Département du Maine-et-Loire
Andard (49)
Domaine du Temple d'Andard
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement: Angers, Canton: Angers-Trélazé — 49
Hôpital (L'), ferme sur la commune d'Andard.
— Ancien domaine des Templiers d'Angers, avec clos de vigne, prés, marais, attenant vers l'est, aux communes de Corné, vendu nationalement le 17 ventôse an II.
Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, par M. Célestin Port. Trois tomes, Paris Angers 1876. Tome II, pages 362-363.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement: Angers, Canton: Angers-Trélazé — 49
Hôpital (L'), ferme sur la commune d'Andard.
— Ancien domaine des Templiers d'Angers, avec clos de vigne, prés, marais, attenant vers l'est, aux communes de Corné, vendu nationalement le 17 ventôse an II.
Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, par M. Célestin Port. Trois tomes, Paris Angers 1876. Tome II, pages 362-363.
Angers (49)
Maison du Temple d'Angers
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Canton: Angers - 49
Les Templiers possédaient une commanderie à Angers, il n'en reste plus aucune trace sur place, pas plus que dans les archives de Malte. Les seuls mentions au sujet de cette dite commanderie sont celles qui prouve son existence grâce aux possessions annexes.
Les Templiers eurent une maison avec chapelle, à Angers, et nous y trouvons comme précepteur, en 1293, un certain frère Etienne d'Amboise. Un de ses neveux, interrogé plus tard, dit y avoir été reçu, vers cette époque, par Pierre de Madic alors lieutenant du visiteur, en présence d'un frère Regnaud Bertrand, chevalier, et d'Etienne susnommé.
C'est également en la chapelle du Temple d'Angers, que le dernier précepteur des épaux en Saintonge, avait reçu, vers 1299, un prêtre nommé Hervé de Bretagne ; la même année, un Templier limousin vit le commandeur du Poitou, frère Geoffroi de Gonneville, suivi d'un certain frère Thibaud, son servant, recevoir à Angers deux français « de lingua Galligana. »
Précepteur d'Angers
Vers 1293, frère Etienne d'Amboise.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les comminssions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.
Procès des Templiers, tome II, page 214
Requisitus si scit, credit, vel audivit dici quod fratres ordinis communiter abnegarent Deum in recepcionibus suis vel post, vel facerent alia illicita contenta in articulis, respondit se pocius credere quod non quam quod sic, quia non vidit dicta illicita fieri, nec audivit dici quod fierent, et tamen interfuerat recepcioni duorum fratrum de Lingua Galligana, quorum quislibet vocabatur Johannes, sed eorum cognomina ignorat.
Procès des Templiers, tome II, page 103-104
Dixit nempe se fuisse receptum, circa instans festum nativitatis sancti Johannis Baptiste erunt circiter XVIII anni, in capella domus Templi Angavensis, per fratrem Petrum de Mandito quondam, tunc locum tenentem visitatoris, presentibus fratribus Raginaldo Bertrandi milite, et Stephano de Ambasia preceptore dicte domus, avunculo ipsius testis, deffunctis, in hunc modum: nam cum frequenter peciisset panem et aquam ordinis, et obtulisset se velle fieri servum esclavum Terre Sancte, et pluries ei responsum fuisset quod bene deliberaret, quia oporteret eum abdicare a se propriam voluntatem et subici aliene, et multa dura et aspera sustinere, finaliter ipso teste instante et dicente quod omnia sustineret, dixit quod recipiebat eum ad honorem Dei et beate Marie, et fecit eum vovere et jurare supra quemdam librum apertum quod servaret bonos usus et bonas consuetudines ordinis, et quod esset servus esclavus ordinis, castitatem, obedienciam, et vivere sine proprio; et imposito ei mantello, receptor, sed non astantes, fuit osculatus eum in ore.
Procès des Templiers, tome II, page 206
Item, dixit quod ipse receperat fratrem Arneum de Britannia presbiterum quondam, in capella domus Templi Andegavensis, sunt circiter XII anni, presentibus fratribus Mathia Velhardi de Castro Raynaudi Turonensis diocesis, Marcilio cujus cognomen ignorat, deffunctis, et Guillelmo de Munac Turonensis diocesis, quem credit vivere, servientibus, in quorum presencia, prima die recepcionis, fecit eum, post tradicionem mantelli, abnegacionem facere supradictam, de quo fuit idem presbiter multum turbatus.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
Maison du Temple d'Angers et Château-Gontier
Les hôtelleries étaient assez nombreuses à Château-Gontier ; nous pouvons citer les Trois-Trompettes, les Trois-Maries, le Louvre, la Fleur-de-Lis, etc. ; les plus importantes étaient au foubourg d'Azé l'Ecu-de-France, qui donna son nom à une place, à celui de Tréhut l'Ecu-de-Bretagne et dans l'intérieur des murs celle où pendait pour enseigne le Cheval-Blanc. C'est de cette dernière qu'il va être question. Elle se trouvait à l'angle de la rue d'Olivet et d'une « ruette ou chemin tendant de la Porte « d'Olivet au Port-aux-Vins. » A l'époque où le bon roi Henri IV faisait le bonheur de la France et de la Navarre et s'occupait fort peu de sa baronnie de Château-Gontier, héritage paternel dont il se bornait à toucher les revenus, on désignait par cette périphrase la voie fortement déclive qui, dès le siècle suivant, porta dans sa partie supérieure la dénomination de rue du Cheval-Blanc et dans sa partie inférieure celle de rue de Beausoleil. Depuis une délibération du Conseil municipal du 25 avril 1887, elle est devenue la rue du Théâtre.
Au commencement du XVIIe siècle, l'hôtellerie du Cheval-Blanc était tenue par « honneste homme Jehan Dugué, sieur de la Chevallerie, et honneste femme Magdelenne Leroy, sa conipaigne et espouze »
Nous n'avons pu découvrir le pays d'origine du sieur de la Chevallerie, ni la situation de l'immeuble dont il se titrait ; peut-être était-il venu des environs de Lassay ou plus exactement de Melleray (1) où il avait des intérêts. Quant à Madeleine Leroy elle appartenait, sans aucun doute, à la nombreuse famille des Leroy dont trois membres ont été curés de Saint-Jean de Château-Gontier.
Les époux Dugué étaient-ils propriétaires ou seulement locataires de l'immeuble où ils exerçaient leur industrie ?
Aucun document ne nous permet de trancher cette question avec certitude. Toutefois la première hypothèse nous semble la plus probable, car Madeleine Leroy acheta, le 9 avril 1613, de Jean Demont, une cour dépendant de la Petite-Maroutière et contiguë à la maison du ChevalBlanc (2)
1. Canton de Lassay (Mayenne).
2. La maison de la Petite-Maroutière a été remplacée par l'hôtel de Montozon. La cour en question relevait de la commanderie de l'ancien Temple d'Angers et il en était probablement de même pour partie au moins du Cheval-Blanc. Cette circonstance explique pourquoi les aveux des seigneurs de Château-Gontier, rendus en 1414 et 1453, citent la rue d'Olivet et ne mentionnent pas l'artère qui la réunissait au Port-aux-Vins.
Sources: Mémoires de la Société d'agriculture, Académie des sciences, belles-lettres et arts d'Angers. Editions de l'Ouest Angers 1831-1946
Eglises du Temple à Angers
Recherches Historiques sur l'Anjou et ses Monuments
Les templiers possédaient en Anjou deux belles commanderies, celle de Saulgé-l'Hôpital et celle de Besconnais d'où dépendait l'hôpital de Bouille; ils avaient aussi deux églises à Angers, l'une nommée le Temple, dans le faubourg Saint-Laud, transformée depuis peu, par une singularité remarquable, en une loge de francs-maçons, et l'autre la chapelle Saint-Blaise, près la Porte-Neuve. Ces églises ne méritent aucune attention sous le rapport de l'art, mais elles nous rappellent plusieurs souvenirs honorables pour l'Anjou, et cela suffit pour que nous les placions au rang des monuments historiques de cette province.
Angevins élevés à la dignité de Grand-Maître du Temple
On sait que les templiers furent établis, au commencement du douzième siècle, pour la conservation des lieux Saints, par quelques gentilshommes, du nombre de ceux qui avaient suivi Godefroi de Bouillon en Palestine. Dès son origine cet ordre était militaire, puisqu'aux trois voeux ordinaires des religieux les chevaliers du temple en ajoutaient un quatrième, par lequel ils s'engageaient à porter constamment les armes contre les infidèles. Leur étendard, moitié noir et moitié blanc, s'appelait le Beaucéant. Comme marque distinctive de leur milice religieuse, ces chevaliers portaient un manteau blanc, sur lequel était une croix d'étoffe rouge, semblable à celle des croisés français.
L'ordre des templiers n'a duré que depuis 1118 jusqu'à 1314 ; dans cette période, il a été gouverné par vingt-deux grands maîtres, et ; sur ce nombre l'Anjou peut s'honorer de lui en avoir donné deux. Le premier fut Robert, fils de Renaud, sire de Craon, surnommé le Bourguignon, comme son aïeul paternel Robert. Il était cadet de plusieurs frères, et était allé s'établir en Aquitaine, où le comte d'Angoulême, l'avait fiancé avec la fille et l'unique héritière de Jourdain de Chabannes.
