Maisons ou Hôpitaux

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Dammartin-en-Goële   (77)
Domus Hospitalis de Dammartin
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Dammartin-en-Goële — 77


Domus Hospitalis de Dammartin
Domus Hospitalis de Dammartin


Les frères de l'Hôpital avaient une maison à Dammartin, en 1227. C'est ce qui résulte des lettres de l'official de Meaux, du mois de décembre de la dite année, par lesquelles Ives La Truie, clerc de Dammartin, « de Domno Martino », déclare avoir donné aux frères de l'Hôpital de Jérusalem, sa grange, située à Dammartin, touchant à la maison des dits frères, « juxta domum dictorum fratrum », avec neuf arpents de terre situés à la Marlière. En reconnaissance de quoi Ives déclare avoir reçu de l'Hôpital quarante livres de Provins.

Cette maison était probablement celle qu'un nommé Accard Lebeuf, leur avait donnée en 1220; laquelle était située rue du Bois, et dont dépendaient une vigne et une cuve dite du Tilleul, se trouvant vis-à-vis le pressoir de Chambrefontaine.

Laurence, vicomtesse de Corbeil, fit don en 1233, à la maison de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, de cinq arpents de terre à Dammartin, au lieu dit la Croix-de-Pierre.

Dammartin était autrefois un membre de la commanderie de Monthyon. On ignore ce que devint ce petit domaine. Il ne restait plus au XVIe siècle, à Dammartin et à Saint-Mard, que des cens et renies de peu de valeur, que le Commandeur de Choisy faisait recevoir chaque année. A Villeneuve-sous-Dammartin, la commanderie possédait une dime qui lui rapportait, en 1664, 1.900 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Deluge (Le)   (91)
Commanderie Le Déluge
Département: Essonne, Arrondissement: Palaiseau, Canton: Montlhéry, commune: Marcoussis — 91


Commanderie Le Déluge
Commanderie Le Déluge


Pour Le Déluge, on ne trouve aucuns titres primordiaux sur le Déluge qui, avant de devenir un membre de Saint-Jean-de-Latran, avait été une commanderie de l'Hôpital. Mais cette commanderie avait beaucoup souffert des guerres du XVe siècle. Son revenu, réduit de beaucoup, suffisait à peine à l'entretien de son commandeur. C'est pourquoi, dans le chapitre provincial tenu à Paris en 1479, le conseil de l'Ordre prit une décision où il déclara que la commanderie du Déluge serait réunie à celle de Saint-Jean-de-Latran, « attendu sa proximité de Paris et sa petite valeur qui ne vault la vie et le chevissement d'un frère. »

La visite prieurale de 1495 constate « qu'en la commanderie du Déluge, membre de Saint-Jeban-de-Latran, a une belle chappelle, chargée de troys messes la sepmainne, bien entretenue, desservie et garnie d'ornemens. Audit lieu n'a point de maison pour le Commandeur, et y a assis habitation pour le fermier. »

Le domaine du Déluge comptait plus de 500 arpents de terre. Près de la ferme se trouvait la chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste; elle était desservie dans les premiers temps par un frère de l'Ordre, et au siècle dernier par un des Pères Célestins de Marcoussis, qui y venait dire la messe les dimanches et fêtes.

Une déclaration du temporel du Déluge de l'année 1775, nous apprend que le commandeur était seigneur et patron de la paroisse du Déluge. La cure était à sa collation, et il jouissait d'un grand nombre de censives et de rentes foncières à Marcoussis, Linas, Monthléry, Granvaux, Chevauville, Ollainville, Arpajon, Longjumeau, Marivaux, Gravigny, Savigny-sur-Orge, etc.

La seigneurie de Linas appartenait en partie à la commanderie du Déluge. L'Ordre en avait acquis le tiers en avril 1303, de messire Jehan de Choisy, chevalier, sire de Brunoy.

La commanderie possédait encore à BeaudrevilleFief de Beaudreville
Fief de Beaudreville
, (Gometz-la-Ville), à une lieue et demie de Marcoussis, un petit domaine nommé le Petit Déluge, consistant en une trentaine d'arpents de terre, sur le chemin de Chevreuse.

Voici les fiefs qui relevaient de la seigneurie du Déluge:
La terre et seigneurie de MarivauxFief de Marivaux
Fief de Marivaux
(commune de Janvry), qui appartenait en 1749 à André Haudry, écuyer, seigneur et châtelain de Soucy.

Le fief de la FlotteFief de Flotte
Fief de Flotte
, consistant en terres, dont une partie était enclavée dans le parc du château de Beljames (commune de Marcoussis), et sur laquelle existait une fontaine nommée la Flotte.

Le fief de Buisson, consistant en cent quatre-vingt-trois arpents compris dans la terre et seigneurie d'Ollainville, qui appartint à Ferdinand Mercadek de Rohan, archevêque de Bordeaux, seigneur d'Ollainville.

Le moulin de Francherel, aussi appelé « Francsureau », situé à Saint-Germain-les-Arpajon, que les frères de l'Hôpital avaient acheté en 1239 de Pierre de Chastres, et qu'ils arrentèrent en 1348 à Thomas de Faucherel. Ce moulin était possédé en 1777 par Monseigneur Philippe de Noailles, duc de Mouchy, marquis d'Arpajon et comte de Montlhéry.

Le revenu du Déluge, en domaine, droits de justice et de seigneurie était, en 1495, de 39 livres 15 sols; il était, en 1757, de 2800 livres; en 1783, de 7000 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Devesset   (07)
Commanderie de Devesset
Département: Ardèche, Arrondissement: Tournon-sur-Rhône, Canton: Saint-Agrève — 07


Commanderie de Devesset
Commanderie de Devesset


Dès l'origine, Devesset fut une commanderie de l'Hôpital; la date de sa fondation n'est pas connue; la plus ancienne charte de cette maison est de 1246. C'est la vente par Joucerand de Bouzols au commandeur Raynaud de Lapte du village de Chaumargeais et des mas de Chomette, Maisonnettes et Loubaresses près Tence (charte 53). Cette vente fut complétée en 1301 par un accord passé entre Guigon de Bouzols, abbé de Saint-Vosi (charte 62), et le grand-prieur Pons de Fay, commandeur de Devesset, et en 1304, par une sentence arbitrale rendue entre le même grand-prieur et le vicomte de Polignac et Catherine de Bouzols sa femme (53) ; cette sentence fut suivie le même jour d'une donation par Catherine de Bouzols de tous ses droits sur Chaumargeais et Chomette à la commanderie de Devesset (54).

En 1306, un accord entre l'évêque du Puy et le grand-prieur Pons de Fay reconnut aux hommes de Devesset, de Bertoux, de Laulanhier et des Costes le droit de faire paître leurs troupeaux dans la forêt de Chaîne et les pacages communs du mandement de Beaujeu: pacages que des arbitres délimitèrent l'année suivante (charte 63).

En 1311, Artaud Elie, commandeur de Devesset, et le prieur du Chambon réglèrent les limites des paroisses de Devesset et du Chambon et la perception des dîmes des mas de Pey-Garnier, du Soulier et de Filetrame (charte 69).

