Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Maisons par département

01 Ain 02 Aisne 03 Allier 04 Alpes-Haute-Provence 05 Hautes-Alpes 06 Halpes-Maritimes 07 Ardèche 08 Ardennes 09 Ariège 10 Aube 11 Aude 12 Aveyron 13 Bouches-du-Rhône 14 Calvados 15 Cantal 16 Charente 17 Charente-Maritime 18 Cher 19 Corrèze 20 Corse 21 Côte d'Or 22 Côtes d'Armor 23 Creuse 24 Dordogne 25 Doubs 26 Drôme 27 Eure 28 Eure-et-Loir 29 Finistère 30 Gard 31 Haute-Garonne 32 Gers 33 Gironde 34 Hérault 35 Ille-et-Vilaine 36 Indre 37 Indre-et-Loire 38 Isère 39 Jura 40 Landes 41 Loir-et-Cher 42 Loire 43 Haute-Loire 44 Loire-Atlantique 45 Loiret 46 Lot 47 Lot-et-Garonne 48 Lozère 49 Maine-et-Loire 50 Manche 51 Marne 52 Haute-Marne 53 Mayenne 54 Meuthe-et-Moselle 55 Meuse 56 Morbihan 57 Moselle 58 Nièvre 59 Nord 60 Oise 61 Orne 62 Pas-de-Calais 63 Puy-de-Dôme 64 Pyrénées-Atlantique 65 Hautes-Pyrénées 66 Pyrénées-Orientales 67 Bas-Rhin 68 Haut-Rhin 69 Rhône 70 Haute-Saône 71 Saône-et-Loire 72 Sarthe 73 Savoie 74 Haute-Savoie 76 Seine-Maritime 79 Deux-Sèvres 80 Somme 81 Tarn 82 Tarn-et-Garonne 83 Var 84 Vaucluse 85 Vendée 86 Vienne 87 Haute-Vienne 88 Vosges 89 Yonne 90 Territoire-de-Belfort

Département Saône-et-Loire

Anglure   (71)
Commanderie d'Anglure
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Paray-le-Monial, Commune: Hôpital-le-Mercier — 71


Commanderie d'Anglure
Localisation: Commanderie d'Anglure


Anglure, aujourd'hui simple domaine situé sur la commune de l'Hôpital-le-Mercier en Saône-et-Loire, avait appartenu dès le début aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Seule une porte en accolade prouve l'ancienneté du lieu.
Sources: Georges CHATARD — Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.

 

Bellecroix   (71)
Commanderie de Bellecroix
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Chalon-sur-Saône, Canton: Chagny — 71


Commanderie de Bellecroix
Localisation: Commanderie de Bellecroix


Ce bénéfice militaire avait son siège dans une campagne isolée aux bords de grandes forêts, et au château de Bellecroix qui, suivant un procès-verbal des visiteurs de l'ordre de Malte, au XVIIe siècle, était entouré de fossés pleins d'eau, sur lesquels était un pont-levis donnant entrée dans une grande cour carrée qui renfermait la chapelle, une ferme et le manoir seigneurial suivi d'un grand jardin.

Son nom de Bellecroix lui venait d'un reliquaire précieux où était enchâssé un morceau de la vraie croix qui aurait été rapporté des lieux saints, par les fondateurs de celte maison et déposé dans leur chapelle. Ce fait est cité par M. Courtépée, s'appuyant sur une charte de 1202, dont la « Gallia Christiana » ne donne qu'un extrait qui ne nous a pas suffisamment édifié sur cette circonstance curieuse. Cet acte relate une transaction entre le maître de l'hôpital de Bellecroix et l'évêque de Châlons-sur-Saône, concernant la collation contestée de l'église de cet établissement et de celle voisine de Chagny qui resta attribuée au supérieur des Hospitaliers.

Dépendances de cette commanderie
Aluze, village qui se trouve placé sur la voie romaine d'Autun à Châlon, encore restée communication usuelle. D'ancienneté, les Hospitaliers y eurent une maison, des terres, des prés et des vignes, ce qui est établi par un traité de 1257 entre Guillaume de Montaigu, seigneur d'Aluze, et frère Girard d'Ardres, précepteur de l'hôpital de Bellecroix, par lequel les droits de fief et de justice furent confirmés aux Hospitaliers sur leurs « ineix et pourpris » d'Aluze.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

Pour tous ceux qui ne l'auraient pas vu ou ceux qui auraient envie de le revoir, voici en lien ci-dessous le reportage télévisé sur Bellecroix et son Histoire diffusé au JT de FR3 Bourgogne. Delphine GAUTIER — Chateau de Bellecroix

 

Dompierre-les-Ormes   (71)
Domus Hospitalis Dompierre-les-Ormes
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Mâcon, Canton: Matour — 71