Mais Aymar de de la Rochefoucauld réclamant cet héritage, Guillaume IX, duc d'Aquitaine, l'en mit en possession par la voie, des armes. Le duc étant mort, Robert reprit les deux terres sur Aymard. Cependant, le mariage n'étant pas encore accompli, il céda sa fiancée avec la dot à Guillaume de Mastas, et passa à la Terre-Sainte, où il entra dans l'ordre des templiers.
Robert se distingua bientôt par sa valeur et ses talents militaires dans un institut dont tous les membres étaient continuellement en armes, soit pour défendre les lieux Saints confiés à leur garde, soit pour protéger l'arrivée et le départ des pèlerins, qui venaient à Jérusalem de tous les lieux de la chrétienté. La haute réputation de sa piété et de sa bravoure lui méritèrent, en 1136, l'honneur d'être nommé grand-Maître du Temple, après la mort d'Hugues de Pains, qui le premier avait été élevé à cette dignité. Cet ordre, qui dans la suite devint si riche, était encore tellement pauvre que les chevaliers n'avaient qu'un seul cheval pour deux.
Asouard, gouverneur d'Alep, ravageait alors la Palestine. Robert est à peine élu que, rassemblant ses chevaliers, il tombe à l'improviste sur les infidèles, les bat et les met en fuit, mais, au lieu de les poursuivre, les chevaliers pillent les bagages des vaincus. Asouard, qui s'en aperçoit, revient à la charge et tue un grand nombre de templiers. L'an 1140 Robert se trouva au combat de Técué, où les Chrétiens furent battus par les Turcs et dans lequel un des plus vaillants chevaliers du Temple, Eudes de Montfaucon, fut tué.
Guillaume de Tyr atteste que Robert ne fut pas moins illustre par sa bravoure et la pureté de ses moeurs que par l'éclat de sa naissance.
On ne sait point précisément l'époque de sa mort, qui cependant dut avoir lieu entre 1145 et 1147. Ce ne fut que sous son magistère, suivant un manuscrit de la reine de Suède, que les chevaliers du Temple commencèrent à porter la croix d'étoffe rouge sur la poitrine.
Le second grand-maître que l'Anjou ait donné aux templiers est Philippe du Plessis (Plessiez), de l'une des plus illustres et des plus anciennes familles de cette province. On ne connaît point d'une manière certaine la date de son élection, mais, si l'on en croit Ducange, il était en 1201 revêtu de cette dignité. A cette époque l'ordre était parvenu à une grande puissance ; il possédait dans presque toute l'étendue de la chrétienté des biens immenses, qui dans la suite furent la cause de sa destruction.
L'an 1202, Philippe du Plessis, pour obliger le roi d'Arménie à restituer aux Templiers le fort de Gaston, situé dans la principauté d'Antioche, dont il s'était emparé l'année précédente, fit déployer le Beaucéant et se mit à la tête de ses chevaliers.
Le résultat de cette expédiions fut une suspension d'armes entre le monarque et les Templiers. Philippe de Plessis mourut l'an 1217 ; il était le treizième grand-maître de l'ordre.
Ruines du Château du Plessis-Macé
Le souvenir de ce grand-maître du temple se rattache aux plus belles ruines que l'on trouve en Anjou, à celles du château du Plessis-Macé que l'on voit entre Angers et le Lion. Ce nom de Plessis, qui, en vieux langage, signifie maison de plaisance, est très-commun dans cette province ; mais, parmi les divers châteaux auxquels on l'a donné, il n'y en a point dont l'ancienneté et la magnificence puissent être comparée à celles du Plessis-Macé. Ce château, qui appartient actuellement à M. le comte de Serrant, est abandonné depuis environ un siècle ; il était précédemment dans l'illustre maison du Bellay, dans laquelle on croit qu'il était entré par alliance avec la famille du Plessis, éteinte il y a longtemps.
Recherches historiques sur l'Anjou et ses monuments: Angers et le Bas-Anjou De Jean François Bodin - Edition Chez Degouy Ainé, imprimeur-libraire - 1821.
Les Grands Maîtres de l'Anjou
L'ordre des Templiers fut, surtout dans les derniers temps de son existence, une puissance qui, réunissant les prérogatives de la noblesse et du clergé, devait finir par exercer une grande prépondérance dans les Etats ; aussi, dans les premières années du XIIIe siècle, cette chevalerie religieuse élevait-elle ses bannières au niveau des drapeaux de la monarchie française, dont elle éludait eu plusieurs points l'autorité, sans être plus soumise à la tiare, ainsi qu'il est aisé de le conclure de l'accord du pape et du roi Philippe-le-Bel pour sa destruction.
Il y a donc quelque honneur pour l'Anjou à revendiquer ce qu'il donna de chefs à la milice du Temple. Les grands-maîtres sortis de cette province furent:
— Robert, fils de Renaud, sire de Craon, surnommé le Bourguignon, il fut revêtu de la grande maîtrise en 1136.
— Le second Angevin qui parvint à cette dignité fut Philippe du Plessis, qui l'obtint en 1202.
Les Templiers possédaient en Anjou la Maison du Temple de Besconnais.
Sources: La Loire Historique Pittoresque et Biographique - De G. Touchard-Lafosse Edition - Chez Lecesne. Tours - 1851.
Maison du Temple d'Angers
La Maison noble de la commanderie d'Angers reçut le 20 janvier 1202 (a. st.) du roi d'Angleterre une rente de cent livres (1). Comme l'Hôpital ancien, sa fondation doit remonter au XIIe siècle.
Elle était située hors de l'enceinte d'Angers et dans la paroisse Saint-Laud, et comprenait maison, chapelle (où avaient souvent lieu des réceptions de nouveau Templiers (2), grange, pressoir, étable, jardins et appartenances, le tout protégé par un enclos de muraille (3). La rue du Temple, au sud-est de l'église Saint-Laud, en garde le souvenir.
Avant la seconde guerre mondiale on pouvait encore voir la maison du commandeur aux numéros 7 et 9, la chapelle, devenue maison d'habitation, au nº 5, et des servitudes au nº 3 bis.
Les bombardements de mai 1944 ont détruit cet ensemble, tout en dégageant une tourelle hexagonale, aujourd'hui enclavée dans une construction récente (4).
1. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/131, inventaire de 1509, folio 48.
2. Le Procès des Templiers, édition Jules Michelet, réédition. Paris 1987 (Comité des Travaux historiques et scientifiques), tome II, pages 103, 206, 214.
3. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
4. Celestin Port, Dictionnaire..., édition revue, tome I, pages 99-100 ; Thierry Barreau, Les Templiers en Val-de-Loire, dans Sur les pas des Templiers en Bretagne, Normandie, Paysde Loire, Paris 1980, pages 73-104, à la page 82. On a aussi retrouvé après le bombardement quelques sculptures du XVIe siècle.
Sources: Robert Favreau, L'Ordre de l'Hôpital en Aquitaine — Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. Tome 164, fascicule 2, 2006.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement et Canton: Angers - 49
Les Templiers possédaient une commanderie à Angers, il n'en reste plus aucune trace sur place, pas plus que dans les archives de Malte. Les seuls mentions au sujet de cette dite commanderie sont celles qui prouve son existence grâce aux possessions annexes.
Les Templiers eurent une maison avec chapelle, à Angers, et nous y trouvons comme précepteur, en 1293, un certain frère Etienne d'Amboise. Un de ses neveux, interrogé plus tard, dit y avoir été reçu, vers cette époque, par Pierre de Madic alors lieutenant du visiteur, en présence d'un frère Regnaud Bertrand, chevalier, et d'Etienne susnommé.
C'est également en la chapelle du Temple d'Angers, que le dernier précepteur des épaux en Saintonge, avait reçu, vers 1299, un prêtre nommé Hervé de Bretagne ; la même année, un Templier limousin vit le commandeur du Poitou, frère Geoffroi de Gonneville, suivi d'un certain frère Thibaud, son servant, recevoir à Angers deux français « de lingua Galligana. »
Précepteur d'Angers
Vers 1293, frère Etienne d'Amboise.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les comminssions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.
Procès des Templiers, tome II, page 214
Requisitus si scit, credit, vel audivit dici quod fratres ordinis communiter abnegarent Deum in recepcionibus suis vel post, vel facerent alia illicita contenta in articulis, respondit se pocius credere quod non quam quod sic, quia non vidit dicta illicita fieri, nec audivit dici quod fierent, et tamen interfuerat recepcioni duorum fratrum de Lingua Galligana, quorum quislibet vocabatur Johannes, sed eorum cognomina ignorat.
Procès des Templiers, tome II, page 103-104
Dixit nempe se fuisse receptum, circa instans festum nativitatis sancti Johannis Baptiste erunt circiter XVIII anni, in capella domus Templi Angavensis, per fratrem Petrum de Mandito quondam, tunc locum tenentem visitatoris, presentibus fratribus Raginaldo Bertrandi milite, et Stephano de Ambasia preceptore dicte domus, avunculo ipsius testis, deffunctis, in hunc modum: nam cum frequenter peciisset panem et aquam ordinis, et obtulisset se velle fieri servum esclavum Terre Sancte, et pluries ei responsum fuisset quod bene deliberaret, quia oporteret eum abdicare a se propriam voluntatem et subici aliene, et multa dura et aspera sustinere, finaliter ipso teste instante et dicente quod omnia sustineret, dixit quod recipiebat eum ad honorem Dei et beate Marie, et fecit eum vovere et jurare supra quemdam librum apertum quod servaret bonos usus et bonas consuetudines ordinis, et quod esset servus esclavus ordinis, castitatem, obedienciam, et vivere sine proprio; et imposito ei mantello, receptor, sed non astantes, fuit osculatus eum in ore.
