Année 1934TopPrint


 
180A. MazuyJérusalem Délivrée avec La Vie du Tasse
Templiers.netEdition Originale

An XVIe siècle déjà, l'épopée du Tasse avait paru en France une oeuvre merveilleuse, et, pour nous servir des expressions du temps, la « Hiérusalem du seigneur Torquato » fut rendue française par Biaise de Vigenère, Bourbonnais, naïf interprète qui voulut montrer à la pieuse génération comment avait été délivrée la grande tombe du Christ.

Depuis cette époque, que de traductions n'ont pas été accomplies jusqu'au travail de Lebrun, élégante paraphrase d'un beau poëme !
Mais un fait incontestable, c'est que, de toutes ces traductions, il n'en est pas une seule exacte, qui fasse connaître le texte précis, le mot à mot et même la pensée intime du poète. A prendre les deux extrémités de ces travaux, le bon Vigenère et le traducteur Lebrun, que trouvons-nous dans leur oeuvre ?
Le premier, empreint des moeurs de son temps, de la renaissance de toutes choses, de cet esprit mélangé de moyen âge et d'antiquité païenne, s'est jeté dans d'incessantes digressions ; il aime à développer à sa manière les idées du poëte ; il fait de la mythologie, de l'histoire naturelle, de l'alchimie ; il ne croit pas le Tasse assez intéressant pour la génération ; il l'explique et le commente.

Un autre esprit domine Lebrun, qui écrivait à une époque de vie élégante et philosophique ; il a revêtu la « Jérusalem délivrée », non point des couleurs dont le poëte s'était servi, mais des idées du XVIIIe siècle. Lebrun n'a pas compris que le Tasse parlait des pieux Croisés, dont il partageait les convictions et la croyance, car le poëte qui chantait les pèlerins était lui-même sous l'empire de la pensée religieuse. Ceci a entraîné Lebrun dans une fausse route. De la son dédain pour toute expression puisée dans la chronique ; le mot pèlerin lui a paru vulgaire ; la désignation de Païens, que le Tasse applique aux Infidèles, lui a semblé mauvaise ; le nom de Jérusalem appartenait à une géographie trop simple ; Lebrun a préféré les poétiques changements de Voltaire ; sous
[...]
Année 1850TopPrint


 
177Ch. Gavard EditeurSalles des Croisades
Templiers.netEdition Originale

Galeries Historiques de Versailles

Première croisade :
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades ; Les Armoiries peintes sur la frise ;

Deuxième croisades :
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades ; Les Armoiries peintes sur la frise ;

Troisième croisade :
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades ; Les Armoiries peintes sur la frise ;

Quatrième croisade :
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades ; Les Armoiries peintes sur la frise ;

Cinquième croisade :
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades ; Les Armoiries peintes sur la frise ;

Sixième croisade :
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades ; Les Armoiries peintes sur la frise ;

Septième croisade :
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades ; Les Armoiries peintes sur la frise ;

Comprend 51 pages, vignettes gravées sur bois dans le texte, 9 planches chromolithographiées de blasons sous serpentes, 242 numéros décrits.
Année 1830TopPrint


 
170MichaudHistoire des Croisades
Templiers.netEdition Originale

Livre II : Lorsque les croisés eurent passé le détroit du Bosphore, ils ne s'occupèrent plus que de faire la guerre aux musulmans. On se rappelle que les Turcs Seldjoukides, sous le règne de Michel Ducas, avaient envahi l'Asie Mineure ; l'empire qu'ils y avaient fondé s'étendait depuis l'Oronte et l'Euphrate jusqu'à Nicée. Cette nation était la plus barbare des nations musulmanes ; elle avait négligé de conquérir les rivages de la mer, parce qu'elle n'avait point de marine ; mais elle tenait sous sa domination les plus riches provinces, dont elle laissait la culture aux Grecs, ses esclaves et ses tributaires.