Domus Hospitalis Dompierre-les-Ormes
Domus Hospitalis Dompierre-les-Ormes


Dompierre-les-Ormes, ancien établissement des Hospitaliers, fondé par le seigneur de ce lieu, avec fief et chapelle appelés l'hôpital de Bois-du-Lin.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

Bois-du-Lin, hameau commune de Dompierre-les-Ormes


Domus Hospitalis Bois-du-Lin
Domus Hospitalis Bois-du-Lin


— Domus Hospitalis de Bos Dolent, 1248 (Léopold Nièpce, Le Grand-Prieuré d'Auvergne, page 1243)
— Bois Dolyen, 1333 (Ibidem)
— Bost du Lain (Archives de la Côte-d'Or, C. 7443)
— Fief de Lespinasse, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2889, page 415)
— Bost du Lin, 1683 (Archives de la Côte-d'Or, C. 7433)
— Bois du Lain, 1783 (Ibidem)
— Bois du Lin, 1757 (Archives de la Côte-d'Or, C 3530, page 1180)
— Ancienne possession de la commanderie de Lespinassy, avec chapelle Saint-Jean Baptiste, membre en 1789 de la commanderie de Mâcon de l'Ordre de Malte (Niepce, page 319 et Coutépée, III, page 123)
Sources: Dictionnaire topographique de la France Comprenant les noms de lieux anciens et modernes CTHS

 

Epinassy   (71)
Commanderie d'Epinassy
Département: Loire, Arrondissement et Canton: Charolles, Commune: Marcilly-la-Gueurce — 71


Commanderie d'Epinassy
Commanderie d'Epinassy


Membre de la commanderie de Mâcon
Epinassy, demeure principale du commandeur, en Charollais, diocèse d'Autun, distant de son chef de 8 lieues, et de la ville de Charolles 1 lieue, à une autre lieue de Colonges. «  Revenu 1200 livres  »
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Charolles — 71
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne — Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors — Bâle — Genève — 1883.

Moulin-le-Bost


Domus Hospitalis Moulin-le-Bost
Domus Hospitalis Moulin-le-Bost


— Reprise de fief et dénombrement, des 4 mai et 14 décembre 1679, de la seigneurie de Moulin-du-Bost en la paroisse de Saint-Maurice-lès-Chateau-Neuf en Mâconnais, par Jean Baptiste du Saix, écuyer, seigneur de Chervre, en Beaujolais, ayant retiré par droit de retrait ladite seigneurie de Mouiin-le-Bost qui avait été discutée par décret sur Marc-Antoine du Bost, écuyer, seigneur de Bois-Vert, en Forez, tuteur des enfants du second tit de Gaspard du Bost, ledit retrait lignager fait, dis-je, par ledit du Saix de Henri de Chavagnac, écuyer, seigneur de La Molière, qui était adjudicataire de ladite terre du Moulin.

Ladite seigneurie en toute Justice est chargée de redevances, savoir:
60 livres à Château-Neuf.
12 livres à l'abbaye de Saint-Rigaud.
6 livres au sieur commandeur d'Epinassy (Commune de Changy).
65 livres de pension viagère à Madeleine du Bost, religieuse à Marcigny.
Liasse 3, côte 63.
Sources: Les fiefs du Mâconnais. Macon 1897 — Sources numériques Bnf

Chapelle d'Epinnassy
M. de Leusse signale la découverte de vieilles et curieuses fresques dans la chapelle ruinée de l'ancienne commanderie d'Epinassy (hameau de la commune de Changy, près de Charolles). Elles remontent probablement au XIIIe siècle et son attention a été attirée sur elles par notre associé le comte Jean de Laguiche. C'est, dans l'hémicycle du choeur, un Christ en croix, deux femmes agenouillées et des anges en adoration. Par côté, on voit les douze apôtres. Ces peintures, dont le trait est en noir et le fonds en jaune et en rouge, seraient d'un dessin assez ferme et intéressantes par la naïveté des attitudes. Elles sont assez bien conservées.
Sources: Annales de l'Académie de Mâcon, tome XXV, Macon 1926-1927 — Sources numériques Bnf

Commanderie d'Epinassy
Aucune trace de l'Hôpital d'Acier n'existe dans le fonds des biens nationaux aux Archives de Saône-et-Loire, ce qui prouve que tout le domaine de cet ancien hôpital avait été aliéné avant la Révolution. Il ne devait plus rester alors que quelques cens au profit des Chevaliers de Malte (1).
1. Le nom de l'hôpital d'Acier s'est transmis à des familles sans doute originaires de là et qui furent transportées dans d'autres commanderies des chevaliers de Malte. C'est le cas de la famille d'Azié ou d'Azie qui figure parmi les censitaires de la Commanderie d'Espinassy en Charollais, au XVIe siècle (Archives de Saône-et-Loire, H, supplément, nº 530)
Sources: G. JEANTON — Annales de l'Académie de Mâcon, tome XXIV, série III, Macon 1924-1925 — Sources numériques Bnf

