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Quelques études réalisées sur les Templiers

Alès. Les Templiers et les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Département: Gard, Arrondissement et Cantons: Alès - 30

Maison du Temple d'Alès
Localisation: Maison du Temple d'Alès

Ces deux ordres religieux et militaires ayant eu une origine commune ou du moins le même berceau, et leurs biens ayant été confondus dans la suite, nous en parlerons dans la même notice.

Comme les chevaliers de Saint-Antoine, les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem eurent de bonne heure des établissements à Alais (Alès), et l'auteur des considérations générales qui commencent ce livre a eu raison d'inférer de ces établissements religieux des preuves de l'importance qui caractérisait notre cité au moyen-âge.

On les y trouve à la date de 1143 et de 1173. Les documents auxquels se rapportent ces dates appartiennent exclusivement, il est vrai, aux Hospitaliers ; mais le développement bien plus grand de l'ordre des Templiers en Europe à la même époque, permet de leur assigner, dans l'histoire locale, une ancienneté au moins égale.

C'est dans l'église de la maison du Temple, d'ailleurs, que fut promulguée, en l'année 1217, la seconde charte donnée par les seigneurs d'Alais (Alès) : in ecclesiâ Beatœ Mariœ domus Templi de Alesto selon le texte du manuscrit de l'Hôtel-de-Ville. Le choix de cette église dit assez l'importance de la maison elle-même et le rang distingué que devaient avoir aux yeux des habitants les chevaliers du Temple à qui elle appartenait. Cette église, dont on trouve encore aujourd'hui des restes reconnaissables, était située rue Notre-Dame, dans la maison n° 123 de la Grand'Rue.
De la Maison du Temple d'Alès dépendait la grange de PeyrolleDomaine du Temple de Peyrolle
Domaine du Temple de Peyrolle
à Allègre-les-Fumades.

Tout le monde connaît la glorieuse légende et la fin tragique des chevaliers du Temple. Institués dès l'origine pour garder la Palestine des incursions des infidèles et secourir les pèlerins, ils s'acquirent une brillante renommée d'intrépidité dans les croisades. « Un templier, » disait-on dans l'armée chrétienne, poursuit mille Sarrasins, deux mille, dix mille !... » Les musulmans, suivant une chronique, restaient frappés d'épouvante lorsqu'ils voyaient flotter dans les combats le grand étendard de l'ordre ; dont les couleurs héraldiques annonçaient la paix aux chrétiens, la mort aux infidèles. Les vêtements blancs des chevaliers du Temple, les cicatrices qui sillonnaient leur visage, leur longue barbe, donnaient un noble aspect à ces soldats du Christ. Saint Bernard, abbé de Clairvaux, auteur de leur règle, les peint des plus beaux traits dans ses Lettres : « Ils devaient, dit-il, être armés de foi au dedans, de fer au dehors ; ez églises, moines ou ermites ; ez batailles, durs et féroces, mais plains de bénignité envers pauvres et souffreteux. Garde-malades la nuit, soldats le jour, jamais de rançon pour eux, pas un pan de mur, pas un pouce de terre ; vivants ou morts, toujours au Seigneur. »

Ces mœurs austères ne se soutinrent pas ; l'ordre se perdit au milieu de ses succès trop rapides. Guillaume de Tyr écrit que de son temps les biens des Templiers, tant en Orient qu'en Occident, étaient immenses, et qu'ils allaient de pair avec les rois pour les richesses. Mathieu Paris assure qu'ils avaient plus de neuf mille maisons. Le dernier grand-maître de l'ordre, Jacques de Molay, avait eu l'honneur de tenir sur les fonts du baptême un des enfants de Philippe-le-Bel. Leur orgueil s'enfla ; leurs prétentions ambitieuses finirent par donner de l'ombrage (1).
1. Quelqu'un ayant conseillé à Richard, roi d'Angleterre, de marier l'orgueil qui régnait à sa cour, afin de s'en défaire, ce prince répondit qu'il avait raison, et qu'ainsi il la donnait aux Templiers.

Le roi de France ne fut pas le seul à s'en plaindre, et bien qu'on ait accusé Philippe-le-Bel d'en vouloir surtout à leurs richesses, il est certain que l'acte vigoureux qu'il frappa contre l'ordre, en faisant arrêter en un même jour (13 octobre 1307) le grand-maître et les chevaliers, et saisir tous les biens qu'ils avaient en France, n'excita ni surprise, ni blâme. Le pape Clément V et le concile général de Vienne, en 1311, ratifièrent cet acte en prononçant la suppression de l'ordre.

