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Département des Deux-Sèvres

Bagnault   (79)
Maison du Temple de Bagnault
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: La Mothe-Saint-Héray, Commune: Exoudun - 79




Maison du Temple de Bagnault


Dans la paroisse d'Exoudun, les décimateurs ecclésiastiques sont M. le commandeur de Bagnault et le prieur de Font-Blanche.

C'est à Bagnault qu'était le commanderie des Templiers, elle relevait de la Maison du Temple d'Ensigné, sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Sources: Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres, tome XV. Niort 1852

Maison du Temple de Bagnault
Une commanderie de Templiers y a été fondée à une époque inconnue, peut être au 12e siècle.

Après l'expulsion des Templiers en 1307, leurs biens furent accordés aux Hospitaliers et, par la suite, gérés par eux. La chapelle des Templiers a été ruinée durant les guerres de Religion, pendant lesquelles ce village a particulièrement souffert, notamment au cours des hivers 1574 et 1575, quand un millier de reîtres ont campé dans les environs.
Cette dite commanderie relevait de la commanderie de Villegast.
Sources: Base Mérimée - BNF

Maison du Temple de Bagnault
Extraits des Registres de délibérations des municipalités d'Exoudun et de Pamproux, 1 mars 1789 - 1 décembre 1795

Le syndic communique une lettre de M. Vigan, contrôleur des vingtièmes du département de Saint-Maixent, en date du 16 de ce décembre 1789, par laquelle il indique qu'il se rendra jeudy, 24 de ce mois, à La Mothe Saint-Heray, pour y recevoir la déclaration de tous les biens ecclésiastiques, les biens et forêts du domenne, ceux des apanages, des hôpitaux et des collèges, les biens patrimoniaux ou d'engagements, ceux de l'ordre de Malthe, etc., conformément au décret de l'Assemblée nationale du 2 novembre dernier (1), par laquelle dite lettre le sindic est tenu, aussitôt sa réception, de prévenir tous les propriétaires ou fermiers de biens fonds ci-dessus énoncés, afin que, munis de leurs titres et baux à ferme, ils puissent assister à cette vérification. Le dit sieur sindic est également prié de communiquer cet avertissement à tous les membres composant la dite municipalité, pour qu'ils puissent se procurer tous les renseignements qui constatent, la totalité et le produit de ces mêmes biens fonds, et que le sindic et un membre de la municipalité se rendent à La Mothe pour donner au susdit controlleur les éclaircissements relatifs à cette opération.

Maison du Temple de Bagnault
Le commandeur de Bagnault percevait des dîmes, rentes situées à la Villedieu-du-Perron, affermées 78 livres.

1. Qui mettait tous les biens ecclésiastiques a la disposition de la nation, a la charge de pourvoir, d'une manière convenable, aux frais du culte, a l'entretien de ses ministres, au soulagement des pauvres. En conséquence de ce décret, les directoires levèrent un état de tous les domaines ecclésiastiques situés sur leur territoire et procédèrent incessamment aux ventes dans les formes présentes. Le 12 octobre 1790, les six districts des Deux-Sèvres avaient reçu avis de se mettre A l'oeuvre, d'activer les municipalités, la loi prescrivant la plus grande célérité dans la vente des biens. Aussitôt que l'estimation en serait faite, les districts eurent ordre de passer de suite a la vente, sans autre formalité préalable qu'une publicité sans égale: le 15 de chaque mois, le tableau des domaines estimés le mois précédent était affiché jusque dans les plus petits villages du département. (Histoire de l'Administration, supplément du département des Deux-Sèvres, tome I, page 30)
Sources: Mémoires - Société historique et scientifique des Deux-Sèvres. Niort 1909.
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Boissière-en-Gâtine (La)   (79)
Maison du Temple de La Boissière-en-Gâtine
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Parthenay, Canton: Mazières-en-Gâtine - 79


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Maison du Temple de La Boissière-en-Gâtine
La Maison de la Boissière était un membre de la Maison du Temple de l'Hopiteau.


La Boissière-en-Gâtine et le Procès
Rien ne subsiste sinon le souvenir de ses quatre moulins à eau et trois à vent, ainsi que la commanderie des Templiers de La Boissière, qui fut vers 1313 dévolue aux Chevaliers de Malte.

Le pays de Gâtine est situé dans le bas Poitou et a pour chef-lieu Parthenay ; c'est dans cette règion que fut la maison de La Boissière, du diocèse de Poitiers. Frère Jean Bertaud, sergent, reçu vers 1292 à Champgillon, fut le dernier précepteur de cette maison de La Boissière « Buxeris in Gastina, Pictavensis diocesis » que nous ne connaissons que par son interrogatoire.

précepteur de la Boissière-en-Gâtine: 1308, frère Jean Bertaud, sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Frater Joannis Bertaldi
La Maison de la Boissière-en-Gâtine est mentionnée dans les pièces du procès des Templiers. On y voit le frère Jean de Bertaud, frater Joannis Bertaldi Pictavensis diocesis preceptorque Buxeris in Gastina ejusdem diocesis, interrogé par les commissaires pontificaux, à Paris, le 12 mai 1310.
Procès des Templiers, publié par J. Michelet, tome I, page 270. Jean de Bertaud, ainsi qu'il l'indique aux commissaires, avait subi un premier interrogatoire à Saint-Maixent, en présence du sénéchal du Poitou et de Jean de Jamville, huissier d'armes du roi, préposé à la garde des Templiers. Plus tard, il avait été interrogé à nouveau par l'official de Poitiers assisté de frères prêcheurs et mineurs et du doyen de la cathédrale.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Templiers à Parthenay
Maison des Templiers à Parthenay, entre le milieu du XIIIe siècle et la fin du XIVe siècle.
Localisation imprécise, rue de la Vau-Saint-Jacques.
Elle appartient aux Templiers.

