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L'enquête pontificale sur les possessions des Chevaliers de l'Hôpital ou Chevaliers de Malte

Les possessions templières dans la Grand Prieuré de Champagne
Cette liste n'est absolument pas la totalité des biens Templiers de Bourgogne, mais une liste crée pour la préservation du patrimoine archéologique.

Les plus anciennes chartes bourguignonnes où il est fait mention des chevaliers du Temple remontent à 1120. Ici se présente une inconnue de taille, la date de cette première possession et la date de la création de l'Ordre du Temple: 1118 la création et 1120 la donation.

Il est assez difficile de croire au premier abord aux dates de donations, car, si l'on se refaire à la visite d'Hugues de Payns en Occident pour y recueillir des dons et de l'aide, il est incroyable de constater cette première donation de Bourgogne en 1120 ? Je ne peux expliquer comment l'Ordre du Temple a reçu cette première donation en 1120 alors qu'il venait tout juste de naître.
L'Occident, ne connaissait pas encore l'existence de cette milice.
Quoi qu'il en soit, nous pouvons constater la multitude de biens qu'accumulèrent les Templiers de Bourgogne durant leur vie et ce jusqu'à la destruction de ce même Ordre et la transmission de ces biens aux Hospitaliers.
Nous allons constater au moyen des chartes que leur nombre s'élevait à plus de 40 et peut-être en aura t'on oublié quelques unes.
Il faut ajouter à ces possessions dites majeures plus de 50 seigneuries ou fiefs dotés de riches droits féodaux et de multiples grandes forêts et en plus entre 40 et 50 fermes ou métairies isolées.
Dans chaque localité où les Templiers avaient des domaines ayant de l'importance et qu'ils faisaient toujours valoir par eux-mêmes, il est maintenant certain qu'il existait à chaque endroit dit « Maison du Temple » (domus templi) et suivant l'importance de cette Maison, composée de trois classes de « Frères » sous la direction d'un supérieur appelé: Maître Précepteur ou Bailly.
Dans ces différentes classes on voyait: Des chevaliers destinés spécialement au service des armes
Des « Frères » chapelains chargés du ministère dans les églises ou chapelles de l'Ordre, avec aussi pour vocation l'instruction religieuse des novices et de la distribution des aumônes.

Des « Frères » servants (serviens), Certains employés aux soins domestiques des Maisons, D'autres aux cultures, les autres à l'élevage et garde des troupeaux,
D'autres choisis avec soin pour les diverses professions mécaniques.
Toutes ces classes de « Frères » n'avaient qu'un seul et unique but, servir partout où les individus étaient liés par les mêmes voeux à la Maison Mère en appartenant corps et âme à leur Ordre.
Ils étaient tous tenus d'avoir la barbe longue et se vêtir de la robe ou « blanc manteau » orné de la croix rouge du Temple.
Pour ce qui est des emplacements de ces Maisons, les seules en ville:
Châtillon-sur-Seine.
Dijon.
Beaune.
Chalon-sur-Saône.
Auxerre.

Toutes les autres étaient dans la campagne et généralement placées sur les grandes routes et dans les pays les plus couverts de forêts.
Mais ce qui est vraiment à remarquer en Bourgogne, c'est que les Templiers se sont particulièrement concentrés autour du point de « Voulaine », bourgade du Châtillonnais placée sur les limites de la Bourgogne et de la Champagne et tout près de la Lorraine ; et de là, venait se rattacher presque toutes les Maisons du Temple de ces provinces.

Il est aussi important de constater qu'avec toutes les Maisons du Temple qui étaient regroupées dans ces territoires, les Templiers ne furent pas en concurrence avec les Hospitaliers qui eux aussi avaient des établissements, certes biens moins nombreux, mais néanmoins présents.
Après ces explications, nous allons essayer de fournir sur chacune des commanderies Templières Bourguignonne les détails dont nous sommes sûrs sur les propriétés ou membres qui les composaient. et hospitalitate servanda".

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Voulaines
Voulaines fut le principal lieu choisit par les Templiers en Bourgogne lorsqu'ils arrivèrent de la Terre-Sainte.
L'évêque de Langres Geoffroy, qui les accueillit avec empressement, leur donna, en 1163, l'église de cette paroisse et les enrichit ensuite de forêts et de domaines, en 1208 et 1237.
L'un de nos Ducs, Hugues III, de son côté leur avait concédé, en 1175, les droits de fief qui lui appartenait sur Voulaines et Leugley.

La situation de ce lieu placé sur l'extrême limite de trois provinces, au beau milieu d'un vallon arrosé par une rivière et abrité par de vastes forêts couronnant les coteaux, avait été minutieusement choisie sous tous rapports.
Vous allez pouvoir en juger par vous mêmes en lisant la visite prieurale faite par Les Hospitaliers le 2 janvier 1574, par le bailly de la Montagne: « on désignait ainsi le Châtillonnais » en présence du Frère Michel de Sèvres, chevalier, Grand-Prieur, commandeur de Bure, Mormant et Epailly, en voici le texte: « Le château et maison forte de Voulaines, est d'une grande étendue, clos de murailles épaulés par dix tours de 50 pas en 50 pas. Cette murailles est bordée d'un fossé qui l'isole des attaques de ses ennemis. L'entrée est muni d'une grande et grosse porte, d'une herse, d'un pont-levis.
Dans l'enclos, à gauche est le logis du portier. Vient ensuite la basse-court, où au fond et sur les côtés on trouve un grand colombier, une forge, des écuries et des étables. Puis un pavillon contenant des chambres hautes et basses pour le logement du capitaine du château ; enfin une fontaine d'eau vive et courante au milieu de cette basse-cour.
De là, on entre par un pont en pierre dans la cour principale qui est entourée de murailles crénelée flanquée de cinq tours construites en pierres de tailles à bossages, et au pied de cette muraille et des tours il y a un fossé plein d'eau, revêtu en pierres, large de 60 pieds.
Au milieu de cette cour s'élève un donjon à quatre côtés, dont le côté qui est face à l'entrée est muni de quatre tourelles, tandis que les trois autres côtés du donjon sont flanqué d'une grosse tour chacun. Les tourelles tout comme les tours sont recouvert d'ardoises.