En 1322, Guillaume de Poitiers, seigneur de Fay-le-Froid, et Raynaud de Fay, commandeur de Devesset, réglementèrent la justice, le guet et le droit de pacage des hommes de l'Hôpital, vassaux de Devesset dans les mandements de Fay, de Montréal et du Mézenc (charte 75).

En 1327, Armand, vicomte de Polignac, et Eustache de la Mastre, coseigneurs de Saint-Agrève, et le même commandeur firent une transaction en vertu de laquelle les frères et donats de Devesset furent exemptés de tous droits de péage et de pulvérage pour les troupeaux qu'ils amenaient de la vallée du Rhône (riparia), en passant par Saint-Agrève, afin de fumer les terres des granges de Maujour (de Malodie sive Chalfalc), d'Arcellet, du Chaulet et de Champagnes; ils furent également affranchis de tous droits de leyde à raison de la vente de leurs blés ou de leur bétail. Les hommes de Devesset, par chaque trentaine de brebis jusqu'à cinq trentaines, qu'ils allaient chercher dans le bas-pays pour l'estivage, devaient payer, à titre de péage, 3 deniers tournois. Si le nombre de cinq trentaines était dépassé, ils devaient payer, à titre de pulvérage, deux sous tournois et demi, plus un fromage pour le bailli. Mais pour le passage de leurs propres troupeaux, ils ne devaient rien (55).

En 1368, le grand-prieur Guy de la Tour de Vinay plaidait avec les hommes du mandement de Devesset, au sujet de la fortification du château; à cet effet, il avait réclamé 300 francs d'or; les hommes en avaient offert 200, puis s'étaient dédits; de là procès (56).

En 1380, un accord entre l'évêque du Puy et le grand-prieur Robert de Châteauneuf réglementa le service du guet aux châteaux de Bonnas et de Beaujeu par les vassaux de Devesset (charte 98).

En 1383, le même grand-prieur fit hommage au comte de Valentinois du château et mandement de Devesset (charte 100).

En 1404 et années suivantes, le grand-prieur Jacques Tinel était en procès avec ses vassaux des mandements de Bonnas et de Beaujeu, qu'il prétendait contraindre à contribuer aux réparations du château de Devesset (57).

En 1414, les hommes du mandement de Devesset furent condamnés par la cour des ressorts de Chalancon en Vivarais, tenue par les officiers du comte de Valentinois, à faire les corvées et manoeuvres nécessaires pour la reconstruction du donjon (turris domini) qui s'était écroulé, et pour la réparation du mur d'enceinte, des merlettes et d'une tournelle du château (58).

De 1428 à 1437, le château de Devesset fut pris deux ou trois fois et incendié par des bandes de routiers, commandées vraisemblablement par Rodrigue de Villandrando ou ses lieutenants, Salazar, Valette, Andrelin, qui ravagèrent alors le Velay (59).

Vers 1472, le grand-prieur Jean Cotet fit réédifier entièrement le château de Devesset.

La visite prieurale de 1616 (60) donne sur cette commanderie de très intéressants détails statistiques.

Le Chef consistait en un château dont l'enceinte carrée était flanquée de trois tours rondes baptisées des noms de saint Pierre, de sainte Catherine et de saint Nicolas; au quatrième angle une grosse guérite, en forme de tour, complétait la symétrie (61). Sur les quatre façades et sur les tours, on voyait gravés sur des pierres de taille la croix de l'ordre et, au-dessous, le blason du grand-prieur Cotet (trois lions rampants). Le grand portail muni d'une meurtrière à trois barbacanes offrait les mêmes armoiries. Devant le portail, un ravelin défendu extérieurement par une palissade enceignait tout le château.

Dans la cour s'élevait l'église paroissiale dédiée à saint Jean-Baptiste, patron de l'ordre; elle était couverte à lauses.

Le grand corps de logis servait à l'habitation du commandeur; un plus petit, à celle du curé et de son vicaire.

Le domaine comprenait:
1° La réserve, composée, outre des jardins, prés et champs, de quatre bois de haute futaie essence fau ou sapin, appelés de Picheron, Ruelle, Boisnier et l'Air, et de plus de cent stérées de terres communes ou quartives, cultivées de quinze en quinze ans par les paysans du voisinage et dont le commandeur avait le droit de prendre le quart de la récolte;
2° La métairie de MaujourMétairie de MaujourMétairie de Maujour, paroisse de Devesset;
3° La métairie du ChauletMétairie de ChauletMétairie de Chaulet, paroisse du Chambon;
4° La métairie d'ArcelletMétairie d'ArcelletMétairie d'Arcellet, paroisse de Saint-Voy, donnée vers 1172 par Guillaume de Baffie (charte 25);
5° La métairie de ChampagnesMétairie de ChampagnesMétairie de Champagnes, paroisse des Vastres.

La commanderie avait, dans la majeure partie de la paroisse de Devesset, la dîme de tous blés à la 21e gerbe; elle avait la moitié de la même dîme dans la paroisse de Saint-Agrève.

Les cens, rentes féodales et directes, perçus dans les paroisses de Devesset, Saint-Agrève, Fay-le-Froid, des Vastres, de Tence et Champclause s'élevaient à 170 setiers de seigle, 100 setiers d'avoine, 3 métans de froment (les 8 métans faisant le setier), 120 livres d'argent, 100 poules, 9 poulets, 2 chapons, 6 conils, 1 livre de cire, 1 carte de noyaux. Ces rentes étaient portables, sauf 8 ou 9 setiers quérables.

Le commandeur de Devesset possédait aussi des rentes importantes sur les habitants de Saint-Fortunat, de Peyraud, des Martres et des Rochettes, dans le Haut-Vivarais, mais le recouvrement en était difficile, parce qu'elles étaient en grande partie dues par des Protestants et que, dans les Cévennes, on ne redoutait guères l'action de la justice.

Tous les justiciables du mandement de Devesset étaient manoeuvrables à la merci et volonté du commandeur.

Les lods et ventes étaient payés à raison du 4e denier.

La juridiction appartenait au commandeur en toute justice, haute, moyenne et basse, mère et mixte impère, sur les paroisses de Devesset, Saint-Agrève, Rochepaule, Saint-André des Effangeas, Tence, Saint-Voy, du Chambon, de Champclause, Fay-le-Froid et des Vastres.

Le commandeur de Devesset avait dans la forêt de Chaîne, appartenant à l'évêché du Puy et à des seigneurs laïques, le droit de prendre son bois de chauffage et les bois de construction nécessaires au château et aux métairies en dépendant.

La commanderie était chargée d'une aumône. En 1616, chaque pauvre qui se présentait à la porte du château les, dimanche, mardi et jeudi, depuis la saint Michel jusqu'à la saint Jean-Baptiste, recevait une demi-livre de pain de seigle, conformément à l'arrêt de règlement du parlement de Toulouse du 27 août 1609. En 1726 (62), cette aumône s'élevait à 22 setiers de blé seigle: elle était distribuée l'hiver, de deux en deux mois, aux véritables pauvres, d'après un rôle dressé par le curé.

Le chef de Devesset était affermé en 1658, 4,500 livres (63), et en 1726, 5,500 livres.

