Hospitaliers   Etudes   Hospitaliers

Etudes sur les Ordres des Hospitaliers, Malte et Rhodes
Informations
Chers visiteurs
Vous avez certainement constaté le point d'interrogation dans la barre d'adresse de votre navigateur.

Il y est écrit « Non sécurisé »

Vous pouvez naviguer sur le site sans aucune crainte. La sécurisation d'un site Internet est obligatoire dès lors qu'il y a des demandes de mots de passes ou des paiements en ligne.

Sur ce site il n'y a rien de tout ceci.

Retour Etudes

Hospitaliers en Haute-Auvergne

Chapitre 1. Origine
L’historien de l’ordre de Malte, Bossio (1) a bien essayé de créer une légende, qui fait remonter l’Hôpital de Saint-Jean au grand prêtre Hyrcan, 105 avant J. C., mais sans succès. Il demeure acquis que cet ordre glorieux doit sa fondation à Gérard Tunc de Martigues, gardien de l’Hôpital latin de Saint-Jean. La demeure donna son nom aux chevaliers.

Bien que la Judée fût conquise par les Croisés, elle n’était pas soumise. Les pèlerins avaient besoin de protection, d’où la nécessité de l’ordre nouveau, qui fut approuvé par Pascal II en 1113 et Calixte II en 1120. Les affiliés de cette corporation à la fois militaire et religieuse acceptèrent la juridiction d’un maître, qui prit à partir de 1267 le titre de grand-maître. Ils adoptèrent la règle de Saint-Augustin et firent les vœux d’obéissance, de pauvreté, de chasteté et de charité envers les pèlerins. Une mission aussi honorable ne tarda pas à gagner tous les cœurs, les recrues affluèrent de toutes les parties de la chrétienté, à tel point qu’on fut obligé de classer les chevaliers par langues.

La piété des princes et des particuliers dota richement les affiliés de cette œuvre religieuse et sociale, ils reçurent des dîmes, des cens, des droits seigneuriaux, des domaines, des châteaux, des seigneuries, etc. Leurs principales maisons situées sur les grandes routes prirent le nom d’alberges. Les pèlerins y étaient reçus, nourris et protégés et pouvaient aller de commanderie en commanderie jusqu’en Terre-Sainte. Les maisons du littoral, sorte de caravansérails, avaient tout ce qu’il fallait pour transporter sur mer les pèlerins. Lorsque le royaume de Jérusalem commença à faiblir, ils établirent sur leurs domaines une imposition, dite responsion, versée au trésor commun, pour les besoins de la guerre.
La langue était divisée en prieurés, les prieurés en commanderies, qui comprenaient à leur tour un ou plusieurs membres. Le grand prieuré d’Auvergne date de 1230, et le premier grand prieur fut Bertrand des Barres.

Le grand prieuré d’Auvergne s’étendit sur le Massif central, les Cévennes, les Alpes et le Jura. Il comprenait l’Auvergne, le Limousin, le Bourbonnais, le Nivernais, le Berry en partie, le Forez, le Bugey, le Beaujolais, le Lyonnais, la Franche-Comté, les Dombes, la Bresse, la Savoie, le Dauphiné, le Viennois, le Vivarais, le Gévaudan et le Velay, en tout 56 commanderies groupées sous l’autorité administrative d’un grand prieur et la juridiction du grand Bailly de Lyon, précédemment de Leureuil, assisté d’un procureur. Les finances étaient gérées par le receveur sous la haute direction d’un conseil dit « Sainte-Colette »
Les religieux portaient au chœur une robe noire avec une croix blanche à huit pointes. Leur étendard de guerre était une croix blanche sur un champ de gueules (2).

Après la prise de Jérusalem par Saladin, les Hospitaliers se réfugièrent à Saint-Jean d’Acre, puis à Limisso en Chypre, puis à Rhodes, d’où ils furent chassés, en 1522, par Soliman, après deux siècles d’occupation. Ils furent alors errants de Candie en Sicile. Charles-Quint leur donna l’île de Malte, d’où leur nom de chevaliers de Malte. Là comme à Rhodes, comme en Judée, ils firent la guerre aux Turcs et aux Corsaires et ont mérité d’être salués comme les gendarmes de la Méditerranée et les sauveurs de la chrétienté.
Ils en furent chassés, le 10 juin 1798, par le général Bonaparte.
L’ordre est depuis fixé à Rome.

Chapitre II

Certains ont affirmé que les commanderies furent créées au hasard ; d’autres au contraire y voient un plan suivi, une connaissance parfaite des lieux et donnent pour preuve que presque toutes se trouvent sur les grandes routes connues sous les noms de chemin ferrât, estrade, chemin roumieu Ceci est vrai, mais ne prouve rien. Les biens furent donnés au hasard, par la générosité de chacun, mais le chef-lieu fut choisi pour ses convenances, ses commodités dans un grand domaine, à proximité des voies de communication, comme par exemple Montchamp et Charbonnier sur la voie romaine de Toulouse à Clermont, Loubeysargues sur celle de Dienne à La Roche.
Le Spicilegium Brivatense nous révèle l’existence de quatre préceptories des Hospitaliers en Auvergne avant le procès du Temple : Montchamp, Chamfranchesse, Charbonnier, Pierrefitte (3). La première est aujourd’hui chef-lieu de commune ; la seconde, l’Hôpital de Saint Cirgues-de-Malbert ; la troisième dans le Puy-de-Dôme ; la quatrième, la chapelle du village de Pierrefitte, paroisse de Giou-de-Mamou. Des documents des Archives nationales (4) nous font connaître les préceptories de Langeac (Haute-Loire), Loubeysargues (commune de Valuéjols), Saint-Jean-la-Badelle (Puy-de-Dôme), qui seront plus tard unies à celle de Montchamp ainsi que La Rivière l’Evêque, dont la donation date de 1244, par suite d’un échange entre les Bénédictins de Saint-Laurent d’Oulx et les Hospitaliers.
A ces préceptories l’onomastique nous permet d’ajouter les biens connus sous le nom de l’Hôpital dans la paroisse du Vigean, Ortigiers, La Barbary, Uchafol, etc.

Nous avons ainsi dans le Haut-Pays d’Auvergne huit ou neuf maisons de l’ordre Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem : Montchamp, l’Hôpital de Saint-Cirgues, l’Hôpital de Pierrefite, l’Hôpital de la Barbary, Charbonnier, Langeac, Loubeysargues, etc.
La Bulle pontificale Vox in excelso, en supprimant l’ordre des Templiers, restait muette sur le sort de leurs personnes et de leurs biens.
La question des personnes, laissées au pouvoir des conciles provinciaux pour être entendues et jugées, demeura en suspens jusqu’au pape Jean XXII, qui leur enjoignit de rentrer dans un ordre religieux et leur fit servir une pension par les Hospitaliers. Les Templiers libérés rentrèrent, les uns dans leurs familles, les autres vagabondèrent. En 1319, l’officialité diocésaine donnait trois mois aux anciens Templiers pour rentrer dans un ordre religieux sous peine de perdre leurs pensions (5). Quant aux biens, ils furent aussitôt mis sous séquestre et confiés à la garde des agents du roi et du pape.