Procès des Templiers, tome II, page 206
Item, dixit quod ipse receperat fratrem Arneum de Britannia presbiterum quondam, in capella domus Templi Andegavensis, sunt circiter XII anni, presentibus fratribus Mathia Velhardi de Castro Raynaudi Turonensis diocesis, Marcilio cujus cognomen ignorat, deffunctis, et Guillelmo de Munac Turonensis diocesis, quem credit vivere, servientibus, in quorum presencia, prima die recepcionis, fecit eum, post tradicionem mantelli, abnegacionem facere supradictam, de quo fuit idem presbiter multum turbatus.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
Maison du Temple d'Angers et Château-Gontier
Les hôtelleries étaient assez nombreuses à Château-Gontier ; nous pouvons citer les Trois-Trompettes, les Trois-Maries, le Louvre, la Fleur-de-Lis, etc. ; les plus importantes étaient au foubourg d'Azé l'Ecu-de-France, qui donna son nom à une place, à celui de Tréhut l'Ecu-de-Bretagne et dans l'intérieur des murs celle où pendait pour enseigne le Cheval-Blanc. C'est de cette dernière qu'il va être question. Elle se trouvait à l'angle de la rue d'Olivet et d'une « ruette ou chemin tendant de la Porte « d'Olivet au Port-aux-Vins. » A l'époque où le bon roi Henri IV faisait le bonheur de la France et de la Navarre et s'occupait fort peu de sa baronnie de Château-Gontier, héritage paternel dont il se bornait à toucher les revenus, on désignait par cette périphrase la voie fortement déclive qui, dès le siècle suivant, porta dans sa partie supérieure la dénomination de rue du Cheval-Blanc et dans sa partie inférieure celle de rue de Beausoleil. Depuis une délibération du Conseil municipal du 25 avril 1887, elle est devenue la rue du Théâtre.
Au commencement du XVIIe siècle, l'hôtellerie du Cheval-Blanc était tenue par « honneste homme Jehan Dugué, sieur de la Chevallerie, et honneste femme Magdelenne Leroy, sa conipaigne et espouze »
Nous n'avons pu découvrir le pays d'origine du sieur de la Chevallerie, ni la situation de l'immeuble dont il se titrait ; peut-être était-il venu des environs de Lassay ou plus exactement de Melleray (1) où il avait des intérêts. Quant à Madeleine Leroy elle appartenait, sans aucun doute, à la nombreuse famille des Leroy dont trois membres ont été curés de Saint-Jean de Château-Gontier.
Les époux Dugué étaient-ils propriétaires ou seulement locataires de l'immeuble où ils exerçaient leur industrie ?
Aucun document ne nous permet de trancher cette question avec certitude. Toutefois la première hypothèse nous semble la plus probable, car Madeleine Leroy acheta, le 9 avril 1613, de Jean Demont, une cour dépendant de la Petite-Maroutière et contiguë à la maison du ChevalBlanc (2)
1. Canton de Lassay (Mayenne).
2. La maison de la Petite-Maroutière a été remplacée par l'hôtel de Montozon. La cour en question relevait de la commanderie de l'ancien Temple d'Angers et il en était probablement de même pour partie au moins du Cheval-Blanc. Cette circonstance explique pourquoi les aveux des seigneurs de Château-Gontier, rendus en 1414 et 1453, citent la rue d'Olivet et ne mentionnent pas l'artère qui la réunissait au Port-aux-Vins.
Sources: Mémoires de la Société d'agriculture, Académie des sciences, belles-lettres et arts d'Angers. Editions de l'Ouest Angers 1831-1946
Eglises du Temple à Angers
Recherches Historiques sur l'Anjou et ses Monuments
Les templiers possédaient en Anjou deux belles commanderies, celle de Saulgé-l'Hôpital et celle de Besconnais d'où dépendait l'hôpital de Bouille; ils avaient aussi deux églises à Angers, l'une nommée le Temple, dans le faubourg Saint-Laud, transformée depuis peu, par une singularité remarquable, en une loge de francs-maçons, et l'autre la chapelle Saint-Blaise, près la Porte-Neuve. Ces églises ne méritent aucune attention sous le rapport de l'art, mais elles nous rappellent plusieurs souvenirs honorables pour l'Anjou, et cela suffit pour que nous les placions au rang des monuments historiques de cette province.
Angevins élevés à la dignité de Grand-Maître du Temple
On sait que les templiers furent établis, au commencement du douzième siècle, pour la conservation des lieux Saints, par quelques gentilshommes, du nombre de ceux qui avaient suivi Godefroi de Bouillon en Palestine. Dès son origine cet ordre était militaire, puisqu'aux trois voeux ordinaires des religieux les chevaliers du temple en ajoutaient un quatrième, par lequel ils s'engageaient à porter constamment les armes contre les infidèles. Leur étendard, moitié noir et moitié blanc, s'appelait le Beaucéant. Comme marque distinctive de leur milice religieuse, ces chevaliers portaient un manteau blanc, sur lequel était une croix d'étoffe rouge, semblable à celle des croisés français.
L'ordre des templiers n'a duré que depuis 1118 jusqu'à 1314 ; dans cette période, il a été gouverné par vingt-deux grands maîtres, et ; sur ce nombre l'Anjou peut s'honorer de lui en avoir donné deux. Le premier fut Robert, fils de Renaud, sire de Craon, surnommé le Bourguignon, comme son aïeul paternel Robert. Il était cadet de plusieurs frères, et était allé s'établir en Aquitaine, où le comte d'Angoulême, l'avait fiancé avec la fille et l'unique héritière de Jourdain de Chabannes.
Mais Aymar de de la Rochefoucauld réclamant cet héritage, Guillaume IX, duc d'Aquitaine, l'en mit en possession par la voie, des armes. Le duc étant mort, Robert reprit les deux terres sur Aymard. Cependant, le mariage n'étant pas encore accompli, il céda sa fiancée avec la dot à Guillaume de Mastas, et passa à la Terre-Sainte, où il entra dans l'ordre des templiers.
Robert se distingua bientôt par sa valeur et ses talents militaires dans un institut dont tous les membres étaient continuellement en armes, soit pour défendre les lieux Saints confiés à leur garde, soit pour protéger l'arrivée et le départ des pèlerins, qui venaient à Jérusalem de tous les lieux de la chrétienté. La haute réputation de sa piété et de sa bravoure lui méritèrent, en 1136, l'honneur d'être nommé grand-Maître du Temple, après la mort d'Hugues de Pains, qui le premier avait été élevé à cette dignité. Cet ordre, qui dans la suite devint si riche, était encore tellement pauvre que les chevaliers n'avaient qu'un seul cheval pour deux.
Asouard, gouverneur d'Alep, ravageait alors la Palestine. Robert est à peine élu que, rassemblant ses chevaliers, il tombe à l'improviste sur les infidèles, les bat et les met en fuit, mais, au lieu de les poursuivre, les chevaliers pillent les bagages des vaincus. Asouard, qui s'en aperçoit, revient à la charge et tue un grand nombre de templiers. L'an 1140 Robert se trouva au combat de Técué, où les Chrétiens furent battus par les Turcs et dans lequel un des plus vaillants chevaliers du Temple, Eudes de Montfaucon, fut tué.
Guillaume de Tyr atteste que Robert ne fut pas moins illustre par sa bravoure et la pureté de ses moeurs que par l'éclat de sa naissance.
On ne sait point précisément l'époque de sa mort, qui cependant dut avoir lieu entre 1145 et 1147. Ce ne fut que sous son magistère, suivant un manuscrit de la reine de Suède, que les chevaliers du Temple commencèrent à porter la croix d'étoffe rouge sur la poitrine.
Le second grand-maître que l'Anjou ait donné aux templiers est Philippe du Plessis (Plessiez), de l'une des plus illustres et des plus anciennes familles de cette province. On ne connaît point d'une manière certaine la date de son élection, mais, si l'on en croit Ducange, il était en 1201 revêtu de cette dignité. A cette époque l'ordre était parvenu à une grande puissance ; il possédait dans presque toute l'étendue de la chrétienté des biens immenses, qui dans la suite furent la cause de sa destruction.
L'an 1202, Philippe du Plessis, pour obliger le roi d'Arménie à restituer aux Templiers le fort de Gaston, situé dans la principauté d'Antioche, dont il s'était emparé l'année précédente, fit déployer le Beaucéant et se mit à la tête de ses chevaliers.
Le résultat de cette expédiions fut une suspension d'armes entre le monarque et les Templiers. Philippe de Plessis mourut l'an 1217 ; il était le treizième grand-maître de l'ordre.
Ruines du Château du Plessis-Macé
Le souvenir de ce grand-maître du temple se rattache aux plus belles ruines que l'on trouve en Anjou, à celles du château du Plessis-Macé que l'on voit entre Angers et le Lion. Ce nom de Plessis, qui, en vieux langage, signifie maison de plaisance, est très-commun dans cette province ; mais, parmi les divers châteaux auxquels on l'a donné, il n'y en a point dont l'ancienneté et la magnificence puissent être comparée à celles du Plessis-Macé. Ce château, qui appartient actuellement à M. le comte de Serrant, est abandonné depuis environ un siècle ; il était précédemment dans l'illustre maison du Bellay, dans laquelle on croit qu'il était entré par alliance avec la famille du Plessis, éteinte il y a longtemps.