On pense que cette propriété dans Parthenay était un membre de la maison de La Boissière. Et, on ne sait pas si cette Maison était une « Domus Templi », ou une simple maison de rapport.
Sources: Archives de la bibliothèque municipale de Poitiers (fonds B. Ledain); Ledain 1897: page 123.
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Bret (Le)   (79)
Maison du Temple Le Bret
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Chef-Boutonne - 79


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Maison du Temple Le Bret


— On trouve sur le document écrit par les juristes de Philippe le Bel au sujet des rétrocessions des biens des Templiers aux Hospitaliers, le nom de la Maison de Brez.

— Et encore, il est mentionné pour rétrocession, le nom de la Maison de Brez, (Domus Templi de Brez) cette Maison était située proche de la commanderie d'Ansigné.
Sources: M. Charles Tranchant: Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest - 2e série 1880-1882, Tome 2 - Poitiers-Paris - 1883

Maison du Temple de Bret
Bret, village sur la commune d'Aubigné.
— Il y avait une ancienne Maison du Temple qui dépendait de la Maison du Temple d'Ensigné. Elle passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1313 (Sources Bulletin des Antiquaires de l'Ouest 1882)
— L'Oppitau de Brez, 1455.
— Bretz, 1456.
— Brests, 1459, archives de la commanderie d'Ensigné.
Sources: Dictionnaire Topographique des Deux Sèvres - Bélisaire Ledain - Poitiers, M. DCCCC. II
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Cenan   (79)
Maison du Temple de Cenan
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Coulonges-sur-l'Autize - 79


Maison du Temple de Cenan
Maison du Temple de Cenan


La Maison du Temple de Cenan, bâtie sur la commune de Saint-Pompain. Cette importante Maison du Temple, possédait une cinquantaine de fiefs sur les paroisses environnantes dont Cenan, Saint-Pompain, Nieul-sur-l'Autize et autres. Saint-Pompain était un fief noble appartenant à la Maison du Temple.
Sources: Bélisaire Ledain, Dictionnaire Topographique du département des Deux-Sèvres, publié par Alfred Dupond archiviste des Deux-Sèvres, Poitiers M. DCCCC. II.

Cenan, village et moulin sur la commune de Saint-Pompain
— Sanans, XIIe siècle (Cartulaire de l'Absie, ap, Dupuis, 828)
— Domus Templi de Thonans cum capella, 1300 (gr-, Gauthier)
— Senans, 1882 (Bulletins des Antiquaires de l'Ouest)
— Lospital de Cenans, 1448; Cenan, 1598; Cenant, 1668; Senan, 1700, 1715 (Archives V. H. 3, L. 319, 323)
— La Maison du Temple de Cenan, puis commanderie de l'Hôpital de Cenan formait avec la commanderie de Sainte-Gemme, son annexe, l'une des quatre chambres prieurales du grand-prieuré d'Aquitaine (Archives D.S H 232)
Sources: Dictionnaire Topographique du Département des Deux-Sèvres, par Bélisaire Ledain. Poitiers M. DCCCC. II
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Clairin   (79)
Maison du Temple de Clairin
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Melle, Commune: Saint-Léger-de-la-Martinière - 79



Maison du Temple de Clairin


— On trouve sur le document écrit par les juristes de Philippe le Bel au sujet des rétrocessions des biens des Templiers aux Hospitaliers, le nom de la Maison de Clairin.

— Il est mentionné pour rétrocession, le nom de la Maison de Clairin, (Domus Templi de Clairin).

Clairin, village, sur la commune de Saint-Léger-lez-Melle.
— Clarens, 1313, (Bulletin des Antiquaires de l'Ouest).
— Clérins sur la carte de Cassini.
— Ancienne maison des Templiers, remise aux Hospitaliers en 1313.
Dictionnaire Topographique du département des Deux-Sèvres. Par Bélisaire Ledain, publié par Alfred Dupond - Poitiers M. DCCCC. II.
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Crouzilière (La)   (79)
Maison du Temple de la Crouzilière
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Mothe-Saint-Héray - 79023



Maison du Temple de la Crouzilière


— On trouve sur le document écrit par les juristes de Philippe le Bel au sujet des rétrocessions des biens des Templiers aux Hospitaliers, le nom de la Maison de Crouzilière.
— Il est mentionné pour rétrocession, le nom de la Maison de Crouzilière, (Domus Templi de Crouzilière).
Sources: M. Charles Tranchant: Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest - 2e série 1880-1882, Tome 2 - Poitiers-Paris - 1883

Crouzelière (La), ferme sur la commune d'Avon
— La Crozillière, 1313, Maison du Temple remise aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1313 (Bulletin des Antiquaires de l'Ouest, 1882)
Sources: Dictionnaire Topographique du Département des Deux-Sèvres, par Bélisaire Ledain. Poitiers M. DCCCC. II
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Ensigne   (79)
Maison du Temple d'Ensigné
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Brioux-sur-Boutonne - 79


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Sources Image: La Commanderie 79170 Ensigné


La commanderie d'Ensigné remonte, à la première moitié du XIIe siècle, car elle possède encore une chapelle romane.