L’inventaire en avait été dressé par les notaires apostoliques et impériaux. Le numéraire passa dans la caisse du roi, les maisons et les chapelles furent fermées, le mobilier dispersé ou volé, les terres laissées incultes ou vendues à vil prix aux agents d’affaires. La bulle de Clément V du 2 mai 1311 attribua la totalité de ces biens avec leurs privilèges aux frères Hospitaliers. Cette décision causa une vive déception aux officiers royaux, et l’ordre de Saint Jean eut à lutter contre leur mauvais vouloir.
Dans le courant de l’année 1312, Elie Arthaud, procureur du grand-prieuré d’Auvergne, fit publier les lettres royales du 28 mars 1312 ordonnant la remise aux Hospitaliers des biens du Temple. Cette lettre dut trouver de nombreuses résistances, car le 13 mai 1312, le pape ordonnait de nouveau de livrer aux vainqueurs de Rhodes tous les biens meubles et immeubles ayant appartenu aux Templiers (6).

Une troisième lettre du 16 mai insistait et le 22 du même mois, le concile de Vienne consacrait cette union. Philippe le Bel lui-même par lettres avait abandonné sa proie, mais avec de dures conditions :
1° que les Hospitaliers paieraient 200.000 livres dont il se prétendait créancier du Temple.
2° qu’ils rembourseraient les frais du procès et que le roi garderait l’usufruit des biens jusqu’à sa mort. Ce ne fut que le 5 mai 1313 qu’une lettre royale intima l’ordre aux baillis royaux, à leurs officiers et à leurs agents de délivrer au grand prieur d’Auvergne, Odon de Montaigut, l’héritage des Templiers, avec leurs titres et privilèges royaux et ecclésiastiques (7). Ce fut seulement alors que put se faire la fusion des biens.

Le 30 janvier 1314, les grands prieurs de France se partagèrent les dépouilles des Templiers (8). Bourganeuf fut le chef-lieu du grand prieuré d’Auvergne, et Leureuil (Indre), celui du grand bailliage. Ce dernier fut dans la suite transféré à Lyon. Les chefs-lieux des nouvelles préceptories du diocèse de Saint-Flour furent à partir de ce moment jusqu’à la Révolution Carlat, Celles et Montchamp.

Commanderie de Montchamp
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Saint-Flour - 15

Domus Hospitalis Montchamp
Domus Hospitalis Montchamp

Montchamp à 12 kilomètres de Saint-Flour, sur les flancs de la Margeride, est un de ces pauvres villages qui n’a rien conservé de son antique gloire. Ses modestes habitants, tous agriculteurs, ignorent que ce nom a retenti dans les salons de Versailles ou d’Amboise et surtout sur de nombreux champs de batailles. La plupart des commandeurs de Montchamp furent des officiers généraux des armées françaises ou des maréchaux de Malte.
Qu’était jadis ce Montchamp ?
Une montagne de chaume, un mont de misère et de pauvreté, où les vents donnent de perpétuels concerts, un endroit redouté par ses landes, ses bruyères, ses innombrables marais, ses grandes forêts, sa solitude et son rude climat. Le christianisme puissant en œuvres sociales y construisit une sauveté, qui donnée par un Mercœur à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, devint le chef-lieu de la commanderie de ce nom.
Nous ne connaissons que le nom de quelques commandeurs. En 1273, Bertrand de Lespinasse, chevalier de l’ordre, commandeur de Montchamp assiste comme témoin à un échangeentre Robert de Montrognon, grand prieur d’Auvergne, et Jourdain de Montlaur, abbé du Monastier Saint-Chaffre, de la grange de Fraisse, près de Beauzac, contre le prieuré des Echelles en Savoie (9).
Son successeur probable fut Guillaume Aldebert (10). En 1280, il fait des concessions au monastère de Saint-Flour. En 1290, il était grand prieur d’Auvergne.

Hugues de Lespinasse le remplaça le 24 février 1306, il est témoin d’une sentence arbitrale entre Jean de Commines, évêque du Puy, et Pierre de Fay, grand prieur d’Auvergne, sur la justice des Philibert, des Fondraux et du Roussillon et le glandage des hommes de Devesset, etc. (11). Les de Lespinasse étaient natifs de Saint-Beauzire où s’élève encore le fief familial. Nous croyons reconnaître le blason de ce commandeur dans l’église de Montchamp, dessinant sur le champ un lion rampant surmonté d’un lambel (12). Ce fut sous le préceptorat d’Hugues de Lespinasse que la préceptorie fut organisée. Elle se composa comme tout fief féodal d’un chef-lieu, Montchamp, auquel furent unis neuf autres membres ou annexes, disséminés dans les départements actuels du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme.
Les armes de la commanderie de Montchamp étaient d’or au pal d’azur semé de fleurs de lys d’or.

Premier Membre. Montchamp
— Le chef-lieu se composait d’une église paroissiale, d’un château, d’un domaine, de dîmes et de rentes avec justice haute, moyenne et basse.
L’église paroissiale était sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, le commandeur en était le patron et le collateur, elle n’avait rien de remarquable, si ce n’est sa pauvreté et son dénuement. Nous consacrerons du reste un chapitre aux églises des commanderies.
Le château n’est plus qu’un souvenir ; le domaine fut vendu à la Révolution, mais il est assez facile de le reconstituer. Indépendamment des bâtiments d’exploitation, il se composait des prés du Château, de l’Hôpital, de Levadour, des terres des Chambejaune, de Mazaire, de Lagarde, des Bois Noirs et de la Gazle.
Les dîmes assises sur la paroisse et quelques localités environnantes produisaient bon an, mal an, 60 setiers de grains et 2 quintaux de laine.
Quant aux cens et aux rentes, ils produisaient :
Argent : 30 livres.
Froment: 1 quarton.
Seigle : 10 setiers, 6 quartons.
Avoine : 44 setiers, 3 quartons.
Gélines : 42.
Manœuvres : 23.

Et se prélevaient à Loudiers, à la Salesse, à Paulhac, à Chaude-Oreille, paroisse de Paulhac ; à Bezontès, paroisse de Villedieu ; à La Vergne, au Gros, à Sieughat, paroisse de Neuvéglise ; au Bès, à Sistrières, à Montchamp dans cette paroisse ; à Montredon et à la Bastide, paroisse de Lastic ; à Belvezet, à la Chaumette, à la Plantade, à Villeneuve, à Baliergues, paroisse de Tiviers ; aux Réals, paroisse de Vedrines-Saint-Loup ; à la Besseyre, paroisse de Chastel ; à Pierrefitte et à Anglards, paroisse de Talizat ; à Fraissinoux, paroisse de Lorcières ; à Tremengros, à Planchebrune, à Montagnac, paroisse de Mentières ; à Clavières, à Sallecrus et à La Vedrine, paroisse de Coren ; aux Maisons, au Vialard, paroisse de Vabres ; au Bouschet, paroisse de Rageades ; à Orceyrolles, paroisse d’Anglards ; à Salus, paroisse de Ruines ; à la Rousseyre, paroisse de Saint-Poncy ; à Touls, paroisse de Coltines ; à Pratgros, paroisse d’Andelat ; à Auriac, paroisse de Faveyrolles ; à Vedrines et à Surgis, paroisse d’Alleuze.

Heureusement, ces rentes étaient portables au château de Montchamp, sans quoi les agents du commandeur auraient eu de la peine à les réunir (13).

2e membre. Loubeysargues (commune de Valuéjols).
— Ce membre fut quelquefois détaché du chef-lieu et donné au commandeur de Celles : ce qui a pu surprendre quelques écrivains locaux peu au courant des usages des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Le chef-lieu de ce membre, Loubeysargues, est situé dans l’un de ces multiples vallons qui descendent de la Roche Jean et vont mourir dans la plaine. Il est abrité des vents et exposé au midi. Le domaine, quoique moindre que celui de Montchamp, était beaucoup plus fertile, il ne s’étendait pas au-delà des trois villages de Loubeysargues, Laveissenet et Pignon. Il faisait brèche dans la vicomté de Chaylannes et la seigneurie de Valuéjol relevant l’une et l’autre en arrière-fief de la vicomté de Murat.

