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Quelques études réalisées sur les Templiers

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1° — Sur les pas des anciens pèlerins
Les Hospitaliers de Saint-Jean
L'hôpital Saint-Jean (33), près du Saint-Sépulcre à Jérusalem — réservé aux pèlerins d'Occident, — fut de fondation bénédictine (1063) avec concours des marchands d'Amalfi.

La première église portait le titre de Sainte-Marie-Latine. Puis devint Sainte-Marie-la-Grande. Enfin l'édifice bâti au XIe siècle, sur l'emplacement d'un monastère byzantin est dédié à Saint Jean-Baptiste, vocable définitif.

Un chapelet de dates qui fixent les grandes lignes de l'histoire de l'Ordre :
1099 : Le provençal Gérard dirige l'hôpital. Il s'adjoint des chevaliers.
1110 : Se sépare de Sainte-Marie-Latine. Devient ordre autonome sous la règle de Saint Augustin.
1118 : Raymond du Puy succède à Gérard. Les chevaliers de Saint-Jean portent, un manteau noir avec croix blanche.
1191 : Le siège de l'ordre est transféré à Acre. Motif, prise de Jérusalem par Saladin en 1187.
1291 : Il passe à Chypre.
1310 : Transfert à Rhodes. Les chevaliers y demeureront jusqu'en 1523.
1312 : L'ordre reçoit l'héritage des Templiers.
1530 : Dernier transfert. Malte (34).

Les Templiers
L'ordre des Templiers fondé en 1118 fut approuvé au Concile de Troyes dix ans plus tard (1128). Le fondateur : un champenois, Hugues de Payens, aidé de Geoffroy de St-Omer et de sept autres chevaliers français. Ils étaient installés sur le mont Moria (esplanade du Haram-ech-Chérif). En 1120 S. Bernard en avait rédigé la règle. Appelés « chevaliers du Christ », ils portaient manteau blanc avec croix rouge (35). Cette milice jouait le rôle imparti à la « police de route », sur le secteur compris entre Jérusalem et la côte.

D'abord logés dans le palais du roi Baudouin, ils reçurent ensuite pour église le temple de Salomon.
L'année 1312 vit la suppression de l'ordre. Ses biens confisqués passent aux hospitaliers de St-Jean (dits de Rhodes).

Anciennes maisons hospitalières sur les chemins de l'actuel diocèse de Langres (36)
1° — Hospices des chemins (37)
Balesmes : La Marnotte (cédé aux Templiers vers 1175)
Beauchemin : Saintte-Marie (XIIe siècle)
Champcourt : Saint-Bon (XIIe siècle)
Donjeux : Boucheraumont (1300 : berceau de l'ordre de la « Charité N.-D. »)
Doulevant : Saint-Hubert ( 1501-1695)
Esnouveaux : ancienne mansion rétablie vers le IXe siècle.
Hûmes : annexé à Saint-Laurent de Langres au XVIe siècle.
Joinville : Saint-Jean (uni en 1190 au prieuré Saint-Jacques).
Lafauche : Saint-Jean.
Langres : Saint-Amâtre (XIIe, cité en 897).
Saint-Nicolas (XIIe siècle Templiers).
Leffonds : Morment.
Les Loges : Grosse-Sauve, Saint-Nicolas (dès le IXe siècle, uni au Grand Séminaire en 1623).
Luzy : Moiron, Sainte-Madeleine (n'est plus hôpital en 1400).
Occey : Sapho (1204 au début du XVIe siècle, dépend de Morment).
Revnel : Saint-Jean (1197) ; colonie de Vignory, dépend d'Esnouveaux.
Rimaucourt : (1217), près du « Pont Charrot » : léproserie en 1282.
Saint-Broingt-les-Fosses : Sussy, N.-D. et Saint Sulpice (1141), supprimé en 1697.
Sommevoire : Saint-Jean, fondé en 1572, remplaçant un autre plus ancien.
Tronchoy : 1143 (ordre de Saint-Augustin), uni au collège de Langres en 1623.
Wassy : Saint-Jean (près de Brousseval, pour pèlerins).
Saint-Jean-Baptiste du Donjon.

2° — Abbayes rurales accessoirement hospitalières
Boulancourt (proche de Montier-en-Der).
Clairvaux (Aube).
Giey-sur-Aujon.
Longuay.
Morimond.
Montier-en-Der.
Saint-Urbain.

3° — Maisons-Dieu (38)
Châteauvillain :
— Hospice Sainte-Marie des Bonshommes (1194-1562)
— Le Saint-Esprit (vers 1320 à 1434)
— Maison-Dieu (Templiers de Morment, avant 1261 à 1562).
Clefmont ;
Laferté-sur-Aube (hospice jusqu'en 1695) ;
Langres : le Saint-Esprit (place Diderot) ;
Maisoncelles ;
Montsaugeon (uni à Grosse-Sauve en 1225) ;
Orges (?) : Saint-Esprit ;
Vouécourt :
— Grandvaux [Antonins XIIe à 1685 (39)],
— Heu (1231 au XVIe siècle).

Commanderies
CORGEBIN (Brottes), dès 1187, uni à Thors en 1382. Dépendances : Brottes et Roôcourt-la-Côte (fief).

ESNOUVEAUX, vers 1170, Dépendances : Ageville (en partie) et Estury (au XVI).

ESTURY (Cirey-sur-Blaise), unie à Esnouveaux au XVIe siècle, dotée à Bouzancourt, Cirey, Doulevant, Villiers-aux-Chênes, Guindrecourt-sur-Blaise, Daillancourt, Ambonville, Leschères.

MORMENT (Leffonds), fondée avant 1121.
Dépendances :
Beauchemin, Bonnevaux (Jonchery-Laharmand) 1140, Epilant (village-souche de Richebourg), Faverolles (en partie et à partir de 1150), Leffonds (château), Marac (en partie), Vaivres : forteresse (détruite en 1313, à 2 km de Marac), Saint-Nicolas de Langres, La Marnotte, Cordamble : 1313 à 1558.

ROMAGNE (La) Saint-Maurice-sur-Vingeanne (Côte-d'Or).
Dépendances :
Arbigny, Broncourt, Charmoy (village-souche de Fayl-Billot), Flagey (la Charmotte), Genrupt, vers 1150 (avec dotations à Villars-Saint-Marcellin), Maizières-sur-Amance (en partie), Neuvelle-lès-Voisey (fondé par les Templiers au XIIe siècle), Poinsenot (en partie), Rougeux (pas avant 1269), Valleroy, Saint-Nicolas de Langres, La Marnotte, Cordamble de 1269 à 1313.

RUETZ (Laneuville-à-Bayard) (40).
Dépendances : Cordamble (Peigney) dès 1160, La Marnotte (Balesmes), passe en 1654 aux Jacobins, Saint-Nicolas de Langres (depuis 1558), d'abord à Morment, puis à La Romagne.

THORS (Aube).
Dépendances : Baspré (Lachapelle-en-Blaisy), Beurville (Aube), Charmes-en-l'Angle (en partie), Corgebin (Brottes) depuis 1382, Orges (prieuré-cure : maison Saint-Pierre et église Saint-Didier).

Le passage de l'Aube à Longuay, où étaient établis les hospitaliers dès 1102 (41), marque une étape sur l'ancienne route de Langres à Sens.

Le pont de Bayard, sur la Marne, fut construit par les Templiers de Ruetz. [Lettre d'autorisation de Jean de Joinville, 1272 (42)].
Sources: Pierre Herlingue. Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres, tome XIV, page 353, n° 191. Langres 1963 - Bnf

Notes
33. Saint Jean-Baptiste patronnait l'ordre de Malle, mais aussi les ermites et les Chartreux, et encore les tailleurs, pelletiers, corroyeurs, ceinturiers, peaussiers, aubergistes, oiseleurs, outeliers, fournisseurs, prisonniers, condamnés à mort, chantres et musiciens.
34. La croix de Malte, insigne de l'ordre n'est donc pas, à ce titre, antérieure à 1530. Bien que toujours à bras égaux, elle offre des variantes dont, l'évolution serait intéressante à suivre. A Aubepierre (1556) c'est un sigle de quatre croissants entrelacés. Au tympan de la chapelle de Lavrigny (Frécourt) elle est ancrée (deux pointes). A Villiers-lès-Aprey et à Montcharvol (datée 1717) chaque branche se termine sur trois pointes (croix enhendée). D'anciennes croix de consécration à Arc-en-Barrois reproduisent la croix de Malte commune. Si à Leuchey nous avons une croix de Malte ordinaire (mais inscrite dans un cercle), nous y remarquons au porche une autre d'une facture très ouvragée (cf, portail des Aujeurres, croix antéfixe sud d'Aprey, etc...)
35. Croix grecque simple.
36. Nous devons la plupart de ces renseignements à Laurent et F. Claudon. Les diocèses de Langres et de Dijon.
37. Notons le regroupement hospitalier de 1695 qui entraîna en France la suppression des petits établissements.
38. Nous ne parlons pas des léproseries, qui furent nombreuses, mais dont la liste critique reste à établir.
39. Les Antonins en outre possédaient Bussières et Belmont qui dépendaient d'Aumonières (H.-S.) et Lézéville (église Saint-Evre) en dépendance de Robécourt (Vosges).
40. Faisant partie de Ruetz, en a été séparée théoriquement à partir de 1571, sous le vocable de Laneuville-au-Temple (Roussel, Le Diocèse de Langres, tome II.)
41. Laurent et F. Claudon. Les diocèses de Langres et de Dijon, page 364.
42. Roussel, Le Diocèse de Langres, tome II, page 489.

Sources: Pierre Herlingue. Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres, tome XIV, page 353, n° 191. Langres 1963 - Bnf
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