Département du Val-de-Marne
Santeny (94)
Maisons du Temple de Santeny (94) et Le Plessis-Pommeraie (60)
C'est vers la fin du XIIIe siècle, que les Templiers achetérent le domaine de
Santeny
Maison de Santeny. Jeanne, comtesse de Blois et de Brie, par ses lettres du mois de mars 1290, avait autorisé les frères du Temple d'acquérir et de tenir en main-morte les fiefs qui relevaient d'elle à Santeny, et alors possédés par le chevalier Guillaume, dit Bataille, seigneur de Villemenon.
En vertu de cette autorisation, que la comtesse disait donner pour le salut de son âme, quoiqu'elle la fit payer mille livres aux Templiers, ceux-ci achetérent du chevalier Bataille, en 1292, au prix de 690 livres parisis, sa maison seigneuriale de Santeny, entourée de fossés, avec 94 arpents de terres, droits de justice et de cens qui en dépendaient.
Dans cette vente étaient compris plusieurs fiefs relevant de la seigneurie, le flef d'Ormoy, le fief de Cocigny appartenant à Jean de Brie, le fief d'Adam Du Ban, le fief tenu par le chevalier Polio et d'autres encore.
Les Templiers augmentèrent leur domaine par des acquisitions successives. En 1295, le même chevalier Bataille leur vendit encore dix-neuf arpents de bois à Santeny, au chêne Gaillard, pour le prix de 33 livres parisis.
Le château de Santeny était au XVe siècle une véritable forteresse, avec tours, fossés, pont-levis. Il fut ensuite presque tout démoli ; il n'en restait plus au siècle dernier qu'une partie, avec la basse-cour, cent arpents de terre labourable et 300 arpents de bois, le tout d'un revenu de 1800 livres par an.
Plessis-Pommeraie (Pommeraye)
En 1730, M. Chauvelin, garde des sceaux, ministre d'Etat et président à mortier au Parlement, conçut le projet de réunir à sa seigneurie de Villecresnes celle de Santeny qui y touchait. Pour cela il offrit à Monseigneur le duc d'Orléans, alors Grand-Prieur de France, de lui donner sa terre du Plessis-Pommeraie
Plessis-Pommeraie et son fief de Beaulieu, en échange du domaine de Santeny. Le Grand-Prieur, après avoir pris l'avis du Grand-Maître de l'Ordre et de son conseil, consentit à l'échange proposé, sous condition que M. Chauvelin donnerait en outre deux maisons, hors du faubourg Saint-Antoine, au lieu dit la Grande-Pinte, d'un revenu annuel de 500 livres ; ce qui fut accordé et réalisé par acte notarié du 18 janvier 1733.
La terre du Plessis-Pommeraie consistait eu un château avec basse-cour et 240 arpents de terre, affermés alors avec les droits de justice et de seigneurie 1900 livres.
Le fief de Beaulieu, réuni au domaine du Plessis, formait le complément de cette seigneurie.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Santenay
Santeny (94), Canton de Villecresnes, Arrondissement de Boissy-St-Léger, Département du Val de Marne, Région d'Ile de France
Dans le fond de la vallée (sand ou sant) du Réveillon, à proximité de la source du Biot, dès la période acheuléenne, les hommes s'installent près du gué des Grés. Avant le 12ème siècle, Santeny, avec d'autres localités, était le repaire d'associations de brigands, se parant du titre de Chevalier, qui écumaient la région. Les épaisses forêts d'alors assuraient leurs refuges et favorisaient leurs forfaits.
En 1138, crainte ou repentir, ces « chevaliers » restituent à l'Evêque de Paris la région sous leur influence, une dizaine de Paroisses dont Montgeron, Lieusaint, Santeny.
L'Evêque, à son tour, reverse à l'Abbaye d'Yerres, récemment fondée, les sommes et fondations ainsi restituées.
Au 13ème siècle, pour récompenser les Chevaliers du Temple de leurs exploits aux Croisades, il leur est fait don de bois, terres, fermes, fiefs et dîmes diverses. Il est probable que de tels dons sont faits à Santeny, notemment par une famille Maréchal, prépondérante à l'époque.
Les Templiers s'y installent, leur Prieur prend le titre de Seigneur de Santeny.
De dons en achats et en saisies seigneuriales, leurs richesses deviennent vite considérables et leur confèrent un pouvoir croissant.
C'est peut-être ce qui les incite à remplacer, en 1292, la modeste « maison du Temple », chef lieu de leur commanderie par un robuste château fort, acquis d'un Chevalier Bataile et bâti sur une ile baignée par le Réveillon.
Dans le royaume d'alors, cette montée en puissance est loin d'être un cas isolé, aussi, Philippe le Bel, craignant pour lui-même, fait arrêter et exécuter sans ménagement, les Templiers présent sur le territoire de France.