Recherches historiques sur l'Anjou et ses monuments: Angers et le Bas-Anjou De Jean François Bodin - Edition Chez Degouy Ainé, imprimeur-libraire - 1821.
Les Grands Maîtres de l'Anjou
L'ordre des Templiers fut, surtout dans les derniers temps de son existence, une puissance qui, réunissant les prérogatives de la noblesse et du clergé, devait finir par exercer une grande prépondérance dans les Etats ; aussi, dans les premières années du XIIIe siècle, cette chevalerie religieuse élevait-elle ses bannières au niveau des drapeaux de la monarchie française, dont elle éludait eu plusieurs points l'autorité, sans être plus soumise à la tiare, ainsi qu'il est aisé de le conclure de l'accord du pape et du roi Philippe-le-Bel pour sa destruction.
Il y a donc quelque honneur pour l'Anjou à revendiquer ce qu'il donna de chefs à la milice du Temple. Les grands-maîtres sortis de cette province furent:
— Robert, fils de Renaud, sire de Craon, surnommé le Bourguignon, il fut revêtu de la grande maîtrise en 1136.
— Le second Angevin qui parvint à cette dignité fut Philippe du Plessis, qui l'obtint en 1202.
Les Templiers possédaient en Anjou la Maison du Temple de Besconnais.
Sources: La Loire Historique Pittoresque et Biographique - De G. Touchard-Lafosse Edition - Chez Lecesne. Tours - 1851.
Maison du Temple d'Angers
La Maison noble de la commanderie d'Angers reçut le 20 janvier 1202 (a. st.) du roi d'Angleterre une rente de cent livres (1). Comme l'Hôpital ancien, sa fondation doit remonter au XIIe siècle.
Elle était située hors de l'enceinte d'Angers et dans la paroisse Saint-Laud, et comprenait maison, chapelle (où avaient souvent lieu des réceptions de nouveau Templiers (2), grange, pressoir, étable, jardins et appartenances, le tout protégé par un enclos de muraille (3). La rue du Temple, au sud-est de l'église Saint-Laud, en garde le souvenir.
Avant la seconde guerre mondiale on pouvait encore voir la maison du commandeur aux numéros 7 et 9, la chapelle, devenue maison d'habitation, au nº 5, et des servitudes au nº 3 bis.
Les bombardements de mai 1944 ont détruit cet ensemble, tout en dégageant une tourelle hexagonale, aujourd'hui enclavée dans une construction récente (4).
1. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/131, inventaire de 1509, folio 48.
2. Le Procès des Templiers, édition Jules Michelet, réédition. Paris 1987 (Comité des Travaux historiques et scientifiques), tome II, pages 103, 206, 214.
3. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
4. Celestin Port, Dictionnaire..., édition revue, tome I, pages 99-100 ; Thierry Barreau, Les Templiers en Val-de-Loire, dans Sur les pas des Templiers en Bretagne, Normandie, Paysde Loire, Paris 1980, pages 73-104, à la page 82. On a aussi retrouvé après le bombardement quelques sculptures du XVIe siècle.
Sources: Robert Favreau, L'Ordre de l'Hôpital en Aquitaine — Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. Tome 164, fascicule 2, 2006.
Bois-Ferré (49)
Maison du Temple du Bois-Ferré
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement: Cholet, Canton: Beaupréau, Commune: Gesté - 49
Bois-Ferré, ancienne commanderie templière (1), avait également une chapelle Saint-Jean. La Maison du Bois-Férré fut réunie vers la fin du XVe siècle au temple de Clisson.
1. Bois-Ferré est dit d'origine templière par l'enquête. Le procès des Templiers, tome II, page 106, cite un frère Guillelmus de Bosco Ferrici demeurant en la maison de Clisson.
Sources: Robert Favreau - Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, tome 164, deuxième livraison, juillet-décembre 2006. Librairie Droz, Paris Genève 2007.
Procès des Templiers, tome II, page 106
Frater Raynaudus Larchier serviens, Turonensis diocesis, testis supra juratus, triginta octo annorum vel circa, non defferens mantellum ordinis, quia ipsum dimiserat vetustate consumptum, postmodum radi fecerat sibi barbam, cum quo inquisitum fuerat, absolutus et reconciliatus per officialem Pictavensem, lectis et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, protestacione premissa quod non intendit recedere a deposicione per eum facta coram dicto officiali, respondit quod non viderat recipi in ordine nisi fratrem Nicolaum Rosselli servientem, deffunctum, quem recepit frater Stephanus Enrici quondam, tunc preceptor domus Templi de Clisson, Nannatesis diocesis, in capella dicte domus, sunt circiter sex anni, presente fratre Guillelmo de Bosco Ferrici, commoranti in dicta domo de Clisson.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
Bois-Ferré (le)
— Ferme sur la commune de Gesté, avec chapelle Saint-Jean.
— Ancienne Maison du Temple, puis commanderie de Malte.
— Le Bois-Ferré fut réuni dans un premiers temps à la commanderie de Villedieu (la-Blouère) et vers la fin du XVe siècle au Temple de Clisson.
— Le sieur en est Jacq Bizot en 1635.
— Dépendait du Bois-Ferré de vastes landes en pâtures et les closeries de l'Orangerie et la Poterie en Gesté.
Peut-être
La Poterie, village commune de Tilliers
— Centre d'une fabrication importante de briques.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement: Cholet, Canton: Beaupréau, Commune: Gesté - 49

Localisation du Bois-Ferré
Bois-Ferré, ancienne commanderie templière (1), avait également une chapelle Saint-Jean. La Maison du Bois-Férré fut réunie vers la fin du XVe siècle au temple de Clisson.
1. Bois-Ferré est dit d'origine templière par l'enquête. Le procès des Templiers, tome II, page 106, cite un frère Guillelmus de Bosco Ferrici demeurant en la maison de Clisson.
Sources: Robert Favreau - Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, tome 164, deuxième livraison, juillet-décembre 2006. Librairie Droz, Paris Genève 2007.
Procès des Templiers, tome II, page 106
Frater Raynaudus Larchier serviens, Turonensis diocesis, testis supra juratus, triginta octo annorum vel circa, non defferens mantellum ordinis, quia ipsum dimiserat vetustate consumptum, postmodum radi fecerat sibi barbam, cum quo inquisitum fuerat, absolutus et reconciliatus per officialem Pictavensem, lectis et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, protestacione premissa quod non intendit recedere a deposicione per eum facta coram dicto officiali, respondit quod non viderat recipi in ordine nisi fratrem Nicolaum Rosselli servientem, deffunctum, quem recepit frater Stephanus Enrici quondam, tunc preceptor domus Templi de Clisson, Nannatesis diocesis, in capella dicte domus, sunt circiter sex anni, presente fratre Guillelmo de Bosco Ferrici, commoranti in dicta domo de Clisson.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
Bois-Ferré (le)
— Ferme sur la commune de Gesté, avec chapelle Saint-Jean.
— Ancienne Maison du Temple, puis commanderie de Malte.
— Le Bois-Ferré fut réuni dans un premiers temps à la commanderie de Villedieu (la-Blouère) et vers la fin du XVe siècle au Temple de Clisson.
— Le sieur en est Jacq Bizot en 1635.
— Dépendait du Bois-Ferré de vastes landes en pâtures et les closeries de l'Orangerie et la Poterie en Gesté.
Peut-être
La Poterie, village commune de Tilliers
— Centre d'une fabrication importante de briques.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
Brain-sur-l'Authion (49)
Domaine du Temple de Brain-sur-l'Authion
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement: Angers, Canton: Angers-Trélazé - 49
La paroisse était composée de biens ecclésiastiques, appartenant aux abbayes Saint-Aubin et Saint-Nicolas d'Angers, du Louroux et de la Boissière, à l'Hôtel-Dieu d'Angers, au Templiers, à la Charité d'Andard, au Chapitre de Saint-Maurice et au Séminaire, aux Minimes et aux Cordeliers d'Angers sans compter cinq ou six chapellenies.
- Tous les pêcheurs étaient tenus à courir la quintaine (1) dont l'écu devait être fourni et planté par le prieur du Temple.
1. Poteau qui servait de cible aux cavaliers pour le maniement des armes et qui pouvait être surmonté d'un écu ou d'un mannequin mobile qui, en tournant, frappait celui qui l'avait touché maladroitement.
Sources: Célestin Port, Dictionnaire Historique Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, tome I. Paris, Angers 1874.
Domaine du Temple de Brain-sur-l'Authion
Elle est connu par l'inventaire des biens du Temple, elle était tenue depuis deux ans par le prieur d'Aquitaine, Renaud de Nanteuil, comme membre dépendant de l'Hôpital d'Angers, sa «chambre prieurale», mais constituait une commanderie distincte.
Son origine était templière, elle était constituée d'une maison couverte d'ardoise avec ses dépendances (1), mais les textes n'y indique pas de chapelle.
La Maison qui n'était plus en l'an V (après réception des biens du Temple), qu'une simple ferme, qui fut démolie en 1860.
1. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
Sources: Robert Favreau, L'Ordre de l'Hôpital en Aquitaine - Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. Tome 164, fascicule 2, 2006.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement: Angers, Canton: Angers-Trélazé - 49
La paroisse était composée de biens ecclésiastiques, appartenant aux abbayes Saint-Aubin et Saint-Nicolas d'Angers, du Louroux et de la Boissière, à l'Hôtel-Dieu d'Angers, au Templiers, à la Charité d'Andard, au Chapitre de Saint-Maurice et au Séminaire, aux Minimes et aux Cordeliers d'Angers sans compter cinq ou six chapellenies.
- Tous les pêcheurs étaient tenus à courir la quintaine (1) dont l'écu devait être fourni et planté par le prieur du Temple.
1. Poteau qui servait de cible aux cavaliers pour le maniement des armes et qui pouvait être surmonté d'un écu ou d'un mannequin mobile qui, en tournant, frappait celui qui l'avait touché maladroitement.
Sources: Célestin Port, Dictionnaire Historique Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, tome I. Paris, Angers 1874.
Domaine du Temple de Brain-sur-l'Authion
Elle est connu par l'inventaire des biens du Temple, elle était tenue depuis deux ans par le prieur d'Aquitaine, Renaud de Nanteuil, comme membre dépendant de l'Hôpital d'Angers, sa «chambre prieurale», mais constituait une commanderie distincte.
Son origine était templière, elle était constituée d'une maison couverte d'ardoise avec ses dépendances (1), mais les textes n'y indique pas de chapelle.
La Maison qui n'était plus en l'an V (après réception des biens du Temple), qu'une simple ferme, qui fut démolie en 1860.
1. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
Sources: Robert Favreau, L'Ordre de l'Hôpital en Aquitaine - Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. Tome 164, fascicule 2, 2006.
Grugé-l'Hôpital (49)
Maison du Temple de Grugé-l'Hôpital
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement: Segré, Canton: Pouancé — 49
L'Hôpital est un petit bourg entre Bouillé-Ménard et Grugé, qu'un décret du 2 janvier 1808 à réuni à la commune de Grugé, dite dès lors Grugé-l'Hôpital.
Dans l'enquête de 1373, il est question de l'Hôpital de Bouillé, où les textes du XVIIIe siècle citent maison, chapelle, cour, jardin et dépendances (1).
L'église Saint-Jean avait des restes romans (baies) et gothique (fenêtre à double meneau trilobé avec vitraux du XVIe siècle), des toiles du XVIIe siècle (2), mais elle s'est effondrée en 1957 (3).
Y attenait l'ancienne maison seigneuriale, un logis du XVIIIe siècle qui servit de presbytère.
Dépendance de l'Hôpital de Bouillé, dans la même commune de Grugé-l'Hôpital, Saint-Gilles a gardé sa chapelle, transformée au début du XVIIIe siècle, « en long rectangle en moellon informe, surmonté d'un petit clocheton d'ardoise, au milieu d'un vaste préau », et un manoir seigneurial très simple formé de trois logis de hauteur décroissantes (4).
1. Archives départementales de la Vienne, 3 H 1/104.
2. Célestin Port, Dictionnaire..., édition originale, tome II, pages 362-363.
3. Célestin Port, Dictionnaire..., édition revue, tome II, page 263.
4. Célestin Port, Dictionnaire..., édition revue, tome III, page 386.
Sources: Robert Favreau — Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, tome 164, deuxième livraison, juillet-décemnre 2006. Librairie Droz, Paris Genève 2007.
Grugé-l'Hôpital
L'Hôpital, petit bourg de la commune de Grugé-l'Hôpital.
— Autrefois paroisse don les origines sont inconnues.
— Désignée sous le nom de l'Hospital de Bouillé XVIe-XVIIIe siècle, elle formait une dépendance de la Maison du Temple d'Angers.
— L'église dédiée à Saint-Jean est encore desservie, est un édifice restauré et tout difforme, mais dont le vers le Nord montre une petite fenêtre d'apparence romane et les traces d'autres baies identiques, tout au moins du XIIe siècle. Le fond du choeur à pignon s'éclaire d'une fenêtre à double meneau trilobé, que remplissent en partie des débris de vitraux de même époque (fin du XVIe siècle) et de même style que la verrière de Grugé. Voir ci-dessus, page 317.
— On y voyait autrefois au « sommet les armes du Temple, au centre la Vierge des douleurs, les pieds sur le serpent, un Saint Jean-Baptiste, un jeune chevalier à genoux, assisté d'une sainte. La Vierge, le chevalier, le Saint Jean mutilé s'y retrouvent encore, mais transposés. »
— La nef nue conserve de très anciens fonts, à double cuve ronde, encadrée sur trois pieds d'apparence romane, une toile du XVIIe siècle, à peu près perdue : le Christ au jardin des Oliviers, donnée par Monsieur de Paulmy et portant dans un coin ses armes : d'azur à deux lions d'or, l'un en haut, l'autre en bas.
— Dans le choeur, à droite, charmante piscine, XVe siècle portée sur un pied de pierre en spirale, avec accolade, la pointe animée d'une croix de Malte; vis-à-vis, une belle Mater Dolorosa (XVIIe siècle) restaurée.
— Y attient vers Nord-Ouest, séparée par une simple porte, l'ancienne maison seigneuriale de la commanderie, logis du XVIIIe siècle encore meublé, qui servait et sert, autant que de besoin, de presbytère.
— Au-devant de l'église le cimetière, séparé par un chemin de la métairie de l'Hôpital, vendue nationalement le 16 fructidor an IV.
Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, par M. Célestin Port. Trois tomes, Paris Angers 1876. Tome II, pages 362-363.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement: Segré, Canton: Pouancé — 49
L'Hôpital est un petit bourg entre Bouillé-Ménard et Grugé, qu'un décret du 2 janvier 1808 à réuni à la commune de Grugé, dite dès lors Grugé-l'Hôpital.
Dans l'enquête de 1373, il est question de l'Hôpital de Bouillé, où les textes du XVIIIe siècle citent maison, chapelle, cour, jardin et dépendances (1).
L'église Saint-Jean avait des restes romans (baies) et gothique (fenêtre à double meneau trilobé avec vitraux du XVIe siècle), des toiles du XVIIe siècle (2), mais elle s'est effondrée en 1957 (3).
Y attenait l'ancienne maison seigneuriale, un logis du XVIIIe siècle qui servit de presbytère.
Dépendance de l'Hôpital de Bouillé, dans la même commune de Grugé-l'Hôpital, Saint-Gilles a gardé sa chapelle, transformée au début du XVIIIe siècle, « en long rectangle en moellon informe, surmonté d'un petit clocheton d'ardoise, au milieu d'un vaste préau », et un manoir seigneurial très simple formé de trois logis de hauteur décroissantes (4).
1. Archives départementales de la Vienne, 3 H 1/104.
2. Célestin Port, Dictionnaire..., édition originale, tome II, pages 362-363.
3. Célestin Port, Dictionnaire..., édition revue, tome II, page 263.
4. Célestin Port, Dictionnaire..., édition revue, tome III, page 386.
Sources: Robert Favreau — Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, tome 164, deuxième livraison, juillet-décemnre 2006. Librairie Droz, Paris Genève 2007.
Grugé-l'Hôpital
L'Hôpital, petit bourg de la commune de Grugé-l'Hôpital.
— Autrefois paroisse don les origines sont inconnues.
— Désignée sous le nom de l'Hospital de Bouillé XVIe-XVIIIe siècle, elle formait une dépendance de la Maison du Temple d'Angers.
— L'église dédiée à Saint-Jean est encore desservie, est un édifice restauré et tout difforme, mais dont le vers le Nord montre une petite fenêtre d'apparence romane et les traces d'autres baies identiques, tout au moins du XIIe siècle. Le fond du choeur à pignon s'éclaire d'une fenêtre à double meneau trilobé, que remplissent en partie des débris de vitraux de même époque (fin du XVIe siècle) et de même style que la verrière de Grugé. Voir ci-dessus, page 317.
— On y voyait autrefois au « sommet les armes du Temple, au centre la Vierge des douleurs, les pieds sur le serpent, un Saint Jean-Baptiste, un jeune chevalier à genoux, assisté d'une sainte. La Vierge, le chevalier, le Saint Jean mutilé s'y retrouvent encore, mais transposés. »
— La nef nue conserve de très anciens fonts, à double cuve ronde, encadrée sur trois pieds d'apparence romane, une toile du XVIIe siècle, à peu près perdue : le Christ au jardin des Oliviers, donnée par Monsieur de Paulmy et portant dans un coin ses armes : d'azur à deux lions d'or, l'un en haut, l'autre en bas.
— Dans le choeur, à droite, charmante piscine, XVe siècle portée sur un pied de pierre en spirale, avec accolade, la pointe animée d'une croix de Malte; vis-à-vis, une belle Mater Dolorosa (XVIIe siècle) restaurée.
— Y attient vers Nord-Ouest, séparée par une simple porte, l'ancienne maison seigneuriale de la commanderie, logis du XVIIIe siècle encore meublé, qui servait et sert, autant que de besoin, de presbytère.
— Au-devant de l'église le cimetière, séparé par un chemin de la métairie de l'Hôpital, vendue nationalement le 16 fructidor an IV.
Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, par M. Célestin Port. Trois tomes, Paris Angers 1876. Tome II, pages 362-363.
