Maisons ou Hôpitaux

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Echarnant   (21)
Domus Hospitalis d'Echarnant
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Beaune, Canton: Bligny-sur-Ouche, commune: Montceau-et-écharnant — 21


Domus Hospitalis d'Echarnant
Domus Hospitalis d'Echarnant


Ce petit établissement d'Echarnant situé sur le grand plateau jurassique d'Auvenet, et sur les marges de la voie romaine d'Autun à Besançon, dont on voit encore les traces, fut édifié par les Hospitaliers, après que Bernard, seigneur de la terre voisine de Mavilly, leur eut donné, en 1204, la seigneurie d'Echarnant, avec un petit manoir et des terres, le tout pour aider à recueillir les pèlerins.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

Echarnant, hameau, commune de Montceau-d'Echarnant
— Capella de Escharnant, 1187 (G 2735)
— Charnant, 1254 (Charmasse, Cartulaire de l'église d'Autun, I-II, 183)
— Excharnant, 1264 (Titres de la commanderie de Beaune, H 1220)
— Escharnan, 1391 (B 11528)
— Eschernan, 1574 (C 5128bis, folio 20 vº)
— Echarnant, XVIII siècle, Cartes de Cassini.
— La seigneurie appartenait jadis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la Commanderie de Beaune.
— En 1789, Echarnant était une desserte de l'Ordre de Malte (Courtépée), au diocèse d'Autun, archiprêtré de Beaune, avec une église sous le vocable de Saint-Jean Babtiste, aujourd'hui chapelle, tandis que Montceau (aujourd'hui, chef-lieu-de la commune) était de l'archiprêtré d'Arnay.
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.

Il y a une erreur sur les cartes topographiques Ign, il y est mentionné chapelle des Templiers. Il n'y a jamais eu à ma connaissance de Templiers à Echarnant.
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Epeine   (86)
Domus Hospitalis d'Epeine
Département: Vienne, Arrondissement: Châtellerault, Canton: Les Trois-Moutiers, Commune: Bournan — 86


Domus Hospitalis d'Epeine
Domus Hospitalis d'Epeine


Epeine, village sur la commune de Bournan (86).
— Ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Sainte-Maure-sur-Loire (Maine-et-Loire), réuni à celui de Bournan en 1405.
— Prioratus de Espeines (pouillé de Gauthier, folio 146).
— de Espenes, 1383 (taux du décime, page 8).
— Aspaniez, 1397 (commanderie de Loudun, 16)
— Espaines, 1410 (commanderie de Loudun, 16)
— Espeyne, 1575 (commanderie de Loudun, 5)
— Voir l'étude de l'Association Guillaume de Sonnac sur les commanderies de la Vienne
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Vienne, rédigé par M. L. Rédet. Paris M DCCC LXXXI
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Epinassy   (71)
Commanderie d'Epinassy
Département: Loire, Arrondissement et Canton: Charolles, Commune: Marcilly-la-Gueurce — 71


Commanderie d'Epinassy
Commanderie d'Epinassy


Membre de la commanderie de Mâcon
Epinassy, demeure principale du commandeur, en Charollais, diocèse d'Autun, distant de son chef de 8 lieues, et de la ville de Charolles 1 lieue, à une autre lieue de Colonges. «  Revenu 1200 livres  »
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Charolles — 71
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne — Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors — Bâle — Genève — 1883.

Moulin-le-Bost


Domus Hospitalis Moulin-le-Bost
Domus Hospitalis Moulin-le-Bost


— Reprise de fief et dénombrement, des 4 mai et 14 décembre 1679, de la seigneurie de Moulin-du-Bost en la paroisse de Saint-Maurice-lès-Chateau-Neuf en Mâconnais, par Jean Baptiste du Saix, écuyer, seigneur de Chervre, en Beaujolais, ayant retiré par droit de retrait ladite seigneurie de Mouiin-le-Bost qui avait été discutée par décret sur Marc-Antoine du Bost, écuyer, seigneur de Bois-Vert, en Forez, tuteur des enfants du second tit de Gaspard du Bost, ledit retrait lignager fait, dis-je, par ledit du Saix de Henri de Chavagnac, écuyer, seigneur de La Molière, qui était adjudicataire de ladite terre du Moulin.