Il se composait :
D’un châteaufort situé sur l’emplacement de la maison d’école. Les procès-verbaux de l’ordre le signalent dans les registres de 1614 à 1615 avec cette mention : « détruit en les guerres passées, il peut y avoir trente-sept ans », ce qui remonterait en 1577 (14).
D’une chapelle dédiée à saint Loup, également détruite par les acquéreurs des biens nationaux.
D’un domaine de deux paires de bœufs de labour, composé d’une ferme avec ses cours, jardins, prés, champs, les pacages des Fraus de Lescure, appelés aujourd’hui Fraus de Brageac et du Chambon, et d’une montagne de cent stérées. Les principales pièces de ce domaine sont les prés de l’Hôpital, 60 chars de foin, celui du Seigneur, 20 chars, les prés de La Ribeyre, de La Sagne, des Parrots, etc., les champs du Seigneur, des Fontilles, de La Raso, de Cheyrouses, des Clots, des Vaissières, etc., produisant au moins 150 setiers de grains.
Du four banal de Loubeysargues.
Du moulin de l’Eschaldat sur l’Ande, produisant 9 setiers de seigle ;
De l’église paroissiale de Laveissenet, dédiée à saint Cyr et à sainte Juliette.
Des dîmes de Laveissenet, du Peuch du Chier, du Peuch de Chaylannes, produisant environ 120 setiers de grains.
De rentes annuelles perçues à la Viallevielle, à Valuéjol, aux Jarrioux, à Bragheac, à Maniargues, à Nouvialles, à Lescure, à Frippés, à Galuse, à Chambeyrac, paroisse de Valuéjol ; à Chaylannes, à Toursou, à La Garde, à Molède, à Laveissenet en cette paroisse ; à Saint-Loup, à Laborie, à La Chapelle-d’Alagnon en cette paroisse ; à Œillet et à Ussel, à Clavières, à Pignon, à Murat, à Saint-Maurice et à Narnhac, et produisant :
Argent : 18 livres.
Froment : 24 setiers.
Seigle : 74 etiers.
Avoine : 51 setiers.
Gélines : 58.
De la cure de Laveissenet et de son domaine : les prés du Breuil, de la Cure, de La Ribeyre, les champs des Peuch de Latga, de Pesaire, du Gour de Roussy, de las Pierres, du Castel, etc.
Le curé de Laveissenet et le chapelain de Loubeysargues étaient à la nomination du commandeur de Montchamp (15).

3° membre. La Garde-Roussillon
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Chaudes-Aigues, Commune: Lieutadès - 15

La Garde-Roussillon
Domus Hospitalis La Garde-Roussillon

— La Garde-Roussillon est à 8 lieues de Loubeysargues, sur les flancs de l’Aubrac, à plus de 1.000 mètres d’altitude. Ancienne sauveté, devenu le Temple de La Garde, il gardait les défilés qui aboutissaient au pont de Tréboul, le seul peut-être, jeté en ces parages sur la Truyère.
Ce membre se composait :
D’un château ruiné « au temps des premières guerres religieuses en France »
D’une église paroissiale à Jabrun sous le vocable de Saint-Jean.
De la cure de Jabrun.
De deux moulins dits du Temple, produisant 20 setiers.
Des dîmes de la paroisse de Jabrun, moins celles comprises entre le bourg de La Requistat et le ruisseau des Bordes. Elles portaient sur les Escures hautes et basses, sur le Peuch de Marilhe. près Lagarde, sur le ténement de Pranadelles, etc., produisant environ 108 setiers.
De cens donnant bon an mal an :
Argent: 57 livres, 3 sols, 8 deniers.
Froment : 9 setiers.
Seigle : 225 setiers.
Avoine : 88 setiers.
Cire : 4 livres, 19 onces.
Poules : 225.

Ils se percevaient sur la paroisse de Lacalm, à Buffières et à Monteils ; sur la paroisse de Jabrun, A La Combe, Auliac, Auliadet, au Bousquet, à Sanivalo, à La Moulette, à La Gravière, au Tilet ; sur la paroisse de Lieutadès, aux villages de Buffierettes, de Gureyres, de Montgros, de Moussy, de Gudet, de Verdier, de Lermet, de Mazes, de Chaneyret, de Richardet, de La Borie, de Lanzardie ; sur la paroisse de Saint-Urcize, a Costeyret, à Pounonvals, aux Escures Hautes et Basses ; sur la paroisse de Chaudesaigues, aux Bios, à la Veydrine, à Riousalat, à Arjallet, etc.
Plus 180 charges de bois. L’ordre possédait également le bois de Péjaresse, et la justice haute, moyenne et basse (16).

4° Membre. Chauliat
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement et Canton: Issoire, Commune: Le Broc - 15

Domus Hospitalis Chauliat
Domus Hospitalis Chauliat

— Chauliat, à une lieue de Charbonnier, dans la paroisse du Broc en Basse-Auvergne, dit un vieux document (17), était le quatrième membre de la commanderie de Montchamp. Il se composait d’un château entouré de fossés et de murs de défense, fort éprouvé du reste par les guerres de religion, d’une chapelle, d’un domaine, de dîmes et rentes annuelles avec la justice moyenne.

Les bâtiments du domaine se trouvaient au nord du château, les immeubles qui le composaient étaient les champs Trouvel, 7 stérées, Soustre-Sourzat, de derrière le château, 5 stérées, de La Souvé, de Las Toncheyre, 3 stérées, le pré de Brionet, les champs de Gravier, 7 stérées, de Lavador, de Bernardi, 4 stérées, le champ Grand, 12 stérées, le champ Pointu, 9 stérées, le champ de derrière la Planche, 2 stérées, les prés de la Ribeyre, de Saint-Germain, 5 journaux, de Sorzat, les vignes de Chauliac et de la Roche-Bouley, de pacages et autres dépendances.
Les dîmes donnaient au commandeur 8 setiers, 2 cartons, autant aux moines de la Chaise Dieu.
Quant aux rentes annuelles, elles se percevaient sur les villages de Bergonne, Meilhaux, Grinchal, du Breuil, de Villeneuve, de Saudonier, d’Anthonig, du Monteil, du Broc, du Pont, de Gignat, de Velonzat, de Chaslus de Saint Germain-Lembron et se répartissaient entre 90 empilhèotes pour produire :
Argent : 11 deniers.
Froment : 20 quartons.
Seigle : 7 setiers, 4 quartons.
Orges : 2 setiers, 2 quartons.
Avoine : 7 setiers.

En 936, Chauliac fut l’apanage de Gautier de Mercœur, moine de Brioude. L’ordre des Bénédictins le donna aux frères Hospitaliers de Saint-Jean.