« Le pape, de l'agrément du concile, déclara cet institut proscrit et aboli jusqu'au nom et à l'habit, tant parce qu'il devenait inutile, nul honnête homme ne pouvant désormais vouloir y entrer, que pour éteindre d'autres maux et prévenir les scandales. » (Encyclopédie théologique tome 14, page 1265).

Alais (Alès) fut témoin de l'arrestation et du procès des Templiers. Trente-trois chevaliers, dont plusieurs appartenant à la maîtrise de Jalès, furent emprisonnés dans le château royal, in turri regiâ.

Cependant Philippe était toujours insatiable de subsides après la spoliation des juifs, le clergé avait son tour, mais il pouvait revendiquer à juste titre ses immunités traditionnelles : le roi et ses légistes découvrirent une autre source de richesses. Les biens immenses de l'ordre du Temple furent séquestrés, et les Templiers saisis partout le même jour, le vendredi 13 octobre 1307.
La perte de cet ordre puissant était arrêtée dans les conseils de la couronne.

Une maîtrise, entourée de beaux domaines, existait à Alais (Alès) ; Philippe-le-Bel y avait aussi un château royal avec de bonnes tours. Huit Templiers y furent enfermés prisonniers ; plus tard on en transféra de nouveaux de Nîmes et d'Aigues-Mortes ; le nombre s'élevait à trente-trois, quand la procédure fut ouverte. Bertrand de Languissel, évêque de Nîmes, qui en avait d'abord été chargé, manda pour le remplacer Pierre Raymond, son juge ecclésiastique dans l'archiprêtré d'Alais (Alès) ; puis il commit, le 22 décembre 1309, maître Guillaume de Saint-Laurent, jurisconsulte, curé de Saint-Thomas de Durfort. Celui-ci s'adjoignit pour collègues, suivant les ordres du pape, Pons Imbert, prieur de Saint-Germain près Alais (Alès), et autre Pons Imbert, son neveu, chanoines réguliers de la cathédrale de Nîmes ; le prieur et deux frères-prêcheurs d'Alais (Alès), Jean Alamandin, Bernard de la Tour et Raymond Girard, avec deux frères-mineurs du couvent d'Alais (Alès), Raymond de Fayet prieur et Raymond Rixende lecteur.

Parmi les prévenus, se trouvaient quatre chevaliers, Bernard de Selgues, commandeur de la maison de Saint-Gilles, Pons Seguin, Bertrand de Silva, et Pons Seguier, de Caux ; un prêtre, Raymond Sagier ; tous les autres étaient des frères servants. L'interrogatoire eut lieu dans la salle du roi, durant le mois de juin 1310 : la plupart firent des aveux sur les plus légers griefs ; les faits graves étaient niés, et en général les réponses manquaient d'ensemble et d'uniformité. Au mois d'août de l'année suivante, les commissaires eurent recours à la question : tous y furent soumis, mais encore la même incohérence se produisit. L'affaire restait suspecte ; le concile général de Vienne la trancha d'un seul coup, en 1312, en déclarant l'ordre du Temple aboli.
Les biens furent confisqués et adjugés aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. L'évêque de Nîmes fut chargé d'absoudre les Templiers détenus dans le château royal d'Alais (Alès) ; et son délégué, Guillaume de Saint-Laurent, après leur avoir fait abjurer leur apostasie, reconnaître leurs crimes et leurs erreurs, et prêter serment de fidélité à la foi catholique, leur donna l'absolution le 9 novembre 1312.

Moins d'un an après, le grand-maître de l'ordre, Jacques Molay, était brûlé vif à Paris, et du haut de son bûcher ajournait le roi et le pape à comparaître au tribunal de Dieu.

On a déjà parlé de la longue procédure que suivit contre eux une commission ecclésiastique dont faisaient partie trois frères Prêcheurs et deux frères Mineurs des couvents d'Alais (Alès), et auprès de laquelle maîtres Jean de Roure et Bertrand, notaires en la même ville, remplirent les fonctions de greffiers. Heureusement, cette information, malgré ses longueurs et ses formes rigoureuses, n'eut pas dans notre ville un dénouement sanglant : aucun des chevaliers détenus à Alais (Alès) ne fut condamné, comme ceux de Paris et de Provence, à monter sur le bûcher.

Le concile de Vienne, considérant que les biens des Templiers leur ayant été donnés pour le secours de la Terre-Sainte, il était juste de suivre cette destination, décida, avec le consentement de Philippe-le-Bel, siégeant dans l'assemblée à la droite du pape, que ces biens seraient unis pour le même usage à l'ordre et milice des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, depuis chevaliers de Rhodes, et enfin de Malte (2).
2. Le roi retint pouf les frais du procès les deux tiers des biens mobiliers et garda le Temple de Paris, où il mit son trésor et les chartes de-France.