Hôpital d'Epinassy, hameau commune de Changy
— Apud Spinecianum 1101-1109 (Marcigny, 115)
— Preceptor de Espinacio, 1266 (C.O., B 978, vidimus 1295)
— Hospitalis de Hespinaci, alias Hespinici, avant 1312 (Longnon, Pouillé, page 72)
— Hospitale de Espinaci, XIVe siècle (Longnon, Pouillé, page 100)
— Espinecie, 1358 (Archives de la Côte-d'Or, B 3879, folio 6)
— Espinacy, 1370 (Archives de la Côte-d'Or, B 955, folio 339 Vº)
— Espinecy, 1397 (Archives de la Côte-d'Or, B 11558, folio 87)
— Prior Spinaci, Praeceptor d'Espinassy, 1513 (Saint-Vincent de Mâcon, p, CCLXXV-CCLXXVI)
— Epinaicy, 1648 (Archives de la Côte-d'Or, C 6800)
— Epinacy, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2884, page 711)
— Espinacey, 1688 (Archives de la Côte-d'Or, C 6800)
— Epinacy ou Epinassy, 1780 (Coutépée, tome III, page 31)
— Epinassy, 1848 (Carte d'Etat-Major)
— En 1789, ancienne commanderie de Malte, dépendant de la commanderie de Mâcon, avec chapelle Saint-Jean Baptiste (Archives de la Côte-d'Or, C 3531, pages 468-469)
— Formes anciennes: Epinaici, Epinacy, Epinassy.
Sources: Dictionnaire topographique de Saône-et-Loire

Hôpital d'Epinassy
Epinais, Espinassy, commune Changy (Saône-et-Loire), résidence primitive du commandeur, transférée ensuite à Maçon.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

 

Fay (Le)   (71)
Domus Hospitalis Le Fay
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: La Clayette, Commune: Baudemont — 71


Domus Hospitalis Le Fay
Domus Hospitalis Le Fay


Les Hospitaliers avaient à Le Fay un donjon fortifié dans les décombres duquel on trouva, en 1705, le squelette d'un guerrier ayant à ses côtés un glaive et les débris d'un casque.

Le commandeur de Mâcon était patron de l'église de Baudemont et prélevait les dîmes sur son territoire. Son plus ancien terrier fut dressé en 1490, sous le commandeur Louis de La Roche.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

 

Genouilly   (71)
Domus Hospitalis Genouilly
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Chalon-sur-Saône, Canton: Mont-Saint-Vincent — 71


Domus Hospitalis Genouilly
Domus Hospitalis Genouilly


Ancien nom Genouilly-sur-Guye.
Une partie de la seigneurie de Genouilly appelée Saint-Jean-de-l'Hôpital appartenait au commandeur de L'Epinacy qui eu fit lever le plan en 1428.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

 

Hopital-le-Mercier   (71)
L'Hôpital-le-Mercier
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Paray-le-Monial, Commune: L'Hôpital-le-Mercier — 71


L'Hôpital-le-Mercier
Localisation: L'Hôpital-le-Mercier


Sur commune de L'Hôpital-le-Mercier du Charollais, les Hospitaliers possédaient en fief le château d'Anglures avec sa chapelle de Saint-Jean-Baptiste, reconstruite sur les racines de l'ancienne qui était souterraine et dans laquelle les habitants voisins venaient se réfugier en temps de guerre et de péril.

La garde de « l'hôpital-de-Murcyé », disait-on alors, était confiée au baron de Semur, en Brionnais, ainsi qu'il est constaté par un acte de 1278.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

L'Hôpital-le-Mercier, commune du canton de Paray-le-Monial
— Mortiacus, alias Moriacus, XIe siècle (Longnon, Pouillé, page 64 et 66)
— Hospitalis de Murcyaco, 1266 (Archives de la Côte-d'Or, vidimus 1294/1295)
— L'Ospital Murtie, 1279 (Archives de la Côte-d'Or, B 978)
— L'Ospital Murtye, 1279 (Archives de la Côte-d'Or, vidimus 1476)
— Ecclesia de Mirociaco, XIVe siècle (Longnon, Pouillé, page 105)
— L'Ospital, alias L'Ospitaul, 1376 (Archives de la Côte-d'Or, B 2287, folios 6 et 13 v.)
— Ancienne commanderie de Malte d'Anglure, avec chapelle Saint-Jean Baptiste, dépendait de la commanderie de Beugnay
Sources: Dictionnaire topographique de la France Comprenant les noms de lieux anciens et modernes CTHS

 

Launay, Briant   (71)
Commanderie de Launay
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Semur-en-Brionnais, Commune: Sainte-Foy — 71


Commanderie de Launay
Localisation: Commanderie de Launay


Launay, sur la commune de Briant, dans le Brionnais, fief avec chapelle de Saint-Jean-Baptiste.


