Généalogie des Maîtres

Généalogies des Grands Maitres

Armengaud d'Asp. Octobre 1188 — 1190 (avant septembre)
Après la mort de Roger des Moulins (1 mai 1187), les événements se précipitent avec une telle rapidité que l'Ordre n'a pas le loisir de procéder à l'élection de son successeur. Le grand-précepteur Borrel, qui occupait cette dignité dès le 1 février 1186 (1), est chargé de remplir par intérim les fonctions de grand-maître pendant la vacance du magistère. Le 2 juillet 1187, Saladin assiège Tibériade et s'empare le même jour de la ville à l'exception du château (2); le lendemain, l'armée chrétienne, après un conseil de guerre orageux, dans lequel le roi de Jérusalem et les barons, d'abord résolus à l'offensive, s'étaient ralliés unanimement, aussi bien que les Hospitaliers, à l'avis de Raymond de Tripoli, qui avait exposé le danger d'attaquer l'ennemi, se mit cependant, sur le conseil du grand-maître du Temple, en marche pour secourir Tibériade (3) ; mais elle fut surprise à Hittin (la Maréchaussée) le lendemain, 4 juillet 1187. Dès le début de l'action, les Templiers, les Hospitaliers et les Turcoples, placés à l'avant-garde et ne pouvant supporter le choc de l'ennemi, avaient fait demander au roi Guy de Lusignan de les secourir d'urgence (4) ; le soutien réclamé ne venant pas, la défaite se changea en déroute ; à peine 1000 hommes, parmi lesquels 200 chevaliers, échappèrent-ils à l'ennemi: le reste fut tué ou fait prisonnier.

Le roi et son frère Amaury, le grand-maître du Temple, Renaud du Crac et son gendre Honfroi de Toron, le marquis Guillaume de Montferrat et la fleur de la chevalerie chrétienne tombèrent aux mains des vainqueurs; le lendemain, Saladin faisait massacrer les Templiers et les Hospitaliers captifs (5).

La victoire d'Hittin ouvrait à Saladin la route de Jérusalem ; Saforie, Nazareth, le Mont Thabor, Acre (10 juillet), Caifa, Césarée, Jaffa, Naplouse, Ramleh, S. Georges (Lydda), Ibelin (26 juillet), Artésie (Ard Arthousi), Mirabel, le Toron (Tibnin), Gwaler, Gaza et le Daron (Daroum) tombèrent successivement en son pouvoir (6). Les Sarrasins, dit un témoin, couvraient tout le pays, de Tyr à Jérusalem, comme des fourmis (7), et rien ne saurait donner une idée plus juste que cette expression pittoresque des progrès des envahisseurs (8). Saladin parut devant Jérusalem le 17 septembre. La ville, défendue par une garnison peu nombreuse, formée de quelques chevaliers, d'un petit nombre de Templiers et d'Hospitaliers et des bourgeois sous le commandement de Balian de Naplouse, fut aussitôt investie; la résistance, dans ces conditions, ne pouvait être de longue durée; les assiégés capitulèrent le 2 octobre, et obtinrent l'autorisation d'évacuer Jérusalem contre le paiement d'une rançon dont chacun des Chrétiens, en sortant de la ville, paya sa part suivant un tarif fixé d'un commun accord entre les vainqueurs et les vaincus (9). L'évacuation se fit en trois groupes; le premier, sous la conduite des Templiers, le second sous celle des Hospitaliers, et enfin le troisième sous les auspices du patriarche Héraclius et de Balian de Naplouse (10). Les Chrétiens furent escortés par les troupes musulmanes jusqu'aux frontières du comté de Tripoli. Saladin autorisa dix frères de l'Hôpital à rester encore à Jérusalem pour y continuer pendant un an leurs soins aux malades (11), montrant ainsi en quelle estime il tenait les Hospitaliers.