Les circonstances étaient favorables, dit un historien ; on ne parlait dans tout le monde chrétien qu'avec admiration des Hospitaliers, qui venaient de consommer une des plus glorieuses entreprises qu'on fît jamais contre les Turcs, nous voulons dire la conquête de Rhodes, commencée l'année 1308 et terminée le jour de l'Assomption le 16 d'août 1310.

L'église des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, à Alais (Alès), dont une donation à eux faite par la dame Sibylle (3) fixe la fondation à l'année 1173, était située au Nord de la ville, à l'entrée de cette prairie qui a hérité de leur nom (les prés Saint-Jean), sur l'emplacement qu'à cause de cette origine on nomme encore vulgairement la Gleïséto, et qui est occupé maintenant par une maison particulière, au bas de la rampe dite de la Comté. Dans le comtois de 1586, ce lieu est désigné sous le nom de Saint-Jean-d'Entraigues, ce qui témoigne incontestablement que le Gardon, que les travaux de défense, entrepris sous les derniers évêques, n'avaient point encore rejeté du côté de Brouzen, formait une ile, au milieu de laquelle s'élevait la petite église ou chapelle des chevaliers de Rhodes.
3. Cette dame Sibylle était la femme ou la fille d'un Raymond Pelet. Elle dut jouer un certain rôle, puisque, dans l'Histoire générale du Languedoc, on trouve le sceau dont elle se servait retracé parmi ceux des personnages les plus considérables du temps (Tome 5, planche 5, n° 46)

Soit de son chef, soit comme ayant succédé aux Templiers, l'ordre possédait des commanderies ou prieurés à Saint-Martin d'Arènes, à Bagard (lieu appelé l'EspitaletDomaine de l'Hôpital à Espitalet
Domaine de l'Hôpital à Espitalet
, petit hôpital), à Labedosse (abbas, abbaye). Une croix de Malte sur la façade extérieure d'une chapelle et quelques restes de créneaux, attestent encore, à Arènes, près Le Vigan, le passage de ces chevaliers, dont l'antique manoir a été visiblement dénaturé par des constructions d'une utilité purement rurale. Quant au site, un des plus pittoresques des environs d'Alais (Alès), il était bien selon le goût des antiques abbayes.

A La BedosseDomaine de l'Hôpital à La Bedosse
Domaine de l'Hôpital à La Bedosse
, un morceau curieux est resté comme témoignage du séjour des chevaliers : c'est une cheminée svelte et couronnée de festons crénelés, dont le style sarrasin est parfaitement conservé. D'un autre côté, on a trouvé dans les terres plusieurs bornes sur lesquelles est gravée une croix de Malte, et, dans un bois peu éloigné de l'habitation, les restes de la voûte d'une ancienne chapelle.

Mais de toutes les maîtrises que l'ordre des Hospitaliers possédait dans la contrée, la plus importante, sans contredit, était la Maison du Temple de JalèsDomaine du Temple de Jalès
Domaine du Temple de Jalès
, dans le Bas-Vivarais. Cette commanderie (4), d'après une tradition constante, lui venait des chevaliers du Temple.
4. Les commanderies de Malte, d'abord régies par des séculiers qui en étaient, ou les fermiers ou les receveurs, et qui en rendaient compte, furent ensuite placées sous l'administration d'un chevalier, qui eut le titre de commandeur. On lui donnait pour aides quelques autres chevaliers, et tous ensembles, avec un prêtre de l'ordre qu'ils avaient ordinairement avec eux, formaient une communauté. Sur les revenus des biens, le commandeur prenait une portion pour être envoyée annuellement au receveur du grand prieuré, le reste devant être employé à nourrir et entretenir la communauté et à soulager les pauvres du lieu. Mais la division s'étant mise, en beaucoup d'endroits, parmi les chevaliers qui vivaient ensemble dans une même commanderie, on en vint à laisser le soin de la commanderie à un seul, en le chargeant seulement de payer des pensions à quelques-uns de ses confrères.

Dans les derniers temps, elle comprenait une grande partie des possessions de l'ordre dans les environs. C'est là que l'amiral de Suffren, qui appartenait à l'ordre de Malte avec le titre de bailli, se retira après ses glorieuses campagnes dans les mers de l'Inde ; c'est là que le trouva, à la fin de 1787, le message royal, expédié de Versailles, qui l'appelait au commandement de l'armée navale dont Louis XVI avait ordonné l'armement à Brest, à la suite de quelques difficultés entre la France et l'Angleterre qui avaient fait craindre une guerre nouvelle.