La tour du commandeur
Au rez-de-chaussée du donjon et sur le côté face à l'entrée, on y trouve la chapelle voûtée, longue de 48 pieds et large de 24 pieds ; puis la salle des gardes avec quatre grandes fenêtres dont les verres sont en couleur et armoriés de la croix de l'Ordre. Au bout de façade se trouve la chambre du Frère secrétaire, et à l'autre bout les cuisines.
Au premier étage, il y a une grande salle pour la tenue des chapitres ayant quatre fenêtres aux verres colorés et armoriés à côté de cette salle du chapitre et placée au centre de cet étage, la chambre du commandeur et dans chacune des tourelles se trouve un cabinet qui lui sont réservés à la suite du logement du commandeur, se trouve le logement de l'argentier avec cabinet dans une tourelle fermée par une porte de fer, servant à garder les chartes, papiers, titres, et autres de la maison.

Les autres tours du donjon
Elles sont toutes construites de la même manière, avec des galeries hautes et basses auxquelles on monte par des escaliers en pierres pour communiquer dans toutes les pièces. Ces galeries sont soutenues par des colonnes en pierres sculptées et ouvragées, ce donne une impression de cloître.
1 La tour juste après celle du commandeur
On y trouve les sommelleries « caves », les fours, le rôtisserie;à l'étage, les chambres des novices, des servants, et aussi des magasins.

2 La tour suivante
Il y a des chambres hautes et basses pour les servants, dont l'une est réservée pour les frères prêcheurs de passage, et une autre pour la « malgouverne ?»

3 La tour suivante
Cette tour est dite « tour du lion » contenant l'arsenal où l'on trouve des piques, arquebuses, pistoles, et vieilles armures.

4 Tour suivante
Celle du garde-manger, et tout en haut est la lingerie et les chambres des valets de basse-cour.

Cette description est un rapport, je le rappel fait en 1574, et les futurs visiteurs des lieux doivent savoir: La commanderie de Voulaines telle que je l'ai décrite n'existe plus dans cet aspect de nos jour. Il n'en reste qu'une petite tour tronquée qui se trouve dans une propriété privée, qui ne se visite pas.
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Maison du Temple de Bures-les-Templiers
La seigneurie de ce lieu, située tout comme Voulaines-les-Templiers , dans le Châtillonnais, était sous la responsabilité directe des Maîtres de Voulaines, ce ne fut que quelques années après qu'elle prit le rang de commanderie majeure, elle dut attendre de nouvelles donations, et surtout qu'elle puisse avec ses revenus acheter des domaines, des fiefs et des maisons.
Il ne faut pas oublier que ce fut à cet endroit que les Templiers posèrent les premières pierres de leur présence en Bourgogne en 1120 et ce sous la protection des sires de Grancey et de leur château-fort. On peut lire dans une charte de 1190, c'est la plus ancienne et la seule qui fasse référence aux Templiers de Bures, un accord entre les Templiers de Bures et les moines du monastère de Grancey, qui réglait la condition féodale de leurs sujets.
Puis vinrent les premières donations à Bures.
Romprey: donné avec des domaines en 1203 par Eudes de Grancey.
Conclois: donné avec un château en 1299 par la veuve de l'un des seigneurs de cette même maison.
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Dépendances de la Maison de Bures-les-Templiers
Leugley
Ce fief fut donné aux Templiers par Jean seigneur de la cité de Leugley en 1164, puis confirmé par sa veuve en 1202.

Bissey-la-Côte
Maison du Temple, désignée dans plusieurs chartes comme « Domus Templi de Biciaco. » Cette seigneurie leur fut donnée en 1209 par Thibaud de Bicey. Cette donation fut confirmée et amortie par le duc Hugues III en 1238.
En 1307, on peut lire dans « le procès des Templiers par Jules Michelet » un Frère Clémens de Biciaco le Coste, qui avait été admis dans l'Ordre au Temple de Châlons-sur-Saône.

Terre-Fondrée et Châtellenot
Ces deux villages voisins de Bures-les-Templiers, dont les Templiers avaient le droit de prélever les dîmes dès 1180.
Ils avaient un moulin sur la rive droite de la rivière d'Ource donné en 1203.
Ils avaient « paraît-il ? Ceci est sans documents officiellement retrouvés » un château appelé « castrum bellum » et c'est l'historien « Courtépée » qui relate dans ses écrits: J'ai vu les ruines d'une ancienne demeure des Templiers sur une éminence, dans un bois nommé dans les chartes « castrum bellum », nom qui aurait changé au fil des années en Châtoillebot puis en Châtellenot.
Il poursuit: on arrivait à ce château par un chemin ferré venant de Beneuvre, lequel devait être la voie romaine de Langres à Auxerre.
Dans les pièces du procès des Templiers, on cite un Frère du nom de Jean de terra enfundrea, diocèse de Langres, qui fut l'un des premiers interrogé.