5e Membre. Charbonnier
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement et Canton: Issoire, Commune: Charbonnier-les-Mines - 15

Domus Hospitalis Charbonnier
Domus Hospitalis Charbonnier

— Dans les mêmes parages un peu plus au sud, à l’endroit où l’Alagnon unit ses eaux à l’Allier se trouve Charbonnier. Ce membre de Montchamp comprenait une église paroissiale, un château, un domaine, des dîmes, des rentes et des droits de justice.
L’église était dédiée à saint Jean, son curé avait un domaine particulier composé des immeubles ci-après : La Ribère, Le Lacquet, Le Gravier, Les Arberoses, Montagniat, un jardin et quelques prés.
Le château était fortifié, avait pressoir et colombier. On n’y accédait que par un pont levis.
Le domaine se composait des bâtiments, des champs du Pressoir, de La Ribeyre, de l’Hôpital, de La Penderie, mot sinistre aux oreilles coupables, des Gamets, des Boucquets, de la Croix de Pierre, des Lacts, des prés de Prat-Cœur, des vignes des Clayes et des Gardes et de bois.
Les dîmes produisaient 75 setiers de grains, 52 livres Argent, 30 pots de vin, 15 cuvages. Elles s’étendaient sur toute la paroisse.
Les rentes se percevaient à Charbonnier, au terroir de la Prade et de Tuelles, paroisse de Sainte-Florine ; à Ravel, à Nagerat, à Doudonse, à Prugeyradour, à Mandat, à Beaulieu, à Solignac, A Escoularoux, et produisaient :
Froment : 4 setiers, 2 quartons 3 boisseaux.
Seigle : 36 setiers, 3 quartons.
Avoine : 17 setiers, 1 quartons, 3 boisseaux.
Gelines : 12.
Le four banal produisait 4 setiers, le moulin banal donnait 40 setiers, le bateau produisait 18 livres.

6e Membre, Brioude
Département: Haute-Loire, Arrondissement et Canton: Brioude - 43

Domus Hospitalis Brioude
Domus Hospitalis Brioude

— La ville de Brioude où le commandeur de Montchamp possédait une maison située, sur la place Saint-Jean, était le chef-lieu du sixième membre qui comprenait :
Une vigne de 20 journaux, à Puy-Fontaine.
Un bois de 4 stérées à Chalagnat.
Les dîmes de l’Hôpital dans la paroisse de Saint-Just du revenu de 3 sétiers.
Les dîmes du vin dans les appartenances de Paulhiac produisant 40 pots de vin et 10 pichets.
Des rentes se percevant à Brioude, Vieille-Brioude, Paulhiac, Saint-Just, La Penide, Saint-Geniex, Longevialle, Chalus, Eschalagnat, Montinège, Trémoulèdes, Rouen, Elotanier, Les Bories, Les Carrières, Crosmarie, les Bertiers, Brenac Vedrines-Saint-Loup, et produisant :
Argent : 34 livres, 4 sols, 3 deniers.
Froment : 9 quartons, 3 boisseaux.
Seigle : 12 setiers, 3 quartons.
Avoine : 17 setiers.
Vin : 47 pots.
Poules : 37.
Bohades : 17.
Stérés : 12.
Danlhals (18) : 12.
Le commandeur de Montchamp tirait de ce membre tout son vin, car indépendamment de ces 87 pots de dimes ou rentes, la vigne de Paulhac donnait annuellement 130 à 140 pintes de vin. Ce membre seul lui fournissait donc au moins 10 hectolitres de vin.

7e Membre. Langeac
Département: Haute-Loire, Arrondissement et Canton: Langeac - 43

Domus Hospitalis Langeac
Domus Hospitalis Langeac

— Ce membre était situé dans l’un des faubourgs de la ville de Langeac (Haute-Loire). Il se composait d’une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste. Elle devint dans la suite la chapelle des Pénitents. Il y avait aussi une maison et une cuve rue Chavagnac, des jardins, vignes, prés, terres, bois, des dimes et des censives.

La dime du Seigle produisait 2 setiers. Les rentes perçues sur les paroisses environnantes donnaient annuellement :
Argent : 10 livres, 3 sols, 7 deniers.
Vin : 128 quarts.
Froment : 6 setiers, 3 quartons, 3 boissées 1/3.
Seigle : 17 setiers, 1 quarton.
Avoine : 20 setiers, 2 quartons.
Gélines : 18.
Bohades : 4.
Pigeons : 4.

8e Membre. Saint-Jean-la-Badelle
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement et Canton: Issoire, Commune: Mazoires - 15

Domus Hospitalis Badel
Domus Hospitalis Badel

— Ce membre se trouvait dans la partie montagneuse de la Basse Auvergne à la Badelle, près d’Ardes, paroisse de Mazoires. Il se composait d’une chapelle, de terres, dîmes et rentes.
La chapelle était dédiée à saint Jean.
Les terres étaient sises aux Verdures, au Verdier, au Cros, à Combe-Balet, au Fayet, à Saint-Jean de Congnoussat, etc.
Quelques petites dîmes se percevaient sur le Luguet et des cens à Ardes, Mazoires, Allanche et Pradiers, au quartier Lafon, à l’Hôpital de Maillargues, au moulin Chauvel, etc.

9e Membre. La Rivière l’Evêque
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement et Canton: Issoire, Commune: Ardes - 15

Domus Hospitalis La Rivière
Domus Hospitalis La Rivière

— Etienne VI de Mercœur, évêque de Clermont, l’avait donné aux Augustins de Saint-Laurent-d’Oulx en Piémont. Ses rentes s’élevaient à 200 setiers de Seigle et 200 sous de rentes, plus cent livres de cire sur les églises de Grezins, prés du Broc, et d’Anzat du Luguet.
Les Augustins l’échangèrent avec les Hospitaliers contre l’Hôpital de Calvimonte en 1244.
Il se composait d’une chapelle dédiée à saint Jean. La crypte de cette chapelle était dédiée à sainte Madeleine.
Le domaine utile comprenait maisons, écuries, jardins, vignes, champs, prés et bois, la dime de La Rivière et des rentes Ardes, Mazoires, La Rivière, Saint-Germain-Lembron, Beauregard, Aulnat, etc. (19)

Commanderie de Celles
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Murat, Commune: Neussargues en Pinatelle - 15

Domus Hospitalis Celles
Domus Hospitalis Celles

L’ancien temple de Celles dont le nom revient si souvent au procès des Templiers, fut conservé comme chef-lieu de la commanderie de ce nom. Elle était assez considérable, sans qu’il fût besoin d’y adjoindre d’autres biens de l’Hôpital.