Livre III : Marche des Croisés sur Antioche et siège d'Antioche 1097-1098. Le Taurus avait été franchi. La Syrie était ouverte à l'armée chrétienne. En quittant Marésie, les croisés s'étaient portés vers Artésie, l'ancienne Chalcis, située à cinq ou six lieues de là, du côté du sud.
Année 1841TopPrint


 
158Claire Constans et Philippe LamarqueLes salles des croisades Château de Versailles
Templiers.netLes salles des croisades Château de Versailles

Par Claire Constans, conservateur général du patrimoine pour la partie artistique et Philippe Lamarque, docteur de l'Ecole pratique des hautes études pour la partie héraldique.

Découvrez par la peinture, les hauts faits des Croisades ainsi que les armoiries des Croisés.

Jean Richard, membre de l'Institut, nous a fait l'immense honneur d'établir sous la forme d'une introduction, la situation de l'histoire des Croisades sous Louis Philippe.

Par un texte d'une quinzaine de pages, Claire Constans, en s'appuyant sur des documents d'archives et des dessins de l'agence de l'architecte Nepreu, des tableaux ou des photographies du château, retrace l'évolution du chantier.

Puis en 170 pages, Claire Constans étudie, sous forme de notices iconographiques, les cent cinquante tableaux, tous représentés en couleurs et en belle taille dont une dizaine le sont en double page.
Outre les représentations des croisés (Godefroy de Bouillon, Richard Coeur de Lion, Frédéric Barberousse, saint Louis), le lecteur trouvera celles des portraits des grands maîtres des différents ordres de chevalerie, la prise de Jérusalem (1099), de l'institution de l'Ordre du Temple (1128), de la prédication de saint Bernard de Vézelay (1146), des batailles en Terre sainte, de la désastreuse 4e Croisade illustrée en particulier par le superbe tableau de Delacroix aujourd'hui au Louvre, du rôle de saint Louis, ou des derniers grands combats en Méditerranée orientale qui se poursuivirent durant le XVIe siècle. Sur un ton épique ou simplement illustratif, toiles monumentales et tableaux plus mineurs, offrent un panorama varié de la grande peinture française dans la première moitié du XIXe siècle.

Plusieurs centaines d'écus ornent les embrasures, les plafonds à caissons, les pièces architectoniques des salles, véritable arche de Noé de ce que furent les chambres armoriées de l'ancienne Europe. En deux cent soixante pages environ, l'auteur leur consacre une notice nominative comprenant leur règlement d'armoiries, un commentaire symbolique et quelques représentations généalogiques. Authentiques chevaliers croisés ou prétendants à la légende des siècles, tous y sont représentés par leur bouclier en couleurs.

Editeur : Editions du Gui (1 novembre 2002)