Beneuvre
Maison du Temple de Beneuvre, l'ancienne église de ce lieu avait été édifiée par les Templiers, qui avaient dans ce village une de leur maison qu'on a ensuite appelée « Cour de l'hôpital », suite à l'héritage que les Hospitaliers ont reçu des Templiers.
Nous connaissons cette maison par le témoignage d'un Frère du Temple qui disait avoir appartenu à cette maison: « maison de bono opere (Beneuvre). »

Châtillon-sur-Seine
Maison du Temple de Châtillon-sur-Seine: Cette maison était qualifiée de « Petit Temple. » Les Chevaliers du Temple avaient un autre maison dans cette ville, qui a subsisté très longtemps au « faubourg de la Feuillée. »

Un des évêques de Langres, dota la maison du Temple de Châtillon-sur-Seine en 1145, de la moitié du droit « d'éminage ? », qu'il percevait sur les marchés de la ville. Le duc Hugues V fit don aux Templiers de Châtillon-sur-Seine en 1232, de terres et de rentes sur:
Massigny.
Sainte-Colombe.
Buncey.
Et autres...

La certitude de l'existence de cette maison du Temple de Châtillon-sur-Seine est étayée par l'interrogatoire en 1307 du Frère Aymé de Bure qui déclare avoir été reçu dans la Milice du Temple à Châtillon-sur-Seine « apud Castellonium super Sequanam », par le précepteur de Châtillon-sur-Seine.

Les Templiers avaient élevé une chapelle à l'entrée de la route de Montbard, que l'on nomme à présent la chapelle de Saint-Thibaud.

Cette chapelle de templiers, construite au 12e siècle, est le seul vestige d'un établissement qui dépendait du grand prieuré de Voulaines (canton de Châtillon-sur-Seine), alors au diocèse de Langres. Près de la chapelle s'élevaient des bâtiments dont quelques fondations ont été découvertes au début du 19e siècle: ils avaient été détruits en 1594 lorsque le baron de Thenissey, qui gouvernait la ville au nom du parti catholique, fit raser les faubourgs afin que les troupes de la Réforme ne puissent s'y installer. Le 25 octobre 1824, l'enclos comprenant la chapelle et un vaste bâtiment fut vendu à Bazile Poussy ; il sera acheté par M. Barbier le 20 mai 1832, puis par la famille Jourdheuille le 23 septembre 1862, et enfin par Lucien Couvreux le 6 juillet 1886. La famille Couvreux fit restaurer la chapelle par l'architecte parisien Laborde qui, par souci de symétrie, fit percer une fenêtre en arc brisé, à l'identique, dans le mur gauche de la première travée. La croix en relief qui orne le tympan de la porte antérieure date vraisemblablement de cette époque. Au cours de ces travaux, lorsque le sol de la chapelle fut défoncé, on découvrit plus de 150 squelettes disposés par rangées de douze, à même la terre. La chapelle sert actuellement de salle de réunion (Rotary club).

Lucenay-le-Duc
Maison du Temple de Lucenay-le-Duc, près d'Alise Sainte-Reine. Sur cette seigneurie que le duc Philippe de Rouvres avait échangé en 1360, avec l'évêque d'Autun, les Templiers, qui voulaient y fonder une maison, reçurent pour aide d'Agnès dame de Lucenay en 1224, une grange, une pièce de pré dite « Colenoise », des rentes en grains et le droit d'établir un four banal avec l'autorisation de prendre le bois de chauffage dans les bois de la seigneurie de Lucenay.

On constate que l'évêque d'Autun lors d'un procès contre les Hospitaliers successeurs des Templiers dans cette Maison, contestait ce droit de prendre le bois de chauffage dans les bois de la seigneurie, l'évêque perdit ce procès. Ce procès prouve l'existence des chartes de cette ancienne maison templière.

Bussy-le-Grand
Dépendance de la maison du Temple de Lucenay-le-Duc;
C'est en 1228, que le seigneur Odo de Bussy, donna aux Templiers de la Maison de Lucenay-le-Duc, des rentes en grains, avec une léproserie et les terrains environnants.

Avosne
Maison du Temple d'Avosne. C'était une seigneurie entre Vitteaux et Sombernon, qui appartenait aux Templiers de Bures, par une donation faite en 1147 par Guy de Sombernon et Varnier de Drée, en la présence d'Eudes, fils du duc de Bourgogne, de Jean de Mont-Saint-Jean, de Jean de Chaudenay, d'Aymon Roux de Dijon, de Varnier d'Agey et de l'évêque de Langres Godefroy.

Il y avait effectivement une maison du Temple à Avosne, elle servait à recevoir les passants. Plusieurs Frères lors du procès, portaient le nom « Frère de la Maison d'Avosne » du diocèse de Langres. Il y avait entre-autre, le Frère Guillaume « d'Avona », cellérier « préposé à l'intendance » de la Maison d'Uncey.

