Maisons ou Hôpitaux

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Orgueil et Reynies   (82)
Commanderie d'Orgueil, et la seigneurie de Reyniès
Département: Tarn-et-Garonne, Arrondissement: Montauban, Canton: Grisolles — 82


Commanderie d'Orgueil

Commanderie d'Orgueil


Vers 1135 la paroisse est donnée aux Hospitaliers de Fronton qui en font une sauveté. A l'époque le Tarn est une rivière navigable et Orgueil est un asile sûr construit sur les bords du Tarn, en bas de la colline où il est situé actuellement.

Une charte qui n'est pas datée, mais que les divers caractères font attribuer à la première partie du XIIe siècle, nous apprend que Pierre-Raymond de Saint-Audard, donna au Saint-Sépulcre, à l'hôpital de Jérusalem, à ses seigneurs et à Bernard de Gaujag le fief d'Orgueil avec tous ses droits.
Ce parchemin porte avec la signature de Pierre-Raymond, celles de Bonne de Saint-Audard et d'Aymar de Saint-Léofari son neveu.
A cette donation vint s'ajouter celle que fit à l'hôpital de Fronton le seigneur Sicard de Villemur de tous ses droits sur la chaussée d'Orgueil (1196).

En 1211 Simon de Montfort met à feu et à sang les terres occitanes, Orgueil appartient alors au Comté de Toulouse. Quand le Roi de France prend possession du Comté de Toulouse, Orgueil devient une bastide, le Comté de Toulouse est dotée d'une charte de coutumes. Orgueil est cependant toujours la propriété des Chevaliers de Saint Jean, moines hospitaliers, il devient une commanderie de l'ordre.

Dans le courant de ce siècle, les Hospitaliers firent élever sur leurs fiefs d'Orgueil une ville qui se peupla rapidement grâce à la proximité du Tarn, source de richesses pour ses habitants.

Le 8 mai 1268, le Grand-Prieur de Saint-Gilles, Féraud de Baras, tenant dans les salles du manoir de Fronton son chapitre provincial, reçut une députation composée des consuls et des principaux habitants d'Orgueil, qui venaient lui demander de compléter la charte de commune octroyée à la ville lors de sa fondation. Le Grand-Prieur, après avoir reçu l'assentiment de l'assemblée, accéda à la requête des habitants d'Orgueil et leur concéda les mêmes coutumes dont jouissait la ville de Fronton depuis l'année 1248.
Onze ans plus tard, le successeur de Féraud de Baras, Guillaume de Villaret, reçut également dans le château de Fronton une nouvelle députation des habitants d'Orgueil, et à leur demande, il dressa la réglementation de la forge banale qui venait d'être construite dans cette localité.

Une des principales sources de revenus pour la commanderie de Fronton, était la rivière du Tarn. A cette époque où les routes étaient peu nombreuses, peu sûres, et fort mal entretenues, le commerce se faisait surtout par eau; dès lors les seigneurs possédant quelque place forte sur les bords d'une rivière bénéficiaient rapidement de cette situation. D'autre part, au moyen des moulins qu'ils y construisaient dès que leurs ressources leur permettaient d'en augmenter le nombre, les Hospitaliers se procuraient d'immenses revenus des habitants de toute la contrée avoisinante.

En 1298 le sénéchal Eustache de Beaumarchais chargea Jean de Termes, « maître des oeuvres de l'illustre seigneur, Roi de France, dans la sénéchaussée de Toulouse et d'Albi. » (Titre correspondant à celui de nos ingénieurs) d'aller faire une enquête sur le projet qu'avait le précepteur de Fronton de construire un moulin à Orgueil. Les Hospitaliers obtinrent en 1332, de Guillaume de Villars, conseiller du Roi, et maître des eaux et forêts, l'autorisation d'établir un port en cet endroit et de jouir du droit de passage, « en s'obligeant à y entretenir pour les piétons une nef et pour les charrettes un bac. » Ce privilège dût être vu d'assez mauvais oeil par les commerçants dont les bateaux descendaient ou remontaient fréquemment la rivière et qui craignaient de voir gêner par là la circulation. C'est pourquoi le Grand-Prieur Aycard de Miramont fut obligé de requérir le sergent, délégué par le Roi pour sauvegarder les prérogatives de l'Ordre dans la contrée, à l'effet d'élever sur le port d'Orgueil, en signe de protection, « le panonceau royal avec les fleurs de lys » (1338).
Dès lors les commerçants se contentèrent de veiller à ce que les Hospitaliers entretinssent le passage dans les conditions prescrites, de manière à ne pas entraver la navigation; nous trouvons, par exemple, une vérification du niveau et du passage d'Orgueil faite en 1507 par le « syndic de la bourse commune des marchands, fréquentant les rivières du Tarn et de la Garonne. Les produits de la pêche de cette rivière poissonneuse étaient aussi un des revenus des Hospitaliers, qui achetèrent au prix de 250 florins le monopole de la pêche, à la chaussée d'Orgueil, des lamproies et des clauses (lampredas et colacos).