Jusqu'à sa mort, arrivée à Paris le 8 décembre 1788, le bailli de Suffren eut l'administration ou la jouissance des revenus de cette importante commanderie, qui comprenait les biens d'Alais (Alès) (5). Le château, qui existe encore, est situé sur une éminence, au centre de la plaine de Bérias.
5. Au mois de septembre 1785, le bailli de Suffren vint à Alais (Alès) et y séjourna un mois environ. Il y était appelé par le mariage du vicomte de Suffren, son neveu, avec Mlle de Montalet-Alais, fille de M. le vicomte d'Alais. La population l'accueillit avec des transports d'enthousiasme, comme avaient fait les villes de la Provence, sa patrie, à son retour des Indes. Une compagnie à cheval s'organisa pour le recevoir, et le jour où le grand marin traversa la ville, donnant le bras à sa future nièce pour la conduire à l'autel, le vainqueur de Gondelour et de Trinquemale marcha sous un berceau de verdure qui, commençant à la maison du vicomte d'Alais (Alès), dans la rue d'Avéjan, ne se terminait qu'à la cathédrale.

Il y a cinquante ans, cette plaine était couverte d'une vaste forêt dont il reste aujourd'hui quelques vestiges.
C'est là, aux pieds de l'antique manoir, que furent convoqués, le 10 août 1790, les royalistes du Bas-Vivarais, dans le but de former une ligue monarchique et religieuse contre la révolution ; première idée vendéenne généreuse dans son principe, mais qui, faute d'un chef sérieux, aboutit à une insignifiante équipée. Dès le début, cependant, les mânes des illustres chevaliers qui avaient dominé en ce lieu purent croire à une réminiscence de leur affiliation à la fois politique et chrétienne (6).
6. Surveiller la marche de la révolution, et cesser de s'y associer, lutter même contre, elle, du moment qu'elle deviendrait antireligieuse et antimonarchique, tel fut l'objet, dans le principe, de cette confédération connue sous le nom de camp de Jalès. Mais que pouvaient faire des paysans mal armés et surtout mal commandés ? — La garde nationale d'Alais (Alès) et un détachement de troupes régulières envoyés contre une bande de ces partisans qui voulait pénétrer en Bas-Languedoc pour y propager l'insurrection, la virent prendre la fuite, au sommet de la côte de Saint-Brès, après quelques décharges d'artillerie. Bientôt, réfugiés dans le fort de Bannes (ancien château patrimonial de la famille d'Avéjan), 1,200 royalistes, commandés par un officier sorti des régiments royaux, le comte de Saillans, n'attendirent pas une attaque en règle des troupes venues de Joyeuse. Le château fut abandonné pendant la nuit ; les paysans retournèrent à leurs travaux, et le chef, pris dans les montagnes, fut amené sur la place des Vans, où il fut tué sans aucune forme de procès.
Sources: Recherches historiques sur la ville d'Alais (Alès). Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, page 226. Alais (Alès) 1860 - Bnf.

Quelques dates 1118 : En Terre Sainte, fondation de l'Ordre des Templiers par Hugues de PAYENS, d'origine champenoise, et par Geoffroy de SAINT-OMER, chevalier flamand.

1128 : Concile de TROYES. Les Templiers s'établissent en France, très vite sur Lunel et sa région, et presqu'en même temps sur Narbonne, Nîmes, Alès et Bourg Saint-Andiol.

1131 : L'acte le plus ancien, concernant une donation dans la région d'Alès à l'Ordre des Templiers, nous est rapporté par Jean RAYBAUD (Histoire du Grand-Prieuré de Saint-Gilles, publié par le chanoine NICOLAS en 1905 — Tome II, page 274). « Bermond petit seigneur Edition www.nemausensis.com - Page 3/7 d'Alès, Agnès sa femme, Raimond et Bernard leurs enfants, donnèrent le 18 juin 1131, entre les mains de frère Hugues RIGAUD, la terre de SALCET avec sa juridiction, située dans la paroisse de MALONS, canton de GENOLHAC, arrondissement d'ALES »

Hugues RIGAUD est le 1er Maître de la province de PROVENCE et CATALOGNE de l'Ordre du Temple. Il occupa ce magistère de 1128 à 1136. A ce titre il était chargé de recevoir les biens des donateurs. On le retrouve cité dans un grand nombre d'actes concernant le MAS-DIEU et UZES, pour ne citer que la région étudiée (Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple, du marquis d'ALBON, publié par E.G. LEONNARD en 1930 — page 23).