Commanderie des Templiers de Celles BNF

Elle se composait d’une église dédiée à saint Hlide, siège de la paroisse (le curé était à la nomination du précepteur) ; d’un châteaufort aux murs crénelés, soutenus par quatre tours et entouré de fossés ; d’un domaine comprenant maisons et bâtiments d’exploitation, prés, terres, pacages, bois, étang, de droits de justice, de dîmes et d’une directe (20), qui s’étendait en 1703 à 7 paroisses, 25 villages, et comptait 358 censitaires (21).
Les dîmes étaient d’un excellent rapport. Elles se levaient à la dixième gerbe, et pour la commodité du collecteur, elles avaient été divisées : la dîme de Ribbes comprenait les villages de Ribes, Ribettes, Baynac, La Champ et Secourieux ; la dîme de Giraltat comprenait les villages de Giraltat, Comberobert, Seveyrac, Savignac, Mallet ; la dîme dite de La Rivière comprenait les villages de Celles, Traverges, Longe Saigne, le Moulin de Celles, etc.
Liste des Terriers parvenus jusqu’à nous : Terrier de 1430 au profit de Jean de Lastic, reçu Talomendier et Brumenchon, notaires ; Terrier de 1512 ou profit de Gabriel de Lestang-Murat, reçu Reurdère, notaire ; Terrier de 1580 au profit de Claude de Tersat, reçu Dumas, notaire ; Terrier de 1598 ou profit de Jean du Bourg, reçu Dumas. Theilliard et Darfeuille, notaires ; Terrier de 1644 au profit de Gaspard de Maisonseule, reçu Darfeuille et Maigne, notaires ; Terrier de 1668 au profit de Louis de Fay de Gerlande, reçu Darfeuille ; Terrier de 1703 nu profit de Jean de Saint-Viance, reçu Tardon, notaire ; Terrier de 1765 au profit de Gilbert de Montagnac, reçu Teilhard, notaire.
21. Rien n’indiquant mieux l’étendue géographique de la commanderie, voici village par village, le nombre des censitaires contenu dans le terrier de 1703 :
Nombre : 12 — Celles (moulin) — Paroisse : Celles.
Nombre : 24 — Traverges — Paroisse : Celles.
Nombre : 6 — Longe-Saigne — Paroisse : Celles.
Nombre : 24 — Ribbes — Paroisse : Celles.
Nombre : 19 — Ribettes — Paroisse : Celles.
Nombre : 48 — Baynac — Paroisse : Celles.
Nombre : 30 — La Champ — Paroisse : Celles.
Nombre : 31 — Secomieux — Paroisse : Celles.
Nombre : 45 — Chassagniette — Paroisse : Coltines.
Nombre : 29 — Coltines — Paroisse : Celles.
Nombre : 1 — Lascombres — Paroisse : Talizat.
Nombre : 24 — Mons — Paroisse : Roffiac.
Nombre : 3 — Rivert — Paroisse : Roffiac.
Nombre : 7 — Seveyrac — Paroisse : Neussargues-Moissac.
Nombre : 6 — Comberobert — Paroisse : Neussargues-Moissac.
Nombre : 2 — Bardon — Paroisse : Coltines.
Nombre : 12 — Meymargues — Paroisse : La Chapelle Alagnon.
Nombre : 13 — Touls — Paroisse : Colines.
Nombre : 5 — Telizat — Paroisse : Telizat.
Nombre : 2 — Sauvignat — Paroisse : Telizat.
Nombre : 4 — La Choulou — Paroisse : Celles.
Nombre : 4 — La Tourille — Paroisse : Celles.
Nombre : 2 — Giraltat — Paroisse : Neussargues-Moissac.
Nombre : 2 — Gaspard — Paroisse : La Chapelle-Alagnon.
Nombre : 3 — Clavières — Paroisse : Virargues.


Commanderie de Celles BNF

La commanderie de Celles avait quatre annexes :

Tempel
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Murat, Commune: Bonnac - 15

Domus Hospitalis Tempel
Domus Hospitalis Tempel

— L’annexe du Tempel, située dans le prieuré de Bonnac, se composait d’un pré de trois charretées de foin, d’un four banal, d’une directe s’étendant aux villages suivants : Cronte, Tempel dans le prieuré de Bonnac ; la Roche, la Bastide, le Verdier, Solinhac dans le prieuré de Molompize ; Massiac et les Avenoux dans le prieuré de Rochefort, et comptant 92 empithéotes (22).

Croix des Templiers de Tempel

Auriac
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Saint-Flour, Commune: Faverolles - 15

Domus Hospitalis Auriac
Domus Hospitalis Auriac

— L’annexe d’Auriac, paroisse de Faverolles, dépendait en grande partie de Celles, l’autre partie était à Montchamp. Les choses restèrent en l’état, ce que les Châteauneuf avaient donné aux Templiers demeura uni à Celles, ce qu’ils avaient donné aux Hospitaliers resta à Montchamp. La part de Celles comprenait 33 empithéotes. Il n’y avait point de dîmes.

Narnhac
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Saint-Flour - 15
— Le précepteur de Celles ne possédait à Narnhac ni domaine, ni dîmes, mais quelques cens portant sur 18 censitaires à Narnhac et 4 à Buxers ; la commanderie des Hospitaliers de Montchamp avait l’autre moitié des cens. Le donateur, un vicomte de Murat avait fait part égale aux Templiers de Celles et aux Hospitaliers de Loubeysargues.

Allanche-Pradiers
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Murat - 15
— Cette annexe n’avait que des cens, perçus sur les deux maisons Périers à Allanche et sur les tènements des Coustels à Pradiers.

A la différence des autres commanderies Celles n’a pas de membres, mais quatre annexes situées aux quatre points cardinaux, formant ainsi une croix de Templier, dont Celles était le centre. Quatre hauts barons ont dessiné sur le sol d’Auvergne cette croix : les Rochefort ont donné Tempel, les Châteauneuf d’Apchier Auriac, les vicomtes de Murat Narnhac, les Mercœur, Allanche-Pradiers.

Commanderie de Carlat
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Aurillac - 15

Domus Hospitalis Carlat
Domus Hospitalis Carlat

L’ancien temple de Carlat fut choisi comme le chef-lieu de la commanderie nouvelle, qui comprit les temples d’Albignac, du Monteil, les membres de l’Hôpital de Champfranchesse, de la Barbary, de Corrèze, du Couderc, de Mascheix, de Villedieu et de la Salvetat.

1e Membre. Carlat
— Le membre chef-lieu comprenait l’église paroissiale, une maison forte, le tout sis sur le roc de Carlat, une maison et des biens-fonds à Aurillac et à Gaussac, des rentes et des droits de justice.
L’église était dédiée à Notre-Dame du Puy. Le commandeur était curé primitif, décimateur, patron et collateur. Les dîmes se levaient à la onzième gerbe et produisaient environ 538 setiers de tout grain (23).
Les rentes annuelles payables en toute justice haute, moyenne et basse se prélevaient sur les paroisses environnantes savoir : dans la paroisse de Carlat à Cabannes, Lessenat, Celles, Peyrose ; dans l’ancienne paroisse de Raulhac à Lobéjal, Les Bousquants, La Cassade, Montcalvin, Badaillac, La Queyrie, Gropières, Lavergne, Peuchmourier, Gouls, Rentières, Barriac, Guimont, La Mouzonade ; dans la paroisse Saint-Clément, au bourg ; dans la paroisse de Saint-Etienne à Escaseaux, Espeils, La Grange ; dans la paroisse de Gros, à Morzières ; dans la paroisse de Labrousse, à Drulhes, Roussy, Teil et au bourg ; dans la paroisse d’Arpajon, à Lapeyrusse, Carsac, La Vergne ; dans la paroisse de Polminhac, à Maurejouls, Esmons, Salés, Murat. Lagasse ; aux bourgs de Prondels, l’Hôpital, Négreserre, Albignac, Mur-de-Barrès, Taussac, Alleix, Peyrac, Cassaniouse, Montredon, Saint-Santin, Saint-Etienne-de-Maurs, Saint-Constant, Maurs, Mourjou, Marcolès, Saint-Paul, Reilhac, Vézac, Trémolet, Boussac, Giou-de-Mamou (24).
Elles s’élevaient à :
Froment : 40 setiers.
Seigle et Avoine : 300 setiers.
Gélines : 40.
Argent : 50 livres.
Manœuvres : 30.

Annexe de l’Hôpital de Pierrefitte
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Aurillac, Commune: Giou-de-Mamou - 15

Hôpital de Pierrefitte
Domus Hospitalis Hôpital de Pierrefitte

— Dans la paroisse de Giou-de-Mamou l’ordre possédait une chapelle, desservie par un chapelain, les dîmes de Pierrefitte et quelques rentes, dont il jouissait en toute justice.