Uncey
Maison du Temple d'Uncey, « village proche de Vitteaux. »
C'est par une charte de 1147, que Guy, seigneur de Sombernon, en fit donation aux chevaliers du Temple. Les témoins de cette donation furent: Vilenus de Aspre, Theobaldus de Unce, Bonefa civis de Flure, Nicholaus de Grancé, Burgenses, et Odo Villicus de Sigistris (Sainte-Seine).
Une charte de 1249, octroyée par Nivard, abbé de Saint-Seine, confirme les Templiers de la Maison d'Uncey dans la à titre d'aumône en 1147.


Cette maison est en plus attestée lors du procès en 1311, par une déclaration de Jean de Bures, qui avait été reçu dans l'Ordre en la chapelle de la Maison du Temple d'Oncé, diocèse d'Autun, par le Frère Pierre de Bure qui en était le précepteur.

Thoisy-le-Désert
Seigneurie de Thoisy-le-Désert, près de Pouilly en Auxois. C'est une donation qui fut faite aux Templiers en 1202, par Fromont de Villers. Il fut fait en plus le don d'un bois-futaie à cette seigneurie, qui a conservé le nom de « Chênes des Templiers » et ce jusqu'à la fin du siècle. Pour ce qui est de nos jours, je ne pourrais me prononcer sur le nom actuel, peut-être n'a t'il pas changé ?

Cette seigneurie est de plus attestée par la déclaration du Frère Lambert de Thoisy durant le procès des Templiers, il déclara avoir été reçu dans la Maison du Temple d'Unciaco, en présence de son oncle Frère Regnaud de Thoisy.
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Dijon
Maison du Temple de Dijon, vers le milieu du XIIe siècle, les Templiers étaient installés à Dijon, plus exactement près des vieilles murailles du château « propre muros » veteris casiri divionensis. » Les Templiers voulaient faire construire une chapelle et un cimetière à côté de leur Maison, située comme dit au-dessus tout près des murailles du château, l'abbé de Saint-Etienne, s'y opposa. Les Templiers portèrent l'affaire en cour de Rome, ils obtiendront gain de cause par une bulle du pape Alexandre IV.

Un autre événement prouve l'existence de cette Maison du Temple à Dijon, dans une charte de 1172, où le duc Hugues III, permet aux chanoines de Saint-Etienne de percer les murs de la cité afin de faire une « portelle » entre la Maison des Templiers et le pont d'Ouche « inter domum Templariorum et pontem Oscharam. »

Et ce qui vient encore prouver l'existence de cette Maison, c'est lors du procès entre 1307 et 1312, les noms de plusieurs Frères ayant appartenu à cette Maison.
Je ne citerais qu'un seul nom, celui du Frère Etienne de Dijon, âgé de 72 ans, qui, appelé à déposer, en 1309, parut devant les commissaires pontificaux sans être revêtu du manteau de l'Ordre et qu'il répondit aux commissaires pontificaux: que s'il n'en était pas revêtu, c'est que les hommes du duc de Bourgogne le lui avaient arraché de force lorsqu'ils le firent prisonnier.

Puis questionné sur l'aumône et l'hospitalité, il répondit: dans les Maisons du Temple où il avait demeuré, l'aumône suivant la coutume était restreinte à trois jours par semaine, et l'on accordait pas l'hospitalité aux pauvres, ni le coucher. Mais, il l'accordait aux riches.
Et c'est ainsi qu'il avait agit lui-même en tant que précepteur de la Maison de Dijon.

Pour ce qui est des biens Templiers de Dijon, plusieurs Maisons et domaines furent réunis à la commanderie de Bures sous les Hospitaliers.
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Dépendances de la Maison de Dijon
Fauverney
Maison du Temple de Fauverney. village proche de Dijon et de la route de Dole à Besançon.
Les Templiers, par échanges avec le duc Robert II, en 1293, étaient devenus seigneurs de cette terre, où il avaient une Maison de très longue date ainsi qu'une chapelle. Elle eut tout le temps que ces monuments restèrent debout, le nom du Temple. Dans tous les documents, cette Maison apparaît sous le nom de « Petit-Temple. »
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Beaune
Maison du Temple, fut érigée au XIIe siècle, au pourpris dit de Saint-Jacques. En effet, on voit qu'en 1027, il est fait donation d'une pièce de vigne sur « le Cors de roin. » Un peu plus tard, en 1220, Raymond fils de Guy de Varenne, donne aux Templiers son fief de « la Corvée » proche le « Ruz de Jaille » « in perpetuam elemosiam concessi fratibus militie templi quidquid habebat in feodo in corvada que est supra rivulus de Jaille. »
Et, les Templiers firent acquisition en 1244, de plusieurs pièces de vigne sur le territoire de Beaune.
Mais, ce qui conforte l'existence de cette Maison du Temple de Beaune, c'est la cérémonie de réception du dernier Grand-Maître de l'Ordre du Temple, Jacques de Molay.

Voici comment ce fait est relaté au procès lors de l'interrogatoire de Jacques de Molay: Ce fut à Paris le 24 octobre 1307, devant l'inquisiteur de la Foi en France, commis par le pape.
« Frère Jacques de Molay, Grand-Maître de l'Ordre de la Milice du Temple, interrogé sur le temps et le mode de sa réception, répondit sur son serment que 42 ans s'étaient écoulés depuis qu'il fut reçu en la chapelle du Temple de Beaune, par Frère Humbert de Peraud, en présence des Frères Amalrie de Roche et plusieurs autres dont il a oublié les noms, qu'ensuite après plusieurs promesses faites d'observer fidèlement les statuts de l'Ordre, on lui attacha le manteau. . .

