Hospitaliers   Maisons ou Hôpitaux   Hospitaliers

Hôpitaux de l'Ordre de Malte par Départements
Informations
Chers visiteurs
Vous avez certainement constaté le point d'interrogation dans la barre d'adresse de votre navigateur.

Il y est écrit « Non sécurisé »

Vous pouvez naviguer sur le site sans aucune crainte. La sécurisation d'un site Internet est obligatoire dès lors qu'il y a des demandes de mots de passes ou des paiements en ligne.

Sur ce site il n'y a rien de tout ceci.

Département de la Seine-Maritime

Villedieu-la-Montagne   (76)

Commanderie de Villedieu-la-Montagne
Département: Seine-Maritime, Arrondissement: Dieppe, Canton: Gaillefontaine - 76


Domus Hospitalis Villedieu-la-Montagne
Domus Hospitalis Villedieu-la-Montagne


L'église et la commanderie
Ayant la Révolution, il existait à Villedieu-la-Montagne, une commanderie de templiers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Cette commanderie, fondée par Hugues d'Haucourt, avait son siège dans l'étendue du domaine des seigneurs de ce nom, qui par suite de deux mariages succssifs, celui de Jeanne d'Haucourt avec Jacques de Bailleul, et celui de leur fille Françoise avec Adrien de Mailly, passa à cette dernière famille.

Nous pouvons donner les noms de la plupart de ses commandeurs depuis le commencement du XVIe siècle :
— Jean de Rouvray.
— Jacques de Bourbon, nommé le 27 Juin 1528.
— Frère Bertrand le Grand, qui fut commandeur du 12 avril 1541 au 17 juin 1568.
— Frère Jean de Meaux, aussi chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, nommé le 7 janvier 1588.
— Jehan du Cauret dit Taigny, commandeur du 15 juin 1595 au 7 décembre 1586.

Dans la première moitié du XVIIe siècle, nous voyons successivement dans cette fonction :
— Adrien de Sarcus.
— Georgées de Sailly.
— Jean d'O.
— Et à la fin de ce même siècle, Jehan de Gaudechard de Barbe-Villers.

En 1724, le commandeur de Villedieu était Antoine Costard de Haûtot, auquel dut succéder le sieur d'Estournel, qui figure en un acte daté du 8 février 1734, sous ses noms et qualités « De très noble, très illustre et très religieux seigneur messire d'Estournel, seul seigneur spirituel et temporel de haute, moienne, et basse justice, voier et gruier de la terre, seigneurie et commanderie de Villedieu en la Montagne, Courcelles, Canny, Campeaux et dépendances, Saint-Jean de Repentigny, la Fontaine-le-Dun, Frettencourt, le Ronchois et autres terres et seigneuries. »

Au commandeur d'Estournel, succéda Henri-Paul de la Luzerne de Beuzeville qui résigna en 1741.
Son successeur, Pierre-François de Polastron, nommé à cette fonction le 10 janvier 1741, figure en ces termes :
« Très noble et très religieux seigneur Pierre François de Polastron, chevalier profés de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, seul seigneur spirituel et temporel, haute moïenne et basse justice, voyer et gruyer de la terre seigneurie et commanderie de Villedieu, Saint-Jean, le Temple, Courcelles, Canny, Campeaux, Repantigny, la Fontaine-le-Dun, Fourcigny, Frettencourt, le Ronchois, Mesnil-David et autres terres et seigneuries. »

Au sujet d'un bail à fieffe, consenti au profit de Philippe Cuel, à la date du 6 avril 1754, le même commandeur se fit représenter par Gilles Ferry, bourgeois de Gaillefontaine, dont la qualité est relatée à l'acte au moyen de ce long préambule :
« Devant Me Louis-Joseph Rivière, notaire royal au bailliage de Neufchâtel pour la Châtellenie et vicomté de Gaillefontaine, fut présent Gilles Ferry, bourgeois de Gaillefontaine, au nom et comme procureur général et spécial d'illustres sieur seigneur François de Polastron, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de la commanderie de Villedieu en la Montagne par substitution du sieur Ovide-Henry Fallague, bourgeois de Paris, procureur substitué dudit seigneur commandeur, par M. le commandeur de Cabeuil, de sa part, fondé de la procuration générale et spéciale du même seigneur commandeur, la procuration du sieur Fallague passée devant les conseillers du roi, notaires à Paris, le 26 mai 1746, et depuis en ce notariat le 18 juin de ladite année, et encore, ledit sieur Ferry, fondée particulièrement du pouvoir spécial dudit seigneur commandeur, sous signatures privées, du 19 mars dernier, enrgislré au bureau de ce lieu, cejourd'hui, par le sieur Hullin, et resté ci joent, pour y avoir recours au besoin. »

A Pierre-François de Polastron, succéda en 1755, Louis-Francien Le Fèvre d'Ormesson. (1)
1. La plupart des noms des commandeurs de Villedieu ne nous étaient pas connus. La liste qui précède a pu en être dressée grâce à une obligeante communication de M. Charles de Beaurepaire, archiviste de la Seine-Inférieure.