2e Membre. L’Hôpital de Corrèze
Département: Corrèze, Arrondissement et Canton: Tulle - 19

Domus Hospitalis Corrèze
Domus Hospitalis Corrèze

— Situé dans le diocèse de Tulle en Bas-Limousin, ce membre comprenait la chapelle d’Orleat de Bar, dont finit par s’emparer le chapitre de Saint-Martin de Tulle, des dîmes et des cens.
Les dîmes se prélevaient à la dixième gerbe sur les villages de Soubslarcie, de Boucine, de Souillier, de La Chastre, de La Borie, de Durcant, de Laprade, de Reignat, de Brousse, de Lebech, de Puymaigre et du château de Ternat, produisant bon an, mal an, 200 setiers, mesure de Tulle.
Les rentes donnaient :
Seigle : 21 setiers.
Froment : 5 setiers.
Avoine : 11 setiers.
Poules : 2.
Argent : 22 Sols.

Les lods étaient dus au vingtième denier en toute justice dans la paroisse de Corrèze.
Les rentes de Boucine, paroisse de Corrèze, produisaient :
Seigle : 16 setiers.
Poules : 2.
Argent : 10 Sols.

La dîme de Meyrignac-l’Eglise donnait 7 setiers, celle d’Orleat de Bar 50 setiers de grains et 50 sols Argent.
Quant aux rentes d’Orleat, elles se prélevaient au tènement du Buisson : froment, 2 setiers, Seigle, 4 setiers, Avoine, 15 ras, Argent, 21 sols. La rente du village de Mont, paroisse de Chillat, produisait 5 setiers Seigle, 5 setiers froment, Argent, 2 sols.

3e Membre. Le Coudert
Département: Corrèze, Arrondissement et Canton: Tulle, Commune: Clergoux - 19

Domus Hospitalis Coudert
Domus Hospitalis Coudert

— En Bas-Limousin, à 2 kilomètres du château de Sédières, ce membre comprenait le presbytère, une église paroissiale, des dîmes et des rentes.
L’église, dédiée à saint Jean Baptiste, était à la collation du commandeur de Carlat comme curé primitif et seigneur spirituel.
Les dîmes se prélevaient au Coudert.
Les rentes donnaient :
Seigle : 55 setiers.
Avoine : 18 setiers.
Argent : 5 livres, 10 sols.
Poules : 4.
Œufs : 72.

La rente de Maillarode, paroisse de Saint-Martial :
Seigle : 28 setiers.
Avoine : 9 setiers.
Poules : 3.
Œufs : 50.
Argent : 18 sols.

La rente de Vedrenne, paroisse de Guimont :
Seigle : 24 setiers.
Avoine : 10 setiers.
Géline : 1.
Œufs : 50.
Argent : 20 Sols.

La rente de Guimont :
Seigle : 4 setiers.
Sols : 3 et 4 deniers.

La rente de Courbiat, paroisse de Paudrigne :
Seigle : 8 setiers.
Avoine : 8 setiers.
Argent : 18 Sols.
La rente du Breuil, paroisse de Saint-Priest, se levait au vingtième denier et devait produire environ 30 setiers de grains.

4e Membre. Mascheix
Département: Corrèze, Arrondissement et Canton: Brive-la-Gaillarde, Commune: Chenailler-Mascheix - 19

Domus Hospitalis Mascheix
Domus Hospitalis Mascheix

— Ce membre, situé dans la paroisse Cnaneille-Mascheix, se composait également d’une église paroissiale dédiée à Saint-Jean, des dîmes, cens et de la hante justice.
Les dîmes se percevaient à la dixième gerbe sur la paroisse de Mascheix sur le village de Servut, paroisse de Lostanges, et sur celui de Laumont, paroisse de Sérilhac. Ces deux derniers villages donnaient 10 setiers de grains.

Les cens se percevaient sur le village de Sevrut, paroisse de Lostanges :
Seigle : 10 setiers.
Avoine : 3 setiers.
Poules : 4.
Argent : 30 sols.

Sur le village de Mascheix :
Froment : 1 setiers.
Seigle et Avoine : 12 setiers.
Poules : 15.
Argent : 12 sols.

Sur le village du Til, paroisse de Saint-Hilaire :
Seigle : 10 setiers.
Avoine : 4.
Poules : 4.
Argent : 8 sols.

Sur le village de la Paye, paroisse de Monceaux :
Seigle : 8 setiers.
Avoine : 5 setiers.
Poules : 6.
Argent : 8 sols.

Sur le village de Laumont, paroisse de Sérilhac :
Seigle : 4 setiers 4 quartons.
Avoine : 1 setiers 4 quartons.
Poules : 4.
Argent : 30 sols.
Tous ces villages étaient de la haute justice de Carlat.
Le commandeur de Carlat était collateur et patron de de l’église de Mascheix.

5e Membre, l’Hôpital de Champfranchesse
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Salers, Commune: Saint-Cirgues-de-Malbert - 15

Domus Hospitalis Champfranchesse
Domus Hospitalis Champfranchesse

— L’Hôpital de Champfranchesse, dans la paroisse de Saint-Cirgues-de-Malbert se composait d’une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, d’une maison forte, entourée de cours et jardins, écurie et grange d’un domaine, de dîmes et de rentes.
Le domaine fort important comprenait 83 stérées dans une seule enclave, plus la terre du commandeur contenant 3 stérées, un grand pré d’environ 53 charretées de foin, un pacage ayant 6 stérées, un bois de 60 stérées et tout autour 20 stérées de pacages.

Le commandeur de Carlat avait, la directe sur les villages de l’Hôpital, La Vareime, Roullilanges, Treymont, paroisse de Saint-Cirgues : de Falgères, Roupeyroux et Vedesche, paroisse de Saint-Rémy, de Merlhiac, Pommier, Lafarge, Tronche, Lacoste, Pailhers, etc.
Il en tirait bon an, mal an :
Froment : 18 setiers.
Seigle : 128 setiers.
Avoine : 80 setiers.
Gélines : 27.
Œufs : 200.
Argent : 17 livres, 5 sols.
Journées : 24.
Les dîmes de l’Hôpital se prélevaient à la 11e gerbe sur les villages de Roupeyroux et de Lemont, paroisse de Saint-Rémy. Leur produit annuel était de 40 à 45 setiers de grains mesure de Salers.

Annexe du Monteil
Département: Cantal, Arrondissement: Mauriac, Canton: Salers - 15

Domus Hospitalis Monteil
Domus Hospitalis Monteil

— Cette annexe, sise paroisse de Saint-Rémy-de-Salers, était à une lieue de l’Hôpital (24). Elle se composait d’une chapelle, d’un domaine comprenant maisons d’exploitation, écuries, granges, cours, jardins, prés, champs, paccages, bois et montagne. Les prés du Clos se fauchaient en cinq journées, celui de Lacoste en trois, celui de Laumont en six, celui de Runeros avait 2 séterées.
La terre de Ribeyrolles demandait 12 setiers de semence, une autre 15 setiers.
La terre Delconte mesurait 3 séterées et demie. La montagne contenait 25 têtes.
Les rentes, prélevées sur Roupeyroux, donnaient :
Argent : 23 sols, 8 deniers.
Seigle : 15 setiers, 3 quartons.
Avoine : 26 setiers.
Froment : 3 setiers.
Gélines : 2.
Journées : 2.

5e Membre. L’Hopital de la Barbary
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Mauriac, Commune: Le Vigean - 15

Domus Hospitalis Barbary
Domus Hospitalis Barbary

— Le membre de l’Hôpital de la Barbary, dans la paroisse du Vigean, ne comprenait que des rentes assises sur le bourg du Vigean, les villages d’Ortigiers, La Borde, Ayres, Endriou, Le Prat, Cabanes, l’Hopital, Combes, Menteyrolles et les affars Dalgé, de Lavergne, de la Peyre et de Coste-Planc. Elles revenaient à 98 setiers de seigle, 90 charges d’avoine, mesure de Mauriac, les 5 setiers faisant la charge, 10 livres, 5 sols d’argent, 11 gélines, 9 manœuvres, un mouton, le tout en haute, moyenne et basse justice. Il y avait aussi une masure avec tour à quinze pas du château de Montfort.