Commanderie de Launay
Sources Commanderie de Launay


Son premier terrier, établi par les soins du commandeur Lancelot de Quincieu, est de 1527.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

Launay, hameau et château commune de Sainte-Foy
— Lannoy, 1381 (Archives de la Côte-d'Or, C 6281 folio 5 v°)
— Launoy, 1476 (Archives de la Côte-d'Or, B 11510, folio 115 v°)
— Lannoys, 1151 (Archives de la Côte-d'Or, B 978ter, folio 302 v°)
En 1789, partie de Briant, du baillage de Semur-en-Brionnais, Château avec chapelle Saint-Jean Baptiste à la commanderie de Macon de l'ordre de Malte (Court

 

Macôn   (71)
Commanderie de Macôn
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement et Cantons: Mâcon — 71


Commanderie de Macôn
Commanderie de Macôn


Les possessions de l'Ordre de Malte dépendant de la Commanderie de Mâcon d'après la visite générale faite le 9 août 1769 par le Frère Louis-Marie-Antoine Dugarric (Arch. du Rhône, H 170)

La cellule mère de la Commanderie de Mâcon, son centre administratif et religieux fut d'abord la petite île Saint-Jean (commune de Saint-Jean-le-Priche), située sur la Saône, proche les murailles de la ville et la tour de Marandon. Il y avait là une discrète chapelle, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, patron de l'Ordre, dont il ne reste plus, depuis longtemps, aucun vestige ni apparence.

La seigneurie de l'île Saint-Jean était très modeste. Elle comprenait au début du XVIe siècle plusieurs maisons sises rue du Bourgneuf. Un terrier de reconnaissance, au profit du frère Louis de La Roche, commandeur, est en effet passé en 1502 par six habitants de Mâcon pour ces maisons. Toutefois le Commandeur touchait en outre les deux tiers des dîmes de Chaintré. Ces dîmes étaient exigibles sur tous les grains qui s'y récoltaient à la douzième gerbe ; sur le vin à la seizième partie ; et sur les légumes à la vingt et unième partie. L'autre tiers des dîmes appartenait au curé de Chaintré.

Enfin des redevances, en la terre du Lys, se percevaient sur l'hôpital Dacier (alias Saint-Jean d'Assye), à Charbonnières, membre dépendant de la Commanderie.

Cet ancien chef-lieu de l'île Saint-Jean fut transféré, à une date qui nous est inconnue, à Espinassy, en Charolais (peut-être pour des motifs de commodité et parce que l'île fut attribuée, en 1210, par le comte Guillaume II à l'abbaye de Saint-Philibert de Tournus). Sans abandonner son titre de chef, Mâcon le partagea désormais avec la localité charolaise.

Espinassy
Département: Loire, Arrondissement et Canton: Charolles, Commune: Marcilly-la-Gueurce — 71


Commanderie d'Epinassy
Commanderie d'Epinassy


Espinassy (ou Epinassy) représentait un ensemble mieux adapté que Mâcon pour remplir les fonctions de chef d'Ordre. Inutile de chercher maintenant Epinassy sur une carte. Ce n'est plus qu'un petit hameau situé sur le territoire de Changy, à 5 km de Charolles. De ce hameau, autrefois plus favorisé, dépendait une chapelle, un château, des granges, des écuries, un pigeonnier, un étang couvert en pré, des terres, prés, bois — le tout s'accompagnant de plusieurs droits et devoirs seigneuriaux, cens, rentes, justice haute, moyenne et basse.

En 1769, on constate que la chapelle est assez bien conservée. Elle mesurait 40 pieds de long sur 24 de large. Le chœur était voûté et prenait jour, à l'extérieur, par cinq vitraux grillagés. La nef était lambrissée. L'autel, en maçonnerie, s'encadrait de deux statues, l'une représentant saint Jean-Baptiste, l'autre la Sainte Vierge. Au milieu, une croix de bois noir supportait un Christ blanc. Des tuiles creuses recouvraient la toiture, au-dessus de laquelle émergeait un pavillon où pendaient deux cloches, du poids d'environ 300 livres les deux, bien sonnantes et garnies de leurs gongs et cordes.