1147 : Fondation de la Commanderie de Jalès, par PONS de BERRIAS (Histoire du Grand-Prieuré de Saint-Gilles, publié par le chanoine NICOLAS en 1905 — Tome II, page 283). Il se pourrait que la création de la Commanderie d'Alais date de la même époque.

Sans date : Aux Archives Départementales des Bouches du Rhône, sous la référence 56H 2.321, le terrier SENHOLVERT, datant de 1508, fait état d'une ancienne maison du Temple Sainte-Agathe d'Alais. Mr GERMER-DURAND, dans son « Dictionnaire topographique du Gard » en 1868 et à la page 201, nous indique qu'elle était située prés du Pont Vieux où se trouvait à la fin du XIXe siècle la tuilerie de l'avenue Carnot, soit l'emplacement actuel de la Place de la République.

Sans date : Dans les « Mémoires et Comptes-rendus de la Société Scientifique et Littéraire d'ALAIS », année 1893 — Tome XXIV — page 162, M RIVIERE-DEJEAN nous rapporte : « Il existait à Alais une maîtrise entourée de beaux et nombreux domaines, il y avait une commanderie à Saint-Martin d'Arènes, elle était la plus importante ; une à Bagard au lieu appelé l'Espitalet, à la Bedoce (commune de Cendras), à Saint-Hilaire de Brethmas et à Jalès, dans le bas Vivarais ». Aujourd'hui, l'emplacement exact de la commanderie Saint-Martin d'Arène n'est pas identifié, seul au Sud-ouest d'Alès, sur la route de SaintChristol, une colline porte ce nom sur la carte de CASSINI, en 1753.

1207 : Dans son « Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple », ouvrage cité cidessus, Mr le marquis d'ALBON fait mention, page 48, de GUILLELMUS de PLANLONC, commandeur (précepteur) de la Maison d'ALAIS. Il nous précise que la grange de PEYROLLES, sur la commune d'ALLÈGRE, dépendait de la commanderie d'ALAIS.

1238 : Dans le même ouvrage, même page, mention est faite d'un autre GUILLELMUS, commandeur de la Maison d'ALAIS.

1244 : Démembrement de la province de PROVENCE-CATALOGNE. ARAGON CATALOGNE devient une maîtrise ou province indépendante (Histoire du Grand-Prieuré de Saint-Gilles, publié par le chanoine NICOLAS en 1905 — Tome II, page 315).

1287 : Frère PONS de BROET, nommé Grand-commandeur de PROVENCE en 1278, est en visite à Alais le 6 juillet 1287 (Histoire du Grand-Prieuré de Saint-Gilles, publié par le chanoine NICOLAS en 1905 — Tome II, page 321).

1296 : La commanderie templière d'ALAIS est unie à celle de JALÈS en VIVARAIS.

GUILLELMUS de RANCO, déjà commandeur de JALÈS en 1294 devient le 1er commandeur de JALÈS et ALAIS de 1296 à 1303. Son successeur GUILLELMUS de JOCONE sera le second et dernier commandeur de JALÈS et ALAIS en 1308. (Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple, du marquis d'ALBON, publié par E.G. LEONNARD en 1930 — page 48).

Vendredi 13 octobre 1307 : Arrestation simultanée de tous les Templiers, sur l'ensemble du royaume. Sur la seule sénéchaussée de Beaucaire, prés d'une dizaine de commanderies et une cinquantaine de maisons sont investies. 33 Templiers sont arrêtés à la commanderie d'ALAIS, 45 à AIGUES-MORTES enfermés à la Tour de CONSTANCE, 60 à BEAUCAIRE et 150 à la commanderie de NÈMES ; soit au total 288 Templiers. A titre de comparaison, ils n'étaient que 140 à PARIS. (Lire le Midi-Libre du samedi 13 octobre 2007, page 4). 1312 : Concile de VIENNE. Les biens des Templiers sont confisqués et remis à l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui sera obligé de restructurer l'ensemble de ses commanderies.

1312 : 22 Templiers arrêtés en 1307 et incarcérés à ALAIS sont absouts et libérés.

1317 : Les biens d'origine templière de la maison d'ALAIS sont rattachés à la commanderie de JALÈS. Ceux de la commanderie d'ALAIS et SAINT-MAURICE seront rattachés, un peu plus tard à la commanderie de SAINT-CHRISTOL, dans l'Hérault.
Sources: nemausensis

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