Département de l'Indre
Beauvais (36)
Maison du Temple de Beauvais
Département: Indre, Arrondissement de Châteauroux, Canton: Buzançais - 36
Un sergent du Temple nommé Guillaume de Taillebois, et dont l'oncle, Templier, habita la maison du Temple de Beauvais, nous apprend qu'il fut reçu, en 1299 environ, en la chapelle de cette maison « in capella domus Templi de Bello videre, Bituricensis diocesis (Diocèse de Bourges) », par le commandeur du Temple de l'Ormeteau, en présence de frère Gérard Crosat, prêtre, et de trois autres Templiers « Procès, tome II, pages 182, 183. »
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
Procès des Templiers, tome II, pages 182, 183
Frater Guillelmus Talheboys serviens, Xantonensis diocesis, etc., Dixit namque se fuisse receptum in capella domus Templi de Bello Videre Bituricensis diocesis, in. festo Apostolorum Petri et Pauli instanti erunt circiter XII anni, per fratrem Johannem Pileti quondam servientem, preceptorem tunc de Ulmo Tuandi, presentibus fratribus Guillelmo Talheboys serviente, avunculo ipsius testis, Gerardo Crosat presbitero et duobus aliis deffunctis [...]
Sources : Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
TopDépartement: Indre, Arrondissement de Châteauroux, Canton: Buzançais - 36

Maison du Temple de Beauvais
Un sergent du Temple nommé Guillaume de Taillebois, et dont l'oncle, Templier, habita la maison du Temple de Beauvais, nous apprend qu'il fut reçu, en 1299 environ, en la chapelle de cette maison « in capella domus Templi de Bello videre, Bituricensis diocesis (Diocèse de Bourges) », par le commandeur du Temple de l'Ormeteau, en présence de frère Gérard Crosat, prêtre, et de trois autres Templiers « Procès, tome II, pages 182, 183. »
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
Procès des Templiers, tome II, pages 182, 183
Frater Guillelmus Talheboys serviens, Xantonensis diocesis, etc., Dixit namque se fuisse receptum in capella domus Templi de Bello Videre Bituricensis diocesis, in. festo Apostolorum Petri et Pauli instanti erunt circiter XII anni, per fratrem Johannem Pileti quondam servientem, preceptorem tunc de Ulmo Tuandi, presentibus fratribus Guillelmo Talheboys serviente, avunculo ipsius testis, Gerardo Crosat presbitero et duobus aliis deffunctis [...]
Sources : Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
Blizon (Le) (36)
Maison du Temple Le Blizon
Département: Indre, Arrondissement: Le Blanc, Canton: Mézières-en-Brenne - 36
La Maison du Temple se trouvait entre Mézières-en-Brenne et Martizay.
Nous n'avons pratiquement pas de renseignement sur cette très importante Maison de Blizon, elle était pourtant la plus puissante du département, à la vue du nombre de ces dépendance. Elle est connue et avérée depuis 1207, et nous connaissons un nom de Preceptor à cette époque « Guillaume de Ruye ou de Guillaume de Rupte 1207.
Ce Guillaume de Ruye était aussi preceptor de la Maison (de Castra), La Chastre-aux-Grolles (37) et de celle de (Dolucio - Dolus) de nos jours Dolus-le-Sec (37).
Léonard, cite un autre preceptor pour cette Maison de Blizon: Savaricus de Sonayo 1247 et 1253.
Sur l'ouvrage d'Alain Jacquet, Les Templiers et les Hospitaliers en Touraine, il y a un très long article sur cette commanderie, mais toutes les informations remontent au XVIIIe siècle sous les chevaliers de Malte.
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: E.-G. Léonard. - Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. - Paris, E. Champion, 1930. ln-8º, xv-259 pages.
Commanderie de Rouflac
Département: Vienne, Arrondissement: Montmorillon, Canton, La Trimouille, Commune: Haims - 86
A l'Est du département, commune d'Haims proche de la Trimouille était la commanderie templière de Rouflac
Commanderie de Rouflac. La plus ancienne citation de M. L. Rédet date de 1263. Cette commanderie a été rattachée à celle de Blizon (36) en plein coeur de la Brenne en 1470 (M. L. Rédet - Dictionnaire topographique du département de la Vienne - rubrique « Poitiers » - Page 366).