La justice était rendue au nom du commandeur, dans l'une des salles de la commanderie affectée à ce service, par un officier de justice connu sous le nom de bailly de Villedieu, mais qui s'intitulait dans les actes : lieutenant général, juge civil, criminel, de police, du bailliage et haute justice de Villedieu-la-Montagne.
Presque tous les noms des titulaires de cette fonction, qui exercèrent pendant les XVIIe et XVIIIe nous sont connus.
Vers 1630, nous voyons Jacques Hullin, qui exerça la fonction de bailli de Villedieu pendant plus de quarante ans, concurremment avec celle de procureur fiscal en la haute justice de Gaillefontaine. Il mourut à Gaillefontaine et y fut inhumé dans l'église, le 4 juillet 1672.

Pierre Bénard, avocat à Gaillefontaine, ayant épousé l'une des filles de Jacques Hullin, lui succéda comme bailli de Villedien, et remplit ce poste jusqu'à sa mort, survenue le 14 août 1686.

Antoine Sagot, fils de Geoffroy Sagot et de Françoise Bénard, remplaça son grand-père, après une courte vacance du siège. Il exerça cette même fonction plus de cinquante ans, et, à sa mort, arrivée le '13 novembre 1739, il fut inhumé en l'église de Gaillefontaine.

Il, fut remplacé dans ce poste par Jacques Hullin, fils de François Hullin, avocat fiscal en la châtellenie de Gaillefontaine, et petit-fils de Jacques, dont il a été parlé précédemment.

Il joignit à cette fonction en 1754, à la mort de Jean-Jacques Sagot du Cartux, la charge de lieutenant-général, juge civil, criminel, de police et de maître particulier des eaux et forêts au siège de Gaillefontaine, et exerça ce double poste, jusqu'à sa mort, survenue en 1772; il fut inhumé dans l'église de Gaillefontaine.

La fonction de bailli de la haute justice de Villedieu fut ensuite exercée par Charles-Louis Ango, sieur de Préfontaine, avocat au parlement, résidant à Gaillefontaine, marié en premières noces avec Geneviève Hullin, fille de son prédécesseur, et en second mariage, avec Félicité d'Anceaume, sœur du seigneur d'Hodeng-en-Bray.
Il mourut à Gaillefontaine à l'âge de 52 ans, le 22 décembre 1783.

La charge de bailli de Villedieu fut ensuite exercée par Charles-François de Franconville, successeur de Jean-Jacques Hullin dans sa fonction de lieutenant général, juge civil et criminel en la châtel lenie de Gaillefontaine.

Il existait à Villedieu, depuis un temps immémorial, un office de tabellion. Cette fonction était occupée, le plus souvent, par le fermier de la terre de la commanderie de Villedieu.

Au commencement du XVIIe siècle, le titulaire de cette fonction était Antoine Cuel, auquel succéda Jean Levasseur qui mourut au mois de février 1667 et fut remplacé par François Féron, époux de Chrétienne Cuel, fille de Philippe et nièce d'Hector Cuel, dont le nom a déjà été cité comme inscrit sur la cloche de l'église de Villedieu.

L'office de tabellion de Villedieu se fondit en 1688, à la mort de François Féron, avec l'étude de Formerie, par suite du mariage de Jeanne Cuel, fille d'Hector avec Antoine Francastel, notaire royal et garde-notes à Formerie.

De ce mariage, naquit Antoine Francastel qui exerça après son père la fonction de notaire royal à Formerie, il eut deux fils du nom de Pierre, l'un pourvu, dans les années qui précèdent 1789, de la charge du lieutenant général de la justice, chatellenie et baronnie, et l'autre, qui fut en 1790 le premier maire de Formerie et le premier juge de paix du canton.

Le premier cité, Pierre Francastel, dit le Jeune, époux de Louise Broutel, fut le père du conventionnel Marie-Pierre-Adrien Francastel, né à Formerie, le 30 mars 1761.
Le jeune Marie-Pierre-Adrien Francastel alla d'abord habiter Grandvilliers pour y exercer la fonction de grenetier du grenier à sel établi en ce lieu. Il fut successivement secrétaire du duc de La Rochefoucault-Liancourt, attaché à la juridiction du grenier à sel d'Evreux et administrateur du district d'Evreux.