En 1254, Pierre Marquansane vendit aux Templiers d'Ensigné un fief dépendant du château de Dampierre, résidence de Guillaume Maingot, sire de Surgères. Le seigneur de Surgères investit donc de ce fief le commandeur Pierre Adry.

Pendant le procès fait à l'ordre, les commanderies furent administrées dans la sénéchaussée de Poitou par Jean de Génis. Frère Hugues de Theil, commandeur des Hospitaliers de la Rochelle, envoya en 1313, le notaire Guillaume Hervé faire l'inventaire des maisons d'Ensigné et de Bret. On trouva dans la chapelle un calice et une patène dorés, des couvertures d'autel en toile et en toile brodée de soie, des corporaux, des croix en cuivre et argentées, des parements de soie et de laine pour l'autel, une châsse en cuivre avec des reliques, des chasubles, aubes, étoles, chapes, bannières en soie, de petits chandeliers en cuivre, d'autres en étain pour les cierges, un coussin pour placer sous le missel, les livres liturgiques, un manteau de soie brodé d'or entourant la statue de la sainte Vierge. Enfin il y avait différents objets indiquant que trente-trois personnes environ logeaient â la commanderie.


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Sources Image: La Commanderie 79170 Ensigné


La maison avait pour dépendances, celle de Bret (Paroisse d'Aubigné, dans la châtellenie de Chef-Boutonne,) qui, d'après l'inventaire, était habitée seulement par sept ou huit personnes. Son peu d'importance est encore indiqué par une toute petite chapelle de style gothique flamboyant.

Ensigné en 1889
La commanderie, autrefois des plus importantes, comprend encore le manoir, une grange immense, la chapelle et d'autres bâtiments, le tout couvrant plus d'un hectare.


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Sources Image: La Commanderie 79170 Ensigné


Les détails d'architecture de l'intérieur, tels que chapiteaux et moulures, sont parfaitement conservés. Des motifs de décoration en peinture ornaient les chapiteaux et la corniche, mais c'est â peine si on en retrouve les traces. La lumière entre par une fenêtre â l'ouest, deux fenêtres au sud, et par trois autres percées dans le mur de fond.

Le mur nord n'en a pas une seule. On a donc eu l'intention, en construisant la chapelle, d'adosser des bâtiments à l'extérieur de ce mur. En effet, une porte latérale y est pratiquée. Cette porte donnait passage dans un édifice très bas, qui régnait tout le long du mur nord de la chapelle. A l'angle nord-ouest de la chapelle, se termine un autre bâtiment qui est bien roman, si on considère l'ébrasement des fenêtres et l'épaisseur des murs. Enfin l'alignement des murs vient correspondre exactement avec ceux de l'édifice roman qui comprend le cellier et la grande salle.


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La chapelle romane (Longue de 21 mètres et large de 9 mètres) est belle.


Le cellier est absolument remarquable. Il se compose d'un sous-sol et d'un rez-de-chaussée auquel on arrive par un escalier de huit ou dix marches.

Le sous-sol est le cellier, et le rez-de-chaussée, probablement la salle des réunions mentionnée dans l'inventaire de 1313.

C'est une grande pièce nue ayant quatorze mètres de long, six de large. Les murs épais d'un mètre et demi sont percés par trois fenêtres romanes se composant chacune de deux petits arceaux en plein-cintre, ornés de motifs romans, et supportés par une colonnette.

Ces fenêtres sont décorées extérieurement par des motifs d'ornementation romane d'une finesse et d'une originalité extrêmes. La porte est également romane. La cheminée seule a été remplacée. Le mur a été exhaussé il y a très longtemps, pour opérer un changement de charpente. On voit encore les trous des soliveaux primitifs et l'angle de l'ancien pignon.

Le sous-sol est une fort belle cave couverte d'un berceau brisé et éclairé par quatre fenêtres. La manière hardie dont les voussures intérieures de ces fenêtres pénètrent la voûte, ajoute encore à la beauté de leur construction.


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Quant à la grange, un linteau de bois termine en haut sa porte charretière.


Malgré sa vétusté, il a pu être changé, car on croirait qu'il, y a eu des remaniements dans la partie basse du mur. Néanmoins il est toujours supporté de chaque côté par deux pierres de fortes dimensions et décorées de petits sujets d'ornementation romane. Au-dessus est une fenêtre romane identiquement pareille, sauf les décorations, à celles de la grande salle.


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Fenêtre du pignon de la grange


Le mur de fond est remarquable par son épaisseur, par les fortes dimensions des pierres de taille, et par le soin avec lequel l'appareil est exécuté. Les piliers doivent être également romans. Leur appareil est le même que celui des murs et aussi soigné. Les saillies en chanfrein qui les décorent, pas tout à fait à la moitié de leur hauteur, ont la même forme que les cordons extérieurs de la chapelle.


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Nous avons donc là un spécimen très beau et très complet d'une grange du XIIe siècle, ayant une superficie de 240 m2.