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156Jean-Claude DavidAlep
Templiers.netPhénix comme Rome, ville éternelle bien avant Rome, Alep est avec Damas et d'autres villes de l'intérieur syrien, l'une des rares cités parmi les premières nées qui soit encore fourmillante de vie. Avant même les plus anciennes traces matérielles retrouvées dans la citadelle-acropole, qui remontent à la fin du second millénaire, Alep est connue et citée dans des textes, des tablettes en écriture cunéiforme d'Ehla ou de Mari, des hiéroglyphes d'Egypte, des inscriptions monumentales comme la stèle de Naram-Sin, au Louvre.
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155Pierre AubéBaudouin IV de Jerusalem
Templiers.netQuel dramaturge aurait osé créer un héros de quinze ans frappé du plus terrible des maux, la lèpre, et placé par le Destin sur le trône d'un royaume menacé par l'un des plus redoutables conquérants ? Qui aurait pu imaginer ce sixième roi de Jérusalem couronné à quatorze ans (1174), menant sa première campagne à quinze, remportant à dix-sept la plus belle victoire de toute l'histoire des Croisades (Mongisard, 1177), vivant son agonie et celle de Jérusalem « à cheval, face à l'ennemi » (R. Grousset) et parvenant à mettre en échec les immenses forces d'un Islam enfin unifié ? (Jérusalem ne tombera qu'en 1187, deux ans après la mort de Baudoin).
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154Jean MesquiChâteaux d'Orient : Syrie, Liban, Jordanie
Templiers.netLes forteresses croisées bâties en Syrie, Jordanie et au Liban sont célèbres. Jadis, le grand archéologue Paul Deschamps les a étudiées dans une série d'ouvrages anciens, peu accessibles au grand public. De la Méditerranée à l'Euphrate, il existe sur cette terre quantité de vestiges d'architecture militaire relevant d'époques plus reculées, romaines, byzantines, omeyyades, ou plus tardives, témoins d'un brassement de peuples et de civilisations sur plus de 15 siècles. Nos connaissances archéologiques sont renouvelées aujourd'hui par une approche plus moderne et une meilleure maîtrise des techniques anciennes de construction. Cependant, il n'existe aucune publication pour présenter au grand public ces forteresses, pour montrer comment elles se sont développées et transformées au cours des siècles. Le touriste y pénètre aujourd'hui en aveugle, sans démêler la part qui revient aux Byzantins, puis celle qui revient aux Croisés, enfin celle qui revient aux Musulmans. L'ouvrage de Jean Mesqui a pour but de combler cette lacune, en fournissant justement ces clefs de lecture, tant par une série de petites monographies largement illustrées de plans et de photographies, que par une synthèse claire donnant le contexte historique de cette activité de construction et les principales tendances architecturales. Il met aussi pour la première fois en perspective les influences que subirent ces forteresses depuis l'Antiquité et les emprunts réciproques entre Musulmans et Croisés au cours de leur histoire tumultueuse.
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153Jean-Marie Blas de RoblèsL'histoire antique du Liban
Templiers.netL'histoire antique du Liban évoque un dynamisme et une puissance fondatrice dont la diversité ne cesse, aujourd'hui encore, de nous surprendre. Après une introduction historique générale, le livre décrit d'une façon raisonnée tous les sites archéologiques du Liban, en proposant un maximum d'informations sur les monuments et le contenu des musées, mais aussi l'iconographie, les sources littéraires ou les rappels historiques et techniques qui favorisent une meilleure compréhension des thèmes abordés. L'illustration de l'ouvrage, d'une qualité exceptionnelle, se distingue à la fois par un choix très affiné de documents anciens et par des reproductions photographiques du Liban actuel (campagne photographique de Jean-Marie Blas de Roblès ayant eu lieu en octobre et novembre 2003) (plans et dessins originaux effectués par Jean-Marie Blas de Roblès). La période traitée s'étend depuis les origines et le rayonnement phénicien jusqu'à la chute des états latins d'Orient en 1291, ce qui permet de ne laisser dans l'ombre ni l'époque islamique ni celle des croisades. Autre intérêt de cet ouvrage � associer une compétence scientifique à un regard de non spécialiste pour offrir au lecteur une présentation du patrimoine archéologique libanais qui obéisse à une double exigence de sérieux et de clarté. L'objectif étant d'aboutir, comme pour Libye grecque, romaine et byzantine.
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152Louis du SommerardAnne Comnène
Templiers.netEdition Originale

Les deux frères Comnène, Isaac et Alexis, grand domestique des Scholes, voyant leurs intérêts et leur vie menacés par l'usurpateur Nicéphore Botoniatès, et par les favoris qui le gouvernaient, Borilos et Germain, s'enfuirent de Constantinople dans la nuit du dimanche de la Quinquagésime, 18 février 1081.

Georges Paléologue, beau-frère d'Alexis, et Jean Doukas, César, grand-père de sa femme, les rejoignirent, à Tchorlou, petite ville de Thrace, où ils s'étaient réfugiés. Le dernier amenait avec lui une troupe de Turks, et le convoi d'un collecteur impérial, porteur des impôts de sa circonscription, capturé sur la route de Byzance.
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139Joshua PrawerHistoire du Royaume Latin de Jérusalem
Templiers.netAboutissement d'une exploration systématique de toutes les sources disponibles, tant latines qu'orientales, ce gros ouvrage constitue une somme encore inégalée sur l'histoire des croisades et du royaume latin de Jérusalem.