A quelques pas de la chapelle se dressait le château, résidence du Commandeur, qui avait plutôt les allures d'une maison bourgeoise que d'une demeure seigneuriale. Ni fossés, ni tourelles. Il était pourvu, au rez-de-chaussée, d'une grande cuisine cadettée, autrement dit pavée de dalles en pierre, avec pierre d'évier et large cheminée en pierre de taille, à laquelle cuisine confinaient trois autres locaux accessoires ou salles de débarras. Au-dessus, à l'étage, se trouvaient trois chambres, dont la plus spacieuse était celle du Commandeur, éclairée au midi par une baie vitrée protégée par un contrevent. On y voyait une cheminée peinte en plusieurs couleurs, sur laquelle un prédécesseur avait gravé ses armes. Ladite chambre était boisée et garnie d'une alcôve. Elle communiquait avec une autre pièce, dite des Archives, par une double porte fermant à clef. Là reposaient dans un coffre, rangés en bon ordre, scellés et numérotés, les terriers, plans et autres papiers de la Commanderie et de ses membres.

Le corps du bâtiment se complétait de greniers et d'une cave. Une cour, alimentée d'un puits, la séparait de l'habitation du fermier, des bâtiments d'hébergeage, de plusieurs écuries et d'un fournier.

Mais le compte rendu de la visite signale assez fréquemment des portes disjointes, des murs détériorés, des carreaux brisés... Ce qui prouve que la demeure restait pendant un assez long temps inhabitée. En fait, le Commandeur n'y apparaissait qu'à de rares occasions. Tous les biens de la Commanderie étaient confiés à un fermier général, dont la gérance et la surveillance s'étendaient non seulement sur le hameau d'Espinassy, mais sur de nombreux membres ou annexes disséminés dans les environs plus ou moins proches.

A cette Commanderie ressortissaient en effet :
une tuilerie située à Monchalon (cne d'Ozolles).
deux cures, l'une appelée Baudemont (à 3 km de La Clayette), l'autre à Montagny-sur-Grosne, près de Dompierre-les-Ormes.
une ancienne chapelle à Neuglisois (cne de Montagny, con de Matour).
une autre chapelle à Bois-du-Lin (cne de Dompierre, con de Matour).
des bois et rentes à Rhodes (cne de Château, con de Cluny), à Ventrigny (hameau de Chauffailles), à Launay (hameau de Sainte-Foy, con de Semur-en-Brionnais), à Genouilly (à 12 km du Mont-Saint-Vincent).

En plus de la garde des bâtiments, le fermier avait la charge de percevoir, dans ces localités, les rentes, bénéfices, dîmes, etc., inscrites sur les terriers dont le Seigneur Commandeur lui laissait la responsabilité. — Toutes les annexes ou membres ci-dessus énumérés n'offraient, en dehors du maigre produit de leurs revenus, rien qui puisse retenir l'attention.

Ainsi se délimitait l'aire de la Commanderie d'Espinassy, qui comprenait toutes les dépendances de l'Ordre de Malte dans le Charolais. Plus au nord, elle se heurtait au Chalonnais et au Grand Prieuré de Champagne.

Mais la Commanderie de Mâcon, qui continuait à garder son titre de chef, ne se cantonnait pas à Espinassy et au Charolais. Elle se prolongeait aussi sur une partie de la région sud de Mâcon, et même sur le Lyonnais. Ses possessions n'y étaient guère mieux groupées. Nous les mentionnerons puisqu'il faut être complet ; mais nous les passerons très rapidement en revue afin d'éviter une énumération fastidieuse.

Domus Hospitalis Belleville
Département: Rhàne, Arrondissement: Villefranche-sur-Saàne, Canton: Belleville - 69


Domus Hospitalis Belleville
Domus Hospitalis Belleville


A Belleville-sur-Saône (arrondissement de Villefranche) l'Ordre, en 1769, possédait, proche la porte appelée Duvivier, un enclos entouré de murs de toute part, au milieu duquel s'élevait une maison et quelques vieilles masures. Cet emplacement portait le nom de jardin de la Commanderie. Placé sous le vocable de sainte Catherine, il était probablement une survivance de l'Ordre des Templiers. Une note de 1642 y mentionne des ruines de « beaux bâtiments » (Arch, du Rhône, H 143).

A un petit kilomètre du bourg, il y avait également une métairie composée d'une chambre, d'une cuisine, d'un hangar, d'un fournier et de deux écuries.

L'Ordre possédait encore un pré de 18 coupées dans l'île de Montmerle, des terres notamment à la Gravelière et à la Garenne, des dîmes sur les paroisses de Belleville, Saint-Jean-d'Ardières, Taponas, Dracé, Capannoux, et, à 2 km de Belleville, le moulin de Saint-Jean-d'Ardières, avec un bâtiment renfermant un petit four et une écurie de chevaux.