Interrogé pour savoir s'il voulait défendre l'Ordre, il répondit: qu'il ne le pouvait, parce qu'il était chevalier, illettré et pauvre, et que dans l'état de captivité où il se trouvait, il ne le voulait pas, mais qu'il le ferait en présence du pape...»

Je cite les commentaires archéologiques faits au XIXe siècle sur l'état de la chapelle Saint-Jacques: Cette chapelle existe encore au milieu de jardins potagers, à l'extérieur sud de la ville de Beaune. Ce monument devenu propriété privée particulière, qui n'est pas encore réduit à l'état de ruines, n'est conservé qu'à raison de son utilité comme grange, étable et cellier. Sa façade en forme de pignon, revêtue de moellons réguliers et taillés, est percée d'une grande porte d'entrée en plein-cintre, retombant sur des pieds droits formés par des colonnettes toutes unies, surmontées de chapiteaux d'appui avec des volutes de la plus grande simplicité.
Deux contreforts saillants d'un mètre soutiennent à droite et à gauche chacun des angles de cette façade romane. Ils reposent sur des socles en pierre de taille formant saillie, et sont terminés sur un biseau appuyé sur une sorte de corniche. Une fenêtre terminée elle aussi en plein-cintre est ouverte au-dessus de la porte.
L'intérieur est d'une seule nef fort dénudée, et séparée du choeur par un mur de refend au milieu duquel à été pratiqué, plus récemment peut-être que la porte d'entrée qui serait du style byzantin au XIIe siècle, une large et haute ouverture terminée en ogive, qui aujourd'hui est fermée par une maçonnerie fermant le coeur converti en un cellier où nous n'avons pu pénétrer.
Cette façade a 20 mètres de largeur et 14 mètres de hauteur.
Il n'y a aucun signe ni dedans ni dehors qui indique une propriété templière.
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Dépendances de la Maison de Beaune
Vandenesse
Maison du Temple de Vandenesse, près de Châteauneuf. Les Templiers y avaient une Maison, on les voit acheter à Jean de Châteauneuf, le quart de ce qui lui appartenait de la seigneurie de « Vandenoisse » acte qui fut confirmé par sa veuve en 1239.
Dans leur seigneurie de Vandenesse, les Templiers y avaient une église de très belle facture, elle servit à ensevelir des Templiers et pas seulement, les seigneurs de Châteauneuf y furent inhumés, Jean de Châteauneuf en 1294 et Gullaume de Châteauneuf en 1303. Cette église fut particulièrement remarquée et signalée comme curiosité dans les visites pastorales de Monseigneur l'évêque de Dijon.

Sombernon
Maison du Temple de Sombernon. Les Templiers de Beaune y avaient un petit établissement que Varnier, seigneur de Sombernon, et Blanche sa femme, avaient doté en 1234, d'une propriété qu'ils érigèrent en fief.

Demigny
Chapelle du Temple. Les Templiers au XIIIe siècle, avaient un établissement en ce lieu, qui ne portait que le titre de Chapelle. Son existence est constatée par une charte de 1225, contenant un accord passé sous la médiation de l'évêque d'Autun, Gui de Vergy, au sujet de rentes en grains qui avaient donné lieu à litige entre l'abbesse de Saint-Andoche et les Frères de la Milice du Temple de la Chapelle qui est sur la paroisse de Demigny, au territoire qu'on nomme « Curma »; « de capella qui est in parochia de Demignieo, in territorio quod vocatur Curma. »
Ce territoire de « Curma » dont le nom indiqué ne se trouve pas dans toute la contrée, ne pourrait-il pas être appliqué au hameau de « Cretaine », qui est situé sous la forêt de Beauregard ?

Curtil
Maison du Temple de Curtil. Village situé sur une ancienne chaussée entre Saint-Seine et Issurtille.
Dès le XIIe siècle les Templiers y possédaient une église et une Maison. La seigneurie leur avait été donnée en 1295 par le duc Robert II et, ce fut Hugues de Peraud, visiteur général des Maisons de l'Ordre du Temple en France, qui accepta ce bienfait au nom de l'Ordre.

Lors du procès, le Frère servant, Paris, déclara suite à la question des aumônes dans les Maisons du Temple.
Dans la Maison de Curtil, où il avait demeuré, il avait vu faire convenablement l'aumône « in domo de Corti Lingonensis diocesis in qua fuit commoratus vidu elemosinas convenienter fieri »

Dans une autre déclaration du procès, la Maison de Curtil y est encore citée comme ceci: « villa de Curtis Lingonensis dioocesis »

Velle-sous-Gevrey
Maison du Temple de Velle-sous-Gevrey ou Saint-Philibert, entre Dijon et Nuits. Nous avons trouvé une charte qui dit que le duc Eudes III prenait sous sa protection la Maison du Temple de Velle-sous-Gevrey, « villa sub Givriaco », qui a été établie depuis plusieurs années par les Templiers.

Une autre charte de 1239 émanant du duc Hugues IV, accordait aux Templiers le droit de prendre dans les forêts ducales d'Argilly tout le bois nécessaire à l'entretien de leur Maison.

Après la chute du Temple, et en 1424, les Hospitaliers jouissaient des mêmes droits accordés aux Templiers en 1239, pour faire réparer la chapelle de Velle-sous-Gevrey.