L'édifice repose sur une étude attentive de la situation de l'Orient musulman et de l'Occident chrétien, à la fin du XIe siècle. Dans ce tableau viennent naturellement s'insérer la prédication et l'organisation de la Première Croisade. Pauvres et riches, piétons et chevaliers prennent la route de Jérusalem, conquièrent la Ville sainte, après mainte souffrance, et y établissent le coeur d'un nouvel état progressivement conquis. Le réveil du djihad suscite les Deuxième et Troisième Croisades, inégalement fructueuses. A la fin du XIIe siècle, le redressement du monde latin conduit à l'avènement d'un second royaume, centré sur la ville d'Acre, mais réduit à un liseré côtier. Après les espoirs que font naître Frédéric II puis saint Louis, les Mamlûks prennent le dessus, le royaume se désagrège jusqu'à la catastrophe finale de 1291. La précision du récit événementiel laisse place à de larges échappées sur les institutions et la société des états latins, résultat de la première colonisation qu'ait établie l'Occident chrétien en terre étrangère.

Tant par l'élégance de son écriture que par la richesse de l'information, l'oeuvre de Joshua Prawer reste un monument de granit dans l'historiographie de l'Orient latin.
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135Guillaume de TyrChronique du Royaume Franc de Jérusalem
Templiers.netLa Chronique de Guillaume de Tyr est la plus importante de l'Orient latin. C'est celle où puisent tous les historiens qui écrivent sur le « Royaume de Jérusalem ». Né en Palestine vers 1130, Guillaume de Tyr y revient après des études menées en Italie et en France. Conseiller d'Amaury 1er, roi de Jérusalem, il assura la régence de son fils Baudouin IV, fut chancelier du Royaume, puis archevêque de Tyr. Homme cultivé, pétri des deux civilisations occidentale et orientale, connaissant le français et le latin, mais aussi le grec, l'arabe et l'hébreu, il a pu et su consulter les meilleures sources pour les confronter. Mieux, témoin de son temps et même acteur, il nous a transmis de première main ce qu'il a vu et entendu. C'est en 1169 que Guillaume entreprit d'écrire l'histoire de l'Orient latin « Historia rerum in partibus transmarinis gestarum », soit 23 livres, les quinze premiers consacrés aux événements s'écoulant jusqu'en 1142, les huit suivants relatant les faits de son temps. Tous les historiens sont unanimes pour reconnaître qu'aucune autre source sur le royaume de Jérusalem n'atteint l'ampleur, la vivacité, la rigueur et l'honnêteté des écrits de Guillaume de Tyr. Au XlIIe siècle, Bernard de Corbie traduisit cette Chronique en français de son temps. Mais qui peut la lire aujourd'hui ? Geneviève et René Métais nous en donnent une traduction intégrale. Ils ont gardé la saveur ou même les naïvetés du texte et, autant que possible, le style de l'auteur.

Traduit par Geneviève et René Métais
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132Jacques de VitryHistoire de l'Orient
Templiers.netJacques de Vitry 1170-1240

Histoire de l'Orient et des Croisades pour Jérusalem

Dans le troisième livre, retournant d'Occident en Orient, j'ai commencé à traiter des choses que j'ai vues de mes propres yeux, et que le Seigneur a daigné faire, après le concile général de Latran, dans son peuple et dans l'armée des Chrétiens, jusqu'à la prise de Damiette. Que le Seigneur m'accorde de pouvoir achever ce livre par la reprise de la Terre Sainte, par la conversion ou la destruction des Sarrasins, et la restauration de l'église d'Orient. Le lecteur attentif pourra reconnaître clairement combien le présent traité sera de bon exemple pour ceux qui combattent sous la bannière du Christ, combien il pourra être utile pour amener l'affermissement de la foi, la réforme des moeurs, la réfutation des infidèles, la confusion des impies, enfin pour célébrer les louanges des hommes de bien, et porter les autres à suivre leurs traces.