Domus Hospitalis Peyzieux
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Châtillon-sur-Chalaronne - 01


Domus Hospitalis Peyzieux
Domus Hospitalis Domus Hospitalis Peyzieux


A une lieue de Belleville, dans le canton actuel de Thoissey, les Hospitaliers entretenaient une chapelle dédiée à saint Ennebond, dite Temple de Peyzieux, au milieu d'une vaste prairie. Ici encore le terme de Temple indique qu'elle provenait de la succession de l'Ordre des Templiers, Ceux-ci l'avaient en euet acquise en 1236. Elle mesurait 8 mètres de longueur sur 5 de largeur. L'autel était dépourvu de décorations et l'on n'y officiait jamais. Mais le fermier avait ordre de la maintenir en bon état parce que, dans le terrier la concernant, il était dit que c'était à cause d'elle que le Commandeur touchait des dîmes sur les villages de Peyzieux, Genouillet, Valleins, Saint-Trivier, Chaneins, et que ces dîmes étaient portables dans ladite chapelle. Probablement le Commandeur se souvenait-il aussi qu'en 1614 le procureur général du Parlement des Dombes avait fait saisir les revenus du membre de Peyzieux pour forcer l'Ordre de Malte à réédifier la chapelle, qui tombait en ruines.

Domus Hospitalis Saint-Jean-des-Essartz
Département: Rhône, Arrondissement: Villefranche-sur-Saône, Canton: Le Bois-d'Oingt, Commune: Pouilly-le-Monial - 69


Domus Hospitalis Saint-Jean-des-Essartz
Domus Hospitalis Saint-Jean-des-Essartz


Enfin, à Saint-Jean-des-Essartz, en Lyonnais, paroisse de Pouilly-le-Monial, à trois lieues de Belleville, existait une chapelle en bon état, carrelée et couverte d'un toit en tuiles creuses. Les ornements avaient été envoyés aux archives de l'Ordre à Lyon, dans la crainte qu'ils ne fussent volés. A ce membre étaient attribuées une dîme et une rente noble. La dîme se percevait, tant en blé qu'en vin, audit Clos des Essartz et dans les paroisses de Thézé et de Pouilly. La rente, consignée dans un terrier relié en basane brune, contenait 77 reconnaissances.

Voilà maintenant terminé notre tour de la Commanderie de Mâcon. Nous avons indiqué le détail de ses morcellements, tels qu'on pourrait les percevoir dans les cartons d'une étude de notaire.

Au total, ses biens se rassemblaient essentiellement autour de trois centres : le Charolais, le Mâconnais et le groupe de Belleville, avec une densité variable et un rendement subordonné à la présence de bâtiments, à la nature et à l'étendue des terrains exploités, aux droits seigneuriaux (cens, dîmes, etc.) prélevés dans les villages d'alentour.

Nous sommes assez bien fixés sur la valeur des revenus de chacun d'eux par les baux qui étaient répartis entre les différents fermiers de la Commanderie pour l'espace de cinq ans et pour une somme annuelle.

En 1769, le sieur Prudon détenait le fermage général des membres d'Espinassy pour le prix de 5 000 francs.

Le sieur Dupré détenait le fermage de Mâcon pour 1 400 francs.
La veuve Dépinan, l'annexe de Belleville pour 550 francs.
Le sieur Dépinay, l'annexe de Peyzieux pour 500 francs.
Le sieur Durand, le membre de Saint-Jean-d'Ardières pour 260 francs.
Le sieur Augras, le membre de Saint-Jean-des-Essartz pour 170 francs.
Défalcation des dépenses, il restait net au Seigneur Commandeur : 6 768 francs.

L'inventaire de la Commanderie de Mâcon confirme ce que nous disions au début sur l'éparpillement des biens afférents à ces sortes de circonscriptions administratives créées par les Ordres sous le nom de Commanderies.

Nous nous serions volontiers représenté une Commanderie comme une seigneurie placée au centre d'un vaste domaine d'un seul tenant, comme un château dominant des terres et des bois groupés autour de lui, à la façon des bâtiments qui accompagnaient d'habitude, au moyen âge, les grands fiefs seigneuriaux.

C'est au contraire, en Mâconnais du moins, un assemblage domanial fait de champs exigus et dispersés. Nulle part on ne trouve de grandes exploitations. Dans la Commanderie d'Epinassy, par exemple, si quelques pièces de terres (comme le Grand Pré) atteignent une contenance évaluée à 20 ou 30 chars de foin ; si les bois de haute futaie, appelés « les Grands bois de la Commanderie » atteignent 166 arpents ; si la terre des Epardeaux produit 18 à 20 bichets — à côté de cela, combien de terres ne figurent que pour une contenance de deux ou trois bichetées seulement.

Ce morcellement ne doit pas nous étonner. Il provenait de la façon dont s'étaient constitués les biens de la Commanderie. Rappelons-nous que ceux-ci résultaient de libéralités des fidèles, et que ces legs pieux étaient souvent l'aumône de petites gens, car les donations des grands personnages n'étaient pas la règle commune et n'affluaient pas en toutes contrées.