Les Hospitaliers venaient à peine de terminer leurs travaux de fortifications pour la ville de Fronton, que des soins analogues durent les occuper pour celle d'Orgueil.
Vers la fin du XIVe siècle, le Commandeur, Arnaud de Ranulphe, adressa au sénéchal de Toulouse une requête, dans laquelle il lui représentait que cette localité, renfermant pourtant un assez grand nombre de feux, se trouvait par suite du manque absolu de fortifications exposée sans défense « à toutes les dévastations des gendarmes qui y faisaient séjour dans leurs marches militaires, » que ses habitants, réduits à la misère, après avoir inutilement tenté de ceindre leur ville de murailles, entreprise que leur pauvreté les avait empêché de conduire à bonne fin, se trouvaient dans l'impossibilité de payer, non seulement les redevances à leurs seigneurs, mais même les aides dus au Roi. Un délégué du sénéchal se rendit sur les lieux, pour ouvrir une enquête à ce sujet. Les habitants interrogés ne répondirent qu'en montrant leur pays « naturellement agréable et fertile et maintenant désolé, dévasté, et abandonné par un grand nombre de paysans. » Le sénéchal s'empressa d'accorder l'autorisation demandée et le Commandeur entra aussitôt en pourparlers avec les consuls d'Orgueil pour régler les conditions de ce travail. Il leur concéda dans l'intérieur de la ville et près de l'église l'emplacement, sur lequel ils construiraient le fort, qu'ils devaient entourer de murailles avec leurs hourds, leur chemin de ronde et leurs fossés; ils se chargeaient de la construction des murs et autres défenses autour du château des Hospitaliers. Les consuls devaient entretenir un certain nombre de sentinelles et de guetteurs, sous les ordres de capitaines, chargés par les Hospitaliers du commandement de la place.
La proximité du Tarn augmentait la force de cette citadelle, dont les fossés pouvaient être inondés, nous voyons en effet la défense faite aux habitants d'y prendre des poissons.
Ce fort devait être construit dans l'espace d'une année (mai 1399). Malgré leurs promesses, les consuls d'Orgueil, entravés sans doute par le peu de ressources dont ils pouvaient disposer, ne poussaient pas activement les travaux, puisque deux ans après, Raymond de Lescure, Grand-Prieur de Toulouse, délégua le chevalier Arnaud de Rivière, précepteur de Sarjac, pour les sommer de se conformer à l'accord de 1399 (8 mai 1401).

Bien peu de temps après sa fortification, cette petite ville vit s'ouvrir ses annales militaires. C'était en 1426, profitant d'une trêve, un de ces terribles capitaines de routiers, André de Ribes, qui, sous le nom de bâtard d'Armagnac, était un des plus redoutables soutiens du parti anglais dans le Midi, s'empara d'un grand nombre de villes dans la Gascogne, le Toulousain et l'Albigeois, et entre autres, de la place d'Orgueil qui ne tarda pas à être reprise par les milices françaises réunies en toute hâte pour arrêter cette insolente agression.

Mais ce fut surtout pendant les guerres religieuses que la place d'Orgueil eut à souffrir. Aussi exposée aux entreprises des protestants que Fronton et possédant moins de moyens de défense, elle vit plus d'une fois ses murs emportés d'assaut. Nous avons déjà dit plus haut comment elle fut prise par les troupes de Montauban en l'année 1573. Dans la deuxième période des luttes au commencement du XVIIe siècle, cette petite ville eut beaucoup à souffrir et son nom revient souvent dans les annales de cette époque. C'est qu'en effet, sa position sur le Tarn à proximité de Montauban devait rendre sa possession excessivement précieuse pour la garnison de cette ville. Aussi c'est vers Orgueil que se dirigent de préférence les sorties de cette dernière. En 1626 c'est le capitaine Montbrun qui met toute cette contrée à feu et à sang, et se rend maître de la ville; nous voyons en effet, après la première pacification, les consuls envoyer une députation au Grand-Prieur, « pour le supplier d'avoir pitié des misères qu'ils avaient souffertes pendant les derniers mouvements des rebelles delà ville de Montauban et autres lieux voysins, qui ont entièrement bruslé le bourg et village d'Orgueil et causé la mort et perte de plus de la moytié des habitants, » et de leur accorder en conséquence, comme aux communautés de Fronton et de Nohic, la remise des paiements en retard et la réduction à 160 livres par an des droits décimaux qui lui étaient dus. Après la reprise des hostilités, la ville d'Orgueil fut de nouveau brûlée et saccagée par le terrible capitaine Saint-Michel, gouverneur de Montauban.

Sur l'autre rive du Tarn presque vis-à-vis Orgueil, s'élevait le petit village de Reyniès dont les Hospitaliers possédaient la seigneurie spirituelle conjointement avec les évêques de Montauban qui partageaient avec eux les dîmes de cette paroisse.
Les archives ne nous fournissent aucun document important à signaler pour cette dépendance de Fronton. Nous nous contenterons de noter un procès soutenu par les chevaliers de Saint-Jean contre noble Gailhart de Grimoart, seigneur temporel de Reyniès qui voulait usurper quelques prérogatives de l'hôpital (1338), et un arrêt du Parlement condamnant les habitants de cette localité à faire les charrois nécessaires pour la construction de leur église qui avait sans doute été brûlée lors du sac de la ville et du château en 1655 et que le Grand-Prieur était en train de relever de ses ruines.

Liste lies Commandeurs du membre d'Orgueil.
1250. Dame Wuilhelme d'Alfar, commanderesse.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
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Orient (Hôpital d')   (10)
Commanderie d'Orient
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Piney, Commune: Geraudot — 10


Commanderie d'Orient

Commanderie d'Orient


Ancienne commanderie de l'Hôpital; laquelle avait tiré son nom de celui de la forêt d'Orient, dont elle était voisine. La maison était située près d'Aillefol, paroisse de Géraudot.
Nous trouvons l'origine de cette maison dans une charte de Gauthier, comte de Brienne, de l'année 1231, au mois de juin, par laquelle ce seigneur déclare donner aux frères de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, 500 arpents de bois dans sa forêt de Bateis (Le bois ou la forêt de Bateis se trouvait entre Geraudot, Piney et Brevonne) « nemus quod dicitur Bateiz », pour y bâtir des maisons pour eux et leurs gens, ainsi qu'une chapelle, afin d'y célébrer le service divin.
Les 500 arpents étaient à prendre à l'endroit que les frères jugeraient convenable, depuis Aillefol jusqu'à la grange de « Nachesi (Rachezy, commune de Piney, au nord de Sacey) », et de ladite grange jusqu'au Cardinet, « Cardinetum (commune de Rouilly-les-Sacey) » ; puis de là jusqu'au bois de « Nosou ou Noson », et de ce bois, jusqu'au Sart de Bernard de Montcuc, « de Montecuco ».
Il leur accordait en outre le droit de prendre chaque semaine, dans sa forêt d'Orient, près d'Aillefol, quatre charretées de bois, pourvu que ce bois ne soit pas du hêtre, du tremble, du pommier ou du poirier.
Le comte se réservait la justice dans les 500 arpents qu'il venait de donner, et l'abandonnait entièrement aux Hospitaliers dans leur maison et pourpris, en leur accordant à perpétuité dans tous ses bois, le droit de faire paître leurs bestiaux, à l'exception toutefois des chèvres.

La chapelle d'Orient fut fondée par Jean de Brienne ; cela résulte des lettres de Hugues de Brienne, son frère, par lesquelles celui-ci approuve et confirme en 1270 cette fondation, pour laquelle Jean avait donné vingt livres de rente à prendre chaque année sur le péage ou sur les halles de Brienne.

La commanderie d'Orient qui avait été dévastée pendant les guerres du XVe siècle, fut supprimée comme celle de Bonlieu, et réunie à la commanderie de Troyes.

En 1486, le commandeur de Troyes, qui était Pierre de Dinteville, afferma la commanderie d'Orient pour 12 livres tournois par an ; mais à la charge de rebâtir la maison qui était en ruines, et de faire desservir la chapelle.

Le revenu du domaine d'Orient était, en 1757, de 1,050 livres ; et en 1782, de 2,350 livres.
La maison n'existait plus au siècle dernier. Il y avait encore la chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, où le curé de Geraudot disait la messe un jour par semaine.
Les terres, au nombre de 402 arpents, étaient partagées presque également en deux fermes bâties près de la chapelle. Il en dépendait un moulin à vent, appelé « l'Heurtebise », un bois de 102 arpents, et une dizaine d'étangs, dont les noms suivent:
L'étang de Geraudot (6 arpents).
L'étang des Souchères, au finage de Rosson (14 arpents).
L'étang le Batard, touchant aux terres de Bonlieu (20 arpents).
L'étang des Cinq-Deniers, au-dessus du précédent (15 arpents).
L'étang Musse-Putain, au-dessus du Grand-Maurepaire (15 arpents).
L'étang de Maurepaire, au-dessous de Musse-Putain.
L'étang de Foeullade, tenant aux terres de Maurepaire (13 arpents).
L'étang Amelie (10 arpents).
L'étang Prompt, touchant aux terres de la Loge-Lionne, et.
L'étang du Moulinet, bordant la Loge-Lionne.
Ces étangs, avec, ceux du Perchoir étaient affermés en 1757, 1,400 livres; et en 1782, 2,204 livres.

Anciens Commandeurs d'Orient
1346. Frère Guy de Pringi.
1394. Frère Jehan le Chevron, dit de Bourgogne.
1404. Frère Ferry de La Ferté.
1409. Frère Jean de La Haye.
1425. Frère Aubert de Cors.
1458. Frère Oudin Mangot.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Ouarville   (28)
Domus Hospitalis d'Ouarville
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Chartres, Canton: Voves — 28


Domus Hospitalis d'Ouarville
Domus Hospitalis d'Ouarville


M. de Lespinois, dans son Histoire de Chartres, ne donne que quelques notes tirées de diverses sources, sur l'existence dans le Pays chartrain des Ordres du Temple et de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem. Il cite les noms au XIVe siècle, de deux commandeurs de l'Hôpital d'Ouarville.
Nous doutons qu'Ouarville ait été le siège d'une commanderie. Il y avait bien à Ouarville comme à Ossonville et à Auneau, plusieurs domaines qui appartenaient alors aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Le domaine d'Ouarville était la métairie de la Maison-Rouge. Il ne paraît pas avoir eu jamais d'autre commandeur que celui de SoursDomus Hospitalis Sours
Domus Hospitalis Sours
.

Les bâtiments de la Maison-Rouge n'existaient plus au XVe siècle, car nous voyons par le procès-verbal de visite de l'année 1495, que les terres qui en dépendaient, avaient été réunies, comme celles d'Ossonville, au domaine de Sours.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Ouzenain   (28)
Domus Hospitalis d'Ouzenain
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Châteaudun, Canton et Commune: Bonneval — 28


Domus Hospitalis d'Ouzenain
Domus Hospitalis d'Ouzenain


Il y avait à Ouzenain (sur la rivière de l'Ozane, au nord de Bonneval) une maison de l'Hôpital dont on ne connaît pas l'époque de la fondation. Cette maison n'existait plus au XVe siècle. Il restait seulement la chapelle qui était située sur le chemin conduisant d'Ouzenain au bois Pichart.
Des lettres de frère Jean du Bois, commandeur de Sours, du 18 mai 1453, concédèrent à un nommé Perin Loste, laboureur à Ermenonville-la-Grande, la jouissance viagère pour lui et ses enfants, « d'une chappelle nommée l'Hôpital d'Ozenain, avec tout le lieu, cour, jardins, terres labourables et non labourables, appartenant audit Hospital d'Ozenain, près Bonneval, » au fermage annuel de 25 sols tournois, six conins et six poules, à la charge d'entretenir et de faire desservir la chapelle, plus de rebâtir la maison en dedans quatre ans.

La maison reconstruite ne dura pas longtemps ; elle avait disparu au commencement du XVIe siècle. La commandeine retirait en 1504, des terres et de la chapelle d'Ouzenain, un revenu de 7 livres 40 sols tournois, déduction faite de toutes charges. La chapelle était appelée alors, chapelle Saint-Jean-d'Aigrefin.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Ozouer-le-Voulgis   (77)
Domus Hospitalis Ozouer-le-Voulgis
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Melun, Canton: Tournan-en-Brie — 77


Domus Hospitalis Ozouer-le-Voulgis
Domus Hospitalis Ozouer-le-Voulgis


Cette maison eut pour origine une grange avec des terres, que les frères de l'Hôpital acquirent au commencement du XIVe siècle. Des lettres du mois d'avril 1303, du prévôt de Melun, portent que Rely d'Ozouer, écuyer, a amorti, comme mouvant de son fief, à religieux homme frère Ithier de Nanteuil, Grand-Prieur de France, et à ses frères, une grange avec ses dépendances ; laquelle avait appartenu auparavant à Etienne Le Judin, sise à Ozouer-le-Voulgis, frontant au chemin d'Ozouer à Melun.

Par suite d'améliorations et d'agrandissements successifs, cette grange devint une ferme qui comptait, au siècle dernier, une centaine d'arpents de terre.
Une déclaration du 12 mars 1686, fournie à la Chambre des Comptes par le chevalier Adrien de Vignacourt, trésorier de l'Ordre et commandeur de Corbeil, nous montre que cette ferme, connue sous le nom de l'Hopitau, était le siège de la seigneurie du lieu ; que le Commandeur y avait la haute, moyenne et basse justice, avec droit de pêche dans la rivière. Cette déclaration est faite sous les protestations de droit, qu'elle ne pourra tirer à conséquence ni servir d'acte dérogeant aux privilèges et exemptions de l'Ordre de Malte.

Le revenu de la terre et seigneurie d'Ozouer-Le-Voulgis était, en 1757, de 400 livres. Il montait, en 1783, à 1,500 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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