Les Latins cependant, malgré la situation désespérée du royaume, malgré l'effet moral que la perte de la Ville Sainte avait produit sur leurs esprits, ne perdirent pas courage. Tyr était assiégé depuis le mois d'août, et Saladin était venu en personne le 11 novembre renforcer et soutenir les assiégeants. Quelques secours d'hommes et de vivres avaient pu, par la voie de mer, être jetés dans la place, que défendait le marquis Conrad de Montferrat. La résistance opiniâtre des assiégés força Saladin à lever le siège le 1 janvier 1188; un succès naval des Chrétiens qui, le 30 décembre, avaient forcé le blocus du port, capturé onze galères sarrasines et pris le grand-émir d'Alexandrie avec huit autres émirs, avait déterminé la retraite des Musulmans.

Les Hospitaliers avaient pris une part active à la défense, sous les ordres du grand-précepteur Borrel, que secondaient le prieur de S. Gilles Armengaud d'Asp, et les chevaliers Guillaume d'Auvergne et Pons de Baja (12). Leur conduite pendant le siège fut au-dessus de tout éloge ; elle résulte du témoignage du grand-précepteur du Temple, qu'on ne saurait suspecter de partialité en leur faveur, et de celui de Conrad de Montferrat qui, à côté de l'attitude des Templiers qu'il flétrit énergiquement, rend aux Hospitaliers l'hommage qu'ils méritent. Nous savons par lui que l'Hôpital consacra aux frais du siège la part qui lui revenait dans les libéralités (elemosina) consacrées par le roi d'Angleterre à l'oeuvre de la croisade (13), et plus de 8 000 brabants de ses propres ressources (14).

Au commencement de 1188, les Chrétiens avaient donc perdu la Judée, la Samarie et la Galilée, mais conservaient Tyr. Les Hospitaliers, depuis la fin d'août 1187, défendaient avec énergie Beauvoir (Kôkeb el Hâwa); le 2 janvier 1188, ils avaient taillé en pièces près de Forbellet (Afrbela) le corps d'investissement commandé par Seif-ed-Din-Mahmoud (15), et avaient repris à deux caravanes musulmanes les armes et les approvisionnements enlevés précédemment à la Fève (16).

Ils résistaient également au Crac des Chevaliers et à Margat. Le Temple se maintenait à Safed et à Chastel-Blanc, les Latins au Crac de Montréal et à Montréal d'Arabie Pétrée, sur la rive orientale du Jourdain ; le comté de Tripoli et la principauté d'Antioche n'étaient pas entamés (17). Le reste du royaume de Jérusalem était aux mains des Infidèles.

La campagne de 1188, commencée au mois de mars, fut de la part des Chrétiens exclusivement défensive; vigoureusement menée par Saladin et ses lieutenants, elle fit tomber aux mains des Musulmans la plupart des places qui défendaient le comté de Tripoli et la principauté d'Antioche du côté du midi et de l'est. Tortose fut détruite à l'exception de la Tour des Templiers en juillet (3-11 juillet) ; Valénie, qui appartenait à l'Hôpital (18), brûlée; Gibel (Zibleh) (15 juillet) et Laodicée (23 juillet), situées sur la côte, conquises. Les places de Saône (Sahioun) (26 juillet) et de la Cave de Rochefort (Chafik-Arnoun) subirent le même sort; Tarpasac (Darbessac) et Gaston, défendus par les Templiers, succombèrent après un court siège (milieu de septembre), laissant ouverte la route d'Antioche. Margat cependant, défendu par les Hospitaliers, résista, et Antioche n'échappa aux vainqueurs qu'en promettant d'ouvrir ses portes si, dans l'espace de sept mois, elle n'avait reçu aucun secours chrétien (26 septembre). A l'est, au-delà du Jourdain, les châteaux du Crac et de Montréal se rendirent faute de vivres (fin de septembre 1188) à Malec-el-Adel, frère de Saladin. Le château de Safed, appartenant au Temple, capitula après un long siège, le 30 novembre; mais les Hospitaliers se maintinrent jusqu'au 3 janvier 1189 à Beauvoir, et la famine seule eut raison de leur résistance (19).