Texte intégral
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131Raoul de CaenHistoire de Tancrède
Templiers.netPrince normand de Sicile, Tancrède partit pour la première croisade avec son oncle Bohemond. Il fut de tous les sièges et participa à la prise de Jérusalem. Prince de Galilée, gouverneur de la principauté d'Antioche, il représente l'une des plus grande figures des croisés. Il mourut en 1112 à Antioche.

Raoul, né probablement vers l'an 1080 à Caen, passa en Syrie en 1107. Il s'attacha d'abord à Bohemond, ensuite à Tancrède, dont il s'intitule le serviteur. Il s'est donné pour tâche de faire connaître les exploits de l'illustre chevalier dans cette Histoire de Tancrède.
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130Geoffroy de VillehardouinGeoffroy de Villehardouin
Templiers.netL'an de l'incarnation de notre Seigneur 1198, au temps du pape Innocent III, de Philippe Auguste roi de France, et de Richard roi d'Angleterre, il y eut un saint homme en France appelé Foulques auquel le pape enjoignit de prêcher la croisade.

Il députa aussi peu après le cardinal Pierre de Capoue, avec charge de publier les pardons et indulgences que Sa Sainteté octroyait à ceux qui se croiseraient : à savoir, qu'ils auraient pleine absolution des péchés qu'ils auraient commis, et dont ils se seraient dûment confessé. Et comme que ces indulgences étaient grandes, plusieurs se sentirent touché dans leurs coeurs, et poussé de dévotion à prendre la croix.
ISBN: 2-84909-191-XTopPrint


 
127collectifLe monde Roman au temps des Croisades
Templiers.netLe terme d'art roman est désormais consacré, Focillon (en rappelant qu'il était dû à un archéologue normand, M. de Gerville, qui l'employa en 1818) considérant que ce terme « évoquait heureusement la coïncidence avec le développement des langues et littératures romanes ». Dans cette acception Le siècle de l'An Mil, traité dans un précédent volume, ce siècle au cours duquel les racines non classiques s'étaient greffées sur les vieux modèles carolingiens, relève à l'évidence de l'art roman. Les choix arbitraires qu'exige souvent la clarté de l'exposé ne doivent en effet jamais faire oublier qu'aucune solution de continuité n'est venue troubler une lente évolution qui du Xe à la fin du XIIe siècle a caractérisé la période romane.


La difficulté, pour l'historien d'art, commence au moment où il s'efforce de cerner les influences, de préciser les évolutions et de tenter d'en préciser la genèse, d'éclairer les différentes facettes d'un art assurément cohérent mais dont, à bien regarder, les modes d'expression ont connu une incroyable diversité ; l'existence d'un très grand nombre de centres d'activité rend la vue d'ensemble plus difficile encore, à quoi s'ajoutent les particularités propres aux différentes techniques : architecture, sculpture, peinture, arts précieux, qui n'ont pas toujours suivi une évolution parallèle.


Auteurs : Xavier Barral i Altet ; François Avril ; Dannielle Gaborit-Chopin.
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128collectifArchitecture en Terre Sainte
Templiers.netArchitecture en Terre Sainte au temps de Saint-Louis

Ce recueil d'articles consacré à « Saint Louis en Terre Sainte » a deux ambitions. D'une part, faire connaître aux chercheurs français les contributions récentes de leurs confrères israéliens sur l'activité franque en Terre sainte au milieu du XIIIe siècle, essentiellement dans les domaines de la sculpture et de la fortification. D'autre part, évoquer pour les chercheurs israéliens les réalisations métropolitaines contemporaines, qu'elles aient ou non servi de modèle en Terre sainte.

La chronologie de la septième croisade est bien connue. Après une campagne d'Egypte désastreuse (mai 1249 à mai 1250) et une défaite cinglante lors de la célèbre bataille de la Mansurah (5 avril 1250), Louis IX et son armée occupent le littoral en migrant vers Acre (mai 1250 à avril 1251). Le roi séjourne à Césarée (mars 1251 à mai 1252), Haïfa, Arsur, Jaffa (mai 1252 à juin 1253) puis Sidon (juin 1253 à février 1254), avant de repartir vers la France via Acre et Chypre, à l'annonce de la mort de sa mère.