Ladite seigneurie en toute Justice est chargée de redevances, savoir:
60 livres à Château-Neuf.
12 livres à l'abbaye de Saint-Rigaud.
6 livres au sieur commandeur d'Epinassy (Commune de Changy).
65 livres de pension viagère à Madeleine du Bost, religieuse à Marcigny.
Liasse 3, côte 63.
Sources: Les fiefs du Mâconnais. Macon 1897 — Sources numériques Bnf

Chapelle d'Epinnassy
M. de Leusse signale la découverte de vieilles et curieuses fresques dans la chapelle ruinée de l'ancienne commanderie d'Epinassy (hameau de la commune de Changy, près de Charolles). Elles remontent probablement au XIIIe siècle et son attention a été attirée sur elles par notre associé le comte Jean de Laguiche. C'est, dans l'hémicycle du choeur, un Christ en croix, deux femmes agenouillées et des anges en adoration. Par côté, on voit les douze apôtres. Ces peintures, dont le trait est en noir et le fonds en jaune et en rouge, seraient d'un dessin assez ferme et intéressantes par la naïveté des attitudes. Elles sont assez bien conservées.
Sources: Annales de l'Académie de Mâcon, tome XXV, Macon 1926-1927 — Sources numériques Bnf

Commanderie d'Epinassy
Aucune trace de l'Hôpital d'Acier n'existe dans le fonds des biens nationaux aux Archives de Saône-et-Loire, ce qui prouve que tout le domaine de cet ancien hôpital avait été aliéné avant la Révolution. Il ne devait plus rester alors que quelques cens au profit des Chevaliers de Malte (1).
1. Le nom de l'hôpital d'Acier s'est transmis à des familles sans doute originaires de là et qui furent transportées dans d'autres commanderies des chevaliers de Malte. C'est le cas de la famille d'Azié ou d'Azie qui figure parmi les censitaires de la Commanderie d'Espinassy en Charollais, au XVIe siècle (Archives de Saône-et-Loire, H, supplément, nº 530)
Sources: G. JEANTON — Annales de l'Académie de Mâcon, tome XXIV, série III, Macon 1924-1925 — Sources numériques Bnf

Hôpital d'Epinassy, hameau commune de Changy
— Apud Spinecianum 1101-1109 (Marcigny, 115)
— Preceptor de Espinacio, 1266 (C.O., B 978, vidimus 1295)
— Hospitalis de Hespinaci, alias Hespinici, avant 1312 (Longnon, Pouillé, page 72)
— Hospitale de Espinaci, XIVe siècle (Longnon, Pouillé, page 100)
— Espinecie, 1358 (Archives de la Côte-d'Or, B 3879, folio 6)
— Espinacy, 1370 (Archives de la Côte-d'Or, B 955, folio 339 Vº)
— Espinecy, 1397 (Archives de la Côte-d'Or, B 11558, folio 87)
— Prior Spinaci, Praeceptor d'Espinassy, 1513 (Saint-Vincent de Mâcon, p, CCLXXV-CCLXXVI)
— Epinaicy, 1648 (Archives de la Côte-d'Or, C 6800)
— Epinacy, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2884, page 711)
— Espinacey, 1688 (Archives de la Côte-d'Or, C 6800)
— Epinacy ou Epinassy, 1780 (Coutépée, tome III, page 31)
— Epinassy, 1848 (Carte d'Etat-Major)
— En 1789, ancienne commanderie de Malte, dépendant de la commanderie de Mâcon, avec chapelle Saint-Jean Baptiste (Archives de la Côte-d'Or, C 3531, pages 468-469)
— Formes anciennes: Epinaici, Epinacy, Epinassy.
Sources: Dictionnaire topographique de Saône-et-Loire

Hôpital d'Epinassy
Epinais, Espinassy, commune Changy (Saône-et-Loire), résidence primitive du commandeur, transférée ensuite à Maçon.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.
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Espinas   (82)
Commanderie d'Espinas
Département: Tarn-et-Garonne, Arrondissement: Montauban, Canton: Caylus — 82


Commanderie d'Espinas
Commanderie d'Espinas


Espinas, petite circonscription d'origine hospitalière, située dans les environs de la ville de Saint-Antonin ; après avoir été rattachée à la Capelle-Livron, elle forma une commanderie distincte affectée aux frères conventuels et aux servants d'armes de l'Ordre de Saint-Jean.