C'est au cours de l'année 1188 que l'Ordre, dont le siège était alors à Tyr, nomma un grand-maître en remplacement de Roger des Moulins. Son choix s'arrêta sur Armengaud d'Asp, prieur de S. Gilles et châtelain d'Amposte, qui, venu en

Terre Sainte Tannée précédente, avait pris une part glorieuse à la défense de Tyr. C'était une des personnalités les plus en vue parmi les dignitaires de l'Hôpital; la réunion entre ses mains des deux provinces les plus riches de l'Ordre lui donnait une autorité considérable parmi ses compagnons; sa valeur personnelle, dont il venait de donner la mesure, jointe à l'ascendant qu'il tenait du fait de son administration en Espagne et en Provence, le qualifièrent pour remplir la magistrature suprême.

Nous ignorons à quelle nation il appartenait; mais son nom et son prénom permettent de le rattacher au Vivarais ou à la Biscaye (20) d'une façon à peu près certaine. Nous ne pouvons préciser la date de l'élection; nous savons seulement qu'en mai 1188, dans un acte de Conrad de Montferrat donné à Tyr en faveur des Pisahs, figurent parmi les témoins le grand-précepteur Borrel, et le prieur de S. Gilles Armengaud d'Asp (21), tandis qu'en octobre suivant Armengaud paraît comme grand-maître de l'Hôpital (22). C'est donc entre les mois de mai et d'octobre 1188 que la nomination eut lieu (23).

Cette constatation bouleverse l'ordre adopté pour la succession des grands-maîtres par les historiens de l'Hôpital. Ceux-ci, en effet, ont admis que Garnier de Naplouse remplaça Roger des Moulins, et qu'Armengaud d'Asp occupa le magistère après Garnier de Naplouse. C'est le contraire qui eut lieu. Si ces historiens avaient fait à l'acte d'octobre 1188 (24), qu'ils connaissaient, la rectification dont il avait besoin pour être régulièrement interprété, ils ne seraient pas tombés dans pareille erreur. Ce document, en effet, dans l'état où il nous est connu, émane d'un grand-maître Raimond-Bérenger, dont l'existence est inadmissible en 1188, et qu'on a vainement cherché à identifier. Il suffisait, pour tout expliquer, de remarquer que le copiste du document, en transcrivant « Raimundus Berengarius », avait commis une faute de lecture ; l'original, qu'il avait sous les yeux, portait : « F. (ou Fr) Hermenga[ud'] », dont il a d'abord fait « Hermengarius », et ensuite « R[aimundus] Berengarius » (25). La correction absolument certaine de Raymond-Bérenger en Armengaud rend à Armengaud d'Asp le vrai rang qu'il a occupé dans la série des grands-maîtres. Comme, d'autre part, nous avons établi que Roger des Moulins n'eut pas de successeur avant mai 1188, il n'y a de place pour le magistère de Garnier de Naplouse qu'après celui d'Armengaud.

Pendant le magistère d'Armengaud d'Asp, au cours de l'été de 1189, le roi Guy de Lusignan, encouragé par le nombre de pèlerins qui, répondant aux appels pressants que les Chrétiens leur avaient adressés au moment de la chute de Jérusalem, abordaient chaque jour en Terre Sainte, crut pouvoir reprendre la campagne contre Saladin (juin-juillet), et concentra ses forces autour d'Acre (fin d'août), tandis que son puissant adversaire s'établissait également non loin d'Acre pour protéger la place et observer les mouvements de l'armée chrétienne. Celle-ci, renforcée en septembre de nouveaux croisés, investit S. Jean d'Acre. Saladin, cependant, restait dans ses cantonnements, et les rencontres entre Musulmans et Latins se bornaient à des escarmouches.

Le 4 octobre, les croisés marchèrent à l'attaque des positions de l'émir, divisés en quatre corps; le premier était formé par les Hospitaliers sous les ordres du roi, le second par les troupes de Conrad de Montferrat, le troisième par la plupart des croisés allemands, par les Pisans et par les Scandinaves sous la conduite du landgrave Louis de Thuringe ; le quatrième se composait des Templiers, des Catalans et du reste des contingents allemands (26). La bataille fut d'abord favorable aux Chrétiens, dont l'aile gauche avait enfoncé l'aile droite et le centre des Musulmans. Mais dans le feu de l'action, l'aile gauche des Latins perdit le contact avec l'aile droite, et la victoire, d'abord espérée, ne tarda pas à se changer en déroute ; les vainqueurs furent ramenés par l'aile gauche de Saladin jusque dans leur propre camp, devant lequel fort heureusement l'effort des Sarrasins vint se briser. Les croisés n'en avaient pas moins perdu 500 chevaliers.