En face de la porte de la grange se dresse un donjon garni de tours, de douves, et isolé des autres bâtiments. Des chevaliers y habitaient à l'ordinaire et toute la commanderie venait s'y renfermer en cas d'attaque. Il n'en reste que le bas de deux tours et la porte.

Les Hospitaliers ont remanié toute la construction au XVe siècle. Ce donjon, la porte en tiers-point, avec herse et pont-levis, la forme de l'écusson des Templiers portant la croix entourée de l'orle, indiquent le milieu du XIIIe siècle. Les tours sont munies de meurtrières, et celle du nord-ouest, d'un réduit à parois maçonnées, cylindrique par le bas, ayant en haut la forme d'une poire, s'enfonçant profondément dans le sol, et dans lequel on entre par un trou circulaire percé au milieu du sol de la tour. Cela devait servir de magasin à blé et aussi de cachot, car une petite niche carrée est pratiquée dans le mur, à hauteur d'homme, pour que le prisonnier y déposât sa nourriture.

Des remaniements faits à l'intérieur du manoir, il résulte que le bas seulement des tours est contemporain des Templiers. Extérieurement cela se voit par la décoration des angles que font les murs des tours avec celui de la porte. Au-dessus de la porte sont des ornements du XVe siècle, y compris le mâchicoulis décoré par deux arcades en courbes et contre-courbes ; donc les Hospitaliers ont refait la partie supérieure des tours.

Dans les servitudes actuelles une pierre tombale de chevalier du Temple sert de linteau de porte. Ce bloc de pierre, probablement retaillé, a un mètre soixante-dix de longueur. Sur une des faces est sculptée ou plutôt dessinée, par un seul trait continu en forme de rainure, une épée dont la forme est antérieure à la fin du XIIIe siècle.


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Vestige d'une pierre tombale d'un chevalier Templiers


Il serait fort à désirer que les sociétés savantes du Poitou prissent des mesures pour conserver la commanderie d'Ensigné, ensemble si remarquable et si rare de constructions presque toutes romanes.

Ensigné de nos jours


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Sources Image: La Commanderie 79170 Ensigné


Château pour les uns, Manoir pour les autres, « La Commanderie », située sur la commune de Ensigné (canton de Brioux/Boutonne), fut fondée au XIIe siècle par Hugues de Payns. La Commanderie, d'abord aux mains des templiers est passée, par la suite, sous la protection des Hospitaliers et ce, jusqu'à la Révolution. Une partie des bâtiments a disparu. A la fin du XIXe siècle, pourtant, cet ensemble couvrait plus d'un hectare et comprenait le manoir, une grange immense, et la chapelle. Le manoir existe toujours ; il s'agit d'une haute construction rectangulaire flanquée sur un de ses côtés de deux tours cylindriques massives datant du XIIe siècle. Elle possède sur la façade arrière un tour d'escalier du XVe siècle. Sur sa façade principale, le logis est cantonné d'une tour carrée. Cette construction a été considérablement transformée au XVIIIe siècle. Quant à la chapelle romane, elle est devenue une grange. Il semblerait que plusieurs souterrains relient, dans le bourg d'Ensigné, une demeure qui n'était autre que l'ancienne prison faisant partie de La Commanderie.
Sources: Henri de la Rochebrochard - Revue Poitevine et Saintonge - 1889

Maison du Temple d'Ensigné
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Brioux-sur-Boutonne - 79

Ensigné, commune de Brioux (79).
— Ansiniacun, vers 1103 (Font. LXIII, p. 515)
— Ansignec, XIIIe siècle (censif de Chizé)
— Ansigny, 1254 (Archives V. H. 3)
— Ansiyniacus, 1286 (Arch. V. Mont. I. 95)
— Ensaygnec, 1300 (gr.-Gauthier)
— Ansigné (pr. v. ap. bulletin antiquaires de l'ouest 1882)
— Ancigny, 1432 ; Enssigné, Ansigné, 1460 ; Anseigné, 1462 ; - Anceigné, 1498 (archives V. H. 3)
— Encigny, 1608 (archives V. H. 3)
— Ensigné, 1670 (arch. Barre, 1)
— Ensigny, 1716 (arch. D.-S. G. 61)
— Sainte-Radegonde d'Ansigny (pouillé 1782)
— La châtellenie d'Ensigné, Maison du Temple, puis commanderie de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, d'un revenu de 7,000 livres, relevait du château de Niort (état de l'élection de Niort 1716). Dépendait de l'archiprêtré de Melle et de l'élection de Niort. Il y avait 104 feux en 1716, et 124 en 1750.
— Le canton d'Ensigné, créé en 1700 et composé des communes d'Asniéres, Crezières et Paizay-le-Chapt, fut plus tard réuni à celui de Brioux.
Sources: Dictionnaire Topographgique du département des Deux-Sèvres. Réalisé par Bélisaire Ledain et publié par Alfred Dupon. Poitiers M DCCCC II
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Lande-de-Gourgé-Parthenay   (79)
Maison de la Lande-de-Gourgé - dite se Saint-Georges
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Parthenay, Canton: Saint-Loup-Lamairé - 79

Le domaine de la Lande, situé dans la commune de Gourgé, au nord et à 7 km de Parthenay (Deux-Sèvres), est aujourd'hui une grande ferme de 140 hectares qui présente la particularité de n'avoir pas été divisée, comme tant d'autres, et d'avoir conservé ses grands champs, comme autrefois.

Les bâtiments sont tous affectés à l'exploitation agricole et ont l'aspect modeste de la plupart des fermes de la Gâtine. Mais on y voit çà et là des portions de mur en pierres de taille très anciennes; on y remarque d'un côté une vieille tour dépouillée de son toit d'origine et d'un autre côté les restes d'une chapelle.

Cette chapelle mérite de retenir l'attention. Longue de 14 mètres, large de 8 m, elle est épaulée à l'extérieur par des contreforts plats.

A l'intérieur, on y voit 4 colonnes dont deux sont noyées dans un mur de refend construit postérieurement. Les deux autres sont bien apparentes. Ce sont du pilastre formé d'une demi-colonne sur dosseret avec base à glacis et qui sont surmontés d'un chapiteau à volutes, assez écrasé. Au-dessus on remarque des traces de voûte en berceau sur doubleau à double rouleau. Mais la voûte a disparu depuis longtemps et laisse voir une vulgaire charpente couverte de tuiles.

Il y a une fenêtre et une porte à arc brisé; de même deux entrées aujourd'hui bouchées sont à arc brisé.

Tout porte à penser que la construction de cet édifice remonte au XIIe ou au début du XIIIe siècle.

Aussi la Lande de Gourgé n'avait-elle pas échappé à l'attention du grand historiographe de la région Bélisaire Ledain, qui, dans son ouvrage La Gâtine historique et monumentale, y a consacré quelques lignes.

On y lit: Les domaines des Templiers ayant été donnés aux Chevaliers de Jérusalem appelés plus tard de Malte, les deux maisons de la Boissière-en-Gâtine et de Saint-Georges de la Lande de Gourgé ou de Parthenay passèrent entre les mains de leurs nouveaux maîtres en 1313...

Nous savons seulement par le livre de Bélisaire Ledain que le commandeur de la Boissière-en-Gâtine, le frère Jehan de Bertault, fut parmi les Templiers arrêtés; mais il n'aurait pas été condamné (Lévrier, Histoire des Deux-Sèvres, p. 40).

Par contre, il existe aux Archives nationales un procès-verbal de remise des biens des Templiers aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem dans le Poitou, en date du 20 mai 1313, dressé par Guillaume Demer, garde du sceau du roi à Poitiers, en présence de Guillaume Hervé, prêtre, notaire et juré de la Cour du sceau.

Afin de donner une idée de l'importance de la Commanderie, il paraît utile de reproduire l'énumération des principaux objets mobiliers qui s'y trouvaient:

1 — calice doré et 1 — patène,
2 — croix d'argent doré avec reliques,
1 — encensoir de cuivre,
2 — missels notés,
2 — croix de cuivre,
3 — chasubles de soie, 3 aubes parées,
3 — étoles,
1 — vieux surplis,
1 — mauvais drap de soie,
1 — boîte de cuivre à mettre le sacre,
1 — épistolier,
1 — bréviaire,
18 — couettes de plumes,
Des tapis, oreillers, serviettes,
1 — vieille chaudière,
1 — mauvaise serpe,
1 — faux,
12 — fouloirs,
6 — boeufs arables,
26 — vaches et taureaux,
3 — veaux de lait,
98 — moutons,
35 — agneaux.

Cette énumération appelle deux remarques: le nombre de lits autorise à penser que les Templiers de la Lande remplissaient des devoirs hospitaliers. L'importance du cheptel vif montre que l'exploitation des terres était très développée, beaucoup plus qu'elle ne le sera au XVIIIe siècle, ainsi que nous le verrons plus loin.

Au point de vue immobilier, la commanderie de la Lande de Gourgé comprenait:
1— des terres et bois s'étendant sur les paroisses de Gourgé, la Peyratte et Aubigny;
2— le moulin du Gué, paroisse de Gourgé;
3— le moulin du Temple, paroisse du Sépulcre près Parthenay;
4— une maison à Parthenay, maison qui paraît être celle que l'on désigne aujourd'hui comme maison des Templiers et qui est située rue de la Poste.

Au point de vue des droits féodaux, la cession avait compris tous les droits seigneuriaux en vigueur à cette époque. Car Philippe le Bel avait eu soin de spécifier dans son acceptation du transfert des biens des Templiers aux Hospitaliers: « Nous acceptons la disposition, l'ordonnance et le transfert, sous réserve que tous les droits sur lesdits biens appartenant à nous, aux prélats, aux barons, aux nobles et autres personnes quelconques de notre royaume, soient saufs à toujours. » (Lizerand, Le Dossier des Templiers, p. 203.)

Donc, l'ordre des frères Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem recueillit à cette époque (1313) la commanderie de la Lande de Gourgé (qui dans la suite fut appelée également la Lande de Saint-Georges ou petite Lande de Parthenay), et cela avec toutes ses appartenances et dépendances et avec les privilèges attachés aux terres nobles, droit de lever des impôts et droit de rendre la justice.

Le seigneur commandeur de la Lande avait droit de haute justice. Cette prérogative fut réduite par les progrès de l'autorité royale, qui diminua la compétence des justices seigneuriales et les subordonna à ses propres tribunaux. Néanmoins la juridiction du commandeur de la Lande subsista jusqu'à la suppression des justices seigneuriales par la Révolution.

Et il est à signaler que parmi les terres de la Lande il est un champ qui était désigné sous le nom de Champ des Justices et qui est encore porté au cadastre sous cette désignation. C'est là sans doute que se dressaient les fourches patibulaires où les malfaiteurs condamnés à mort étaient pendus.

Quelle était, au XVIIIe siècle, l'importance de la commanderie de la Lande ?

Au point de vue territorial, le domaine de la Lande était composé à peu près des mêmes terres qu'actuellement et comprenait en outre 50 hectares de bois situés au sud et qui font aujourd'hui partie de la propriété voisine.

Une visite de 1752, faite à la requête de M. de Brilhac, donne la nomenclature des bâtiments et des terres:
Une ancienne chapelle en ruine;
Le logis avec 2 chambres basses,
2 — chambres hautes;
le vieux logis formé d'une ancienne tour dans laquelle était le fourniou avec 1 chambre haute;
3 — écuries,
1 — grange,
1 — petit colombier,
2 — toits à porcs,
2 — jardins potagers dont l'un dit du canard;
Puis le logement des métayers avec 2 chambres basses,
Une étable,
Une grange,
Un fourniou et un four.

Les terres sont désignées
Champ de la Commanderie;
Champ des Justices;
Le patis neuf,
Le pré neuf,
Le pré de Moque-charrette,
Le pré de la Commanderie,
Le pré de la Cour;
Les bois Moreau,
Des Echasséries,
Du Foignaud,
Le grand bois;
Un grand étang;
Un petit étang.

La commanderie comprenait encore comme du temps des Templiers: le moulin du Gué sur le Thouet (paroisse de Gourgé);
Le moulin du Temple (paroisse du Sépulcre, près Parthenay et touchant le moulin de Brossard);
1 — maison à Parthenay située grand'rue de la basse ville, en descendant à Saint-Jacques, paroisse Saint-Jean.

Outre tous ces biens immobiliers, la commanderie de la Lande était bénéficiaire de cens, dîmes et terrages, dont il paraît utile de reproduire la liste telle qu'elle a été établie à la fin du XVIIIe siècle.

Mémoire des Cens, Rentes, Dîmes et Terrages dus à la Commanderie de la Lande:
8 — sols de cens sur une maison à Parthenay près Saint-Laurent;
5 — sols de cens sur le fief des Marouillais;
5 — sols de cens sur la métairie du Préau, paroisse de la Peyratte, et moitié de la dîme verte et de charnage;
La rente de 60 boisseaux de seigle sur le Moulin Vernou, paroisse de Gourgé, et la dîme verte et de charnage;
La rente de 8 boisseaux de seigle sur la métairie de Lambertière (paroisse de La Peyratte);
10 — deniers de cens sur les terres appelées Chatnoyé près Lageon, à partager avec la commanderie de la Boissière, ainsi que la moitié de la dîme verte;
La rente de 4 boisseaux de seigle et 8 boisseaux d'avoine, 1 chapon, dîme et charnage sur les terres de la Barre, côté de l'étang;
5 — sols sur le Chiron blanc (à M. d'Orfeuille);
14 — sols sur la Charnière (à M. d'Orfeuille);
1 — boisseau de seigle, 1 poule, 22 sols, et la dîme au 6 sur la Braudière;
5 — sols sur la métairie du Chillois (à M. Turquand d'Auzais);
14 — sols, 1 chapon, la dîme verte sur les borderies de la Barre;
30 — sols sur une pièce de terre près du bourg d'Aubigny;
3 — sols sur une maison à Parthenay;
4 — sols 15 deniers sur deux maisons près l'église de Gourgé;
2 — boisseaux seigle, 2 chapons, le terrage au 12, sur tènement du Fontenioux (paroisse la Peyratte);
4 — boisseaux de seigle quérable et 3 boisseaux sur le moulin à Gué:
14 — boisseaux seigle, 2 chapons, 2 poules, 15 sols, dîmes au 6 sur les fruits et terrage sur le tennement de Bellebouche (à Chaboceau);
5 — sols, 1 poule, terrage au 6, sur Champrond;
5 — sols sur la Bodinière près Lamairé;
15 — sols, 1 chapon sur le Quaireux de Gourgé;
2 — sols, la dîme au 24, des brebis et cochons sur Bonnevaux;
1 — setier seigle, 1 chapon sur le Pressoux;
2 — sols, 1 chapon sur le Gats de Viennay;
22 — boisseaux de froment sur Laubonière près de Noizé;
12 — boisseaux de seigle, quérable sur la Vieille-Peyratte (à M. Poignand de la Salinièré);
4 — sols et terrage au 6 sur le Petit-Breuil (Peyratte);
42 — sols et terrage au 6 sur la commanderie de Malzerte (paroisse de Saurais);
5 — sols sur la Ménardière (aux héritiers Cornuault);
13 — sols sur Cherchemont (paroisse de Saurais);
6 — sols, 1 chapon sur la Sapinière (paroisse de Saurais);
3 — setiers de seigle sur la Guichardière (paroisse de Saurais);
4 — sols sur le Pré blanc (paroisse de Saurais);
12 — sols et dîme verte sur la Maison Neuve de Saurais;

Il est à déplorer et ce comme à leurs habitudes, les différents commandeurs Hospitaliers n'ont pas entretenus les bâtiments de cet héritage. Les commandeurs ne vivant plus dans les lieux, les laissèrent à l'abandon, entre les mains des fermiers ou autres à qui ils louèrent les terres. Eux, se pavanaient dans l'hôtel de Poitiers ancienne résidence des Maîtres Templiers.

En effet, il résulte des visites faites depuis le début du XVIIIe siècle, que les terres avaient été de plus en plus saccagées, à tel point qu'au cours des visites qui ont eu lieu de 1720 à 1780, il a été successivement constaté que le grand bois (130 arpents) était totalement ruiné, le bois des Echasseries (5 arpents) ne portait plus trace de taillis, mais seulement de vieilles souches, le bois Moreau (3 arpents) et le bois Foignaud (10 arpents) étaient en très mauvais état.

D'ailleurs, dès 1727, le commandeur de La Lande avait été l'objet d'un procès-verbal de la maîtrise des Eaux et Forêts de Fontenay-le-Comte pour ce motif que le garde forestier avait constaté qu'on avait coupé 117 chênes au delà du nombre permis par les édits royaux qui avaient prescrit que les gens de mainmorte devaient laisser dans leurs bois une réserve propre à produire de la haute futaie. Une amende de 2.456 livres avait été infligée pour ce fait.

En 1732 un constat ordonné par Pierre Joffrion, seigneur de la Gestière, maître particulier de la maîtrise des Eaux et Forêts de Fontenay-le-Comte, a fait ressortir le mauvais entretien des bois et les abus qui y avaient été commis, les riverains ayant pris l'habitude d'introduire leur bétail dans les bois.

En 1754, l'état des bois a fait l'objet d'un mémoire déposé au Greffe de la Maîtrise de Fontenay-le-Comte, à la requête de M. l'abbé Le Normand, chevalier de l'Ordre de Malte, commandeur de la commanderie, par Maître Armand Charles Chaboceau, sénéchal, juge gruhier de la haute justice, « terre et seigneurie de la commanderie de la Lande »

En 1768, l'un des bois a brûlé.

En 1770, la plupart des bois sont à l'état de brandes.

Quant aux bâtiments, leur entretien avait été autant négligé que les terres.

La visite de 1752 constate que la chapelle est totalement ruinée, étant sans charpente ni voûte, et que les murs sont désormais hors d'état de la porter.

En 1774, l'état est jugé encore plus mauvais. Il est constaté en outre que le grand étang est rempli de souches, d'ajoncs et de saules et que le moulin du Gué est « fondu »
Société des Antiquaires de l'Ouest, bulletin du premier trimestre 1940 - Alain Bodin

La Lande de Gourgé ou de Parthenay
Maison de la Lande-de-Gourgé - On trouve sur le document écrit par les juristes de Philippe le Bel au sujet des rétrocessions des biens des Templiers aux Hospitaliers, le nom de la Maison de la Lande-de-Gourgé.

— Et encore, il est mentionné pour rétrocession, le nom de la Maison de Lande-de-Gourgé, (Domus Templi de la Lande-de-Gourgé).

Maison de la Lande-de-Gourgé fut appelée commanderie de La Lande de Parthenay sous les Hospitaliers.
— La Lande-de-Parthenay, appelée aussi Petite-Lande-de-Parthenay ou de Gourgé, est une localité de la commune de Gourgé, canton de Saint-Loup, arrondissement de Parthenay, département des Deux-Sèvres, elle était une des plus grandes possessions templières au XIIIe siècle. Lors de rétrocession aux Hospitaliers, il fut établit que les surfaces en terres et bois étaient de 140 hectares.

Vous pouvez aller voir l'acte des juristes de Philippe Le Bel sur la remise des biens de l'Ordre du Temple aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Sources: M. Charles Tranchant: Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest - 2e série 1880-1882, Tome 2 - Poitiers-Paris - 1883
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Mauléon   (79)
Maison du Temple de Mauléon
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Bressuire, Canton: Mauléon - 17


Maison du temple de Mauléon
Maison du temple de Mauléon


Au XIIe siècle, les Templiers reçurent des terres à Mauléon, ces terres appartenant aux seigneurs de Mauléon. Ils eurent aussi l'autorisation de construire des bâtiments et une chapelle de ces mêmes seigneurs.

Le dernier précepteur de Mauléon « de Malo Leone », maison sise dans le diocèse de Poitiers, fut frère Martin de Montrichard, sergent, que l'on trouve en cette maison dès 1301 ; il eut pour prédécesseur un chevalier, frère Olivier Flamenc ou le Flamenc, qui est dit avoir assisté, en 1292, à une réception faite au Temple de Clisson. Il est dit aussi dans le procès que le précepteur du Poitou, alors Jean le Français, passa, en 1286, par Mauléon, et qu'il reçut dans la chapelle de cette maison.

Précepteurs de Mauléon:
Vers 1292, frère Olivier le Flamenc, chevalier.
Vers 1301-1307, frère Martin de Montrichard, sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les comminssions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.

Eglise du Temple de Mauléon
M. l'abbé Cousseau a signalé la fondation d'une église du XIIe siècle dont il est à même de donner la date précise. C'est la petite église de la commanderie du Temple de Mauléon. Cet édifice fondé par Alienor Foresta, de 1170 à 1180 a été consacré par Jean de Bellemains, évêque de Poitiers, ami de Saint-Thomas de Cantorbéry.

M. l'abbé Cousseau a puisé ces renseignements dans un extrait des archives du grand prieuré d'Aquitaine, copié par dom Mazet, et que l'on retrouve dans les cartons de Dom Fonteneau.

Quant à la forme et à l'ornementation de l'édifice, elles sont parfaitement d'accord avec les dates. Cette église n'est point complète. Plusieurs parties sont en ruine, de sorte qu'il est impossible de savoir si l'apside se terminait par un rond point. On croirait plutôt qu'elle reproduit la forme de la croix grecque. On n'y trouve point l'ogive les fenêtres sont très-petites.

A l'extérieur elles sont si étroites qu'à peine la tête d'un homme pourrait-elle y passer intérieurement elles s'élargissent brusquement. Quant à l'ornementation, elle est fort simple, les corniches ne sont marquées que par de simples moulures.
Sources: M. L'abbé Cousseau - Société française pour la conservation et la description des monuments historiques, pagez 453. Paris 1843. - Bnf
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Nieul-sur-l'Autize   (79)
Fief de Nieul-sur-l'Autize
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Coulonges-sur-l'Autize - 79

C'était un des nombreux fiefs que possédaient les Templiers de la commanderie de Cenan.

Commanderie de Cenan, commune de Saint-Pompain (Deux-Sèvres)
Sources: Archives départementales de la Vienne, Série 3 H 1/319 à 334 (1390-1789): Grand-prieuré d'Aquitaine, Commanderies principales
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Sainte-Soline   (79)
Biens du Temple à Sainte-Soline
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Lezay - 79

Les Templiers de Civray possédaient une Maladrerie près du bourg de Sainte-Soline, plus exactement à Senon elle était située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. On pouvait y voir encore au siècle dernier quelques vestiges.
Sources divers et Internet
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Senans   (79)
Biens du Temple à Senans
Département: Deux-Sèvres, Arrondissement: Niort, Canton: Coulonges-sur-l'Autize, Commune: Saint-Pompain - 79

— On trouve sur le document écrit par les juristes de Philippe le Bel au sujet des rétrocessions des biens des Templiers aux Hospitaliers, le nom de la Maison de Senans.

— La Maison de Senans (Domus Templi de Senans) faisait aussi partie de cette rétrocession.
Sources: M. Charles Tranchant: Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest - 2e série 1880-1882, Tome 2 - Poitiers-Paris - 1883
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Temple (Le) Deux-Sèvres   (79)
Lieux Le Temple dans le département des Deux-Sèvres

Le Temple de Mauléon
Temple (Le), canton de Châtillon-sur-Sèvre.
— Ancienne Maison du Temple, puis commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Domus Templariorum Sancti Salvatoris de nemone Malleonii, 1215 (Archives historiques du Poitou, tome I, Fonts LII)
— Templum Sancti Salvatoris prope Malleonem, 1234 (Ibidem)
— Le Temple de Mauléon, 1262 (Archives V. H. 3, 721)
— Lopital d'auprès Moléon, jadis du Temple, 1330 (Ibidem, 723)
— Lospitau de Mauléon, jadis do Temple, 1334 (Ibidem, 725)
— Domus de Temple prope Malleneansi, 1384 (Archives de Saint-Loup)
— Chapelle Saint-Sébastien fondée au Temple, vers 1486, par Guyon Guerry (Archives V. H. 3, 721)
— Le Temple dépendait de la sénéchaussée de Poitiers, de l'élection et du duché de Châtillon-sur-Sèvre, jadis Mauléon.

Le Temple
Temple (Le), ferme sur la commune de Boismé.

Le Temple
Temple (Le), Moulin, sur le Thoué, commune de Parthenay.
— Relevait de la Maison du Temple de La Lande de Courgé, 1543 (Archives V. H. 3)
— Moulin du Temple, 1579 (ma collection)

La Templerie
Templerie (La), hameau sur la commune des Echaubrognes.

La Templerie
Templerie (La), village sur la commne de Loublande.
— Relevait de la Maison du Temple de Mauléon, 1664 (Archives, V. H. 3, 725)

Le Temple
Temple (Le), ferme sur la commune de Scillé.
Sources: Dictionnaire Topographique du Département des Deux-Sèvres, par Bélisaire Ledain. Poitiers M. DCCCC. II
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Verruyes   (79)
Commanderie de Verruye


Cette commanderie est un bien des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem


L'ordre des templiers fut aboli par le concile de Vienne en 1312, et soixante chevaliers, jugés plus criminels que les autres, furent livrés au supplice comme relaps.

Les domaines des templiers ayant été donnés aux chevaliers hospitaliers de Jérusalem, les deux commanderies de la Boissière en Gâtine et de Saint-Georges-de-la-Lande passèrent entre les mains de leurs nouveaux maîtres en 1313. L'ordre de Malte se trouva de la sorte possesseur de trois commanderies en Gâtine, car il en possédait déjà une autre à Saint-Remi (paroisse de Verruye) depuis les premières années du XIIIe siècle (1). Il les conserva jusqu'en 1789.
1. Archives de la Vienne à la préfecture de Poitiers, liasse I, 869, commanderie de Saint Remi. Le premier acte qui fasse mention de cette commanderie est de l'an 1208; il nous apprend le nom du commandeur de Saint-Remi à cette époque, frère Goulard.
Sources: Histoire de la ville de Parthenay: de ses anciens seigneurs et de la Gatine du Poitou. Par Bélisaire Ledain. Paris 1858.
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