Sources: Monsieur Alexandre Leseur, Maire de Santeny au 19ème siècle « Quelques mots sur Santeny »
TopC'est vers la fin du XIIIe siècle, que les Templiers achetérent le domaine de
Santeny

Maison de Santeny. Jeanne, comtesse de Blois et de Brie, par ses lettres du mois de mars 1290, avait autorisé les frères du Temple d'acquérir et de tenir en main-morte les fiefs qui relevaient d'elle à Santeny, et alors possédés par le chevalier Guillaume, dit Bataille, seigneur de Villemenon.
En vertu de cette autorisation, que la comtesse disait donner pour le salut de son âme, quoiqu'elle la fit payer mille livres aux Templiers, ceux-ci achetérent du chevalier Bataille, en 1292, au prix de 690 livres parisis, sa maison seigneuriale de Santeny, entourée de fossés, avec 94 arpents de terres, droits de justice et de cens qui en dépendaient.
Dans cette vente étaient compris plusieurs fiefs relevant de la seigneurie, le flef d'Ormoy, le fief de Cocigny appartenant à Jean de Brie, le fief d'Adam Du Ban, le fief tenu par le chevalier Polio et d'autres encore.
Les Templiers augmentèrent leur domaine par des acquisitions successives. En 1295, le même chevalier Bataille leur vendit encore dix-neuf arpents de bois à Santeny, au chêne Gaillard, pour le prix de 33 livres parisis.
Le château de Santeny était au XVe siècle une véritable forteresse, avec tours, fossés, pont-levis. Il fut ensuite presque tout démoli ; il n'en restait plus au siècle dernier qu'une partie, avec la basse-cour, cent arpents de terre labourable et 300 arpents de bois, le tout d'un revenu de 1800 livres par an.
Plessis-Pommeraie (Pommeraye)
En 1730, M. Chauvelin, garde des sceaux, ministre d'Etat et président à mortier au Parlement, conçut le projet de réunir à sa seigneurie de Villecresnes celle de Santeny qui y touchait. Pour cela il offrit à Monseigneur le duc d'Orléans, alors Grand-Prieur de France, de lui donner sa terre du Plessis-Pommeraie

Plessis-Pommeraie et son fief de Beaulieu, en échange du domaine de Santeny. Le Grand-Prieur, après avoir pris l'avis du Grand-Maître de l'Ordre et de son conseil, consentit à l'échange proposé, sous condition que M. Chauvelin donnerait en outre deux maisons, hors du faubourg Saint-Antoine, au lieu dit la Grande-Pinte, d'un revenu annuel de 500 livres ; ce qui fut accordé et réalisé par acte notarié du 18 janvier 1733.
La terre du Plessis-Pommeraie consistait eu un château avec basse-cour et 240 arpents de terre, affermés alors avec les droits de justice et de seigneurie 1900 livres.
Le fief de Beaulieu, réuni au domaine du Plessis, formait le complément de cette seigneurie.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Santenay
Santeny (94), Canton de Villecresnes, Arrondissement de Boissy-St-Léger, Département du Val de Marne, Région d'Ile de France
Dans le fond de la vallée (sand ou sant) du Réveillon, à proximité de la source du Biot, dès la période acheuléenne, les hommes s'installent près du gué des Grés. Avant le 12ème siècle, Santeny, avec d'autres localités, était le repaire d'associations de brigands, se parant du titre de Chevalier, qui écumaient la région. Les épaisses forêts d'alors assuraient leurs refuges et favorisaient leurs forfaits.
En 1138, crainte ou repentir, ces « chevaliers » restituent à l'Evêque de Paris la région sous leur influence, une dizaine de Paroisses dont Montgeron, Lieusaint, Santeny.
L'Evêque, à son tour, reverse à l'Abbaye d'Yerres, récemment fondée, les sommes et fondations ainsi restituées.
Au 13ème siècle, pour récompenser les Chevaliers du Temple de leurs exploits aux Croisades, il leur est fait don de bois, terres, fermes, fiefs et dîmes diverses. Il est probable que de tels dons sont faits à Santeny, notemment par une famille Maréchal, prépondérante à l'époque.
Les Templiers s'y installent, leur Prieur prend le titre de Seigneur de Santeny.
De dons en achats et en saisies seigneuriales, leurs richesses deviennent vite considérables et leur confèrent un pouvoir croissant.
C'est peut-être ce qui les incite à remplacer, en 1292, la modeste « maison du Temple », chef lieu de leur commanderie par un robuste château fort, acquis d'un Chevalier Bataile et bâti sur une ile baignée par le Réveillon.
Dans le royaume d'alors, cette montée en puissance est loin d'être un cas isolé, aussi, Philippe le Bel, craignant pour lui-même, fait arrêter et exécuter sans ménagement, les Templiers présent sur le territoire de France.
Sources: Monsieur Alexandre Leseur, Maire de Santeny au 19ème siècle « Quelques mots sur Santeny »