La retraite de Saladin, qui, peu de jours après (15 octobre), se retira à Djebel El Charruba sans profiter de sa victoire, s'explique par les pertes sérieuses qu'il avait subies et par l'habitude des Musulmans de faire la guerre plutôt par incursions que suivant un plan stratégique régulier. Satisfait de son succès, l'émir jugea que la campagne avait assez duré, et regagna ses cantonnements. Cette conception militaire, particulière aux Infidèles, atténua les conséquences désastreuses que la cause chrétienne eût éprouvées si l'ennemi avait poursuivi ses avantages (27).

Le départ de Saladin permit aux croisés de continuer l'investissement d'Acre. Conrad et les Hospitaliers prirent position au nord, dans un endroit où personne ne voulait s'établir, fortifièrent leur campement d'un double fossé (28), et créèrent à cet endroit un nouveau port, qui fut longtemps désigné sous le nom de « port du marquis » (29). Les témoignages contemporains sont unanimes pour associer à l'intrépide Conrad en toute circonstance les Hospitaliers, dans ces opérations militaires; partout on les voit combattre ensemble aux points les plus périlleux, et cette unanimité n'est pas un des moindres titres de gloire dont on leur doive faire honneur.

L'hiver, pendant lequel les opérations furent suspendues, fut employé par les Chrétiens à accumuler devant Acre hommes, approvisionnements et matériel de siège en vue de la campagne prochaine.

C'est probablement dans les derniers mois de 1189, ou au plus tard pendant l'hiver de 1190, que le magistère d'Armengaud d'Asp prit fin ; cette conclusion nous est fournie par la date de l'entrée en fonction de Garnier de Naplouse, son successeur, que nous établirons plus bas. Nous ne savons rien des circonstances qui amenèrent l'élection du nouveau grand-maître. Ce ne fut pas, à coup sûr, la mort d'Armengaud, puisque nous constatons que, de décembre 1190 à avril 1191, Armengaud était redevenu titulaire de son ancien poste de châtelain d'Amposte (30). Sont-ce des raisons de santé, de mésintelligence avec ses subordonnés ou avec les barons du royaume de Jérusalem, ou toute autre cause qui déterminèrent sa retraite ? Nous l'ignorons, les témoignages contemporains ne mentionnant même pas cette abdication. Les historiographes de l'Ordre constatent simplement que les ennemis de la foi, — faut-il entendre par ce terme les Musulmans ou les mauvais chrétiens de Terre Sainte, — le persécutèrent, que sous son magistère Jérusalem tomba au pouvoir des Infidèles, — ce qui n'est pas exact, — et qu'il ne survécut pas longtemps à la chute de la Ville Sainte (31).
Sources : Joseph Delaville Le Roulx. Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre (1100-1310). Paris, E. Leroux, 1904. In-8º, XIII-440 pages.
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Les Notes
1. Cartulaire, I, nº 783.
2. Le château fut pris le 5 juillet par les Musulmans.
3. Chronique d'Ernoul, 160-161.
4. Libellus de expugnatione Terrae Sanctae, dans Raoul de Coggeshall, 225.
5. Cartulaire, I, nº 833. Voir sur ce point Rohricht, qui donne l'indication des sources mentionnant le massacre [Gesch. des Konigreichs Jérusalem, 441, note 10).
6. Cartulaire, I, nº 832.
7. Cartulaire, I, nº 832.
8. Cartulaire, I, nº 833.
9. Rohricht, Gesch. des Konigreichs Jerusalem, passim.
10. Chronique d'Ernoul, 230-231.
11. Cartulaire, I, nº 847; Benoit de Peterborough, II, 20.
12. Ceci résulte d'un privilège concédé par Conrad de Montferrat aux Pisans à Tyr en octobre 1187, « Consilio et consensu magni preceptoris Hospitalis. » Le même document cite parmi les témoins le prieur de S. Gilles et les deux chevaliers de l'Hôpital (Ughelli, Italia sacra, III, 415).