Il existe 38 liasses (1193-1709) sur la commanderie templière du Blizon aux archives de la Vienne.
Archives de la Vienne
commanderie de Beauvais
Département: Vienne, Arrondissement et Canton: Poitiers, Commune: Mignaloux-Beauvoir - 86
commanderie et maison noble de Beauvais, alias Beauvoir
commanderie de Beauvais, à l'est, sur la paroisse de Saint-Etienne.
— La commanderie de Beauvais ou Beauvoir était soumise à la commanderie du Blizon, des Templiers puis de l'ordre de Malte.
— Les chevaliers du Temple et ensuite de l'Ordre de Malte faisaient haute profession de dévouement à la mère de Dieu. Chaque jour ils récitaient en son honneur les heures de Notre-
Dame ou cinquante Pater. Les grandes proportions de l'église qu'ils bâtirent attestent l'affluence des pèlerins qui y venaient prier. La fête de Notre-Dame-de-Beauvais se célébrait alors le 15 août. Depuis la vente des biens de l'ordre, cet édifice tomba en ruines et il n'en reste plus que les quatre murailles. Mais une honorable famille, qui habite l'ancien manoir des chevaliers, conserva l'antique Vierge dans un oratoire où l'on continua de venir prier. Plus tard, elle lui éleva une chapelle où le premier de mai de chaque année, se rassemble une foule de pèlerins de toute condition, quelquefois jusqu'au nombre de douze cents (Archives de l'Indre, H, 599, 600).
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Troisième année, Châteauroux 1897.
commanderie de Lavaudieu
Département: Indre, Arrondissement: Le Blanc, Canton: Bélâbre, Commune: Saint-Hilaire-sur-Benaize - 36
Eglise succursalle, cimetière, lieu noble et commanderie de Lavaudieu
commanderie de Lavaudieu.
— La commanderie dépendait en 1495, de la commanderie du Blizon, dans la paroisse de Saint-Michel-en-Brenne. Cette ancienne paroisse fu supprimée en 1819 et réunie à celle de Saint-Hilaire (Archives de l'Indre, H 600).
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Septième année, Avril et Juin, Châteauroux 1901.
Commanderie de Plaincourault
Département: Indre, Arrondissement: Le Blanc, Canton: Tournon-Saint-Martin, Commune: Mérigny - 36
Eglise et ancienne paroisse.
— Commanderie de Plaincourault
Commanderie de Plaincourault et lieu noble, 1494.
— La commanderie de Plaincourault était une annexe de la Commanderie de Blizon, mais la paroisse, dont le vocable était « Saint-Jean devant la Porte Latine, au six mai », relevait de l'abbaye de Saint-Savain. (Archives de l'Indre, H, 488, 497, 502)
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Septième année, Octobre-Décembre, Châteauroux 1901.
Chapelle et Commanderie du Blizon
— Chapelle, maison noble et Suie en 1692.
— Ad. Blisionem, 1202.
— La commanderie est citée en 1199, elle appartenait aux Templiers, puis à l'Ordre de Malte. Elle avait sous sa dépendance La commanderies de Beauvais dans la paroisse de Saint-Etienne-de-Buzançais ; La commanderie de Saint-Auprien, dans la paroisse de Châteauguillaume ; La commanderie de Plaincourault, dans la paroise de Mérigny ; La commanderie de Lauvaudieu, dans la parroisse de Saint-Hilaire de Bénaise ; La commanderie de L'Epinat, dans la paroisse de Varennes ; La commanderie de Vilejésus, dans la paroisse de Saint-Michel-des-Bois ; La commanderie de L'Hopitau-sous-Piégu, dans la paroisse de Saint-Cyran la Latte ; La commanderie de Charnoble, dans la paroisse de Mauvières près de Bélâbre ; La commanderie de Roufflac. (Archives de l'Indre, série H)
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Huitième année, Châteauroux 1902.
commanderie de Blizon
Département Indre, Arrondissement Châteauroux, Canton Buzançais - 36
La ville et le comté de Buzançais appartenant à Messire Léonard Chabot, chevaliers de l'Ordre du Roi, et capitaine de 50 lances de ses ordonnances, et associée de quatre châtellenies, et fondée en tout droits de comté et justice, qui ressortit directement à Tours par Appel [...]