Nous aurions pu aussi, en parcourant la Commanderie, nous attendre à y retrouver les vestiges de vieilles demeures féodales, peut-être même (pourquoi pas ?) des maisons fortes avec tourelles et poivrières, donjons et échauguettes, témoignages d'une ancienne splendeur. Il n'en est rien. Nous ne voyons guère qu'une série de bâtiments désuets, des logis consistant le plus souvent en un unique rez-de-chaussée aux murs délabrés. Et si nous constatons par hasard la présence d'un château, comme à Espinassy, il nous apparaît sous l'aspect d'une simple demeure campagnarde.

Quant aux chapelles que l'Ordre avait primitivement édifiées dans la plupart de ses annexes — chapelles où les frères visiteurs ne manquaient pas de venir s'agenouiller à chacune de leur tournée d'inspection — elles étaient ordinairement hors de service ou mal entretenues. A Neuglisois, il n'existe plus en 1760 qu'une « mazure de chapelle autour de laquelle il n'y a que des buissons qui ont crû avec ladite mazure ». A Launay, la chapelle est enfouie au milieu d'un bois appelé « de Serve », pénétré par les broussailles. La chapelle de l'île Saint-Jean de Mâcon ne nous a même pas conservé la date de sa disparition.

En définitive, la Commanderie de Mâcon ne nous laisse pas une impression de richesse et de puissance. Disons qu'il en est de même de beaucoup d'autres Commanderies du Royaume, à part quelques exceptions telles que la Commanderie voisine du Temple Sainte-Catherine de Montbellet que nous a décrite notre confrère M. G. Jeanton, et dont il reste encore une chapelle du XIIIe siècle, un des rares spécimens du style gothique de notre région.

En réalité, l'âge d'or de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem s'est épanoui dans le premier tiers du XIVe siècle, lorsqu'il hérita des biens des Templiers (1313). Mais s'il échappa pour son propre compte à la vindicte royale, s'il en retira des bénéfices immédiats, il ne subit pas moins par la suite de cruelles vicissitudes. Les circonstances heureuses qui avaient tout d'abord favorisé l'expansion des Croisés à travers toute l'Europe et l'Asie méditerranéenne eurent un terme. Les chevaliers du Christ durent finalement s'incliner devant la résistance puis l'offensive des Infidèles. Dès lors l'Ordre commença à se désintégrer. Ses ressources s'épuisèrent rapidement, principalement pendant le siège de Rhodes par les Turcs (1520) qui se prolongea pendant plusieurs années. En vain le pape Innocent VIII s'évertua de rétablir ses finances en lui annexant des ordres secondaires qui s'étaient fondés en même temps que lui, comme ceux du Saint-Sépulcre ou de la milice de Saint-Lazare de Bethléem et de Nazareth. Tous ces petits ordres accessoires s'évanouiront sans remettre à flot les Hospitaliers qui, refoulés peu à peu avec l'amertume d'une armée en repli, furent obligés de se réfugier dans l'île de Malte.

C'est le 24 octobre 1530 que Philippe de Villiers de l'Isle Adam débarqua à Malte avec ses chevaliers et ses archives. Ils y séjournèrent de 1530 à 1798. Après quoi ils se fixèrent à Rome. Pendant de nombreuses années les propriétés dont ils étaient possesseurs sur la terre de France avaient été entretenues avec régularité ; les réparations s'effectuaient selon les besoins. Mais les échecs successifs de leurs troupes avaient rompu leur cohésion, entraîné l'arbitraire et le libertinage. Leurs richesses, si prospères au temps de la féodalité, ne firent plus l'objet que de soins insuffisants. Cette négligence prolongée entraîna la dislocation de leurs biens, l'effritement de leurs bâtiments, la disparition de leurs champs. A telle enseigne que bon nombre de lieux-dits inscrits dans leurs terriers se sont effacés et sont maintenant ignorés des appellations locales et des plans cadastraux. — Puis la Révolution passa sur ces débris, emportant les derniers privilèges qui pouvaient les rattacher à l'ancien état de choses.

Et pourtant les Hospitaliers (on plutôt l'Ordre de Malte puisque c'est ainsi qu'on le désigne aujourd'hui) maintiennent encore leur existence. Car la Révolution n'a pas submergé tous les pays, et même en France la propriété rurale ne fut jamais abolie puisque les confiscations ne visaient que les émigrés de fraîche date. Après la tourmente, l'Ordre s'efforça de ressaisir dans la mesure du possible ses anciens biens fonciers. Il les vendit pour la plupart. Ses ressources présentes ne sont, paraît-il, pas négligeables. Il les emploie aux mêmes fins que jadis, à des œuvres d'assistance sociale, à l'entretien des hôpitaux, de crèches, d'orphelinats, de dispensaires, et fait vivre des centaines d'institutions de bienfaisance dans le monde entier. Son comportement est toujours celui d'un Ordre souverain, d'un Etat indépendant qui groupe 19 associations et 6 000 membres. De 1807 à 1879, il était dirigé par un lieutenant général. Son dernier Grand Maître, le prince Chigi, est mort en 1951.