13. Les Templiers, au contraire, avaient détourné leur part de l'aumône du roi d'Angleterre du but auquel elle était destinée.
14. Cartulaire, I, nº 847 et 858.

15. Beha-ed-Din, Histoire de Saladin, 104; Ibn-el-Athir (Historiens orientaux des croisades, I, 713); Eimad-ed-Din, dans Abou-Chama (Arabische Quellenbeitrage zur Gesch. der Kreuzzuge, 93).
16. La Fève (El Fouleh), château du Temple, fut détruite par les Sarrasins en juillet 1187.
17. Cartulaire, I, nº 847.
18. Bertran le Mazoir avait donné Valénie aux Hospitaliers en 1186, en même temps qu'il leur abandonnait Margat (Cartulaire, I, nº 783).
19. Rohricht, Gesch. des Konig. Jerusalem, 473-84, et Cartulaire, I, nº 863.
20. On trouve Asp en Vivarais, Aspe ou Axpe en Biscaye ; Armengaud était un prénom usité dans le midi de la France et dans le nord de l'Espagne.
21. Muratori, Antiquit. ital., 11, 911.
22. Cartulaire, I, nº 860.

23. Ces deux dates, fournies par des textes incontestables, sont décisives contre les témoignages qui mentionnent, dans le récit des événements postérieurs à la mort de Roger des Moulins et antérieurs au milieu de l'année 1188, l'existence d'un grand-maître de l'Hôpital. L'affirmation de Rohricht (Beitrage zur Gesch. der Kreuzzuge, I, 140), d'après laquelle pendant le siège de Jérusalem (septembre 1187) Balian d'Ibelin aurait demandé au grand-maître de consacrer au rachat du petit peuple de Jérusalem la part de l'aumône du roi d'Angleterre afférente à l'Ordre, est certainement erronée. Il est hors de doute qu'il n'y avait alors à Jérusalem que quelques Hospitaliers sous les ordres d'un commandeur. — Les sources orientales (Eimad-ed-Din, dans Wochenblatt der Joh. Ordens-Balley Brandenburg, 1870, nº 19, et Gorgens, Arabische Quellenbeitrage, 82 et 84), parlent seules de la présence dans Jérusalem assiégée du grand-maître de l'Hôpital ; mais elles n'étaient pas aussi précisément renseignées que les sources latines sur la hiérarchie des ordres militaires, et peuvent avoir donné au représentant de l'Hôpital à Jérusalem un titre auquel il n'avait pas droit (asbitarija) ; c'est ainsi qu'à côté du grand-maître des Hospitaliers elles placent le grand-maître du Temple. Or, s'il est certain qu'il y eut des Templiers à Jérusalem pendant le siège, il est non moins certain qu'à ce moment le grand-maître du Temple, prisonnier des Musulmans, ne pouvait se trouver parmi les assiégés. Cette remarque confirme indirectement la fragilité des sources orientales sur ce point. (Herquet, Chronol. der Grossmeister, 16-7).

24. Cartulaire, I, nº 860.
25. Ce point a été mis en lumière d'une façon irréfutable par Herquet, Chronol. der Grossmeister, 20-24.
26. Beha ed-Din, 140; Aboul-Faradj, Chron. Syrianum, 419; Raoul de Dicet, Opera historica, II, 70.
27. Rohricht, Gesch. des Konigreichs Jérusalem, 497-510.
28. Benoît de Peterborough, II, 96.
29. Voyez sur ce point Rohricht, Gesch. des Konigreichs Jerusalem, 511, note 2.
30. Cartulaire, I, nº 901-902 et 908.
31. Dugdale, Monast. Anglic, VI, 797.

Sources : Joseph Delaville Le Roulx. Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre (1100-1310). Paris, E. Leroux, 1904. In-8º, XIII-440 pages.
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