Entré à la Convention le 27 juin 1793 en remplacement de Buzot mis hors la loi, Adrien Francastel, fut chargé d'une mission dans les départements d'Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire.
Après les évènements de thermidor décrété d'arrestation, il eut le bonheur de pouvoir se disculper des accusations portées contre lui.
En l'an VII, il exerça la fonction de chef de la première division au ministère de l'intérieur, et quitta ce poste au 18 brumaire, Adrien Francastel fut encore de 1805 à 1809, proviseur du lycée de Versailles. Ce fut sa dernière fonction étant aller habiter Paris, il y mourut dans la retraite, le 10 mars 1831 (1).
1. V. Notice sur Adrien Francastel, par M. Bellou, maire de Formerie.

La commanderie de Villedieu était tenue du marquisat d'Haucourt et la seule de la chrétienté qui relevât d'un seigneur laïque. (2)
Son revenu annuel était peu considérable, et ne dépassait guère 4,000 livres, tant en immeubles qu'en rentes foncières et les rentes dans les quelques lieux dont elle avait la seigneurie.
2. V. notre notice sur Haucourt.

La fonction de receveur de la commanderie fut presque constamment exercée par des membres de la famille Cuel.
C'est de la famille Cuel, de Villedieu, que sont sorties toutes celles de ses branches, dont les membres habitent le pays de Bray.

La branche aînée, éteinte aujourd'hui, avait, à Villedieu, le noyau principal de ses possessions qui s'étendaient sur les paroisses voisines, et notamment sur Grumesnil.
Comme dans cette dernière paroisse, cependant normande, les immeubles étaient partageables également, suivant l'esprit de la coutume du Beauvoisis, il en résultait qu'à la mort de chaque père de famille y possédant des extensions de propriétés, et ayant plusieurs enfants, il était formé deux masses; l'une de ses terres, situées en Normandie, et l'autre, de celles se trouvant à Grumesnil, qui, comme on le voit, avait sa coutume particulière.

Dans l'un comme dans l'autre cas, c'était le cadet des enfants qui composait des lots égaux.
Dans la masse des immeubles, lorsqu'ils étaient situés en des lieux régis par la coutume de Normandie, l'aîné des enfants avait droit à deux lots sur trois dans l'autre masse, composée exclusivement des biens situés hors de cette province, il devait être formé autant de lots qu'il y avait d'enfants l'aîné tirait le premier, et le cadet prenait ce qui restait après que les autres avaient tiré au sort.

Ce cas se produisit plusieurs fois lors du partage des biens de la branche aînée de la famille Cuel, et notamment en 1677 et en 1738. Villedieu-la-Montagne, assez étendu comme territoire, mais n'ayant qu'une centaine d'habitants, cessa d'être commune et fut réuni à Haucourt en 1824.
M. MALICORNE. La Normandie Historique, Archéologique et littéraire, 16e année : revue paraissant le 1er de chaque mois. Rouen Janvier 1901. BNF

Titre courant
Ancienne commanderie de Villedieu-la-Montagne

Précision sur la protection de l'édifice
Ancienne chapelle, actuellement église paroissiale de Villedieu ; tour hexagonale ; éléments conservés du corps de logis d'origine (pignons et élévation partielle en pans de bois) (cad. C 45, 39) : inscription par arrêté du 1er septembre 1992. BNF

Villedieu-la-Montagne
Au hameau de Villedieu la Montagne, ancienne commune rattachée à celle de Haucourt en 1824, restes d'une commanderie de l'Ordre de Malte, fondée au XIIe siècle par Hugues de Haucourt et confirmée par son fils, Guillaume de Haucourt.
Cette commanderie resta en fonction jusqu'à la Révolution.
Elle comportait les terres et la seigneurie de Frettencourt et de Fourcigny, une maison à Aumale et la seigneurie de Fontaine-le-Dun.
Église de style roman, du XIIe siècle, ancienne chapelle de la commanderie.
Restauration et animation par l'Association Villedieu-Haucourt.
Ferme de la commanderie, attenante, comportant une tour hexagonale, à laquelle était autrefois accolé un corps de logis, ancienne habitation du commandeur.
L'église de Villedieu, ses fonts baptismaux et la tour de la commanderie sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis un arrêté du 1er septembre 1992.
La ferme de la Commanderie est propriété privée. Wikipedia

Image de l'église de Villedieu. Atlas roman


Top

 

 

Licence Creative Commons
Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une oeuvre à http://www.templiers.net/.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.templiers.net/.