6e Membre. Villedieu
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Saint-Flour - 15

Domus Hospitalis Villedieu
Domus Hospitalis Villedieu

— Le membre de Villedieu se composait d’une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste dans laquelle on célébrait la messe le dimanche, de la dîme de Villedieu s’élevant à 15 setiers, mesure de Maurs, qui valaient 20 à 22 setiers mesure d’Aurillac ; des droits de lods et ventes à raison du sixième denier et de justice haute, moyenne et basse sur le village de Standieu ; et de rentes produisant :
Seigle : 10 setiers.
Avoine : 7 quartes.
Argent : 6 deniers.

7e Membre. La Salvetat
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Saint-Mamet-la-Salvetat - 15

Domus Hospitalis La Salvetat
Domus Hospitalis La Salvetat

— Le membre de La Salvetat se composait d’une église paroissiale sous le titre de Saint-Jean-Baptiste, d’une maison, de trois petits prés appelés de l’Hôpital, de la Planque, du Thiron, d’une garenne, dite du Freyx, à l’usage du curé.
La dîme du bourg de la Salvetat produisait 90 setiers de grains, mesure d’Aurillac, plus la dîme des agneaux sur toute la paroisse de la Salvetat.
La dîme des grains à la onzième gerbe sur les villages du Rill et de Bessiros montait, année commune, à 21 setiers ; sur une partie des villages d’Ugaulx et d’Ugoles, paroisse de Saint-Mamet, à 60 setiers ; sur le village de la Rodde, à 8 setiers ; sur le village de Prantignat, à 40 setiers ; sur le village de Cassaniouze, paroisse de Roannes, à 40 setiers ; sur le village de Silvestre, paroisse de Roumégoux, à 15 setiers, soit en tout 247 setiers.
Les rentes se percevaient en toute justice au sixième denier sur la Salvetat, Cazalat, Laveissière, Vaurs, paroisse de la Salvetat ; Mastrebuys, paroisse de Roanne ; Uzols et Uzaux, paroisse de Saint-Mamet ; La Bouigue, Lauriac, Valette, Lou Mas, Lou Mazet, Poujols, Le Pont, Loussereyre, paroisse de Vitrac ; Villecreux et Marcolès ; Caignac et Silvestre, paroisse de Roumégoux ; Causse, Saint-Constant, Villedieu, Le Trioullet, La Ribbe, Lentilbac, Le Bousquet, etc. Ces rentes se montaient à 160 setiers.

Membres situes dans la Haute-Auvergne dépendant des commanderies étrangères.

Outre les trois commanderies de Montchamp, de Celles et de Carlat, leurs membres et leurs annexes, les Chevaliers de Saint-Jean possédèrent en Haute-Auvergne d’autres dépendances rattachées à des commanderies étrangères au Haut-Pays.
De la commanderie d’Ayen en Limousin dépendaient Saint-Jean-de-Donne avec son église paroissiale, des terres et des dîmes, et Ourzeaux, paroisse de Saint-Cernin, avec ses dîmes et rentes.

Ydes, membre composé de deux chapelles dont l’une très belle, d’une maison, d’un domaine avec ses prés, champs, pacages, bois, des dîmes et des rentes, et Courtille, paroisse de Vebret, avec sa chapelle et ses rentes faisaient partie de la commanderie de Pont-Vieux.
Enfin, les Temples du Chambon et Ferréroles étaient rattachés à la commanderie de Courteserre, commune de Courpière (Puy-de-Dôme).
Les Hospitaliers, dans la recherche de leurs titres de propriété, se heurtèrent à de graves difficultés, dont l’écho, bien qu’émoussé par le temps, est parvenu jusqu’à nous.
C’est en 1320, Géraud de Chapel, seigneur du Cluzels, qui conteste à Guillaume de Châteauneuf du Drac la propriété du pré du Moine. On finit par transiger. Le précepteur de Celles garda la propriété, Géraud de Chapel la jouissance moyennant une rente annuelle de neuf sols (25).

Une autre contestation s’éleva avec Guillaume de Saint-Hilaire, moine bénédictin de Moissac, prieur de Bredom. L’arbitre choisi fut le curé de Laveissenet. Le prieur, peu satisfait de sa sentence, n’en tint aucun compte ; Guillaume de Saint-Hilaire lança l’excommunication contre le précepteur, celui-ci, pour bien montrer que les foudres monacales ne l’atteignaient point, se fit délivrer par Desmaryes, notaire impérial à Saint-Flour, un vidimus de la bulle du pape Grégoire X au grand maître, en date du 17 mars 1274, exemptant son ordre de toute juridiction épiscopale et de toute sentence d’excommunication, suspens ou interdit (26).

Les deux partis en appelèrent à Rome, qui délégua Etienne de Planche, bailli de Montbrison, pour trancher le différend. Le prieur de Bredom confia sa défense à Durand Granier, le commandeur de Celles à Guillaume des Maisons, procureur du grand-prieuré d’Auvergne (27), mais la sentence n’ayant pas été favorable au prieur, ce dernier recourut à la voie des armes, oubliant l’avertissement du Seigneur : qui se sert de l’épée, périt par l’épée. Il y eut assaut de forteresses. La première attaque passée, l’impétueux bénédictin se trouva en lutte avec le commandeur de Celles, avec Bégon, vicomte de Murat, avec les héritiers des Mercœur et, par surcroît d’ennuis, il se vit assigné devant Guillaume de Saint-Chamans, bailli royal des Montagnes, et condamné à 40 livres d’amende pour avoir enfreint la sauvegarde du roi sous laquelle était placée la commanderie de Celles (28).
Le précepteur de Celles, Guillaume de Châteauneuf le Drac, vécut encore assez longtemps pour voir le commencement des guerres anglaises. En 1334 il reçoit deux reconnaissances, l’une d’Hugues, l’autre de Guillaume Gualdet de Baynac ; une troisième en 1358 d’Agnès Raymond.
Pierre du Vernet, commandeur de Carlat, eut des difficultés avec le vicomte Raynaud de Pons, au sujet de l’hommage de sa commanderie. Le litige fut soumis à l’arbitrage de Guillaume Rolland, chevalier, seigneur de Cromières, d’Eustache Cabri, damoiseau, de Michel de Messa et de Jean de Cours, légistes. La sentence condamna le précepteur à l’hommage au vicomte pour tout ce qu’il tenait de lui dans la vicomté de Carlat, le bailliage des Montagnes et la sénéchaussée du Rouergue ; mais hors le fort et le bourg de Carlat, les précepteur eut la haute justice, le droit d’élever des fourches patibulaires et d’avoir nue prison (29).

De Sartiges d’Angle donne comme successeur à Pierre du Vernet, à la date 1346, un de Montfort ; nous ne pouvons accepter ce commandeur, car il n’y avait pas de Montfort dans le grand-prieuré d’Auvergne à cette époque. La date de 1346 est d’ailleurs si voisine de 1347, où nous avons comme précepteur Hugues de Montclar, et les deux noms se ressemblent si fort, qu’une mauvaise lecture aura transformé sans doute Montclar en Montfort. Au reste, nous ne sommes pas mieux renseignés sur l’un que sur l’autre.
A la même époque, le commandeur de Montchamp était Etienne de Montaigut. Nous avons plusieurs reconnaissances consenties en sa faveur, l’une de 1331 par Jacques Roches, de Loubeysargues, une autre de 1336 par Jean Gély, écuyer, résidant à Chambeyrac (30), enfin une troisième, en date de 1350, faite par Guillaume La Cartelade.