Sic: Devers l'Orient est la garenne du Seigneur ; et de l'Occident deux ponts sur le dit fleuve d'Indre ; et un grand faubourg sur le chemin pour aller au Beauvoir, près le dit Buzançais, qui est une annexe de la commanderie de Blizon.
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Description du Berry et diocèse de Bourges au XVIe siècle, page 72, par Nicolas de Nicolay, Dauphinois et M. Victor Advielle. Paris 1865
TopDépartement: Indre, Arrondissement: Le Blanc, Canton: Mézières-en-Brenne - 36

Maison du Temple Le Blizon
La Maison du Temple se trouvait entre Mézières-en-Brenne et Martizay.
Nous n'avons pratiquement pas de renseignement sur cette très importante Maison de Blizon, elle était pourtant la plus puissante du département, à la vue du nombre de ces dépendance. Elle est connue et avérée depuis 1207, et nous connaissons un nom de Preceptor à cette époque « Guillaume de Ruye ou de Guillaume de Rupte 1207.
Ce Guillaume de Ruye était aussi preceptor de la Maison (de Castra), La Chastre-aux-Grolles (37) et de celle de (Dolucio - Dolus) de nos jours Dolus-le-Sec (37).
Léonard, cite un autre preceptor pour cette Maison de Blizon: Savaricus de Sonayo 1247 et 1253.
Sur l'ouvrage d'Alain Jacquet, Les Templiers et les Hospitaliers en Touraine, il y a un très long article sur cette commanderie, mais toutes les informations remontent au XVIIIe siècle sous les chevaliers de Malte.
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: E.-G. Léonard. - Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. - Paris, E. Champion, 1930. ln-8º, xv-259 pages.
Commanderie de Rouflac
Département: Vienne, Arrondissement: Montmorillon, Canton, La Trimouille, Commune: Haims - 86
A l'Est du département, commune d'Haims proche de la Trimouille était la commanderie templière de Rouflac

Commanderie de Rouflac. La plus ancienne citation de M. L. Rédet date de 1263. Cette commanderie a été rattachée à celle de Blizon (36) en plein coeur de la Brenne en 1470 (M. L. Rédet - Dictionnaire topographique du département de la Vienne - rubrique « Poitiers » - Page 366).
Il existe 38 liasses (1193-1709) sur la commanderie templière du Blizon aux archives de la Vienne.
Archives de la Vienne
commanderie de Beauvais
Département: Vienne, Arrondissement et Canton: Poitiers, Commune: Mignaloux-Beauvoir - 86
commanderie et maison noble de Beauvais, alias Beauvoir

commanderie de Beauvais, à l'est, sur la paroisse de Saint-Etienne.
— La commanderie de Beauvais ou Beauvoir était soumise à la commanderie du Blizon, des Templiers puis de l'ordre de Malte.
— Les chevaliers du Temple et ensuite de l'Ordre de Malte faisaient haute profession de dévouement à la mère de Dieu. Chaque jour ils récitaient en son honneur les heures de Notre-
Dame ou cinquante Pater. Les grandes proportions de l'église qu'ils bâtirent attestent l'affluence des pèlerins qui y venaient prier. La fête de Notre-Dame-de-Beauvais se célébrait alors le 15 août. Depuis la vente des biens de l'ordre, cet édifice tomba en ruines et il n'en reste plus que les quatre murailles. Mais une honorable famille, qui habite l'ancien manoir des chevaliers, conserva l'antique Vierge dans un oratoire où l'on continua de venir prier. Plus tard, elle lui éleva une chapelle où le premier de mai de chaque année, se rassemble une foule de pèlerins de toute condition, quelquefois jusqu'au nombre de douze cents (Archives de l'Indre, H, 599, 600).
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Troisième année, Châteauroux 1897.
commanderie de Lavaudieu
Département: Indre, Arrondissement: Le Blanc, Canton: Bélâbre, Commune: Saint-Hilaire-sur-Benaize - 36
Eglise succursalle, cimetière, lieu noble et commanderie de Lavaudieu

commanderie de Lavaudieu.