Ce regain d'activité ne va-t-il pas lui attirer de nouveaux accès de malveillance et d'envie ? Un silencieux conflit l'a déjà brouillé avec l'Eglise entre 1849 et 1954. On prétend que de hauts prélats de l'entourage du Vatican avaient songé à réduire son indépendance, à s'approprier sa gestion administrative et financière, bref à l'absorber. L'équité du pape a fait jusqu'à présent échouer cette campagne où ne furent épargnées, dit un auteur tendancieux (Roger Peyrefitte), ni les menaces ni les injures. En 1961 une nouvelle constitution de l'Ordre a été approuvée par le Souverain Pontife. Dans les milieux officieux on laisse entendre que la principale modification apportée à cette constitution consisterait en l'abolition de la commission des cardinaux nommés par Pie XII pour veiller à l'esprit religieux de l'Ordre. Elle serait remplacée par un cardinal protecteur.
Les choses en sont là pour le moment.
Sources: Dr Léon Laroche, Membre titulaire. Annales de l'Académie de Mâcon : société des arts, sciences, belles-lettres et d'agriculture, page 16. — Bnf

 

Rhodes   (71)
Commanderie de Rhôdes
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Mâcon, Canton: Cluny, Commune: Château — 71


Commanderie de Rhôdes
Commanderie de Rhôdes


La Commanderie de Rhodes, fief et forêts sur le territoire de la commune de Château, près Cluny, appartenant aux Hospitaliers.

— Il y a même encore une petite contrée sur son linage qu'on nomme l'HôpitalDomus Hospitalis Rhôdes
Domus Hospitalis Rhôdes
, près Rhôdes.
— En 1449, le commandeur Aymon Bochard en fit faire le terrier.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

 

Saint-Jean-du-Chenay   (71)
Domus Hospitalis Saint-Jean-du-Chenay
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Marcigny, Commune: Chenay-le-Châtel — 71


Domus Hospitalis Saint-Jean-du-Chenay
Domus Hospitalis Saint-Jean-du-Chenay


Dès l'origine, Saint-Jean-du-Chenay, fut un établissement de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Les bâtiments d'exploitation agricole du lieu-dit « L'Hôpital » faisant partie de la commune de Chenay-le-Châtel, en Saône-et-Loire, semblent remonter à l'époque de cette commanderie.
Sources: Georges CHATARD — Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.

Hôpital (L'), hameau, commune de Chenay-le-Châtel.
— Hospitale de Chanoy, avant 1312 (Longnon, Pouillés, p. 75).
— Hospitalis de Channeyo, 1336 (Archives de la Côte-d'Or, B 953).
— Chenay l'Opitaul, 1382/83 (Archives de la Côte-d'Or, B 2293, f. 11 v.).
— Chenay l'Ospitaul, 1384/85 (Archives de la Côte-d'Or, B 2296, f. 11).
— Chenay l'Ospital, 1473/74 (Archives de la Côte-d'Or, B 2474, f. 47 v.).
— L'Ospital de Chenay, 1544 (Archives de la Côte-d'Or, B 11593 bis, f. 27 v.).
— Chenay l'Hospital, 1552 (Archives de la Côte-d'Or, C 7429).
— L'Hospital, 1663 (Archives de la Côte-d'Or, C 7429).
— Chesnay l'hospital, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2884, p. 567).
— L'Hospital de Chenay, 1689 (Archives de la Côte-d'Or, C 7429).
— L'Hôpital, 1760 (état alph., p. 49).
— L'Hôpital-de-Chenay, 1763 (états-Cassini).
— L'Hôpital-de-Chenai, 1780 (Courtépée, III, p. 99).
— L'Hôpital de Chenai le Châtel, 1784 (Archives de la Côte-d'Or, C 7440).
— L'Hôpital de Chenay, 1790 (Arch. nat., D IV bis, 89).
— L'Hôpital, 1849 (état-major).
En 1789, L'Hôpital-de-Chenay dépendait des bailliage de Mâcon et de Semur-en-Brionnais et de la recette de Semur-en-Brionnais. Son église, sous le vocable de la Nativité de la Vierge, du diocèse d'Autun, annexe de Chenay-le-Châtel. Seigneurie, pour le Mâconnais, à l'ancienne commanderie Saint-Jean de l'ordre Malte, dépendant de la commanderie de Beugnay, qui avait la collation de la cure.
Sources: Dictionnaire topographique de la France Comprenant les noms de lieux anciens et modernes CTHS

 

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