Auteur : Nicolas Faucherre ; Benjamin Z. Kedar ; Jean Mesqui
ISSN : 0007-4730TopPrint


 
125Alain DemurgerCroisades et croisés au Moyen Age
Templiers.netLe 27 novembre 1095, à Clermont, le pape Urbain II lance un vibrant appel à la chrétienté : il faut aller libérer Jérusalem et les Lieux saints de la tutelle des musulmans.
A compter de là et jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les croisades se succèdent, la dernière se soldant par la mort de Saint Louis. En réalité, les choses sont moins simples qu'il n'y paraît : Urbain II n'a jamais employé le mot croisade, pour commencer. Et le Moyen Age tout entier est travaillé par des mouvements collectifs, des pèlerinages exaltés, des
guerres saintes, qui rendent la notion de croisade très difficile à appréhender.
Aujourd'hui encore, elle suscite des débats houleux parmi les historiens. L'auteur de ce petit livre se propose de faire le point sur le sujet, en recourant - on le lui pardonnera - à une métaphore culinaire. Que faut-il pour réussir une mayonnaise ? Un bol et une cuillère de bois, un jaune d'oeuf, de la moutarde, de l'huile. On mélange jaune d'oeuf etmoutarde dans le bol et l'on ajoute peu à peu l'huile, le tout étant vivement battu à la cuillère, salé et poivré.
Et l'on obtient un objet culinaire complètement nouveau la mayonnaise. Que faut-il pour qu'il y ait croisade ? Un contexte - favorable - de réforme, un pape inspiré, l'idée de la libération des Eglises d'Orient, la guerre sainte, le pèlerinage pénitentiel, la rémission des péchés et Jérusalem. De cet amalgame (lui aussi divin, car inspiré par Dieu !) naît la croisade : une idée neuve, un objet historique nouveau.
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110Louis BréhierEglise et Orient au moyen-age
Templiers.netEdition originale

L'histoire des rapports entre l'Eglise et l'Orient du Ve au XVe siècle est intimement mêlée à l'histoire générale du moyen âge : toutes les puissances de cette époque ont eu l'occasion d'intervenir en Orient ou ont subi le contre-coup des événements qui s'y déroulaient. On se bornera donc à indiquer les sources et les collections qui ont un intérêt spécial pour cette étude : afin de s'orienter au milieu de la complexité qu'elles présentent, on mentionnera d'abord les collections d'ensemble et on étudiera dans une deuxième partie les catégories de documents et les recueils particuliers à chacune des puissances qui ont joué un rôle historique dans les rapports entre l'Eglise et l'Orient au moyen âge.



Parution : 1911TopPrint


 
107Eugene AsseLa France aux Croisades
Templiers.netEdition originale

Il ne faudrait pas croire que ce grand mouvement militaire qui s'est appelé dans l'histoire Les Ckot-SADES, ait été produit par un farouche élan de fanatisme religieux, précipitant l'Occident chrétien contre l'Orient mahométan. La vérité, c'est que les croisades furent la défense légitime de la civilisation latine et chrétienne contre l'invasion des sectateurs de l'Islam. Menacés dans leur existence sociale et religieuse par un nouveau flot de soldats du Coran, qui battait déjà les murs de Constantinople, les peuples d'Occident portèrent la guerre sur le territoire même de leurs ennemis.


Parution : 1898TopPrint


 
97N; Faucherre, J. Mesqui, N. ProuteauLa Fortification au temps des Croisades
Templiers.netLes équipes pluridisciplinaires qui travaillent désormais sur ces fortifications extraordinaires - véritables puzzles parfois étendus sur des millénaires, où l'on retrouve les traces de civilisations et de cultures éminemment changeantes - se confrontent, en Turquie, en Syrie, au Liban, en Israël, en Jordanie, à ces monuments dont une infime partie est connue. Particulièrement, les déblaiements massifs réalisés ces quarante dernières années en Israël, à Acre, à Césarée, à Belvoir, à Arsuf, à Safed, ont renouvelé la connaissance des programmes constructifs, des techniques de mise en oeuvre et du cadre matériel des châteaux, ouvrant la voie à des recherches croisées.
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28Amin MaaloufLes Croisades vues par les Arabes
Templiers.netCe livre part d'une idée simple : raconter l'histoire des croisades telles qu'elles ont été vues, vécues et relatées dans « l'autre camp », c'est-à-dire du côté arabe.
Son contenu repose, à peu près exclusivement, sur les témoignages des historiens et chroniqueurs arabes de l'époque.

Ces derniers ne parlent pas de croisades, mais de guerres ou d'invasions franques. Le mot qui désigne les Francs est transcrit différemment selon les régions, les auteurs et les périodes : Faranj, Faranjat, Ifranj, Ifranjat [...] Pour unifier, nous avons choisi la forme la plus concise, celle surtout qui sert aujourd'hui encore dans le parler populaire à nommer les Occidentaux, et plus particulièrement les Français : Franj.

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33Cecille MorrissonLes Croisades
Templiers.netLe mot de croisade est rare et tardif : il n'apparaît pas dans le latin médiéval avant le milieu du
XIIIe siècle et son correspondant arabe (hurub assalibiyya = la guerre pour la croix) ne date que de la période ottomane. Les croisades sont, en effet, longtemps restées aux yeux des Orientaux des guerres comme les autres menées par les Francs.

Ceux-ci, pèlerins en premier lieu, se considéraient comme des « soldats du Christ », « marqués du signe de la croix » (crucesignati), d'où l'on forma plus tard le terme de croisade. Les textes médiévaux désignent le plus souvent celle-ci comme le « voyage de Jérusalem »

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60CollectifLes Champenois et la Croisade
Templiers.netDouze communications pour dire la croisade, c'est peu, même si l'on se borne à la considérer dans une perspective champenoise. Ce volume ne prétend pas non plus renouveler l'étude d'un des événements les plus considérables de l'histoire occidentale par son caractère spectaculaire et profond à la fois, par sa durée, par l'espace mis en jeu, par ses conséquences immédiates et lointaines. Nous avons adopté un point de vue bien différent, à la mesure de nos moyens : un point de vue régional qui nous incite à ne regarder les choses que sous l'angle champenois.

Réduction ? Voire, car nos Champenois, pendant ces grands siècles médiévaux, dans ces superbes entreprises européennes et internationales, occupèrent des places de premier plan, et nombreuses. Qu'on en juge.

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51Francesco GabrieliChroniques Arabes des Croisades
Templiers.netNos principales sources pour la Première croisade sont Ibn al-Qalânisi et Ibn al-Athîr. Mais tandis que le chroniqueur de Damas se borne à noter chronologiquement les faits, Ibn al-Athîr relie le phénomène des Croisades à tout le mouvement de contre-offensive chrétienne contre l'Islam (progrès de la Reconquista en Espagne et conquête de la Sicile par les Normands). La chute d'Antioche et de Jérusalem aux mains des Croisés, leur établissement en Terre sainte et les premières tentatives musulmanes de réaction trouvent chez l'historien irakien la relation la plus complète et la plus efficace, sinon la plus directe.

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19René GroussetHistoire des Croisades
Templiers.netEdition Originale

Ce n'est pas sans raison que le chroniqueur Guillaume de Tyr commence son histoire des Croisades par le récit de la lutte de l'empereur d'Orient Heraclius contre le roi de Perse Khosroès Parvîz. Dans une large fresque liminaire, il nous montre le grand roi sassanide envahissant en 614 la Terre Sainte, détruisant les églises et pillant le Saint-Sépulcre, puis Heraclius, préfiguration de Godefroy de Bouillon, reconquérant la Syrie, reconquête dans laquelle notre auteur voit, en fait, la première des croisades (628). Au-dessus de ce grand duel il dresse, symbole et enjeu de la lutte, la Vraie Croix que nous retrouverons en 1098, aux journées d'Antioche.

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18René GroussetL'Epopée des Croisades
Templiers.netLorsque, dans les derniers jours de juin 1095, le pape Urbain II passa d'Italie en France pour y prêcher la première croisade, nul, semble-t-il, ne se doutait encore de l'objet de son voyage. Avant de rendre public le projet qui devait bouleverser le monde, ce Champenois voulait reprendre contact avec sa province natale et se recueillir sous les voûtes du monastère de Cluny où avait rêvé sa jeunesse. Aussi bien les voix qui montaient de cette terre étaient-elles éminemment faites pour le confirmer dans sa résolution, si même ce n'était pas elles qui lui en avaient inspiré la première idée.

N'était-ce pas de Cluny qu'étaient parties, avec le grand mouvement de pèlerinages du XIe siècle, les premières expéditions pour délivrer du joug musulman les chrétientés espagnoles ?
Quand Urbain, qui s'appelait encore Eude de Châtillon, n'avait qu'une vingtaine d'années, n'avait-il pas vu en 1064 son compatriote Eble de Roucy prendre avec la chevalerie française de l'est le chemin des Pyrénées pour aller chasser les Arabes de l'Aragon ? Fidèle à ces souvenirs comme à l'exemple de son prédécesseur Grégoire VII, Urbain, une fois devenu pape, avait en 1089 lancé lui-même sur les routes d'Espagne une autre expédition française, composée en majorité, celle-là, de chevaliers du midi. Or, la reconquista espagnole à cette date, c'était déjà comme les grandes manoeuvres de la croisade.

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16Léon GorbyEdition Originale Croisés et Templiers
Templiers.netSur ce thème indissociable La Croisade et le Temple, sujet si vaste, cet exploit et ce fait, que la conscience inquiète et fascinée des hommes ne cesse d'interroger, il semble que tout
ait été dit.

Les progrès de l'analyse historique, de la critique scientifique, de la psychologie de l'Histoire, ont considérablement élargi notre vision de cet événement et de cet Ordre, à la fois mystique,
militaire et politique. Phénomène unique et sans équivalence dans l'histoire du monde.

Cet événement a dominé pendant ses deux plus beaux siècles l'époque médiévale. Nous avons procédé à cette reconstitution par une étude impartiale des sources tant étrangères que saisies dans nos chroniqueurs de l'époque et par la confrontation de témoignages parallèles pas toujours concordants, mais à ce titre éclairants.

Nous avons longuement consulté les immenses travaux de René Grousset, l'esprit de synthèse de Claude Cahen, la probité et la sensibilité de Régine Pernoud dans son retour aux sources,
les postulats originaux des deux Charpentier, John et Louis, le roman d'anticipation de Gérard de Sède, l'impartialité du grand historien classique Funck-Brentano, l'excellent raccourci en livre de poche d'Albert Oïlivier. Nous sommes redevables de vues intéressantes à l'étude clinique du professeur genevois Paul Rousset, à l'enthousiasme motivé de Georges Bordonove, à la monumentale HISTOIRE DES CROISADES de Michaud en quatre gros volumes émaillés d'anecdotes d'un profond comique.

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14Georges TateL'Orient des Croisades
Templiers.netA la fin du XIe siècle, l'espace méditerranéen se partage entre le monde islamique, l'Empire byzantin et la chrétienté occidentale. L'Orient musulman et byzantin, gouverné par de véritables Etats, est le siège d'une civilisation séculaire brillante, tandis que l'Occident chrétien sort à peine de la barbarie où l'ont plongé les invasions et la régression économique.

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Tous les ouvrages figurant sur ces pages sont ma propriété. Je les ai tous achetés personnellement. Pour certains d'entre eux, ils ont été offerts par les éditeurs afin qu'ils figurent dans la librairie de Templiers.net.

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