— La commanderie dépendait en 1495, de la commanderie du Blizon, dans la paroisse de Saint-Michel-en-Brenne. Cette ancienne paroisse fu supprimée en 1819 et réunie à celle de Saint-Hilaire (Archives de l'Indre, H 600).
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Septième année, Avril et Juin, Châteauroux 1901.
Commanderie de Plaincourault
Département: Indre, Arrondissement: Le Blanc, Canton: Tournon-Saint-Martin, Commune: Mérigny - 36
Eglise et ancienne paroisse.
— Commanderie de Plaincourault

Commanderie de Plaincourault et lieu noble, 1494.
— La commanderie de Plaincourault était une annexe de la Commanderie de Blizon, mais la paroisse, dont le vocable était « Saint-Jean devant la Porte Latine, au six mai », relevait de l'abbaye de Saint-Savain. (Archives de l'Indre, H, 488, 497, 502)
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Septième année, Octobre-Décembre, Châteauroux 1901.
Chapelle et Commanderie du Blizon
— Chapelle, maison noble et Suie en 1692.
— Ad. Blisionem, 1202.
— La commanderie est citée en 1199, elle appartenait aux Templiers, puis à l'Ordre de Malte. Elle avait sous sa dépendance La commanderies de Beauvais dans la paroisse de Saint-Etienne-de-Buzançais ; La commanderie de Saint-Auprien, dans la paroisse de Châteauguillaume ; La commanderie de Plaincourault, dans la paroise de Mérigny ; La commanderie de Lauvaudieu, dans la parroisse de Saint-Hilaire de Bénaise ; La commanderie de L'Epinat, dans la paroisse de Varennes ; La commanderie de Vilejésus, dans la paroisse de Saint-Michel-des-Bois ; La commanderie de L'Hopitau-sous-Piégu, dans la paroisse de Saint-Cyran la Latte ; La commanderie de Charnoble, dans la paroisse de Mauvières près de Bélâbre ; La commanderie de Roufflac. (Archives de l'Indre, série H)
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Bulletin de la Société Académique du Centre, Archiprêtré du Blanc - Huitième année, Châteauroux 1902.
commanderie de Blizon
Département Indre, Arrondissement Châteauroux, Canton Buzançais - 36
La ville et le comté de Buzançais appartenant à Messire Léonard Chabot, chevaliers de l'Ordre du Roi, et capitaine de 50 lances de ses ordonnances, et associée de quatre châtellenies, et fondée en tout droits de comté et justice, qui ressortit directement à Tours par Appel [...]
Sic: Devers l'Orient est la garenne du Seigneur ; et de l'Occident deux ponts sur le dit fleuve d'Indre ; et un grand faubourg sur le chemin pour aller au Beauvoir, près le dit Buzançais, qui est une annexe de la commanderie de Blizon.
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215
Sources: Description du Berry et diocèse de Bourges au XVIe siècle, page 72, par Nicolas de Nicolay, Dauphinois et M. Victor Advielle. Paris 1865
Chateauroux (36)
Maison du Temple de Châteauroux
Département: Indre, Arrondissement et canton: Châteauroux - 36
Les Templiers étaient établis à Châteauroux dès la seconde moitié du XIIe siècle. M. Hubert cite en effet une donation de Pierre de Chanly à l'abbaye de La Vernusse en 1178, donation dans laquelle figurent comme témoins Etienne Raimbaud, templier et Lenoir son frère, prêtre, et la charte fut signée sous le porche de Saint-André de Châteauroux près de la maison du Temple. (Ancienne maison du Temple de Châteauroux, dans la Revue du Berry, 1909. J'ai emprunté beaucoup à ce savant travail).
Cette maison dont il ne reste rien fut remplacée au XVe siècle par un édifice qui existait encore en 1843, époque où il fut exproprié pour l'agrandissement de la place du Marché.
Dans la visite prieurale de 1789, il est dit qu'on entrait dans la maison par un portail voûté en pierre, au-dessus duquel étaient les armes de La Religion ; un escalier de pierre conduisait à une chambre située au-dessus du portail et à trois autres chambres avec cheminées à manteau, grenier au-dessus et caves au-dessous. Il y avait une grande cour où se trouvait un cellier, et vis-à-vis du portail un appentis avec une porte donnant sur une basse-cour.