Suite chapitre 3

Sources : BOUFFET (ABBE Hippolyte). Deuxième partie, chapitres I, Origines - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Haute-Auvergne, Page 109 à 131. BNF

Notes
1. Dell’ istoria délia sacra religione di S. Gionan..., 1594.
2. Armes du grand prieuré d’Auvergne : parti de gueules à la croix d’argent, parti d’or au dauphin, d’azur parti écaillé de sable.
3. Pages 158, tome 212.
4. Série K. — M. Boudet. Les derniers Mercœur, page 188.
5. Archives du Rhône, H 20.
6. Archives du Rhône, H 21.
7. Archives du Rhône, H 25.
8. Archives du Rhône, H 25.
9. Auguste Chassaing. Cartulaire des Hospitaliers du Puy, page 70.
10. Fratre Guillelmo Aldeherti preceptore domus Montis Chalmis. Cartulaire de Saint-Flour.
11. Auguste Chassaing. Cartulaire des Hospitaliers du Puy.
12. Les armes actuelles de Lespinasse sont : d’azur au lion d’argent rampant.
13. Terriers de Montchamp dressés sous le gouvernement des commandeurs Philibert de Laforest (1508), Philippes des Gouttes (1629), Jean-Jacques de La Rochefoucauld (1661). Paul de Félines de La Renaudie (1667), Claude d’Aubery de Vatan (1730), du bailli de Margou (1701).
14. Archives du Rhône, H 138
15. Terriers de Loubeysargues, dressés sous le gouvernement des commandeurs Jean-Jacques de La Rochefoucauld (1661), Paul de Felines de la Renaudie (1687), Claude Aubery de Vatan (1730), du bailli de Margou (1765).
16. Terriers dressés sous le gouvernement des commandeurs de la Forest (1508), Jean de la Rodde (1534), Philippe des Gouttes (1618), maréchal de la Renaudie (1686), du bailli de Vutan (1718), du bailli de Margou (1763).
17. Archives du Rhône, H 128.
18. Nous trouvons ce mot dans le procès-verbal du commandeur Jean François de Bosredon-Vilevoisin, 1765. Dental, en langue vulgaire, indique la dent de l’araire.
19. Archives du Rhône, H 138. Terriers de 1311, 1418 (au nom de Jean de Lastic), 1643 (amical des Gouttes), 1695 (maréchal de La Renaudie), 1732 (amiral d’Aubery), 1765 (grand prieur de Margou), etc.
20. Liste des Terriers parvenus jusqu’à nous : Terrier de 1430 au profit de Jean de Lastic, reçu Talomendier et Brumenchon, notaires ; Terrier de 1512 ou profit de Gabriel de Lestang-Murat, reçu Reurdère, notaire ; Terrier de 1580 au profit de Claude de Tersat, reçu Dumas, notaire ; Terrier de 1598 ou profit de Jean du Bourg, reçu Dumas. Theilliard et Darfeuille, notaires ; Terrier de 1644 au profit de Gaspard de Maisonseule, reçu Darfeuille et Maigne, notaires ; Terrier de 1668 au profit de Louis de Fay de Gerlande, reçu Darfeuille ; Terrier de 1703 nu profit de Jean de Saint-Viance, reçu Tardon, notaire ; Terrier de 1765 au profit de Gilbert de Montagnac, reçu Teilhard, notaire.
21. Rien n’indiquant mieux l’étendue géographique de la commanderie, voici village par village, le nombre des censitaires contenu dans le terrier de 1703 :
Nombre : 12 — Celles (moulin) — Paroisse : Celles.
Nombre : 24 — Traverges — Paroisse : Celles.
Nombre : 6 — Longe-Saigne — Paroisse : Celles.
Nombre : 24 — Ribbes — Paroisse : Celles.
Nombre : 19 — Ribettes — Paroisse : Celles.
Nombre : 48 — Baynac — Paroisse : Celles.
Nombre : 30 — La Champ — Paroisse : Celles.
Nombre : 31 — Secomieux — Paroisse : Celles.
Nombre : 45 — Chassagniette — Paroisse : Coltines.
Nombre : 29 — Coltines — Paroisse : Celles.
Nombre : 1 — Lascombres — Paroisse : Talizat.
Nombre : 24 — Mons — Paroisse : Roffiac.
Nombre : 3 — Rivert — Paroisse : Roffiac.
Nombre : 7 — Seveyrac — Paroisse : Neussargues-Moissac.
Nombre : 6 — Comberobert — Paroisse : Neussargues-Moissac.
Nombre : 2 — Bardon — Paroisse : Coltines.
Nombre : 12 — Meymargues — Paroisse : La Chapelle Alagnon.
Nombre : 13 — Touls — Paroisse : Colines.
Nombre : 5 — Telizat — Paroisse : Telizat.
Nombre : 2 — Sauvignat — Paroisse : Telizat.
Nombre : 4 — La Choulou — Paroisse : Celles.
Nombre : 4 — La Tourille — Paroisse : Celles.
Nombre : 2 — Giraltat — Paroisse : Neussargues-Moissac.
Nombre : 2 — Gaspard — Paroisse : La Chapelle-Alagnon.
Nombre : 3 — Clavières — Paroisse : Virargues.
22. L’emphytéote est un locataire quasi-propriétaire grâce au droit réel immobilier donné par ce type de bail. Cela signifie notamment qu’il est investi de prérogatives plus amples qu’un locataire d’un bail ordinaire. Ainsi, il peut : Procéder librement à des améliorations sur le fond autres que celles prévues par le bail.
23. En voici le détail : dimerie du bourg de Carlat, 120 setiers ; dimerie du Puy Basset, 120 setiers ; dimerie de Calves, 120 setiers ; dimerie de Celles, 50 setiers ; dimerie de Montcalvy et Tersont, 10 setiers ; dimerie de Sagergues, paroisse de Saint-Simon, 10 setiers. Archives du Rhône, série H.
24. Terriers de 1460 (au nom de frère Herald d’Adié), 1571 (Thomas de la Tour), 1623 (Charles de Saint-Viance), 1735 (Vincent de Vogué), 1769 (Saint-Viance).
24. Terriers d’Aude, de Saint-Chamans, de Saint-Julien, de Villars, de la Tour, de Saint-Viance, du Cluzeau, de Vogué.
26. Archives du Rhône. H 27.
26. Inventaire Batteney de Bonvouloir, tome 4, chapitre 2, n° 3. Le Dictionnaire statistique du Cantal fait de ce Géraud de Chapel, seigneur de Courbines et du Cluzels, un commandeur de Celles. C’est évidemment un lapsus.
27. De l’illustre famille des Blossadols.
28. Abbé Teilhard : mémoire manuscrit sur Murat.
29. G. Saige et Comte de Diennne, opuscule cité, page 136. Les Vernot étaient originaires du Dauphiné et portaient pour armes : d’argent à l’aigle de saille, au chef d’azur charge d’un soleil d’or levant au premier quartier.
30. Archives du Cantal. Série H. fonds Bredom. Honorabali et potenti et venerabil viro fratri Stephano de Monte Acuto, proceptori domorum de Loubeysargues et de Montehamp.



Retour Etudes

Top

 

 

Licence Creative Commons
Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une oeuvre à http://www.templiers.net/.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.templiers.net/.