Lande des Verchers (La) (49)
Maison du Temple de La Lande des Verchers
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement: Saumur, Canton: Doué-la-Fontaine, Commune: Les Verchers-sur-Layon - 49
— Frère G. du Haut-Mesnil, chevalier, âgé de 25 ans en 1307 nous apprend, par son interrogatoire, qu'il fut reçu en 1304, vers Noël, en la maison de La Lande des Verchers « in domo de Lauda (sic) de Verti », par frère Gui de la Forest, chevalier, précepteur de cette Templerie.
— Il prétend que lorsqu'il eut connaissance des erreurs de l'Ordre, il eut volontiers quitté la robe du Temple, que, d'ailleurs, il en avait fait part en confession à l'évêque de Poitiers et n'avait été retenu qu'en songeant aux grandes dépenses faites par sa famille pour le mettre à même d'aller outre mer.
— Il était donc resté Templier, ne voulant pas que ses parents pussent croire qu'il refusait de s'embarquer par manque de coeur.
— Doit-on conclure de ce passage, que seuls allaient outre mer les chevaliers du Temple dont la famille avait pu faire les frais du voyage ?
précepteur de la Lande des Verchers: 1304, frère Gui de la Forest, chevalier.
Sources : Trudon-des-Ormes, Liste des Maisons et de quelques Dignitaires de l'Ordre du Temple, en Syrie, en Chypre et en France. D'Après les pièces du Procès des Templiers. Revue de l'Orient Latin, tomes V, VI, VII. Ernest Leroux, Editeur. Paris 1897, 1898, 1899.
Procès des Templiers, tome II, page 360
Item frater G. de Alto Maynillo miles ordinis predicti, etatis viginti quinque annorum vel circa, juratus eodem modo de se et aliis in causa fidei dicere veritatem, et interrogatus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus in domo de Lauda de Verti, tres anni erunt circa instans festum Nativitatis Domini, per fratrem Guidonem de Foresta militem, preceptorem dicte domus, non recolit de nominibus presencium.
Sources : Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
Lande-des-Verchers
Praeceptor, vers 1304: Guido de la Forest
Sources: E.-G. Léonard. ? Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. ? Paris, E. Champion, 1930. ln-8º, xv-259 pages.
Lande-des-Verchers
Sur la commune de Verchers-sur-Layon, canton de Doué-la-Fontaine; Là se trouvait la Maison du Temple de Lande-des-Verchers.
Sources: Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, tome 164, deuxième livraison juillet-décembres 2006. Paris Genève, Librairie Droz 2007
Lande-des-Verchers
Commanderie de l'Ordre du Temple puis de l'Ordre des Hospitaliers de saint-Jean de Jérusalem qui englobait l'église saint Jean-Baptiste du XIe siècle;
En fond de cour au sud, un bâtiment du XVe ou XVIe siècle;
Du côté est, l'une des portes d'un corps de bâtiment porte la date de 1658;
A l'angle sud-est de l'enclos, construction d'un corps de logis au cours du 4e quart du XIXe siècle.
Propriété privée
Sources: Monuments de France
Lande-des-Verchers - Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Ce jourd'hui 16 avril 1725 avec permission de son Emminence frère D. Antoine Manoel de Villeheha digne grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jerusalem et du Saint-Sépulcre, s'est tenue la vénérable langue particulière du grand prieuré d'Aquitaine, président en icelle illustre Mre le Chevalier frère François de la Rochebrochard, commandeur de Villegas en laquelle se sont levés Messieurs les chevaliers frère Anne-Charles de Tudest commandeur de la Lande-le-Verchers, et frère Jean-Francois-Anne Renault de la Bourdonnaye cy-devant nommés commissaires pour voir, examiner le mémorial des titres de noblesse et autres escriptures dont veut se servir noble Camille-Hipolite-Annibal de FARCY pour pourvoir estre reçu au rang des chevaliers de justice dans ledit prieuré d'Aquitaine dans les limites duquel il est né. Lesquels dits commissaires ont rapporté avoir vu et examiné avec toute l'attention et l'exactitude possible ledit mémorial et ayant remarqué que les titres de noblesse qui y sont énoncés prouvent suffisamment la noblesse que nos statuts et ordination ordonne pour estre reçu audit rang des chevaliers à la réserve de deux bisayeuls paternel et maternel dont le susdit prétendant est dispensé de prouver la noblesse par un bref apostolique et passé par son Emminence ont été de sentiment que la vénérable langue permette audit prétendant de demander des commissaires au vénérable chapitre ou assemblée provincial dudit prieuré pour procéder au procès-verbal de ses preuves de légitimation et de noblesse.
Généalogie de la famille de Farcy, par Paul de Farcy. Editeur: Imprimerie de L. Moreau, Laval 1891
Lande-des-Verchers (La), village commune de Verchers.
— Landa Vercheii, 1170-1177 (Trésors des Chartes, tome I, page 116)
— Ancienne Maison du Temple, dont le ressort constituait une paroisse.
— Ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Le domaine comprenait un château seigneurial, formé d'une cour enclose, avec porte haute et basse;
— En travers, au fond, à droite, le logis avec donjon, tour d'angle et quadruple cave voûtée;
— A gauche, l'église, reliée au logis par un porche, avec double entrée;
— Sur le pignon, une bretèche avec cloche;
— L'intérieur en partie pavé de dalles tumulaires des commandeurs;
— Sur le grand autel à tabernacle, les statues de Vierge, de Saint-Pierre et de Saint-Jean-Baptiste, un fragment de la Vraie-Croix dans un reliquaire de vermeil;
— Aux deux côtés du choeur, un autel;
— A gauche le banc seigneurial.
— L'édifice reconstruit fut béni le 4 avril 1767, ainsi que le cimetière y attenant, devant la principale entrée du château.
— Du domaine dépendait une maitérie, un jardin, des taillis, une allée de noyerset des saulaies, en tout 2.818 boiselées, plus les pâtis des Marne, affermés aux riverains, et surtout des dîmes et des rentes, évaluées à 2.402 boisseaux de froment, 700 de seigle, 280 d'avoine et 100 chapons.
Commandeurs Hospitaliers
1524. Antoine de Sazillé.
1556. Jean Audebert.
1580, 1583. Robert de Chazé.
1612. François de Montagu.
1618, 1623. Guy Turpin de Crisé.
1671. François Budes du Tertre-Jouan.
1684. Guy de la Brunetière du Plessis de Gesté, mort à Angers, le 24 juillet 1694, et inhumé dans le chpelle Saint-Blaise.
1715. Anne-Charles de Tubert, résignataire (1), moyennant une pension de 610 livres.
1753, 1770. René-Antoine du Chaffault, qui transforma l'habitation et reconstruit l'église.
1. (résignataire: personne à qui on a résigné un office, un bénéfice - résigné: abandonner un bénéfice ou un office en faveur de quelqu'un: synonyme: se démettre)
— Un logis distinct, avec jardin et colombier, servait au prêtre, qualifié curé, qui desservait la paroisse.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement: Saumur, Canton: Doué-la-Fontaine, Commune: Les Verchers-sur-Layon - 49

Maison du Temple de La Lande des Verchers
— Frère G. du Haut-Mesnil, chevalier, âgé de 25 ans en 1307 nous apprend, par son interrogatoire, qu'il fut reçu en 1304, vers Noël, en la maison de La Lande des Verchers « in domo de Lauda (sic) de Verti », par frère Gui de la Forest, chevalier, précepteur de cette Templerie.
— Il prétend que lorsqu'il eut connaissance des erreurs de l'Ordre, il eut volontiers quitté la robe du Temple, que, d'ailleurs, il en avait fait part en confession à l'évêque de Poitiers et n'avait été retenu qu'en songeant aux grandes dépenses faites par sa famille pour le mettre à même d'aller outre mer.
— Il était donc resté Templier, ne voulant pas que ses parents pussent croire qu'il refusait de s'embarquer par manque de coeur.
— Doit-on conclure de ce passage, que seuls allaient outre mer les chevaliers du Temple dont la famille avait pu faire les frais du voyage ?
précepteur de la Lande des Verchers: 1304, frère Gui de la Forest, chevalier.
Sources : Trudon-des-Ormes, Liste des Maisons et de quelques Dignitaires de l'Ordre du Temple, en Syrie, en Chypre et en France. D'Après les pièces du Procès des Templiers. Revue de l'Orient Latin, tomes V, VI, VII. Ernest Leroux, Editeur. Paris 1897, 1898, 1899.
Procès des Templiers, tome II, page 360
Item frater G. de Alto Maynillo miles ordinis predicti, etatis viginti quinque annorum vel circa, juratus eodem modo de se et aliis in causa fidei dicere veritatem, et interrogatus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus in domo de Lauda de Verti, tres anni erunt circa instans festum Nativitatis Domini, per fratrem Guidonem de Foresta militem, preceptorem dicte domus, non recolit de nominibus presencium.
Sources : Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
Lande-des-Verchers
Praeceptor, vers 1304: Guido de la Forest
Sources: E.-G. Léonard. ? Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. ? Paris, E. Champion, 1930. ln-8º, xv-259 pages.
Lande-des-Verchers
Sur la commune de Verchers-sur-Layon, canton de Doué-la-Fontaine; Là se trouvait la Maison du Temple de Lande-des-Verchers.
Sources: Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, tome 164, deuxième livraison juillet-décembres 2006. Paris Genève, Librairie Droz 2007
Lande-des-Verchers
Commanderie de l'Ordre du Temple puis de l'Ordre des Hospitaliers de saint-Jean de Jérusalem qui englobait l'église saint Jean-Baptiste du XIe siècle;
En fond de cour au sud, un bâtiment du XVe ou XVIe siècle;
Du côté est, l'une des portes d'un corps de bâtiment porte la date de 1658;
A l'angle sud-est de l'enclos, construction d'un corps de logis au cours du 4e quart du XIXe siècle.
Propriété privée
Sources: Monuments de France
Lande-des-Verchers - Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Ce jourd'hui 16 avril 1725 avec permission de son Emminence frère D. Antoine Manoel de Villeheha digne grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jerusalem et du Saint-Sépulcre, s'est tenue la vénérable langue particulière du grand prieuré d'Aquitaine, président en icelle illustre Mre le Chevalier frère François de la Rochebrochard, commandeur de Villegas en laquelle se sont levés Messieurs les chevaliers frère Anne-Charles de Tudest commandeur de la Lande-le-Verchers, et frère Jean-Francois-Anne Renault de la Bourdonnaye cy-devant nommés commissaires pour voir, examiner le mémorial des titres de noblesse et autres escriptures dont veut se servir noble Camille-Hipolite-Annibal de FARCY pour pourvoir estre reçu au rang des chevaliers de justice dans ledit prieuré d'Aquitaine dans les limites duquel il est né. Lesquels dits commissaires ont rapporté avoir vu et examiné avec toute l'attention et l'exactitude possible ledit mémorial et ayant remarqué que les titres de noblesse qui y sont énoncés prouvent suffisamment la noblesse que nos statuts et ordination ordonne pour estre reçu audit rang des chevaliers à la réserve de deux bisayeuls paternel et maternel dont le susdit prétendant est dispensé de prouver la noblesse par un bref apostolique et passé par son Emminence ont été de sentiment que la vénérable langue permette audit prétendant de demander des commissaires au vénérable chapitre ou assemblée provincial dudit prieuré pour procéder au procès-verbal de ses preuves de légitimation et de noblesse.
Généalogie de la famille de Farcy, par Paul de Farcy. Editeur: Imprimerie de L. Moreau, Laval 1891
Lande-des-Verchers (La), village commune de Verchers.
— Landa Vercheii, 1170-1177 (Trésors des Chartes, tome I, page 116)
— Ancienne Maison du Temple, dont le ressort constituait une paroisse.
— Ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Le domaine comprenait un château seigneurial, formé d'une cour enclose, avec porte haute et basse;
— En travers, au fond, à droite, le logis avec donjon, tour d'angle et quadruple cave voûtée;
— A gauche, l'église, reliée au logis par un porche, avec double entrée;
— Sur le pignon, une bretèche avec cloche;
— L'intérieur en partie pavé de dalles tumulaires des commandeurs;
— Sur le grand autel à tabernacle, les statues de Vierge, de Saint-Pierre et de Saint-Jean-Baptiste, un fragment de la Vraie-Croix dans un reliquaire de vermeil;
— Aux deux côtés du choeur, un autel;
— A gauche le banc seigneurial.
— L'édifice reconstruit fut béni le 4 avril 1767, ainsi que le cimetière y attenant, devant la principale entrée du château.
— Du domaine dépendait une maitérie, un jardin, des taillis, une allée de noyerset des saulaies, en tout 2.818 boiselées, plus les pâtis des Marne, affermés aux riverains, et surtout des dîmes et des rentes, évaluées à 2.402 boisseaux de froment, 700 de seigle, 280 d'avoine et 100 chapons.
Commandeurs Hospitaliers
1524. Antoine de Sazillé.
1556. Jean Audebert.
1580, 1583. Robert de Chazé.
1612. François de Montagu.
1618, 1623. Guy Turpin de Crisé.
1671. François Budes du Tertre-Jouan.
1684. Guy de la Brunetière du Plessis de Gesté, mort à Angers, le 24 juillet 1694, et inhumé dans le chpelle Saint-Blaise.
1715. Anne-Charles de Tubert, résignataire (1), moyennant une pension de 610 livres.
1753, 1770. René-Antoine du Chaffault, qui transforma l'habitation et reconstruit l'église.
1. (résignataire: personne à qui on a résigné un office, un bénéfice - résigné: abandonner un bénéfice ou un office en faveur de quelqu'un: synonyme: se démettre)
— Un logis distinct, avec jardin et colombier, servait au prêtre, qualifié curé, qui desservait la paroisse.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
Saulgé-L'Hôpital (49)
Possession des Hospitaliers de saint-Jean de Jérusalem
Saulgé-l'Hôpital
TopSaulgé-l'Hôpital
Saumur (49)
Maison du Temple de Saumur
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Canton: Saumur - 49
Le Saumurois avait également deux commanderies. Celle de Saumur, d'origine templière, était située dans la paroisse de Notre-Dame de Nantilly (1).
1. Archives départementales de la Vienne, 3 H 1/719.
Sources: Robert Favreau - Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, tome 164, deuxième livraison, juillet-décembre 2006. Librairie Droz, Paris Genève 2007.
Notre-Dame de Nantilly
L'enceinte de Saumur laissait en dehors des murs la principale église-mère de la ville, campé au pied de la montée vers le Sud-Ouest, au-devant de l'ancien passage du Thouet.
— Le domaine d'Andilly, plus tard de Lentilly et par corruption de Nantilly.
— Andriliacus 848; Fiscus Lentiliacus 1003; Beata Maria de Lantileyo 1415; Notre-Dame de Lantilly 1727 — dépendait de la villa de Joinville où s'élevait au IXe siècle l'unique église du pays.
— Quand celle-ci eut disparu englobée dans l'enceinte du château dont elle devint la chapelle proprement dite, une église extérieure s'éleva pour le bourg et pour la campagne, qu'on voit mentionnée dès 1003 sous le vocable de Notre-Dame [...]
— Il ne reste plus aucune trace des biens Templiers à Saumur.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement et Canton: Saumur - 49
Le Saumurois avait également deux commanderies. Celle de Saumur, d'origine templière, était située dans la paroisse de Notre-Dame de Nantilly (1).
1. Archives départementales de la Vienne, 3 H 1/719.
Sources: Robert Favreau - Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, tome 164, deuxième livraison, juillet-décembre 2006. Librairie Droz, Paris Genève 2007.
Notre-Dame de Nantilly
L'enceinte de Saumur laissait en dehors des murs la principale église-mère de la ville, campé au pied de la montée vers le Sud-Ouest, au-devant de l'ancien passage du Thouet.
— Le domaine d'Andilly, plus tard de Lentilly et par corruption de Nantilly.
— Andriliacus 848; Fiscus Lentiliacus 1003; Beata Maria de Lantileyo 1415; Notre-Dame de Lantilly 1727 — dépendait de la villa de Joinville où s'élevait au IXe siècle l'unique église du pays.
— Quand celle-ci eut disparu englobée dans l'enceinte du château dont elle devint la chapelle proprement dite, une église extérieure s'éleva pour le bourg et pour la campagne, qu'on voit mentionnée dès 1003 sous le vocable de Notre-Dame [...]
— Il ne reste plus aucune trace des biens Templiers à Saumur.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
Temple (Le) Maine-et-Loire (49)
Le Temple du Puy-Notre-Dame, près le village de Chavannes.
- Ancien domaine et vignoble dépendant primitivement de la Maison du Temple de La Lande, puis de la commanderie de La Lande.
- En 1535, Antoine de Beauvau, qui le vend le 6 décembre à la fabrique paroissiale.
- En est sieur par acquêt ou par arrentement Pierre Caulin en 1606.
Le Temple, village sur la commune de La Tessoualle.
- Ancien domaine du Temple de Moléon, autrefois avec maison fortifiée dite « La Cour », sur un haut coteau, et dont dépendait bois, jardin, garenne, étang (encore aujourd'hui de 62 ares).
Le Temple, quartier du bourg de Trémentines.
- Ancienne dépendance de la commanderie de Villedieu.
La Templerie, commune d'Angers, près de Saint-Léonard.
- Domaine du Temple d'Angers en 1208, qui payait un cens au prieuré de Balée (Voir Huynes, manuscrtits, folio 184 vº)
Le Temple, (Maison du), commune d'Etriché, à la sortie du bourg vers le sud, avant le cimetière.
- Ancienne maison avec viel enclos dont les murs montrent des traces de portes bouchées, à baies plein cintre, à claveaux réguliers. Probablement ancien domaine des Templiers.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
Top

Le Temple du Puy-Notre-Dame
- Ancien domaine et vignoble dépendant primitivement de la Maison du Temple de La Lande, puis de la commanderie de La Lande.
- En 1535, Antoine de Beauvau, qui le vend le 6 décembre à la fabrique paroissiale.
- En est sieur par acquêt ou par arrentement Pierre Caulin en 1606.
Le Temple, village sur la commune de La Tessoualle.
- Ancien domaine du Temple de Moléon, autrefois avec maison fortifiée dite « La Cour », sur un haut coteau, et dont dépendait bois, jardin, garenne, étang (encore aujourd'hui de 62 ares).

Le Temple près Tessoualle
Le Temple, quartier du bourg de Trémentines.
- Ancienne dépendance de la commanderie de Villedieu.
La Templerie, commune d'Angers, près de Saint-Léonard.
- Domaine du Temple d'Angers en 1208, qui payait un cens au prieuré de Balée (Voir Huynes, manuscrtits, folio 184 vº)
Le Temple, (Maison du), commune d'Etriché, à la sortie du bourg vers le sud, avant le cimetière.
- Ancienne maison avec viel enclos dont les murs montrent des traces de portes bouchées, à baies plein cintre, à claveaux réguliers. Probablement ancien domaine des Templiers.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
Villemoisan (49)
Maison du Temple de Villemoisan
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement: Angers, Canton: Louroux-Béconnais — 49
Biens du Temple à Villemoisan
A l'ouest, entre Loire et Mayenne, se trouvait deux commanderies, Béconnais et Bouillé. L'Hôpital de Béconnais avait au XVIIe siècle, corps de logis, chapelle, fuie, grange, étable, jardin, vigne, le tout enfermé de murailles (1).
Il se trouvait sur la commune de Villemoisan, au nord, légèrement à l'écart de la route du Louroux-Béconnais. C'était depuis le XIIe siècle, une dépendance du Temple d'Angers.
La chapelle, simple rectangle allongé avec étroite abside et voûtes sur ogives de deux travées, portée par des colonnes à curieux chapiteaux, a une porte romane à l'ouest et des fenêtres en plein-cintre également romanes. Des peintures murales du XVIe siècle représentent saint Médard, saint Pierre et saint Eutrope. L'autel portait au XVIIIe siècle un grand tableau de saint Jean Baptiste.
La maison d'habitation était au temps était, au temps de Célestin Port qui nous fait cette description (2), réduite en ferme mais gardait un portail en arc brisé ; le puits portait la date de 1600. L'enclos, dont l'enceinte tombait en ruine, fut vendu comme bien national le 28 prairial an IV (16 juin 1796). Le portail et surtout la chapelle subsiste encore aujourd'hui (3).
Béconnais avait, en 1373, des possessions au Lion-d'Angers, à Candé et à Sergé. Au XVIIe siècle est cité l'hôpital Saint-Jean de Sergé, paroisse Saint-Jame (Sainte-Gemme-d'Aubigné ?), avec corps de logis, chapelle Saint-Jean, grange, étable et jardin (4).
1. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
2. Célestin Port, Dictionnaire..., tome I, page 730.
3. T Barreau, Les Templiers..., pages 102-103, avec cinq photographies de la chapelle (pages 99-101).
4. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
Sources: Robert Favreau, L'Ordre de l'Hôpital en Aquitaine — Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. Tome 164, fascicule 2, 2006.
Maison du Temple Villemoisant
— Vers le Nord, un peu à l'écart de la route de Louroux, établie depuis le XIIe siècle, une Maison du temple, annexe de la Maison du Temple Saint-Laud d'Angers, et désignée d'ordinaire sous le nom de l'Hôpital Béconnais.
— En dépendaient les fermes de la Hinaudaie, la Hamelinière, Boisé et Renault.
— La chapelle était déservie de deux messes par semaine par le vicaire de Villemoisant qui recevait 52 livres par an.
— Cette chapelle, simple rectangle allongé avec étroite abside, elle conserve encore sa voûte ogivale de deux travées portées par des colonnes à curieux chapiteaux, la porte unique de la facade vers l'ouest et les fenêtres en plein cintre roman.
— Sur les murs apparaissent des fresques du XVIe siècle: à gauche, Saint-Médard chaussé de sandales, le soleil sur l'épaule droite, entre les pieds une hostie; Saint-Michel terrassant le démon; à droite, Saint-Pierre portant les clés et Saint-Eutrope.
— L'autel portait au XVIIIe siècle un grand tableau de Saint-Jean-Baptiste.
— L'édifice tout enveloppé de lière, sert d'enfeu particulier.
— Le bâtiment d'habitation réduit en ferme, dont le portail ogival porte à sa pointe un ecusson brisé.
— Au-dessous s'ouvrent de vastes cavaux.
— A distence il y a un puits, dont une pierre porte la date (illisible sur ce document).
— Tout l'enclos, dont l'enceinte déjà tombait en ruine, fut vendue nationalement le 28 prairial an IV pour la somme de 43.098 francs.
Commandeurs Hospitaliers
1148. Jean Bobinot.
1494. Allain Bauschier.
1510. Louis Gordes.
1553. François de Choisy.
XXXX. De Jelesnes, mort le 23 octobre 1661, dans la commanderie même, où il résidait et dont il avait commencé le reconstruction.
1735. Jean-Gabriel Fournel.
— « La terre, fief et seigneurie » de Villemoisant qualifiée au XVIIIe siècle encore de châtellenie, avec son manoir ou « hébergement » seigneurial attenant aux murs du cimetière.
— Tout près en dépendaient deux moulins banaux, dont un à vent et un à eau sur l'étang bordé d'une chaussée.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.
TopDépartement: Maine-et-Loire, Arrondissement: Angers, Canton: Louroux-Béconnais — 49
Biens du Temple à Villemoisan

Chapelle de Villemoisan - Sources: Mairie de Villemoisan
A l'ouest, entre Loire et Mayenne, se trouvait deux commanderies, Béconnais et Bouillé. L'Hôpital de Béconnais avait au XVIIe siècle, corps de logis, chapelle, fuie, grange, étable, jardin, vigne, le tout enfermé de murailles (1).
Il se trouvait sur la commune de Villemoisan, au nord, légèrement à l'écart de la route du Louroux-Béconnais. C'était depuis le XIIe siècle, une dépendance du Temple d'Angers.
La chapelle, simple rectangle allongé avec étroite abside et voûtes sur ogives de deux travées, portée par des colonnes à curieux chapiteaux, a une porte romane à l'ouest et des fenêtres en plein-cintre également romanes. Des peintures murales du XVIe siècle représentent saint Médard, saint Pierre et saint Eutrope. L'autel portait au XVIIIe siècle un grand tableau de saint Jean Baptiste.
La maison d'habitation était au temps était, au temps de Célestin Port qui nous fait cette description (2), réduite en ferme mais gardait un portail en arc brisé ; le puits portait la date de 1600. L'enclos, dont l'enceinte tombait en ruine, fut vendu comme bien national le 28 prairial an IV (16 juin 1796). Le portail et surtout la chapelle subsiste encore aujourd'hui (3).
Béconnais avait, en 1373, des possessions au Lion-d'Angers, à Candé et à Sergé. Au XVIIe siècle est cité l'hôpital Saint-Jean de Sergé, paroisse Saint-Jame (Sainte-Gemme-d'Aubigné ?), avec corps de logis, chapelle Saint-Jean, grange, étable et jardin (4).
1. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
2. Célestin Port, Dictionnaire..., tome I, page 730.
3. T Barreau, Les Templiers..., pages 102-103, avec cinq photographies de la chapelle (pages 99-101).
4. Archives départementale de la Vienne, 3 H 1/104.
Sources: Robert Favreau, L'Ordre de l'Hôpital en Aquitaine — Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. Tome 164, fascicule 2, 2006.
Maison du Temple Villemoisant

Maison du Temple Villemoisant
— Vers le Nord, un peu à l'écart de la route de Louroux, établie depuis le XIIe siècle, une Maison du temple, annexe de la Maison du Temple Saint-Laud d'Angers, et désignée d'ordinaire sous le nom de l'Hôpital Béconnais.
— En dépendaient les fermes de la Hinaudaie, la Hamelinière, Boisé et Renault.
— La chapelle était déservie de deux messes par semaine par le vicaire de Villemoisant qui recevait 52 livres par an.
— Cette chapelle, simple rectangle allongé avec étroite abside, elle conserve encore sa voûte ogivale de deux travées portées par des colonnes à curieux chapiteaux, la porte unique de la facade vers l'ouest et les fenêtres en plein cintre roman.
— Sur les murs apparaissent des fresques du XVIe siècle: à gauche, Saint-Médard chaussé de sandales, le soleil sur l'épaule droite, entre les pieds une hostie; Saint-Michel terrassant le démon; à droite, Saint-Pierre portant les clés et Saint-Eutrope.
— L'autel portait au XVIIIe siècle un grand tableau de Saint-Jean-Baptiste.
— L'édifice tout enveloppé de lière, sert d'enfeu particulier.
— Le bâtiment d'habitation réduit en ferme, dont le portail ogival porte à sa pointe un ecusson brisé.
— Au-dessous s'ouvrent de vastes cavaux.
— A distence il y a un puits, dont une pierre porte la date (illisible sur ce document).
— Tout l'enclos, dont l'enceinte déjà tombait en ruine, fut vendue nationalement le 28 prairial an IV pour la somme de 43.098 francs.
Commandeurs Hospitaliers
1148. Jean Bobinot.
1494. Allain Bauschier.
1510. Louis Gordes.
1553. François de Choisy.
XXXX. De Jelesnes, mort le 23 octobre 1661, dans la commanderie même, où il résidait et dont il avait commencé le reconstruction.
1735. Jean-Gabriel Fournel.
— « La terre, fief et seigneurie » de Villemoisant qualifiée au XVIIIe siècle encore de châtellenie, avec son manoir ou « hébergement » seigneurial attenant aux murs du cimetière.
— Tout près en dépendaient deux moulins banaux, dont un à vent et un à eau sur l'étang bordé d'une chaussée.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire. Par Célestin Port, Archiviste du département de Maine-et-Loire. Tomes I, II et III. Paris et Angers, 1878.