Cette maison qui ne fut jamais occupée par les Hospitaliers que pour y loger les receveurs de l'Ordre ou les fermiers-généraux, servit parfois de lieu de réunion pour les habitants de la ville « discutant du fait commun. » En 1704 elle fut affermée par la ville pour servir d'Hôtel de Ville, puis après la construction d'un Hôtel de Ville elle fut louée à des particuliers jusqu'à la Révolution.
Voici quelles étaient les principales dépendances du Temple de Châteauroux:
— Dix maisons à Châteauroux
— Locatures; (Les locatures étaient des petites fermes louées par Les Templiers)
— Terres
— Vignes, dans les environs de la ville
— Un moulin à la Rochegayne, paroisse d'Arthon
— Deux moulins à Villaines (commune de Condé)
— La métairie de la Rochegayne comprenant 200 boisselées de terre et 5 arpents de pré sur la Bouzanne
— Des rentes et dîmes diverses
— Enfin la forêt du Temple qui comprenait en 1789, 386 arpents de taillis et futaies de chênes, et 126 arpents de brandes.
On voit quelle était l'importance de ce membre de la Commanderie de Lormeteau.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Rochegaygne
Moulin de Rochegaygne, commune d'Arthon.
— Ancien moulin sur la Bouzanne, appartenant à la commanderie de l'Ormeteau
Villaine
Moulin de Villaine, commune de Condé
— Moulin de Villaine
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique de l'Indre, par M. Eugène Hubert, archiviste-adjoint aux Archives de l'Indre. Paris, Châteauroux 1889
TopDépartement: Indre, Arrondissement et canton: Châteauroux - 36

Maison du Temple de Châteauroux
Les Templiers étaient établis à Châteauroux dès la seconde moitié du XIIe siècle. M. Hubert cite en effet une donation de Pierre de Chanly à l'abbaye de La Vernusse en 1178, donation dans laquelle figurent comme témoins Etienne Raimbaud, templier et Lenoir son frère, prêtre, et la charte fut signée sous le porche de Saint-André de Châteauroux près de la maison du Temple. (Ancienne maison du Temple de Châteauroux, dans la Revue du Berry, 1909. J'ai emprunté beaucoup à ce savant travail).
Cette maison dont il ne reste rien fut remplacée au XVe siècle par un édifice qui existait encore en 1843, époque où il fut exproprié pour l'agrandissement de la place du Marché.
Dans la visite prieurale de 1789, il est dit qu'on entrait dans la maison par un portail voûté en pierre, au-dessus duquel étaient les armes de La Religion ; un escalier de pierre conduisait à une chambre située au-dessus du portail et à trois autres chambres avec cheminées à manteau, grenier au-dessus et caves au-dessous. Il y avait une grande cour où se trouvait un cellier, et vis-à-vis du portail un appentis avec une porte donnant sur une basse-cour.
Cette maison qui ne fut jamais occupée par les Hospitaliers que pour y loger les receveurs de l'Ordre ou les fermiers-généraux, servit parfois de lieu de réunion pour les habitants de la ville « discutant du fait commun. » En 1704 elle fut affermée par la ville pour servir d'Hôtel de Ville, puis après la construction d'un Hôtel de Ville elle fut louée à des particuliers jusqu'à la Révolution.
Voici quelles étaient les principales dépendances du Temple de Châteauroux:
— Dix maisons à Châteauroux
— Locatures; (Les locatures étaient des petites fermes louées par Les Templiers)
— Terres
— Vignes, dans les environs de la ville
— Un moulin à la Rochegayne, paroisse d'Arthon
— Deux moulins à Villaines (commune de Condé)
— La métairie de la Rochegayne comprenant 200 boisselées de terre et 5 arpents de pré sur la Bouzanne
— Des rentes et dîmes diverses
— Enfin la forêt du Temple qui comprenait en 1789, 386 arpents de taillis et futaies de chênes, et 126 arpents de brandes.
On voit quelle était l'importance de ce membre de la Commanderie de Lormeteau.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Rochegaygne

Moulin de Rochegaygne, commune d'Arthon.