Notes Devesset
53. Devesset, V, n. 1.
54. Charte 67. La véritable date de cette charte est le 5 août 1304, et non 1306, comme je l'avais conjecturé.
55. Deteaset, V. n. 2.
56. Devesset, V, n. 5.
57. Devesset, V, n. 5.
58. Devesset, VI, n. 1.
59. « Cumque predictum castrum Devesseti fuisset semel, ymo bis aut ter captum per gentes armorum patriam discurrentes, que gentes armorum omnia que reperierunt in dicto castro foluagaverunt et penitus destruxerunt, ita quod ipsum instrumentum dictorum hominum fuit et extitit perditum seu combustum. » Devesset, VI, n. 1. — Notre très regretté maître, M. Jules Quicherat, n'a pas connu ces faits de guerre.
60. H 2153, pp. 948-964.
61. Derrière les murailles, des galeries en bois servaient de chemin de ronde et donnaient accès dans les tours ou corps de garde.
62. Devesset, titre de la commanderie, visite prieurale.
63. Devesset, titre de la commanderie, procès-verbal des améliorissements faits par Annet de Chaste de Gessan.

Augustin Chassaing, Cartulaire des Hospitaliers Ordre de Saint-Jean de Jérusalem du Velay. Picard Editeur Paris 1888
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Deveze (la)   (31)
Domus Hospitalis La Deveze
Département: Haute-Garonne, Arrondissement et Canton: Toulouse, Quartier: Montaudran — 31


Domus Hospitalis La Deveze
Domus Hospitalis La Deveze


Non loin de Toulouse, dans la baronnie de Balma, Wilhelm Petit donna en 1172 à l'hôpital de Saint-Remy le territoire de « la Devèze » situé dans « l'Albarède Episcopale. »

Peu de temps après, Bernard Manadier, ce bourgeois de Toulouse, qui signala sa bienfaisance par la fondation de l'hôpital appelé de « la Mainadière », donna à Pierre d'Alsen Prieur de l'hôpital de Toulouse, tous les droits sur les dimes de Ramerville, paroisse voisine de la Devèze 1176.

Cette donation fut suivie d'un accord conclu entre Bertrand abbé de Moyssac et Raymond Garsia Prieur de l'hôpital de Toulouse; au mois de juin de l'année 1185, en présence de Guillaume abbé de Lézat, du Prieur de la Daurade, de celui de Saint-Pierre des Cuisines; le Bénédictin céda au chevalier de l'hôpital, tous les droits qu'il avait sur les fiefs donnés en 1176 par Manadier et en reçut en échange les droits que la maison de Saint-Remy avait sur l'hôpital construit près de la porte Lascrozes et donné à l'église de la Daurade. Mais, si ce traité affranchissait les Hospitaliers de la juridiction des Bénédictins sur leurs fiefs de la Devèze et de Ramerville, ils relevaient toujours de la seigneurie des Evêques de Toulouse, barons de Balma depuis la croisade des Albigeois. Ce qui amena plus d'une fois dans la suite des discussions entre les deux autorités, tantôt pour les redevances à payer, tantôt pour un hommage féodal en retard.

D'après la carte de Cassini, ce territoire était situé à gauche du quartier de Montaudran et près du quartier de RangueilDomus Hospitalis La Deveze
Domus Hospitalis La Deveze
. A cette époque, les lieux étaient des paroisses, de nos jours, ce sont des quartiers de la banlieue de Toulouse.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse — Toulouse — 1883.
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Dieu-Lamant   (77)
Domus Hospitalis Dieu-Lamant
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Crécy-la-Chapelle, commune: Villemareuil — 77


Domus Hospitalis Dieu-Lamant
Domus Hospitalis Dieu-Lamant


Il nous reste peu de documents sur cet ancien établissement de l'Hôpital, qui paraît avoir été autrefois d'une assez grande importance, puisqu'il avait le titre de commanderie. Nous avons trouvé une charte du mois d'octobre 1247, par laquelle frère André Polerin, prieur en France de l'Ordre de l'Hôpital de Jérusalem, reconnaît que, comme il avait amodié à un nommé Guillaume Bottin deux cents arpents de terre qui se trouvaient autour de la maison de l'Hôpital, nommée « Dieulament », il s'est engagé à donner annuellement, pour la dîme de ces terres, qui appartenait au chapitre de l'église de Meaux, un muid de blé et un muid d'avoine, à la Noël, de telle sorte qu'après l'amodiation, et lorsque ces terres reviendraient au Grand-Prieur, celui-ci serait quitte de la dîme en continuant de payer la redevance ci-devant dite.

Plusieurs sentences du bailli de Meaux, des années 1336 et 1351, maintiennent et confirment les droits de voierie et de haute, moyenne et basse justice, qu'avaient les Hospitaliers dans leur terre de Dieu-Lamant, qui comprenait, en 1664, une maison seigneuriale avec chapelle, bâtiments d'exploitation, et 300 arpents de terre affermés alors 1.600 livres.

Le domaine de Dieu-Lamant comportait auparavant plus de terres. M. Maupetit, dont nous avons parlé, avait découvert qu'on en avait détourné et usurpé 330 arpents. Nous avons dit les raisons qui ont empêché l'Ordre de procéder à la revendication de ces terres. Les frais de procès auraient peut-être dépassé alors la valeur des biens réclamés.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Dieupentale et Grisolles   (82)
Domus Hospitalis Dieupentale et fief de Grisolles
Département: Tarn-et-Garonne, Arrondissement: Montauban, Canton: Grisolles — 82


Domus Hospitalis Dieupentale
Domus Hospitalis Dieupentale


Au mois de novembre de l'année 1151, Guillaume de Bruguières donnait le tiers de la dîme de l'église de Dieupentale, « à Dieu, à la bienheureuse Marie, à l'honoré Saint-Jean, à l'hôpital de Jérusalem, à Eschafre, précepteur de Fronton. » Les dépendances de la maison de Fronton s'augmentèrent encore, avant la tin du XIIe siècle, dans le voisinage de Dieupentale par la donation que lui firent en 1181 d'une partie du territoire de GrisollesDomus Hospitalis Grisolles
Domus Hospitalis Grisolles
, W. de Castelnau, Od-Elie de Cavaldos et Jourdain de Caraman.

Liste des Commandeurs du membre de Dieupentale
1510-1511. Louis de Solier.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
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Dijon   (21)
Commanderie de la Madeleine de Dijon
Département: Côte-d'Or, Arrondissement et Canton: Dijon — 21


Commanderie de Dijon
Commanderie de Dijon


L'établissement des frères hospitaliers de Saint-Jean à Dijon avait précédé celui de leurs antagonistes. Une charte de 1145 en fournit la preuve: suivant cet acte, l'un des vicomtes de Dijon, partant pour la Terre-Sainte, donna à l'abbaye de Saint-Etienne des terrains autour de la ville, contigus à la maison Dieu de Saint-Jean-de-Jérusalem qui alors occupait l'emplacement où, plus tard, on éleva le bastion de la porte Saint-Pierre.

En 1170, et en présence du duc Hugues III, deux Dijonnais, nommés Guibert et Martin, donnent aux frères hospitaliers de Saint-Jean des terres situées sous les murs de Dijon.