Ruffey-les-Echirey
Fief de Ruffey-les-Echirey, avait (il n'en reste rien) une ancienne Maison appelée « le petit Temple de SaintPhilibert. »
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Mormant
Cette circonscription, ainsi que ses dépendances, était située dans une enclave de la Bourgogne, elle-même en Champagne et qui depuis 1790, fait partie du département de la Haute-Marne.

Maison du Temple de Mormant;Siège Mormant, qui se trouve sur la commune de Leffond-en-Montagne.
C'est en 1120 et 1135, que Hugues seigneur de Château-Villain, donna des fonds et un moulin aux Templiers pour établir à Mormant une maison avec rang de préceptorie.

Cette Maison est attestée dans les premiers mois du procès par la déclaration du Frère Jean de Château-Villain qui déclara: Je fus reçu en la Maison de Mormant « Domus Templi de Mormentum per fratrem Laurentium de Belna » Ce Frère Laurent de Belna était le précepteur de Mormant en 1307 et il fut brûlé à Paris en 1310.
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Dépendances de la Maison de Mormant
Marac
Maison du Temple de Marac. village près de Chaumont. On peut lire dans une charte de 1159, que les Templiers possédaient la moitié de la seigneurie de Marac et qu'ils y possédaient aussi une chapelle et les vestiges d'une forteresse dite « Courtépée », qui d'après les autochtones fut érigée par les anciens « Lingons » et qui aurait été rasée en 1313 par ordre exprès de Philippe le Bel.
Une voie romaine qui venait de Langres, appelée dans le pays « levée de César » passait aux pieds de la forteresse et allait en direction de la Maison du Temple de Mormant en passant tout à son côté.

Pour étayer cette possession templière, l'écrit qui donne la plus belle preuve de son authenticité est de 1188 et émane de l'abbé Milo de Saint-Etienne de Dijon, qui dit avoir donné aux Templiers de Marac un manoir seigneurial qui lui appartenait en ce lieu.

Richebourg
Maison du Temple de Richebourg, près de Marac. Les Templiers y possédaient une chapelle et une Maison nommée « Epilan », construite au milieu de la forêt de Château-Villain. Ils prélevaient la dîme sur toute la paroisse de Richebourg. Dès 1199, les Templiers jouissaient des droits d'usages dans les bois de cette seigneurie.
Un Templiers du diocèse de Langres, nommé Jean de Richebort, fut entendu lors du procès en 1309.

Chaugey
Seigneurie de Chaugey près de Salives, dans le « Châtillonnais. » La moitié de cette seigneurie fut donnée aux Templiers de la Maison de Voulaine, en 1301, par Guy Villars, qui donna l'autre moitié à la Maison de Mormant.

Villiers-sur-Suize
Seigneurie de Villiers-sur-Suize. Ce village situé dans une enclave de la Bourgogne sur le Bassigny, tout près de Chaumont (Haute-Marne).
Un des évêques de Langres avait donné la moitié de cette seigneurie, en 1287, aux Templiers de Bure, et lui aussi réservant l'autre moitié aux Templiers de Mormant.
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Epailly
Maison du Temple d'Epailly, sur la commune de Courban, dans le Châtillonnais.
Les Templiers construisirent sur la terre d'Epailly à la fin du Xe siècle ou tout au début du XIe siècle, une maison et une chapelle, « la chapelle qui subsiste de nos jours, n'est pas celle des Templiers. » On peut lire dans une charte de donation de terres la date de 1215.

Le Frère Guillaume de Bissey, chapelain du Grand-Maître, déclare dans son interrogatoire, lors du procès en 1307, qu'il avait été reçu Templier à Epailly « apud Espailleyum »; Hugues de Villers, aumônier du duc de Bourgogne, étant alors précepteur de cette Maison.
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Dépendances de la Maison d'Epailly
Courban
Seigneurie de Courban, c'est en 1230, que Herard de Chastenay vendit cette seigneurie aux Templiers d'Epailly.

On voit figurer au procès plusieurs Frères de cette Maison, et ils portaient tous le même surnom de Corbon, ou plutôt Courban, probablement parce qu'ils étaient nés dans ce village, entre-autres: Garin de Corbon, Frère servant, exerçant la profession de tireur de pierres « lathomus »
Symon de Couban du diocèse de Langres, qui annonça avoir été reçu en la Maison d'Epailly par son précepteur Hugues de Villers.

Milon comte de Bar avait donné ces terres aux Templiers, en 1209 et, en 1230, Evrard de Chastenay leur avait vendu des fonds qu'il avait à Courban et plusieurs seigneurs firent de même.
Epailly est située près de Molesmes célèbres abbaye fondée au XI ième siècle par Saint Robert, qui fonda Citeaux en 1098.
Plusieurs châpitres se sont tenus à Epailly qui avait pour dépendances Louesme, Bissey la Côte et Thoires.
Monument historique, l'ancienne commanderie, convertie en ferme depuis la Révolution n'a conservé que la chapelle, une tour de guet ainsi que la magnifique crypte qui subsiste sous la maison d'habitation.
La chapelle, encore remarquable malgré les alterations du temps, possède six travées à chevet polygnal sans transept ni clocher. Le mur pignon est percé d'une porte en plein ceintre avec colonettes. Cette chapelle dédiée à Saint Georges est inscrite aux Monuments Historiques.

Bissey la Côte
Bissey la Côte se trouve à 4 km de Courban en direction de Châtillon sur Seine. Il a été donné aux Templiers en 1209 par Thibaudin de Bicey. En 1307 on verra figurer au procès un frère Clemens de Biciaco la Coste qui avait été admis dans l'ordre du Temple à Chalon sur Saône ainsi qu'un frère Guillaume de Bissay admis lui à Epailly.
Le village de Thoires est une autre dependance d'Epailly ainsi qu'un moulin donnés par Huges de Thoires.
Au sud de Courban les Templiers avaient aussi des bien à Louesme et en 1209 ils détenaient déjà 1/3 de cette seigneurie. En 1286 ils obtiennent le tout par Sybille, dame de Recey.

Louesme
Seigneurie de Louesme;Les Templiers possédaient le tiers de cette seigneurie en 1209. Un autre tiers leur fut cédé en 1216 par les religieux du « Val-des-Choux » Et le dernier tiers restant leur fut donné par Sybille, dame de Recey.
Il y a un hameau qui porte le nom de « l'hôpital » sur cette commune, il n'est pas Templier.

On voit figurer lors du procès, un Frère Pierre de Loesme, prêtre « Loemia », qui demeurait à Epailly.

Thoire-sur-Ource
Les Templiers y possédaient un moulin, suite à une donation faite entre 1209 et 1216, par Hugues de Thoire, chevalier. En 1267, Frère Martin, commandeur de Bures et d'Epailly, agissant au nom des Frères de la chevalerie du Temple, acheta à Jean de Champlitte des bois et des vignes sur le domaine de Thoire.

Montmorot
Maison du Temple de Montmorot. Le hameau de Montmorot, où était le siège de cette petite commanderie, fait partie de la commune de « Fraignot », canton de Grancey.
Les Templiers y avaient construit une chapelle et un château. En 1293, on voit Hugues de Peraud, alors précepteur de la Maison du Temple de ce lieu, conclure plusieurs échanges de terres sur Montmorot et Fraignot avec Guillaume de Grancey.

En 1309, on vit comparaître au procès un Frère nommé Martin de « Montmoroti, Lingonensis diocesis. »

Busserotte
Fief de Busserotte;donné aux Templiers en 1299, par Isabelle de Cussigneio « domina de Miniaco. »
Dans la même année, Guy, seigneur de Saulz, et Barthelemy de Grancey, font abandon aux Frères du Temple de quelques droits féodaux sur la terre de Busserotte.
Montenaille, petit fief avec une église donnée à la Maison de Montmorot en 1197.
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La Romagne
Maison du Temple de La Romagne. C'était l'une des plus richement dotées de toutes celles de Bourgogne. Elle avait son chef-lieu nominal sur la commune de Courchamp, canton de Fontaine-Française, à l'extrême limite des provinces de Bourgogne de Champagne et de Franche-Comté.

Sous les Hospitaliers, on peut lire dans un procès verbal d'une visite prieurale de 1783
La résidence du commandeur était fixée dans l'antique castel de La Romagne fermé par des fossés qui baignaient les pieds d'une épaisse muraille flanquée de plusieurs tours, laissant une ouverture par un pont-levis, ouvrant sur une grande cour au milieu de laquelle est une chapelle et un fort donjon etc. Dans les chartes de donations faites aux Templiers en 1114, 1224 et 1246, cette résidence était désignée « domus templi de Romaniaco in pago Attuariorum. »

On trouve ce nom dans le procès dirigé contre les chevaliers, et on voit que le Frère Gérard de Passage avait été reçu à Chalon, en Bourgogne;de là on l'avait envoyé en Chypre où il avait séjourné trois ans;revenu d'outremer, il avait été fixé dans une des Maisons de l'Ordre du diocèse de Langres, appelée La Romagne « apud Romagnolia »

Dépendances de la commanderie de La Romagne
Il manque beaucoup de documents sur les dépendances de cette grande commanderie, entre autres les détails chronologiques, car il y avait peu de dépendances en Côte D'Or, et toutes les autres étaient réparties en Champagne et en Franche-Comté.

Je ne ferais ici, qu'une liste des dépendances par département sans les détails.
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Dépendances de La Romagne en Côte d'Or
Courchamp
Les Templiers prélevaient des droits de dîmes et possédaient sur ce terrain la métairie de « L'Envieuse. »

Saint-Maurice sur Vingeanne
Seigneurie de Vingeanne, moulin banal, fief et domaine du Montot.

Montigny sur Vigeanne
Rentes seigneuriales et cens concédés aux Templiers en 1225.
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Dépendances de La Romagne en Haute-Marne
Charmoy
Seigneurie de Charmoy. Les Templiers y possédaient tous les droits de justices, dîmes et un domaine.

Rougeux
Seigneurie de Rougeux.
Les Templiers y possédaient la seigneurie et un domaine.

Arbigny
Seigneurie d'Arbigny. Les Templiers y possédaient la seigneurie, des forêts, une ferme et la grange du Boulaye.

Genrupt
Seigneurie de Genrupt. Les Templiers y possédaient la seigneurie près de Bourbonne-les-Bains, des bois et un domaine.

Broncourt
Les Templiers y possédaient la une seigneurie, un château, des droits de dîmes et un très beau domaine.

La Chassagne
Seigneurie de La Chassagne. Les Templiers y possédaient la seigneurie, deux fermes s'étendant sur les communes de Mont-Saugeon, Percey-le-Potel et Prangey.