— Ancien moulin sur la Bouzanne, appartenant à la commanderie de l'Ormeteau
Villaine

Moulin de Villaine, commune de Condé
— Moulin de Villaine
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique de l'Indre, par M. Eugène Hubert, archiviste-adjoint aux Archives de l'Indre. Paris, Châteauroux 1889
Epinat (Indre) (36)
Maison du Temple de l'Epinat
Département: Indre, Arrondissement: Issoudun, Canton: Saint-Christophe-en-Bazelle
L'Epinat, Vestiges d'une Commanderie de Templiers
L'Epinat est cadastré, sur le territoire communal de Barrou, Section E, nº 801 ; il est situé à 4 km au Sud-Est du Grand-Pressigny, 2,5 km du Nord-Est de la Guerche, et 3,5 km au Nord de Barrou. Il y subsiste d'importants vestiges d'une chapelle du XIIe siècle, qui fut celle d'une commanderie de Templiers.
Notes d'Histoire
Les premières mentions sont du XIIe siècle : « Domus de Lespinaz, Domus militiae Templi de Spinaceto. »
— En 1213, la forêt de l'Espinat, de la paroisse de Barrou, appartenait à Geoffroy IV, Vicomte de Châteaudun, qui autorisa les religieuses de Rives à y faire paître leurs troupeaux.
— En 1267, il est question de l'Hospital de l'Espinacerie dans la charte de la Merci-Dieu, intitulée comme suit : Chartre de Jeanne, dame d'Estableau, qui, du consentement de Regnaud, Chevalier, Seigneur d'Estableau, son mari, donne à l'Abbaye et aux religieux de la Merci-Dieu, soixante arpents de landes, situés entre la maison de l'Hôpital appelé l'Espinacerie, et la Rivière de la Glaise,
— DATUM ANNO DOMINI MCCLXVII MENSE MAIO.
— Le 2 septembre 1288, une lettre est écrite par François de Bor, Commandeur d'Auvergne à cette époque, à Jean le Berruyer qui était alors titulaire de la Commanderie de l'Epinat.
Elle passa aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, au commencement du XIVe, après la dissolution de l'Ordre du Temple d'où le nouveau nom de Saint-Jean de l'Epinat.
Elle devint ensuite Commanderie de Malte, de la Langue française, du Grand Prieuré d'Aquitaine.
Pour Dufour, elle fut réunie à celle de Brizay, pour Carré de Busserolle à celle de Blison en Brenne au XVIIe siècle.
Les Commandeurs de l'Epinat possédaient dans la ville de la Haye un hôtel appelé: « La Commanderie », et qui était situé derrière l'église de la Madeleine.
En 1663 et 1664, d'après les registres paroissiaux eurent lieu deux mariages dans la chapelle de « Saint-Jean de l'Espinat. »
En 1678, à l'occasion d'une visite de Mgr Amelot de Gournay, archevêque de Tours, le 19 mai, le curé de la paroisse de Barrou, dont dépendait l'Epinat, se vit dans l'obligation de présenter un état des charges et revenus, tant de la Chapelle que de la Commanderie, (...) fondée dans la paroisse, etc., ce qui montre qu'à cette époque relativement récente, l'Epinat avait encore une certaine importance.
D'autre part, on trouve actes de naissances et de sépultures de 1639 à 1750, pour des « mestayers », « laboureurs », « fermiers. »
Par contre, après la révolution, on ne parle plus que de « gardes forestiers », ce qui dénoterait un changement d'orientation de l'exploitation à partir de cette époque, les bois ayant remplacé les cultures.
Des anciens bâtiments de la Commanderie, il ne restait en 1791 qu'une petite habitation, une grange, une tour placée au milieu d'un préau et une petite chapelle tombant en ruines.
Pour Dufour, en 1812, celle-ci paraissait encore voûtée.
Voir l'étude sur la Maison du Temple de l'Epinat
Maison du Temple de l'Epinat, sur la commune de Varennes-sur-Fouzon.
— Miles Templi de Espinaz (tempore fratris Hamlerii, commendatore) XIIe siècle.
— Templarii del Espinard, 1200.
— Fratres milicie Templi de Spinacio, 1200.
— Domus Templi de Lespinace, 1217.
— Milicie Templi de Lespinaz de Valencaio, 1245.
— Preceptor in ballia de Espinaco 1269.
— Domus de Spinaco 1287.
— Domus sue quondam Templi de Espinatio de Valenceyo, 1333.
— Espinaz XVIe siècle.