Au commencement du XIIIe siècle, les Hospitaliers partageaient la juridiction de cette ville avec le Roi et avec plusieurs seigneurs du voisinage ; plus tard, les consuls de Caylus (82) exerçaient en seuls, au nom du Roi, la justice à Espinas.

1532. Donation par Pierre Cayrols à la commanderie de certaines terres pour la fondation d'une chapelle dans l'église d'Espinas.

1663. Transaction entre le commandeur et les consuls de Caylus au sujet des honneurs dans l'église d'Espinas: la préséance est reconnue au commandeur, bien que les consuls aient seuls l'exercice de la justice.

Domus Hospitalis Saint-Sernin d'Ambres
Département: Tarn, Arrondissement: Castres, Canton: Saint-Sulpice-la-Pointe - 81


Domus Hospitalis Saint-Sernin d'Ambres
Domus Hospitalis Saint-Sernin d'Ambres


Cette circonscription comprenait la seigneurie spirituelle de la paroisse d'Espinas, où les commandeurs percevaient les dîmes et possédaient, autour de leur château, un domaine considérable, celles de la Salvetat et de Saint-Sernin d'Ambres, d'origine templière.

Pour La Salvetat, c'était: La Salvetat Saint-Gilles (31) ou Salvetat-sur-Agout (34) ou La Salvetat-Peyrales (12) ou d'autres lieux nommés Salvetat.
Son revenu total était, au XVIIIe siècle, de 1310 livres et se réduisait par les charges à 1026 livres.

Liste des Commandeurs d'Espinas
1391. Jean Sicard.
1400. Hugues de Pechdoue.
1447. Guillaume Maljam.
1500. Raymond Roli.
1516-1533. Jean Cayrols.
1552-1555. Guillaume de Balmès.
1597-1601. Esprit Grossi, Servant d'armes.
1663-1667. Hélie de Moulac.
1713. Arnaud d'Hupais, Servant d'armes.
1787-1789. Etienne, Prévôt.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
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Estaquebiou ou L'Union   (31)
Domus Hospitalis Saint-Jean d'Estaquebiou
Département: Haute-Garonne, Arrondissement et Canton: Toulouse, Commune: L'Union — 31


Domaines Saint-Jean d'Estaquebiou
Domus Hospitalis Saint-Jean d'Estaquebiou


Les Hospitaliers possédaient aux environs de Toulouse un assez important territoire appelé Estaquebiou et situé dans la paroisse de « Saint-Jean de Kyrie Eleison Lacournaudric », aujourd'hui de « l'Union. » Au mois de juillet de l'année 1138, Arnald Adalbert fit donation à l'Hôpital, à Arnaud de Gardouch, à Raymond Humbert et aux autres frères de Saint-Jean, de son fief d'Estaquebiou.
Quelques années plus tard, Etienne Caraborde et son fils Oalric ajoutaient à ce premier fief celui de « Bolenes », situé au-delà de l'Ers (jour des Kalendes de juillet 1141).

Ces différentes donations furent complétées par la cession que firent de leurs droits sur ces deux fiefs, leurs seigneurs Arnaud et Bernard de las Tours (1236).

Dépendant de la commanderie de Toulouse, Estaquebiou (Lascabanel) Saint-Jean (Estaquebiou, Les Cabanes)
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée Toulouse 1883
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Etampes   (91)
Commanderie d'Etampes
Département: Essonne, Arrondissement et canton: Etampes — 91


Commanderie d'Etampes
Commanderie d'Etampes


M. de Mont-Rond, dans ses Essais historiques sur la ville d'Etampes et ses environs, nous dit que sur l'un des coteaux qui dominent le joli vallon de Valnay, on trouve les ruines d'une antique chapelle, appelée vulgairement le Temple, et que la tradition veut qu'elle appartenait jadis à l'Ordre des Templiers. C'est en effet là que cet Ordre avait fondé un établissement pour lequel sans doute Louis VII lui avait assuré, comme nous l'avons vu, une rente de trente livres sur sa censive d'Etampes, et dont une partie servit à acquitter, en 1159, le prix de la maison du Saussay.

Un vaste enclos entouré de murs, renfermait au XVe siècle le Temple d'Etampes, qui se composait alors d'une maison pour le commandeur, d'un logement de fermier, de grands bâtiments d'exploitation, et d'une chapelle dédiée à saint Blaise, où un religieux de l'Hôpital disait la messe trois jours par semaine. Autour de l'enclos se trouvaient les terres du domaine, quelques vignes et des prairies qui s'étendaient jusqu'aux prés de Valnay.

Les ravages des guerres du XVe siècle avaient causé de graves dommages au Temple d'Etampes. Tous les bâtiments avaient été presque détruits. En 1488, le commandeur Pierre Louffart les avait en grande partie rétablis. Il avait même reconstruit une église en remplacement de la chapelle. C'est de cette église qu'il est dit dans une visite prieurale du XVIe siècle: « y a audit lieu du Temple d'Estampes, une grande église qui est cure à la collation du seigneur commandeur, qui vault par an six ou sept livres tournois, et dont le patron est Saint-Georges. »

Nous retrouvons au XVIIe siècle la maison du Temple dans un état de dégradation encore plus grand, car les commissaires préposés en 1662 à la visite de la commanderie, déclaraient n'avoir trouvé au Temple d'Etampes, que: « des mazures et vestiges d'aucuns bastiments, au milieu desquels est encore une grande esglise batie de pierre, couverte de thuile du costé du midy, de laquelle est un hault clocher de mesure structure; au dedans bien voutée, et en laquelle ne se dit tous les ans qu'une messe d'obligation, le jour de Saint-Georges; trouvée desunie de tous ornemens, les vittres cassées, et que nous avons veu servir pendant l'aoust a resserrer les gerbes de dismes deues audit lieu. »

Les commissaires, après avoir décidé qu'il convenait de rebâtir une grange, de réparer l'église et de la rendre au culte, énuméraient ainsi les privilèges et les revenus du Temple: « A droit ledit Temple de lever et percevoir tous les ans, huict jours durant, le péage et tous droicts de seigneur en la ville d'Estempes, à la foire Saint-Gilles, à commencer le premier mardy après la décollation de Saint-Jean »;
« A droit de champart sur tout le terrain dudit Temple, de douze gerbes une »;
« A droit de dismes sur des terres au dessoubs dudit Temple, aux chantiers nommés les Pondans et les Ilaultes-Voyes »;
« A droit de rente seigneuriale sur toutes les terres du Temple et de censives sur plusieurs maisons en la ville d'Estampes. »
Malgré l'ordonnance des commissaires, la grange ne fut point rebâtie; la maison même ne fut pas relevée de ses ruines, et nous trouvons qu'en 1757 on continuait de renfermer la moisson dans l'église.

A son tour l'église disparut, car elle n'existait plus en 1788. A cette époque, la commanderie avait à Etampes, dans la rue des Cordeliers, un grand bâtiment pour renfermer ses grains, ainsi que le produit des dîmes de l'ancien Temple d'Etampes et de la seigneurie du ChenayDomus Hospitalis de Chenay
Domus Hospitalis de Chenay
, dont le rapport était alors de 2,800 livres.
Dans la même rue, il y avait une maison qu'on appelait l'Hôtel de la Commanderie, qui était loué 120 livres par an.

Noms des Commandeurs d'étampes et de Chalou-la-Reine
1345. Frère Jehan de Duyson.
1356. Frère Guillaume Potart.
1371. Frère Pierre de Provins.
1374. Frère Guillaume Gaillardé.
1391. Frère Regnaut Guerry.
1409. Frère Jehan de Beaubos.
1465. Frère Pierre Louffart, Chevalier, Conseiller du Roi.
1495. Frère Jean Erre, prêtre.
1508. Frère Jean Dore.
1516. Frère Henri de Normain, prêtre.
1526. Frère Robert de Bourdon.
1529. Frère Guillaume Quignon, prêtre, Prieur de Saint-Jean-en-l'Isle.
1541. Le Chevalier Edme de Saint-Martin.
1544. Le Chevalier Antoine de Lyon.
1560. Frère Florent Petit.
1580. Frère Martin Desmoulins.
1594. Frère Pierre Lemaire.
1595. Frère Michel Lefebvre.
1602. Le Chevalier Claude Perrot.
1640. Le Chevalier Charles de Belotte.
1654. Le chevalier Henri de Rosnel, prêtre, Prieur du Temple, à Paris.
1675. Frère Noel Laugeris, chevalier magistral.
1686. Le Chevalier Charles De Rosnel, Chancelier au Grand-Prieuré de France.
1692. Frère Henri Gobert.
1707. Frère Gilbert-Jean-Jacques Arquier.
1724. Frère Nicolas Brucelles.
1755. Frère Libéral Louis Geouffré.
1772. Frère Jean-Charles-Félix Le Planquois.
1780. Frère Louis-Augustin Godeheu, chevalier magistral.
1786. Frère François Anfry, servant d'armes.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Etrez   (01)
Domus Hospitalis Etrez
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton et Commune: Montrevel-en-Bresse — 01


Domus Hospitalis Etrez
Domus Hospitalis Etrez


— Parrochia d'Estres ; Etré-le-Bouchoux, Estré.
— Paroisse sous le vocable de saint Martin. Le prieur de Gigny nommait à la cure.
— Dès le XIIIe siècle, les hospitaliers de Tessonges possédaient, à Etrez, des fonds et des services.
— Le revenu de la curé consistait en la moitié des dîmes et dans le produit de quelques terres et prés.
— Au commencement du XVIIe siècle existait à Etrez une maison tenue en fief noble et appelée de Châtillon. Elle appartenait à la famille de la Bévière.
Archives du Rhône, titres de Tessonges, chapage I, nos 1 et 5.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Etury   (52)
Commanderie d'Etury - Hôpital de Cirey
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Chaumont, Canton: Bologne, Commune: Cirey-les-Mareilles - 52


Domus Hospitalis Cirey

Domus Hospitalis Cirey


Avant l'arrivée des Croisés dans la Palestine, il existait à Jérusalem une maison religieuse qui portait le nom d'Hôpital Saint-Jean. C'était une maison d'hommes pieux qui donnaient leurs soins aux pèlerins malades venus d'Europe. Après la prise de Jérusalem, plusieurs seigneurs, touchés des vertus que l'on pratiquait dans cette maison, prirent l'habit des Hospitaliers (c'était le nom que l'on donnait aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem) et fondèrent des établissements en Europe.
Les princes dotèrent de riches présents dans leurs Etats cet ordre qui, par ses statuts, fut, comme celui des Templiers, un ordre militaire. Après l'abolition de l'ordre du Temple, les Hospitaliers recueillirent une grande partie de ses biens. A la différence de celui des Templiers, l'ordre des Hospitaliers sut se conserver pur.

Une maison religieuse et militaire existait autrefois à Cirey (1), dans la vallée d'Etury, à proximité de la source dont les eaux limpides s'échappent du côté du nord. Cette habitation a été détruite, et lorsque, en 1855, on prit de nouvelles dispositions pour l'établissement d'un étang unique, ses murs s'étaient écroulés, et leurs débris ne formaient plus que des ondulations que l'œil distinguait avec peine à travers le bois sous la mousse et les épines. Cette solitude n'était plus fréquentée que par les animaux sauvages, que la fraîcheur de la source y attirait. On a pu toutefois reconnaître les principales dispositions de l'établissement qui avait existé à cet endroit. Deux petits étangs recevaient successivement les eaux de la source ; entre eux et par côté se trouvaient les bâtiments.
1. Bien que la Commanderie d'Etury et l'Ordre des Templiers établis sur le territoire de Cirey n'aient pas été, à proprement parler, des établissements paroissiaux, nous rattachons néanmoins leur histoire à celle de la paroisse à cause de leur caractère religieux.

Donations faites à Etury.
— Les chevaliers de l'Etury reçurent un certain nombre de donations dès avant 1187 ; voici les principales de celles qui sont énumérees dans la lettre de Manassès :
Villerme, chevalier de Bouzancourt, leur donne la troisième partie de ce que Viard de Bouzancourt possède sur le finage dudit lieu avec cens de douze livres payables à la Saint-Remy.

Adam, chevalier de Cirey, leur donne tout ce qu'il possède à Morémont, le champ sur la Fontaine, le pré sous la maison, le champ des osières et une fauchée de pré en Brouillie.

Auvildis, probablement seigneur de Bouzancourt, abandonne une partie des dîmes qu'il prend sur les vignes possédées à Bouzancourt par les Chevaliers.

Pierre, chevalier de Vignory, abandonne une partie de la vigne qu'il possède à Bouzancourt.

Hugues de Dallencourt fait l'abandon de tout ce qu'il possède depuis la combe de Corsay jusqu'au sentier de Vignory.

Euvrard et Garnier, chevaliers d'Ambonville, ont donné à ladite maison tout ce qu'ils ont depuis les bornes jusqu'à Etury et les pâturages d'Ambonville.

Dame Pétronille cède douze livres qui lui sont dues annuellement pour la terre de Brémontésaine et autres lieux.

Viard de Charmes a donné à ladite maison tous les bois, sans en rien excepter, que son père Gillon possédait sur la montagne voisine ; de plus les pâturages qui s'étendent depuis la porte de l'Etury jusqu'à Charmes-en-l'Angle et ceux qui sont situés au lieudit le Fays (9).
9. Archives de la Haute Marne, catalogue des pièces concernant la Commanderie d'Esnouveaux. Ce catalogue contient la traduction de la lettre de vidimus de Manassès ; il y est dit qu'elle était en latin, sans signature, et que le sceau manquait.

Domaine d'Etury


Domus Hospitalis Cirey

Domus Hospitalis Cirey


— Le domaine des Chevaliers d'Etury se composait de bois, prés, terres labourables et de divers droits, le tout sur les territoires de :
Cirey, Bouzancourt, DaillancourtDomus Hospitalis Daillancourt
Domus Hospitalis Daillancourt
, LeschèresDomus Hospitalis Leschères
Domus Hospitalis Leschères
, AmbonvilleDomus Hospitalis Ambonville
Domus Hospitalis Ambonville
, DoulevantDomus Hospitalis Doulevant
Domus Hospitalis Doulevant
et Villers-aux-Chênes.
Les religieux amodiaient leurs biens ruraux et leurs droits à des fermiers ; quelquefois ils louaient aussi les bois, mais le plus souvent ils en vendaient la coupe.

Des différents terriers dressés par les Hospitaliers il résulte que, peu d'années avant 1789, la Commanderie d'Esnouveaux jouissait à Cirey et dans les environs des propriétés et des droits suivants: (10)
10. Il est resté six terriers de cette Commanderie, ceux de 1564, 1610,1668, 1733, 1762, 1783. On les trouve aux Archives de la Haute-Marne, au catalogue de pièces concernant Etury.

1° Sur le coteau qui borde à gauche le vallon où était située la maison, une pièce de bois contenant 280 arpents.
2° Deux étangs, un grand et un petit, près des sources.
3° Sur le sommet du coteau, trois pièces de terres dites les Hauts-Champs, le tout de la contenance de 38 à 40 journaux.
4° Dans le vallon au bas des étangs, un pré de 3 fauchées 1/3 et, de chaque côté de ce pré, deux pièces de terre contenant ensemble 16 journaux 8 perches.
5° Sur le territoire de Bouzancourt, environ deux fauchées et demie de pré, l'une aux Noillons, l'autre à la fontaine du Bruel.
6° A Ambonville, trois quarts de fauchée de pré en 3 pièces.
7° A Leschères, un quartier de pré.
8° A Daillancourt, une fauchée 15 perches de pré et 3 journaux 8 perches de terres en deux pièces.
9° A Daillancourt, une fauchée 40 perches de pré.

Les droits et redevances étaient les suivants :
1° le commandeur avait droit de lods et ventes de 3 sous 4 deniers par livre sur 18 journaux de terres et de vignes situées dans les contrées de Faillevaux et des Noillons.
10° droit de haute, moyenne et basse justice sur les bois et les terres des Hauts-Champs.
11° un préciput sur les dîmes de Doulevant et de Villers-aux-Chênes, assis sur la portion des moines de Montier-en-Der. Ce préciput consistait en 12 boisseaux de blé, froment et 16 boisseaux d'avoine, mesure ancienne de Sommevoire (11).
11. Cet énoncé est pris dans le terrier de 1783.

Les bâtiments
— Les travaux exécutés en 1855, pour l'établissement d'un grand étang, ont mis à nu quelques fondations qui nous permettent, à défaut de documents, d'indiquer à peu près les dispositions générales des bâtiments (12).

Les sources principales, en sortant du pied du coteau du nord, formaient un étang ; les eaux étaient retenues par une chaussée qui avait un déversoir à son extrémité du côté du sud. En s'échappant de cet étang, les eaux s'écoulaient plus rapprochées du coteau du sud.
Le long du coteau du nord était une vaste cour fermée par un mur le long du ruisseau et bordée, du côté opposé, par les principaux bâtiments. On croit voir les ruines d'une tour non loin de la chaussée, sur le bord du ruisseau.
La chapelle d'Etury se trouvait au pied de la chaussée. Les fondations, le massif de l'autel, la trace de son entrée ont été retrouvés.
Il existait un bâtiment isolé, peut-être une grange, au pied du coteau du sud.
Il y avait aussi un pressoir à Etury : nous le savons par les documents.
Enfin, au-dessus de cet ensemble, les eaux du ruisseau étaient retenues par une seconde chaussée et formaient encore un étang plus petit que le premier.
12. Cette description est l'analyse d'un travail de M. E. Royer, qui dirigeait lui-même les opérations en 1855.

Etury fut une commanderie indépendante
— La maison d'Etury, que nous trouvons plus tard réunie à celle d'Esnouveaux, fut, pendant un certain temps, indépendante. Nous voyons, en effet, que, dans les actes énumérés plus haut, cette maison est nommée sans qu'il soit question d'Esnouveaux. Tant que la maison d'Etury fut une commanderie indépendante, elle fut habitée par le commandeur, qui en avait la jouissance, et par quelques religieux attachés à sa personne. Pendant cette période de son existence, une certaine activité animait cette solitude. Des bois, des prés, des terres, des vignes, quelques droits féodaux formaient les revenus des chevaliers et demandaient leurs soins.

Destruction d'Etury
— On ne connaît pas la cause de la destruction d'Etury. Cet établissement fut-il détruit par un incendie dans les guerres civiles ? ESaint-il peu à peu tombé en ruines, négligé par les Hospitaliers, qui n'y venaient plus que de loin en loin ? On ne sait pas.
L'arrangement passé en 1349 entre Gérard, seigneur de Cirey, et Dominique de Crenay, commandeur d'Etury, fait voir qu'à cette époque il existait encore et était probablement encore indépendant.
Il y est question d'un pressoir que frère Dominique avait fait de nouveau édifier dans la maison d'Etury (13).
13. Archives de la Haute-Marne, pièces concernant Esnouveaux et Etury.

Mais, en 1564, elle n'existait plus depuis longtemps.
Nous lisons, en effet, dans le procès-verbal de la visite faite par Guillaume, visiteur des églises de France, au prieuré de Champagne, le 14 octobre 1564 : « Et le lendemain nous fut montré, par ledit commandeur, le lieu et emplastre de la situation ancienne de la chapelle et bâtiments de ladite commanderie d'Etury...
« lequel emplastre est aujourd'hui couvert d'épines et menus bois y crus à faute de fréquentation. »

— Dans le terrier qui fut fait la même année 1564, Jean Benoît et Nicolas Simonnot, cultivateurs à Bouzancourt, déclarent aux commissaires délégués pour faire ce terrier « que près et attenant le finage de Bouzancourt, est « aussi un terrage appelé la seigneurie et la commanderie d'Etury, consistant en une grande quantité de bois, de terres labourables, prés et vignes au-dessous desquels y a une belle fontaine, et près icelle fontaine, un vieil emplastre auquel on maintient que ci-devant et d'ancienneté était ladite maison et chapelle de ladite seigneurie d'Etury, y ayant encore de présent apparence de pierre d'autel, lavabo et fenestraye d'église ruinée et démolie de tel et si long temps qu'il n'est de mémoire d'homme vivant avoir vu icelui bâtiment, et avoir toujours par ci-devant ouï dire avoir été ruiné et démoli au temps des guerres et divisions ayant eu cours au pays. »
Les terriers de 1610 et 1733 s'expriment à peu près dans les mêmes termes.

Réunion d'Etury à Esnouveaux
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Chaumont, Canton: Nogent - 52


Domus Hospitalis Esnouveaux

Domus Hospitalis Esnouveaux


— A quelle époque Etury fut-il réuni à Esnouveaux ? On l'ignore. On ne sait pas si la réunion précéda la ruine de la maison ou si elle en fut la suite. Après la réunion, les commandeurs portèrent d'abord le titre de commandeurs d'Esnouveaux et d'Etury, puis Etury n'eut plus le titre de commanderie ; son nom s'effaça peu à peu et le nom d'Esnouveaux le remplaça sur toutes les propriétés ; le vallon seul conserva le nom.

Les commandeurs venaient de temps en temps, très rarement, visiter leurs propriétés. Il y eut des visites en 1564, 1602, 1671, 1706, 1763, 1768 (14).
14. Archives de la Haute-Marne. Catalogue de pièces concernant Esnouveaux.

Les Hospitaliers faisaient des terriers de leurs propriétés. On connaît ceux de 1564, de 1610, de 1668, de 1733, de 1763, de 1783 (15).
15. Archives de la Haute-Marne. Catalogue de pièces concernant Esnouveaux.

Les chevaliers d'Etury ne vivaient pas toujours en paix dans leur solitude, et leurs relations avec les seigneurs étaient souvent troublées par les prétentions de ces puissants voisins. Nous laissons de côté ces contestations. Nous ne rappellerons qu'une clause rencontrée dans le terrier de 1503, dressé par Philibert Ier, et dont la singularité paraîtrait étonnante si l'on ne connaissait l'esprit positif de nos pères et leur maxime « rien pour rien »
Philibert déclare qu'il a la garde de Thuriis et que les Hospitaliers lui doivent, pour cette garde, un char de bois, attelé de huit boeufs, qu'ils doivent faire conduire au château la veille de Noël ; et, si le char venait à se rompre, les boeufs devaient être confisqués au profit du seigneur (16).
16. Dénombrement de 1503 ; une copie informe de ce dénombrement se trouvait aux archives du château et une autre entre les mains de M. Royer.

Les propriétés de l'ancienne commanderie d'Etury furent en partie vendues en 1793, et en partie réunies au domaine national. Le canton de bois dit le bois d'Esnouveaux fut conservé par l'Etat et vendu en 1815.
Il contenait 75 hectares 12 ares, et fut vendu 120.000 francs, à M. Louis Berthelin, pour Mme de Simiane.

Commandeurs d'Etury
— Voici les noms de quelques commandeurs d'Etury et d'Esnouveaux :
Dominique de Crenay, cité en 1349.
Philippe Chapotot, cité en 1525 et 1532.
Simon de Mailley, cité en 1564.
Jean Blanchard, cité en 1581, 1582 et 1590.
Nicolas Camus, cité en 1602.
Etienne Gasdebois, cité en 1650.
Henri d'Estampes de Valencey, cité en 1671.
Pierre de Vaussin, cité en 1606.
Claude Grallart, cité en 1633.
Claude Guyot de Marne, cité en 1663.
Jean-Charles Narenne, cité en 1770.
Claude Jobert, Joubert ou Jabert, cité en 1780 (17).
17. Voir le catalogue d'archives concernant Esnouveaux aux archives de la Haute-Marne.
Sources: Mémoires de la Société des lettres, des sciences, des arts, de l'agriculture et de l'industrie de Saint-Dizier, page 285, tome VII, années 1892, 1898 et 1894. Saint-Dizier 1894 - Bnf
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