Valeroy
Seigneurie de Valeroy. Les Templiers y possédaient la seigneurie avec un four banal, droits de dîmes et une petite ferme.

Montormentier
Les Templiers y possédaient des rentes, cens et quelques terres sur la commune de Cucey.

Couzon
Les Templiers y possédaient un moulin et un domaine.

Occey et Vaux
Les Templiers y possédaient des rentes et une petite ferme.

Rivière-les-Fosses
Les Templiers y possédaient des cens, des rentes, des forêts et un grand domaine.

Villegusiens
Les Templiers y possédaient, une ou des prairies

Maizière
Les Templiers y possédaient des vignes, et un domaine en terres.

Andilly, Avrecourt et Poiseuil
Les Templiers y possédaient des droits de dîmes.
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Dépendances de La Romagne en Haute-Saône
Broye-les-Loups
Seigneurie de Broye-les-Loups. Les Templiers y possédaient la seigneurie, et des droits de dîmes.

Bage
Seigneurie de Bage. Les Templiers y possédaient la seigneurie avec moulin banal, une ferme et des forêts.

Neuvelle
Seigneurie de Neuvelle. Les Templiers y possédaient la seigneurie avec banalité de four, de pressoir, de moulin, des droits de dîmes et une petite ferme.

Autrey
Ancien enclos du Temple donné à la Maison de La Romagne en 1191, avec droits de dîmes et métairie.

Champlitte
Les Templiers y possédaient, le chapelle Saint-Jean, divers droits féodaux, ferme, terres et vignes.

Roche et Grandchamp
Les Templiers y possédaient des rentes et des cens.

Fontenotte
Cette commanderie était la plus mal dotée de toutes les commanderies de Bourgogne, parce qu'elle n'avait que quelques terres éparses et des rentes sur Issurtille et sur Lux, sa principale propriété en était l'ancienne Maison du Temple avec une métairie qui se nomme « Fontenotte », laquelle est isolée à deux kilomètres du bourg de Thil-le-Châtel, sur l'ancienne voie romaine de Langres à Chalon-sur-Saône.
Il y eut à cette endroit à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, une chapelle vouée à Sainte Pétronille, avec un lieu d'asile pour les pèlerins, et ce qui le prouve une fois de plus se sont les pièces du procès.

Tout d'abord, l'interrogatoire de Jean de Beaune, précepteur de la Maison du Temple de Fontenotte « Fontanetos Lingonensis diocesis » puis un autre témoin, Frère Gauthier de Bure, qui dit aux sujets des aumônes et de l'hospitalité: « Ellemosine non fiebunt in domibus de Buris et de Fontanetis Lingonensis diocesis in quibus fuit moralus non sufficienter, etc...»

Fouvans « enclave de la Bourgogne »
Les Templiers y possédaient un petit domaine et des cens sur le moulin.
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Commanderie d'Avalleurs
Le comté de Bar-sur-Seine, faisait partie de la Bourgogne de 1425 jusqu'à 1790, date à laquelle il en fut séparé pour être annexé au département de l'Aube. De ce fait, elle doit figurer dans les possessions templières de Bourgogne.

Maison du Temple d'Avalleurs était un seigneurie;elle fut fondée en 1172 par Manassès comte de Bar et évêque de Langres, au village d'Avalleurs, qui est dans la paroisse et tout à côté de la ville.

La seigneurie d'Avalleurs avait un très grand domaine et 200 arpents de bois.
Il est fait mention de cet établissement au commencement du procès, en 1307, par la déposition du Frère servant Christein de Bissey, diocèse de Langres. Il dit: J'ai été admis dans l'Ordre, en la chapelle de la Maison de « Valeure », au diocèse de Langres, en présence de Frère Gérard, « laboureurs », et Guillaume, « gardien de pourceaux »
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Les dépendances de la commanderie d'Avalleurs
Arelles
Seigneurie d'Arelles en toute justice, avec moulin et ferme, s'étendant sur les villages de Villers et Balnot.

Buxières
Maison du Temple de Buxières;avec la moitié de la seigneurie, un moulin et une ferme.
Buxières avait rang de Maison du Temple, car nous en avons confirmation avec l'interrogatoire du Frère Jean de Poissons, « berger », qui déclara: J'ai été reçu Templier dans la Maison du Temple de Buxières, au diocèse de Langres, par Frère Ymbert de Viannesio, précepteur de la baillie d'Avalleure.

Polisot
Avec une partie de la seigneurie, des prés et des vignes.

Levigny
Avec droits seigneuriaux en rentes et en cens.

Aranthières
Avec droits de dîmes sur toute la paroisse et forêts.
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Bellecroix
Maison du Temple de Bellecroix. Les Templiers y possédaient un moulin et des terres.
Elle possédait aussi:
Un bel hôtel dans la ville de Chalon, rue aux Frères;
La seigneurie de la « Racineuse » proche de Verdun sur le Doubs
Le fief du Petit-Bellecroix sur la commune de Ciel
Une chapelle avec des fonts à Ecolot sur Essertenne près de Couches
Un moulin sur le Dheune à Chagny
Un pré à Denevy
Et des droits de dîmes sur les paroisses de Rully Bouzeron Remigny et Virey.
Sources: César Lavirotte - Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne. - Congrès archéologique de France tenu à Dijon pour la conservation des monuments historiques - Edition Derache et Didron - 1853.

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