Dans la même année, le duc, en récompense des services que ces religieux lui avaient rendu en Terre-Sainte, leur concéda exemption de tous impôts et péages, et leur accorda le droit de pâturage pour leurs bestiaux dans tous ses bois et domaines.

En 1208, Humbert, de Dijon, gratifie les Hospitaliers d'une rente.

Enfin Hugues IV leur fit don, en 1252, de dix charges de sel par an à prendre sur ses puits à Muyre de Salins pour l'usage de leur hôpital de Dijon.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

Histoire de la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Dijon
L'Abbé, les Chanoines et le Sacristain de Saint Etienne, celui-ci comme Vicaire perpétuel de la Paroisse de Saint Médard voyant que depuis environ trois ans la Commanderie de la Madeleine, ayant été transférée du Faubourg de Saint Pierre de Dijon, dans l'enceinte de la Ville sur la Paroisse de Saint Médard, les Commandeur et Frères Hospitaliers de cette Commanderie s'attribuaient les oblations que l'on faisait dans leur nouvelle Eglise, y formèrent oppositions, soutenants que ces oblations leur appartenaient comme Curé du lieu ; cette contestation fut remise au Jugement de Louis de la Trimouille Prince de Talemont, Gouverneur de cette Province, assisté de Claude Patarin alors second Président, de Thomas Bovesseau et d'Edme Julien Conseillers en ce Parlement, d'Etienne Jacqueron Maître en la Chambre des Comptes de cette Ville, et des Avocats des Parties, rendit un Jugement le 19 Juillet 1157 par lequel il condamna les Commandeur et Religieux Hospitaliers de la Madeleine, de payer au Vicaire perpétuel de Saint Médard la Redevance annuelle et perpétuelle de six petits blancs, chaque blanc compté à raison de cinq deniers tournois, pour toutes les oblations qui se feraient à l'avenir en leur Eglise.
« Ce jugement fut ratifié dès le lendemain par toutes les parties, avec réserve aux Abbés, Chanoines et Sacristains de Saint Etienne, Vicaire perpétuel de Saint-Médar, de tous droits de dîmes, administration des Sacrements, et autres paroissiaux, même des Sépultures de tous ceux et celles qui y feraient inhumer, excepté le Commandeur et les Religieux, leurs donnés (ou Oblats) Servants, Servantes, et les Pauvres étrangers qui décèderaient dans leur Hospitalier. »

Il faut bien que la Commanderie des Religieux Hospitaliers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem de Dijon soit fort ancienne, puisque nous voyons par nos titres, qu'elle était déjà bâtie dès le quatorzième siècle, et quoiqu'on n'en sache pas précisément le commencement, il y a bien de l'apparence qu'elle tire sa première origine de la donation que, Hugues III, du nom, Duc de Bourgogne, fit l'an 1170, aux Frères de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem, du droit de pâturage pour leurs bestiaux en toutes ses Forêts et autres lieux de ses Domaines, avec exemption de toutes sortes de péages et droits de passages, pour toutes les denrées qu'ils pourraient vendre et acheter dans les Foires et marchés de ses Pays, en reconnaissance des services que ces Frères Hospitaliers lui avaient rendus lors de son premier voyage en la Terre Sainte. Quoiqu'il en soit, il y avait plus de deux cents ans que leur Commanderie et leur Eglise sous le nom de Sainte Madeleine étaient bâties au Faubourg de Dijon, du côté du midi de l'Eglise de Saint Pierre, lorsque cette Ville fut assiégée par les Suisses au mois de Septembre 1513 et que pour l'assurer contre de pareilles insultes des Ennemis de l'Etat, le Roi François Ier ordonna à Louis de la Trimouille Gouverneur de Bourgogne de faire fortifier cette Ville, et ce fut en exécution de ses Ordres que l'on fit démolir l'Eglise de la Madeleine et tous les bâtiments en dépendants pour faire un Boulevard en la place où ils étaient.

C'est ce qui obligea le Commandeur et les Frères Hospitaliers de venir s'établir dans la Ville au lieu où ils sont à présent, et où le Roi François Ier fit bâtir de ses deniers l'an 1516 l'Eglise qui y est.

Ce lieu appartenait originairement aux anciens Vicomtes de Dijon, et ils y avaient leur logement ; mais comme dans la fuite du temps, Guillaume de Pontarlier fils de Guillaume de Champlitte Seigneur de Pontarlier céda à Robert II, du nom, Duc de Bourgogne, l'an 1176, la Vicomté de Dijon et droits en dépendants pour la Seigneurie de Magny-sur-Tille, et à condition que la Maison, la Chapelle et tout le « Meix » de la Vicomté lui demeureraient en propre et à ses descendants ; ce lieu fut depuis appelé le Meix Magny, à cause qu'il était possédé par les Seigneurs de Magny descendus de Guillaume de Pontarlier. C'est pourquoi lorsqu'au mois de Novembre 1429, Guy et Jean de Pontarlier Seigneurs de Magny, vendirent à Jean Bonnot Maître des Comptes du Duc de Bourgogne à Dijon cette même Place avec ses dépendances, ils la nommèrent le Meix Magny ; ils la vendirent cinq cents vingt livres tournois, et obligèrent l'acquéreur de fonder une Messe à perpétuité, qui ferait célébrée tous les jours dans la Tour ou Chapelle dite de Saint Bénigne.

Le 28 Décembre de l'année suivante 1430, Jean Bonnot fit donation de cette place et de ses dépendances aux Maître et Frères Hospitaliers de la Madeleine, alors établis au Faubourg de Saint Pierre de Dijon, à condition seulement de faire célébrer cette Messe quotidienne et perpétuelle dans la Tour ou Chapelle de Saint Bénigne.

Le Contrat de vente du Meix-Magny, faite à Jean Bonnot par Gui et Jean de Pontarlier porte, que ce Meix consistait en Maisons, Jardins, Cloison, et une Tour où Saint Bénigne fut mis en Chartre, et reçut son Martyre, le tout contigu aux murs, et étant enclavé dans les murs devant le Chastel de Dijon, tenant d'une part par la Tour de la Chapelle Saint Bénigne au Meix du Temple de Dijon ; d'autre part à la rue par laquelle on va à une poterne, et à la rue des Frères Mineurs, aboutissant par devant sur la rue par laquelle on va à la poterne du Bourg, autrement la portelle de Saint Etienne. Ce qui fait voir que la Tradition a toujours été que la Tour qui servait de Chapelle aux anciens Vicomtes dans le « Meix Magny », et qui reste encore aujourd'hui toute entière derrière la Commanderie de la Madeleine, est le lieu où Saint Bénigne a été emprisonné, et où il a perdu la vie pour Jésus-Christ, suivant qu'il est rapporté dans les Actes du Martyre de ce Saint. Lieu par conséquent qui pour avoir été consacré par le sang de ce glorieux Martyr Apôtre de Dijon, ne peut y être en assez grande vénération, comme l'on ne peut aussi assez louer la piété de Guy et Jean de Pontarlier, d'avoir obligé Jean Bonnot acquéreur de leur Maison et de cette Chapelle, d'y fonder à perpétuité une Messe quotidienne ; et la fidélité de Jean Bonnot, en ce que par le Contrat de l'an 1430, il a expressément obligé les Maitre et Frères de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem, de célébrer cette Messe dans la même Chapelle qui serait nommée la Chapelle de la Chartre Saint Bénigne.

On voit encore par le même premier Contrat de vente, qu'outre la Commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, il y en avait une autre à Dijon qui appartenait à l'Ordre des Chevaliers du Temple, et qu'elle était située hors et prés les murs de l'ancien Dijon, au midi de la Tour ou Chapelle de Saint Bénigne, dont on vient de parler; ce que l'on voit encore mieux par plusieurs actes et traités passés dès le treizième siècle, entre les Abbés de Saint Etienne et les Commandeurs du Temple de Dijon. On voit aussi par d'autres Actes de cette Abbaye qu'il y a eu autrefois une autre Commanderie des Chevaliers du Temple, en la Paroisse de Fauverney à deux lieues de Dijon. Ces deux Commanderies du Temple ont été supprimées ensuite de l'extinction de l'Ordre des Templiers par le Concile General de Vienne, tenu l'an 1311, en sorte néanmoins que les biens appartenant à la Commanderie du Temple de Dijon, ont été unis au grand Prieuré de Champagne des Hospitaliers de Saint Jean, et ceux de la Commanderie du Temple de Fauverney à la Commanderie de la Madeleine de Dijon, laquelle pour cette raison a été souvent appelée la Commanderie du petit Temple de Dijon.
Sources: Claude Fyot de la Marche, Ressayre, Couvent des Grands Augustins. Histoire de l'Eglise abbatiale et collégiale de Saint Etienne de Dijon. Avec les preuves et le pouillé des bénéfices dépendants de cette abbaye (Livre numérique Google)
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Domecy-sur-le-Vault   (89)
Domus Hospitalis Domecy-sur-le-Vault
Département: Yonne, Arrondissement et canton: Avallon — 89



Domus Hospitalis Domecy-sur-le-Vault



Les Templiers, dit M. Courtépée, auraient eu un grand établissement sur cette paroisse en un lieu aussi appelé le Sausse.
Il se trompe probablement. Le Saulce d'Island est citué à quelques kilomètres au sud-ouest.

Il ajoute: ce qu'il y a de positif, c'est que la commanderie de Pontaubert y avait une chapelle et des propriétés.
Jocelin de Vault, eut le domaine de Vault de Lugny comprenant le territoire de Pontaubert jusqu'à Avallon, avec Magny. Il le donna aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Fond commanderie d'Island, Dommercy, 1215.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

Domecy-sur-le-Vault, canton d'Avallon
— Decimiacus, VIe siècle (Bibliothèque historique de l'Yonne, tome I, page 332)
— Domeciacum, XIVe siècle (Pouillé du diocèse d'Autun)
— Dommece, 1215 (Commanderie d'Island)
— Domecy-sur-le-Vault, 1519 (Chapitre d'Avallon)
— Domecy-sur-le-Vault-de-Lugny, 1543 (Rôles des feux du baillage d'Avallon, archives de la Côte-d'Or)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Yonne, rédigé par M. Max. Quantin. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII.
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Dominipech   (47)
Commanderie de Dominipech
Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement: Marmande, Canton: Seyches, Commun: Saint-Salvy - 47


Hôpital de Dominipech
Localisation: Hôpital de Dominipech


L'église de Saint-Vincent changea souvent de nom au cours des siècles, surtout pour se distinguer de Dominipech, petite commanderie hospitalière de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Les deux églises sont nées d'un échange entre l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, devenu l'ordre de Malte, (probablement de la commanderie de Nomdieu), ayant cédé ses rentes de Dominipech au duc d'Aiguillon, ce dernier fit construire les deux églises, en échange de cette concession.

Cette maison de l'Hôpital était un membre de la Maison de Brulhes et avait la haute justice sur les territoires et le village de Dominipech.
Nous n'avons pas la date de la donation ou de l'acquisition de cette importante Maison.

Une discussion contre « noble et puissant homme, Honorat de Savoie, comte de Villars et seigneur de Montpezat, » qui disputait au commandeur la haute justice de la ville de Dominipech, fut terminée par une sentence du Présidial d'Agen, qui, le 15 novembre 1557, consacra les droits de l'Ordre sur cette juridiction.
Commandeurs de Dominipech
1505. Pierre Raffin.
1509. Hugues d'Albinh.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse - Toulouse - 1883.

Dominipech
Du Temple-sur-Lot dépendait la paroisse de Dominipech, située dans la juridiction de Montpezat. Le commandeur étant prieur primitif de l'Eglise en nommait le vicaire perpétuel. L'abbé de Clairac prenait le douzieme de la dime du blé et le marquis de Montpezat faisait rente au commandeur de 20 sacs de blé, 10 d'avoine, 10 livres d'argent, cinq paires de chapons et autant de poulets.

Dans le procès-verbal de visite de 1724 (1), il est dit que le commandeur a le droit de percevoir dans toute la paroisse de Roubillon le quart de la dîme, « de toutes sortes de grains, vin, chanvre et lin. » L'autre quart était pris par le curé de Roubillon pour le service de la paroisse et, la moitié restante revenait à la chapelle de saint-sernin de Toulouse. Le 27 septembre 1767 le membre de Dominipech contient en fonds reconnus « une cartérée deux quartonats, sept picotins et demi à raison de deux quartons bled, deux quartons avoine, cinq sols argent et une paire de poules par carterée, » (Dominipech n° 1061)
1. Ordre de Malte, visites, n° 423.
Sources: Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest, 39e année, janvier-février 1912, pages 424-425. Agen 1912 - Bnf

Dominipech, écrin de culture et fierté locale
Publié le 10/06/2017 par Jean Escodo
L'association les Amis de Dominipech, présidée par Marc Pénnicaud, autour de l'église de Dominipech superbement rénovée, vestige de plus de dix siècles de la commanderie de l'Ordre des hospitaliers, y organise aujourd'hui, une fête culturelle. « Les Amis de Dominipech souhaitent donner vie et faire découvrir au plus grand nombre de personnes ce lieu historique qui appartient au patrimoine culturel du Lot-et-Garonne. Cette église, sauvée des ronces, a été tellement bien restaurée qu'il importait pour notre petit village rural de lui donner vie régulièrement. Le Conseil municipal y avait convié la population pour la cérémonie des vœux en janvier », explique la très engagée secrétaire, Colette Visintin. Les visiteurs auront la possibilité de se procurer l'essai de l'historienne Maryvonne Girou sur Dominipech.
Sources: Journal Sud-Ouest Dominipech

Voir des images de Dominipech
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Dommartin   (01)
Domus Hospitalis Dommartin
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Bâgé-le-Châtel — 01


Domus Hospitalis Dommartin
Domus Hospitalis Dommartin


— Parrochia Domni Martini de Larrona, Donni Martini de Larona; Sanctus Martinus de Larona, Sanctus Martinus de la Rena; S. Martinus de Larena; Dommartin de Larenay.
— Paroisse sous le vocable de saint Blaise.
— Un pouillé de la fin du XIIIe siècle indique un prieuré à Dommartin-de-Larenay et donne aux religieux de Saint-Pierre de Mâcon le patronage de son église. Ces religieux s'étaient associés en pariage, en 1208, Ulric, sire de Bâgé, dans la possession et la juridiction de ce qu'ils possédaient à Dommartin, à la charge d'être défendus et protégés par lui. Cette association fut confirmée, en 1235, par Renaud de Bâgé. Nonobstant ces deux actes, je crois que les pouillés du XIVe au XVIIe siècle attribuent ce patronage, avec plus de raison, au prieur de Nantua, car, au mois de mai 1272, ce prieur approuva une transaction faite au sujet des dîmes de la paroisse, entre Humbert, prieur de Treffort, qui dépendait de Nantua, et Jean de Genost, damoiseau, administrateur de la maison des hospitaliers de Tessonges. Au dernier siècle, le chapitre de Bourg nommait à la cure, qui lui avait été unie.
— Au mois de juin 1239, Gilet de Saint-Cyr, damoiseau, vendit aux hospitaliers d'Epaisse les droits qu'il avait sur un mas situé à Dommartin.
— En 1340, ces mêmes hospitaliers acquirent tous les revenus, les services et les usages qu'y possédaient Gui de Chavannes, chevalier, et Catherine, son épouse.
— Cartulaire de Savigny et d'Ainay, page 928, 979, 1007 et 1016.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, titres de Tessonges et d'Epaisse.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Dompierre-de-Chalamont   (01)
Domus Hospitalis de Dompierre-de-Chalamont
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-d'Ain, Commune: Pont-d'Ain — 01


Domus Hospitalis de Dompierre-de-Chalamont
Localisation: Domus Hospitalis de Dompierre-de-Chalamont


— De Domno Petro, de Dompero, Dompierre.
— Paroisse sous le vocable des SS. Pierre et Maurice.
— Les abbés de Chassagne, les hospitaliers des Feuillets et les moines de l'Ile-Barbe jouissaient aussi de quelques droits dans cette paroisse ; les premiers par concession d'Etienne, sire de Villars, en 1474 ; les seconds par vente à eux consentie, en 1268, par Berlion de Braonna, chevalier, et les derniers en vertu d'une acquisition faite, en 1273, de Guillaume Delter.
Archives du Rhône, Inventaire de Malte, les Feuillets, tome III, page 28.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.

Dompierre-en-Chalamont, commune du canton de Pont-d'Ain
— De Don Pero, 1299-1369 (Archives de la Côte-d'Or, B 10455, folio 59 r°)
— Dont Piero, 1341 environ, (Terrier du Temple de Mollissole, folio 17 r°)
— Dompiero, 1314 (Ibidem, folio 26 v°)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
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Dompierre-les-Ormes   (71)
Domus Hospitalis Dompierre-les-Ormes
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Mâcon, Canton: Matour — 71


Domus Hospitalis Dompierre-les-Ormes
Domus Hospitalis Dompierre-les-Ormes


Dompierre-les-Ormes, ancien établissement des Hospitaliers, fondé par le seigneur de ce lieu, avec fief et chapelle appelés l'hôpital de Bois-du-Lin.
Sources: César Lavirotte — Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne — Membre de la Société française pour la conservation des Monuments — 1852.

Bois-du-Lin, hameau commune de Dompierre-les-Ormes


Domus Hospitalis Bois-du-Lin
Domus Hospitalis Bois-du-Lin


— Domus Hospitalis de Bos Dolent, 1248 (Léopold Nièpce, Le Grand-Prieuré d'Auvergne, page 1243)
— Bois Dolyen, 1333 (Ibidem)
— Bost du Lain (Archives de la Côte-d'Or, C. 7443)
— Fief de Lespinasse, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2889, page 415)
— Bost du Lin, 1683 (Archives de la Côte-d'Or, C. 7433)
— Bois du Lain, 1783 (Ibidem)
— Bois du Lin, 1757 (Archives de la Côte-d'Or, C 3530, page 1180)
— Ancienne possession de la commanderie de Lespinassy, avec chapelle Saint-Jean Baptiste, membre en 1789 de la commanderie de Mâcon de l'Ordre de Malte (Niepce, page 319 et Coutépée, III, page 123)
Sources: Dictionnaire topographique de la France Comprenant les noms de lieux anciens et modernes CTHS
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Donaison (La)   (45)
Domus Hospitalis La Donaison
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Châteauneuf-sur-Loire, Commune: Combreux — 45


Domus Hospitalis La Donaison
Domus Hospitalis La Donaison


Le domaine la Donaison, situé sur la paroisse de Sury-aux-Bois, à deux lieues de Bellegarde, et trois lieues de Châteauneuf-sur-Loire, formait, au XVIe siècle, un immense parc renfermant une chapelle et deux fermes, dont l'une était appelée la Grande-Donaison, et l'autre la Petite-Donaison.
La chapelle était fort belle et avait saint Blaise pour patron.

Le parc contenait 27 arpents de pré, 700 arpents de terre labourable et 2.000 arpents de bois de haute futaie. Il était entièrement entouré de haies vives et de fossés, et tenait d'un coté à la terre du seigneur de Saint-Mesme, des autres côtés à la forêt d'Orléans.

La Donaison était probablement une portion de cette forêt qui en aura été détachée pour être donnée par quelque roi de France aux Hospitaliers, à l'effet d'en opérer le défrichement.

Le revenu de la Donaison, en 1560, ne dépassait pas 80 livres tournois. Il était, en 1662, sans y comprendre les bois, de 186 livres, et en 1788, de 600 livres.

Un fief dépendait de la terre de Donaison, c'était le fief de Fourgauger, qui consistait en censives sur des terres et maisons à Saint-Benoit-sur-LoireDomus Hospitalis de Saint-Benoit
Domus Hospitalis de Saint-Benoit
.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Dorche (Lhôpital de)   (01)
Domus Hospitalis de Dorche
Département: Ain, Arrondissement: Belley, Canton: Seyssel, Commune: Chanay — 01


L'Hôpital de Dorche
Domus Hospitalis de Dorche


— Hospitium de Chanay; Hospitalis. L'hôpital de Dorches.
— Paroisse sous le vocable de saint Jean-Baptiste. Le commandeur de Compessière présentait à la cure.
— Cette paroisse, qui dépendait anciennement de Dorches, doit son origine à un établissement des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem mentionné dès le XIIe siècle, et auquel Guichard, sire de Beaujeu et seigneur du Valromey, fit un legs de 10 livres, vers 1195.
— Cet établissement dépendait de la commanderie Genevois ou Compessière. Je n'ai pu en retrouver les titres; je me borne donc à reproduire les renseignements consignés dans les procès-verbaux rédigés, en 1650, par les visiteurs de Malte: « Ce membre consiste en une église parrochiale dédiée soubz le tiltre de Sainct Jean-Baptiste notre patron, de laquelle le sieur commandeur est curé primitif et vray collateur...
— Ladite esglize dudit hospital de Dorche, size sur le penchant d'une colline, un peu esloignée du dict village d'Orche, de la longueur de huit cannes et deux et demi de large, le coeur voulté renfermé de barreaux de bois fermant à clef; un autel avec son tabernacle et au-dessus deux images relevées en bosse de Notre-Dame et de Saint-Jean, la nef couverte de paille, un clocher faict tout à neuf avecq une cloche que le feu sieur commandeur d'Esvieux a fait refondre à ses dépens, laquelle esglise est desservie par messire Pierre Perrinet, curé de Cratz. Les charges de ladite église sont d'administrer les sacrements aux paroissiens dudit lieu et de dire la messe les dimanches et festes de commandement, et n'y avoir que sept ou huict maisons dans ladite paroisse...
— Le revenu dudit membre arrive à 140 livres chacun an, les gages du curé payés. »
— L'hôpital relevait du fief de Chanay.
— En 1350, Amé VI de Savoie l'avait inféodé à Philippe de Bussi. Il ne comptait alors que neuf feux.
— Cartulaire de Beaujeu, page 51.
— Archives du Rhône, Visite de Malte, mss. H, 2167, fº 145.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Dorlisheim   (67)
Commanderie de Dorlisheim
Département: Bas-Rhin, Arrondissement: Molsheim, Canton: Molsheim — 67


Commanderie de Dorlisheim
Localisation: Commanderie de Dorlisheim


Fondée à peu près à la même époque que la maison de Colmar, la commanderie de Dorlisheim, ancien village des environs de Molsheim, et dont dépendait celle de Haguenau, fut moins importante. En 1367 cependant il s'y trouvait un personnel de 5 prêtres, 7 soeurs et II laïques. Au XVIe siècle à cette maison fut unie celle de Saint-Jean-de-Bassel en Lorraine.

Commandeurs
1. Philippus 1266. (Strassb. Urk.-B., I, page 457)
2. Heinrich, 1302. 1304. (Ibidem., II, page 148 et 166. de Meskirchen, 1288, 1313. (Hanauer, Cartulaire de Saint-George, page 567)
3. Hermannus dictus Juden, 1312. (Strassb. Urk.-B., III, page 219)
4. Herman de Mentze, 1314. (Hanauer.) Probablement le même que le précédent)
5. Joh. de Grumbach, 1314. (Ibidem, page 238.) 1317 (Hanauer)
6. Hug von Wasselnheifn, 1326. (Ibidem, page 342)
7. Johann de Grumbach, 1338. (Hanauer)
8. Rudolphus de Hochberg, 1330. (Hanauer)
9. Thomas de Grostein, 1331. (Urk.-B. der St. Strasburg, V, page 388) 1345. (Hanauer)
10. Eberhard de Landesberg, 1359. (Hanauer)
11. Johans von Grastein, 1371. (Urk.-B. der St. Strasburg, V, page 722.) 1360 (Hanauer)
12. Conrad de Pfaffenlapp, 1385-1386. (Hanauer)
13. Jean Schultheiss de Gebwiler, 1390. (Hanauer)
14. Jean Zuricher, 1396. (Hanauer)
15. Jean de Masevaux, 1408-1410. (Hanauer)
16. Reinbold zum Trubel, 1413-1438. (Hanauer)
17. Joa. Slader de Lachen, 1442-1457. (Hanauer)
18. Berthold Stehelin de Stockburg, 1464-1490. (Hanauer)
19. Jean Hegentzer, 1496-1506. (Hanauer)
20. Philippe Schilling. (Hanauer)
21. George de Hohenheim, 1533-1535. (Hanauer)
22. Oswald von Neuneck, mort en 1563. (Grandidier, Supplément aux Essais, page 115.)
23. Adolf von Rothenhausen, mort en 1584. (Grandidier, Supplément aux Essais, page 115.)
24. Albrecht von Rachenhausen, mort en 1595. (Grandidier, Supplément aux Essais, page 115.)
25. Frédéric baron de Schonau-Weyhr, 1782. (Almanach d'Alsace.)
26. Ferdinand baron de Hompesch, 1784-1797 (1). (Almanach d'Alsace.)
1. Dernier grand-maître de l'ordre. Cfr. la Revue nouvelle (d'Alsace-Lorraine, VII, page 241)
Nouvelles oeuvres inédites de Grandidier — Ordres Militaires et Mélanges Historiques, tome V. (Strasbourg). Edité à Colmar chez Huffel, Libraire-Editeur en M. D. CCCC.
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Dreux   (28)
Domus Hospitalis de Dreux
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement et Canton: Dreux — 28


Domus Hospitalis de Dreux
Domus Hospitalis de Dreux


A trois cents mètres de la ville de Dreux, sur le chemin qui conduit à Nogent-le-Roi, les Templiers possédaient d'après le Livre-Vert, un fief nommé le fief de la Croix de la Chapelle-Saint-Denis, qui se composait d'une maison, de quelques terres et d'une chapelle dédiée à Saint-Denis, avec une place contenant en superficie trois arpents, où se tenait, le 9 octobre de chaque année, une foire appelée la foire de Saint-Denis.

La maison et les terres avaient appartenu aux Templiers, comme on le voit par des lettres de l'official de Dreux du mois de juin 1285, par lesquelles Pierre de Chauvel, bourgeois de cette ville, avait donné aux frères du Temple en France, pour leur maison de La Croix, près Dreux, quelques rentes et des vignes qui se trouvaient dans la censive du prieur de Saint-Léon.

La chapelle et le droit de foire avaient été donnés par Robert Ier, comte de Dreux, en 1179, non pas comme on l'a dit aux frères de l'Hôpital de la ville de Dreux, mais bien aux frères de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, sans aucun droit de paroisse pour la chapelle, et avec faculté pour la foire de la tenir ouverte pendant trois jours.

Le Livre-Vert résume ainsi l'état et le revenu de la maison de Dreux en 1373:
« La maison de Dreux, membre de Champaignes, de l'Ospital ancien, où y a chappelle: XIII arpens de vigne dont VII en désert pour les guerres, qui pevent valoir par an, VIII livres xv sous tournois.
La foire de Dreux, le jour de Saint-Denis, valant chascun an LX s.
III arpens de gros pré non fauché passé XII ans et baillies pour pasturaiges a bestes I demi-franc.
III arpens de petit bois qui ne vault chascun an que le cens du seigneur, néant.
Une petite disme de vin demi-franc.
Cens à plusieurs termes, LXXV sols tournois.
Somme du revenu tant en argent comme en aultres choses, XVI livres X sous t. »

Les droits de la foire de Saint-Denis rapportaient en 1539 au Commandeur, quinze livres tournois.

En 1590, on contesta au chevalier de Vigracourt, commandeur de La Villedieu et desservant de la chapelle de la Groix-Saint-Denis, le droit, pendant les trois jours de la foire, de juger ou de connaître des différents qui pouvaient s'y passer, et d'y faire exercer la justice par ses officiers et à son profit.

Ce droit lui fut retiré pendant quelques années, mais restitué ensuite sur sa plainte, en vertu d'une sentence du bailli de Dreux, rendue à la requête du procureur du Roi, le 8 octobre 1592, confirmée par arrêt du parlement de Paris le 3 octobre 1604.

L'Hôpital possédait encore à Dreux, dans la rue Perée, deux maisons que frère Jean Lemaire, commandeur de Saint-Victor, acheta le 26 février 1410, l'une de Pierre Eauqueterre, et l'autre de Jean de Postel. Une de ces maisons fut donnée en arrentement perpétuel le 12 avril 1437, par frère Chippot, commandeur de La Villedieu, à un nommé Guillet Mectret, à la charge d'un cens de quinze sols tournois par an.

La maison de Dreux ayant été détruite pendant les guerres du XVe siècle, les terres qui en dépendaient furent données à cens. Il ne restait plus au siècle dernier que le champ de foire que l'Hôpital affermait 12 livres tournois, et la chapelle de Saint-Denis, pour le service de laquelle le commandeur de La Villedieu donnait 20 livres par an au curé de Saint-Jean de Dreux.

Ancien Commandeur de la Croix-de-Dreux

1375. Frère Jehan du Tremblay.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Drudas et Puysegur   (31)
Domus Hospitalis Drudas
Département: Haute-Garonne, Arrondissement: Toulouse, Canton: Cadours — 31


Domus Hospitalis Drudas
Domus Hospitalis Drudas


Le plus ancien acte que nous aient conservé les archives de Drudas est un acte de 1293, par lequel Bertrand Jourdain chevalier du Roi et seigneur de Launac et Armand d'Esparviers partagèrent les fiefs qu'ils possédaient par indivis dans ce territoire.
Il est probable que le second, déjà bienfaiteur de l'Ordre, se dessaisit bientôt après de sa portion du territoire de Drudas en faveur de l'hôpital de PelleportDomus Hospitalis de Pelleport
Domus Hospitalis de Pelleport
.

En effet, quelques années plus tard nous trouvons le précepteur de cette maison possédant Drudas en paréage avec les seigneurs de l'Isle.
La seigneurie spirituelle de cette paroisse et la perception de ses dîmes étaient partagées entre les Hospitaliers et les chanoines de Saint-Etienne de Toulouse. Aussi, quand il fut nécessaire de pourvoir à la reconstruction de cette église, le syndic du chapitre et le commandeur donnèrent ce travail à l'entreprise au prix de 1,600 livres, les habitants se chargeant des charrois et des manoeuvres (1524).

Le commandeur du BurgaudDomus Hospitalis de Burgaud
Domus Hospitalis de Burgaud
, était aussi seigneur spirituel de la paroisse voisine de PuységurDomus Hospitalis Puységur
Domus Hospitalis Puységur
, qui ne fut pendant longtemps qu'une annexe de celle de Drudas.

Liste des Commandeurs du membre de Drudas
1532-1533. Guillaume de Grons.
1533-1534. Guillaume de la Roque.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883
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Druillat   (01)
Druillat, commune du canton de Pont-d'Ain.
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-d'Ain — 01



Domus Hospitalis Druillat


— Durlies, Durrlies, Durille, Durlya, Durlia, Druylles, Drouillard, Druliat, Drulliat.
— Paroisse sous le vocable de saint Georges.
— Dès le commencement du XIIIe siècle, les Templiers y possédaient une maison appelée le Temple de Molissole, qui passa, après leur suppression, aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Archives du Rhône, titres de Malte.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.

Druillat, commune de Pont-de-l'Ain
— Durlies, 1250 (Pouillé de Lyon, folio 12 v°)
— De Durlia, 1341 environ (Terrier du Temple de Mollissole, folio 16)
— De Drulia, 1350 (Archives du Rhône, titres des Feuillées)
— De Druliaz, 1350 (Ibidem)
Des les premières années du XIIIe siècle, les Templiers possédaient dans cette parroisse une maison connue sous le nom de Temple de Mollissole, qui passa aux chevaliers de l'ordre de Malte après la suppréssion de l'ordre du Temple. C'était avec les Hospitaliers un membre de la commanderie des Feuillées.
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
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Druillets   (01)
Domus Hospitalis Druillets
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle, Commune: Saint-Jean-sur-Veyle — 01


Domus Hospitalis Druillets
Domus Hospitalis Druillets


— Apud li Drulley.
— Les Hospitaliers de Tessonge étaient possessionés dans ce hameau dès 1306.
Archives du Rhône, fonds de Malte, titres de Tessonges, chapitre I, nº 5.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Durbans   (46)
Commanderie de Durbans
Département: Lot, Arrondissement: Figeac, Canton: Livernon, Commune: Reilhac — 46


Commanderie de Durbans
Commanderie de Durbans


Durbans, c'est une petite circonscription que l'Ordre de Saint-Jean possédait dans le Quercy et dont nous ignorons l'origine. Elle comprenait les châteaux et les juridictions de Durbans et de Salomès, et la seigneurie spirituelle des paroisses voisines d'Espedaillac et de Grèzes.

— 1307. Donation par noble Géraud de Sonac à l'hôpital d'Espedaillac de rentes sur le tènement de Cloup.
— 1447. Arbitrage entre Pierre de Montlezun, Commandeur de Durbans, et noble Raymond de Cardaillac, seigneur de Cardaillac et de Thémines, au sujet de certains fiefs situés dans Espedaillac.
— 1490. Coutumes octroyées aux habitants de Salomès.
— 1526. Accord entre le commandeur et les consuls d'Espedaillac au sujet des droits d'usage et dépaissance.
— 1548. Nouvel accord entre les mêmes: les consuls reconnaissent que leur communauté doit payer au commandeur une redevance annuelle de 13 setiers de froment.

Liste des Commandeurs de Durbans
1448-1456. Pierre de Montlezun.
-------1483. Antoine de Murat.
1509 1513. Claude de Poitiers.
1514-1515. Gaston de Verdusan.
1518-1519. Gabriel de Pomeyrols.
1524-1539. Bertrand du Rousset du Colombier.
1545-1547. Jacques de la Touge-Lafaige.
1548-1588. Charles d'Urre-Ventarol, Grand-Prieur de Saint-Gille.
1623-1626. Honoré de Quiqueran-Beaujeu.
-------1610. Melchior de Barras-Clamens.
1655-1656. Chrétien de Mont.
1657-1641. Marcel de Galleau-de-Casteauneuf.
Sources: Du Bourg, Antoine (1838-1918). Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Editeur: L. Sistac et J. Boubée (Toulouse): 1883

Village de Durbans de nos jours
Durbans fait partie du canton de Livernon. C'est un petit village essentiellement rural appelé à un développement touristique certain, par la situation du terrain d'aviation de Figeeac-Livernon.
Durbans a de nombreuses possibilités de divertissement: monuments, grottes, fouilles, dolmens, circuits de randonnée, carrefour équestre.


Commanderie de Durbans
Commanderie de Durbans — Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse Durbans


Le territoire actuel de la commune de Durbans faisait partie des terres dévolues à l'ordre des Hospitaliers dans la région. Un ordre qui possédait d'ailleurs une commanderie importante à Durbans, au lieu dit la Salle. La tour de ce qui est aujourd'hui une ferme et encore surmontée d'une croix de Malte et d'une fleur de Lys. Une manière de rappeler que c'est le roi de France, Philippe le Bel, qui fit la fortune des Hospitaliers, en leur donnant tous les biens et domaines d'un autre ordre, celui des Templiers. En effet Durbans était sur un domaine des Templiers établis ici en 1160. La commanderie passera à l'ordre de Malte (les Hospitaliers) en 1280.
Sources: Office de tourisme intercommunal Vallée Causse — Durbans
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