— Ancienne Maison du Temple, puis après 1309, commanderie de Saint-Jean de Jérusalem, dépendance de la commanderie de Villefranche-sur-Cher.
— Autrefois, paroisse de Luciou; ancienne justice; autel et métairie de Sainte-Catherine 1249.
— Le domaine de l'Epinat fut vendu nationalement le 21 février 1793.
Sources: Eugène Hubert, archiviste adjoint aux archives de l'Indre - Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique de l'Indre. Châteauroux et Paris, 1889.
TopDépartement: Indre, Arrondissement: Issoudun, Canton: Saint-Christophe-en-Bazelle

Maison du Temple de l'Epinat
L'Epinat, Vestiges d'une Commanderie de Templiers
L'Epinat est cadastré, sur le territoire communal de Barrou, Section E, nº 801 ; il est situé à 4 km au Sud-Est du Grand-Pressigny, 2,5 km du Nord-Est de la Guerche, et 3,5 km au Nord de Barrou. Il y subsiste d'importants vestiges d'une chapelle du XIIe siècle, qui fut celle d'une commanderie de Templiers.
Notes d'Histoire
Les premières mentions sont du XIIe siècle : « Domus de Lespinaz, Domus militiae Templi de Spinaceto. »
— En 1213, la forêt de l'Espinat, de la paroisse de Barrou, appartenait à Geoffroy IV, Vicomte de Châteaudun, qui autorisa les religieuses de Rives à y faire paître leurs troupeaux.
— En 1267, il est question de l'Hospital de l'Espinacerie dans la charte de la Merci-Dieu, intitulée comme suit : Chartre de Jeanne, dame d'Estableau, qui, du consentement de Regnaud, Chevalier, Seigneur d'Estableau, son mari, donne à l'Abbaye et aux religieux de la Merci-Dieu, soixante arpents de landes, situés entre la maison de l'Hôpital appelé l'Espinacerie, et la Rivière de la Glaise,
— DATUM ANNO DOMINI MCCLXVII MENSE MAIO.
— Le 2 septembre 1288, une lettre est écrite par François de Bor, Commandeur d'Auvergne à cette époque, à Jean le Berruyer qui était alors titulaire de la Commanderie de l'Epinat.
Elle passa aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, au commencement du XIVe, après la dissolution de l'Ordre du Temple d'où le nouveau nom de Saint-Jean de l'Epinat.
Elle devint ensuite Commanderie de Malte, de la Langue française, du Grand Prieuré d'Aquitaine.
Pour Dufour, elle fut réunie à celle de Brizay, pour Carré de Busserolle à celle de Blison en Brenne au XVIIe siècle.
Les Commandeurs de l'Epinat possédaient dans la ville de la Haye un hôtel appelé: « La Commanderie », et qui était situé derrière l'église de la Madeleine.
En 1663 et 1664, d'après les registres paroissiaux eurent lieu deux mariages dans la chapelle de « Saint-Jean de l'Espinat. »
En 1678, à l'occasion d'une visite de Mgr Amelot de Gournay, archevêque de Tours, le 19 mai, le curé de la paroisse de Barrou, dont dépendait l'Epinat, se vit dans l'obligation de présenter un état des charges et revenus, tant de la Chapelle que de la Commanderie, (...) fondée dans la paroisse, etc., ce qui montre qu'à cette époque relativement récente, l'Epinat avait encore une certaine importance.
D'autre part, on trouve actes de naissances et de sépultures de 1639 à 1750, pour des « mestayers », « laboureurs », « fermiers. »
Par contre, après la révolution, on ne parle plus que de « gardes forestiers », ce qui dénoterait un changement d'orientation de l'exploitation à partir de cette époque, les bois ayant remplacé les cultures.
Des anciens bâtiments de la Commanderie, il ne restait en 1791 qu'une petite habitation, une grange, une tour placée au milieu d'un préau et une petite chapelle tombant en ruines.
Pour Dufour, en 1812, celle-ci paraissait encore voûtée.
Voir l'étude sur la Maison du Temple de l'Epinat
Maison du Temple de l'Epinat, sur la commune de Varennes-sur-Fouzon.
— Miles Templi de Espinaz (tempore fratris Hamlerii, commendatore) XIIe siècle.
— Templarii del Espinard, 1200.
— Fratres milicie Templi de Spinacio, 1200.
— Domus Templi de Lespinace, 1217.
— Milicie Templi de Lespinaz de Valencaio, 1245.
— Preceptor in ballia de Espinaco 1269.
— Domus de Spinaco 1287.
— Domus sue quondam Templi de Espinatio de Valenceyo, 1333.
— Espinaz XVIe siècle.
— Ancienne Maison du Temple, puis après 1309, commanderie de Saint-Jean de Jérusalem, dépendance de la commanderie de Villefranche-sur-Cher.
— Autrefois, paroisse de Luciou; ancienne justice; autel et métairie de Sainte-Catherine 1249.
— Le domaine de l'Epinat fut vendu nationalement le 21 février 1793.
Sources: Eugène Hubert, archiviste adjoint aux archives de l'Indre - Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique de l'Indre. Châteauroux et Paris, 1889.
Issoudun (36)
Maison du Temple d'Issoudun
Département: Indre, Arrondissement: Issoudun Chef-lieu de Canton - 36
Les Templiers possédaient de nombreuses maisons à Issoudun même, et des fermes qu'ils louaient aux alentours d'Issoudun (des Locatures)
Sources: état des possessions de la commanderie de Lormeteau.
Templiers et Issoudun
644. Arrêt adjugeant aux Templiers les biens d'un bourgeois d'Issoudun (Exolduni) nommé Raoul « Cofin », qui de son vivant s'était donné lui et ses biens auxdits Templiers. Le bailli du Roi prétendait qu'il n'en avait pas le droit, attendu qu'il était homme de corps d'un chevalier. Les Templiers prouvèrent que ledit Cofin était de la cense (censa) d'Issoudun, et prétendirent que les hommes qui payaient ladite cense étaient libres et avaient la libre disposition de leurs biens. Le bailli reconnut la vérité de cet article.
Olim, tome I folio 121 vº
L'an 1261, Saint-Louis.
2023 Arrêt condamnant les Templiers à l'amende pour avoir arrêté sur la terre du Roi, près d'Issoudun, un homme en habit laïque, qu'ils prétendaient être un de leurs frères, et à le remettre audit lieu.
Olim tome II folio 32 Vº
L'an 1276, Philippe le Hardi.
Sources: Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur, sous la direction de M. Le Comte de Laborde. Acte du parlement de Paris. Tome I. Paris 1863
Eglise des Templiers d'Issoudun
Les Templiers avaient à Issoudun de nombreux établissements et possédaient des jardins avoisinant le pont de Saint-Denis. C'est ce qui résulte d'un titre de transaction passé au mois d'avril 1347, entre Gervais, maître de l'hôtel du Temple d'Issoudun, avec les doyen et chanoines de Saint-Denis. Il ne reste plus trace de l'église ou chapelle de cet Ordre.
Sources: Revue du Centre: littérature, histoire, archéologie, sciences, statistique et beaux-arts, tome 5. Châteauroux, Paris 15 Août 1883
Olime 644
Arrêt adjugeant aux Templiers les biens d'un bourgeois d'Issoudun (Exolduni) nommé Raoul « Cofin », qui de son vivant s'était donné lui et ses biens auxdits Templiers. Le bailli du Roi prétendait qu'il n'en avait pas le droit, attendu qu'il était homme de corps d'un chevalier. Les Templiers prouvèrent que ledit Cofin était de la cense (censa) d'Issoudun, et prétendirent que les hommes qui payaient ladite cense étaient libres et avaient la libre disposition de leurs biens. Le bailli reconnut la vérité de cet article.
Olim, tome I folio 121 vº
L'an 1261, Saint-Louis.
Olime 2023
Arrêt condamnant les Templiers à l'amende pour avoir arrêté sur la terre du Roi, près d'Issoudun, un homme en habit laïque, qu'ils prétendaient être un de leurs frères, et à le remettre audit lieu.
Olim tome II folio 32 Vº
L'an 1276. Philippe le Hardi.
Sources: Les Olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi sous les règnes de Saint-Louis, Philippe le Hardi, Philippe Le Bel, Louis le Hutin, et Philippe le Long, Volume 1, années 1254 à 1273. Par Arthur Auguste Beugnot. