Maisons ou Hôpitaux

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Jaulges   (89)
Fief de l'Hôpital de Jaulges
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Saint-Florentin — 89


Fief de l'Hôpital de Jaulges
Fief de l'Hôpital de Jaulges


Les Hospitaliers, en possession de la commanderie du Temple de la Madeleine, en augmentèrent les revenus en 1332, par l'adjonction du fief de Jaulges qu'ils avaient acheté la même année d'un seigneur, nommé Jean de Frolois, pour le prix de 1773 livres 8 sols tournois.

Ce fief consistait en une maison à usage de ferme, dans la grande rue du village, et en 60 arpents de terre affermés avec les droits seigneuriaux, en 1582, 100 livres tournois ; en 1685, 150 livres ; en 1750, 350 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

La Madeleine et Saint-Thomas, commune de Joigny
— 1750, Ancienne Maison du Temple puis commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Yonne, rédigé par M. Max. Quantin. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII.
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Jayat   (01)
Domus Hospitalis Jayat
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse — 01


Domus Hospitalis Jayat
Domus Hospitalis Jayat


— In villa Jaiaco, de Jayaco, de Geiia, de Geya; Jeya, Jaya.
— Paroisse sous le vocable de l'Assomption.
— Les hospitaliers d'Epaisse et ceux de Tessonges jouissaient, dans cette paroisse, de services et de fonds inféodés.
— En 1252 et 1270, Bérard de Beyviers, damoiseau, reconnut tenir des Hospitaliers d'Epaisse tout ce qu'il y possédait.
— En 1306, Guigues de Genost, fils de Jean, chevalier, rendit aveu aux Hospitaliers de Tessonges.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, titres d'Epaisse et Tessonges.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Joigny (La Madeleine)   (89)
Commanderie La Madeleine-Lez-Joigny
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Joigny — 89


Commanderie La Madeleine-Lez-Joigny
Commanderie La Madeleine-Lez-Joigny


La Madeleine-Lez-Joigny, était dès l'origine, une commanderie du Temple, dont la maison et la chapelle étaient situées à Joigny, hors de la porte Prexil, sur la route de Troyes. Il dépendait de cette maison, 120 arpents environ de terre à labour et en pré.

Si l'on devait juger de l'époque de la fondation de cet établissement d'après celle de sa chapelle, il faudrait la faire remonter au commencement du XIIIe siècle. Il nous reste encore une charte de Pierre, comte de Joigny, de l'année 1219, par laquelle il reconnaît avoir donné aux frères du Temple, établis à Joigny, 15 livres de rente, pour faire une chapelle dans leur maison, et y faire dire la messe tous les jours.

Des lettres de la reine de Navarre, comtesse de Champagne, de l'année 1255, confirment celles de Guillaume, comte de Joigny, par lesquelles celui-ci avait reconnu que le Commandeur et les frères du Temple lui avaient payé une somme de 500 livres tournois pour leurs acquêts, tant en fiefs, domaines, qu'en censives dans tout le comté de Joigny.

Le revenu de la Madeleine, avec celui de Saint-Thomas, portait, en 1456, 65 livres tournois ; en 1519, 160 livres, y compris le rapport de la terre de Jaulges.
Le même revenu s'élevait, en 1664, à 1,600 livres ; et en 1777, à 3,000 livres.

Anciens Commandeurs de La Madeleine-Lez-Joigny
1355. Fr. Guillaume de Mailg, Grand-Prieur.
1390. Fr. Richard Lecamus.
1465. Fr. Jehan Morand.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Joigny (Saint-Thomas)   (89)
Domus Hospitalis Saint-Thomas-de-Joigny
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Joigny — 89


Domus Hospitalis Saint-Thomas-de-Joigny
Domus Hospitalis Saint-Thomas-de-Joigny


Ancienne commanderie de l'Hôpital, dont la maison était située à Joigny, près du pont, et sur le ru de la chaussée. Sa fondation datait de la fin du XIIe siècle. Guillaume, comte de Joigny, par une charte de l'année 1188, fit don aux frères de la sainte maison de l'Hôpital, de tous ses prés de Joigny, à la réserve de ses noues. Il leur abandonna en outre deux champs auprès de Saint-Thomas. Les Hospitaliers, voulant témoigner leur reconnaissance au comte, le reçurent dans leur confraternité, en l'associant aux bienfaits spirituels de leur maison, et s'engagèrent, s'ils bâtissaient sur la terre qui venait de leur être donnée, à ne recevoir dans leurs maisons aucun des sujets du comte, ni à acheter de ses justiciables aucun héritage sans sa permission.

La maison de Saint-Thomas avait sa chapelle, et possédait en domaine au XVe siècle, une centaine d'arpents de terre, situés en plusieurs pièces, aux lieux dits la Fosse-aux-Preux, la Fosse-aux-Berges, au Marcoul, à l'Orme-Fleury, et aux finages de Longueron, Peschoeses Champlay, etc.
Elle jouissait aussi de quelques cens et rentes seigneuriales, avec les droits d'une foire ainsi mentionnés dans une déclaration de 1463: « Devant l'église Saint-Thomas, au finage de Joigny, au lieu-dit Chaussessat, appelé le Champ-de-Foire, contenant environ sept arpents, tenant au grand chemin, aboutant au préau où sont les butes de Joigny, par le congié de frère Thomas Dengloz, commandeur dudit Saint-Thomas, auquel préau on tient la foire le jour de Sainte Croix, en septembre, et sont et appartiennent les deniers de la place de ceulx qui vendent ledit jour de leurs denrées et le minage et aultres émoluments quelconques, et le marrien des saulces qui sont audit préau, au commandeur dudit Saint Thomas. »

La commanderie de Saint-Thomas cessa d'exister en 1430, par l'adjonction qu'on fit de ses biens à la commanderie de Cerisiers, puis à celle de Launay en 1470.
Au siècle dernier, il ne restait plus de Saint-Thomas que la chapelle, la maison ayant été détruite au XVIe siècle.

Anciens Commandeurs de Saint-Thomas de Joigny
1372. Fr. Adam de la Glacie.
1389. Fr. Jehan Leroy.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

L'Hôpital de Joigny
— Jooigny, 1367 (Hôpital de Joigny)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Yonne, rédigé par M. Max. Quantin. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII.
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Jouy-le-Comte   (95)
Domus Hospitalis Jouy-le-Comte
Département: Val-d'Oise, Arrondissement: Pontoise, Canton: L'Isle-Adam, commune: Parmain — 95


Domus Hospitalis Jouy-le-Comte
Domus Hospitalis Jouy-le-Comte


Les Hospitaliers possédaient au XIIe siècle, à Jouy, de nos jours commune de Parmain, sur le chemin conduisant à l'Isle-Adam, une maison qui leur provenait d'un seigneur nommé Bouchard de Stains ou de l'Etang, « de Stagno. » Ce seigneur, avec le concours d'Eremburge, sa femme, avait, par des lettres de Maurice, évêque de Paris, de l'année 1178, déclaré donner à Dieu et à l'Hôpital de Jérusalem, sa maison sise à Jouy, « apud Joy », dont dépendaient une grange, un moulin, un vivier, une aulnaie, un pré, avec une terre à Corbeil-lez-VauxDomus Hospitalis Corbeil-lez-Vaux
Domus Hospitalis Corbeil-lez-Vaux
, « apud Carbolium juxta Vaus (commune de Champagne, Val-d'Oise). » Bouchard avait abandonné cette maison à l'Hôpital, pour s'acquitter d'une somme de 40 livres parisis qu'il avait reçue précédemment de frère Gautier de Loos, « de Lauda », commandeur de l'Hôpital de Cerisiers.

Au XIVe siècle, les Hospitaliers réunirent à leur maison de Jouy, un fief que les Templiers possédaient au dit lieu, appelé le fief de VignoruDomus Hospitalis Vignoru
Domus Hospitalis Vignoru
, et qui avait été donné en 1280 à la chevalerie du Temple, par Jean de Jouy, écuyer, et Pétronille, sa femme.

D'après l'acte de donation, ce fief consistait en:
— Un lieu manoir sis à Jouy, « apud Joyacum », avec douze arpents de vigne derrière le dit manoir et deux hostises, douze journaux de terre à semence, « terre sementis », au mont de Jouy.
— Seize journaux de pareille terre à la Croix-de-l'lle, « ad crucem de Insula », et à la Pierre-Heluin, « ad Petram Helewini ».
— Deux arpents de pré et deux journaux de terre à semence, au territoire de Beaumont-sur-OiseDomus Hospitalis Beaumont-sur-Oise
Domus Hospitalis Beaumont-sur-Oise
, « Belli montis super Isaram ».
— Huit autres journaux au village de Mesnil-Saint-DenisDomus Hospitalis Mesnil-Saint-Denis
Domus Hospitalis Mesnil-Saint-Denis
(Mesnil-en-Thelle), « Mesnilii sancti Dyonisii », diocèse de Beauvais, avec des cens à Chambly et quatre arrière-fiefs, dont l'un tenu par Michel le Rat, Le second par Guillaume de Jouy, Le troisième par Laurent de Beaumont, et Le quatrième par Jean du Caillou de Chambly.

Le fief de Vignoru relevait des religieux du Val-Notre-Dame, qui avaient droit d'y prendre chaque année seize setiers de vin, de la mère-goutte. Mais en 1298, ces religieux avaient renoncé à ce droit pour une rente de sept livres parisis par an.

Le domaine de l'Hôpital à Jouy comprenait une soixantaine d'arpents de terre, en labour, vigne, prés et bois qui rapportaient avec les droits de justice et seigneurie, 20 livres en 1568, 100 livres en 1613, 600 livres en 1733, et 1.000 livres en 1783.

Il y avait encore à l'Isle-Adam, non loin de Jouy, des terres et des bois qui avaient appartenu autrefois aux Templiers. C'étaient 77 arpents de terre donnés en 1281 à l'Ordre du Temple, par Jean de Le Helle, écuyer; et 60 arpents de bois aux lieux dits le Bois des Pierres et le Bois des Courtais, concédés en 1283 par Ansel, seigneur de l'Isle-Adam.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Juzet-de-Luchon   (31)
Hôpital de Juzet, Hôpital de Frontes
Département: Haute-Garonne, Arrondissement: Saint-Gaudens, Canton: Bagnères-de-Luchon, commune: Juzet-de-Luchon — 31


Hôpital de Juzet, Hôpital de Frontes

Localisation: Hôpital de Juzet, Hôpital de Frontes


Dans cette vallée pittoresque, où notre siècle a réussi à entourer la station thermale de Bagnères-de-Luchon des produits de la civilisation, encadrés par les magnifiques horreurs des cimes Pyrénéennes et leurs majestueux glaciers, mais qui durant le moyen-âge n'était traversée que par les hardis bergers conduisant leurs troupeaux sur les hauteurs ou les ramenant dans la plaine, l'Ordre de Saint-Jean avait deux établissements voisins dont l'origine nous est inconnue.

L'hôpital de Juzet existait avant la fin du XIIe siècle, puisque en l'année 1200, Sanche Garsie d'Aure lui donna une rente de dix sols toisas qu'il avait sur la ville de « Pabao » (Pobeau) dans la vallée de Larboust.

A une très petite distance, en remontant la vallée, on trouvait l'hôpital de FrontesDomus Hospitalis Frontes
Domus Hospitalis Frontes
, datant à peu près de la même époque. Ces deux établissements, à cause de leur proximité, ne formaient qu'une seule commanderie qui portait indistinctement les noms de Frontes, de Juzet ou d'Aure.

Ce fut sous cette dernière dénomination qu'elle fut réunie à la maison de Poucharramet. Mais son éloignement de cette dernière localité, la difficulté des communications considérables partout à cette époque, mais dégénérant presqu'en impossibilité pour ces contrées montagneuses, devaient en rendre la surveillance peu suivie et par suite la perception des rentes et des dîmes peu régulière. Ces inconvénients ne tardèrent pas à engager le Grand-Prieur de Saint-Gilles à détacher de nouveau les deux hôpitaux pyrénéens pour en reformer l'ancienne commanderie de Frontes.
A l'occasion de cette mesure, le chevalier Sanche d'Aure, qui venait d'être pourvu de cette commanderie, s'occupa tout d'abord de rectifier les limites de sa circonscription, qui avaient dû avoir été entamées en plus d'un endroit pendant la période précédente et de faire constater les droits et les privilèges qui lui appartenaient.
A cet effet, une brillante assemblée se tint le 2 novembre (in festo animarum) de l'année 1266, dans la ville de Bagnères-de-Luchon. Elle était présidée par Monseigneur Bernard, comte de Comminges, entouré « de nobles et puissants hommes, Sanche Garsice d'Aure, seigneur de Larboust, Pelegry de Montauban, seigneur de Montauban, et Aymard de Bosost, seigneur de Bosost. »
Le noble comte avait convoqué à ses assises les consuls et conseillers de ses villes de Bagnères, de Montauban et d'Artigues pour venir déposer dans l'enquête qui allait s'ouvrir. D'après leurs témoignages fut dressée la charte qui nous donne les limites officielles de la Commanderie de Frontes à cette époque et les privilèges qui lui avaient été octroyés.
Nous y voyons qu'elle comprenait, outre les territoires de Frontes et de Saint-Jean de Lorras, dont les Hospitaliers avaient l'entière seigneurie, les domaines spirituels de Juzet et d'Artigues, les dîmes des grains dans toute la vallée de Ludion, au-dessus de la porte de « Castelvielh », celle des fromages fabriqués sur les montagnes voisines et enfin le droit de dépaissance pour leurs troupeaux dans d'immenses étendues; les Hospitaliers avaient de plus droit à la moitié de toute bête féroce abattue sur les terres de la Commanderie.

Outre les territoires mentionnés dans la charte précédente, l'hôpital possédait encore des censés dans une foule de villages, disséminés dans les vallées du voisinage.
En voici la liste telle qu'elle nous est fournie par un livre de recettes du commencement du XIVe siècle:
« Montauban, Sodat, Goaux, Salas, Gurann, Maylin, Benque-Dejus, Cazarilh, Artigues;
Dans la vallée de Larboust, Portet, Pobeau;
Dans la vallée d'Ouelle, Mayregue, Lores (près de Saint-Bertrand) Gaut;
Dans la vallée d'Aran, Torambi, Gassagan, Baussen, Castillon, Bilac, Aros, Saviran, Antignac, Laron, Arambielh, Bagnères-de-Luchon;
Dans la vallée d'Oudat, Toran;
Dans la Barousse, Sorrère, Simonet. »

Vers le commencement du XVIe siècle, Frontes et ses dépendances furent réunis à la commanderie de Boudrac, et tirent peu après partie de cette chambre prieurale. Mais l'inconvénient qui s'était déjà produit lors de la réunion de cette maison à celle de Poucharramet, ne tarda pas à se représenter. Le délégué du Grand-Prieur à Frontes, dont les actes n'avaient de valeur qu'après avoir été approuvés par son supérieur, ne pouvait parvenir à persuader les montagnards des environs de venir y établir leurs demeures qu'ils pouvaient être forcés d'abandonner quelque temps après; et de jour en jour, le pays devenait plus désert et plus stérile. C'est pour remédier à ce fâcheux état de choses que le Grand-Prieur, Pierre de Grasse, délégua toute son autorité sur cette dépendance de la chambre prieurale Boudrac au chevalier, Pierre de Soubiran, dans l'espoir de remettre cette ancienne commanderie sur un pied plus florissant (1539).

Lors du démembrement de la chambre prieurale de Boudrac en 1748, la circonscription de Frontes et Juzet, fut déclarée adjointe à la commanderie de Poucharramet, comme elle l'avait déjà été au XIIIe siècle.

Liste des Commandeurs de Frontes et Juzet ou d'Aure
1232. Palet.
1266-1294. Sauche d'Aure.
1309. Bertrand d'Orsans.
1497. Raymond de Sasse.
(Vers 1500 Réunion a Boudrac.)
1539. Pierre de Soubiran Arifat.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
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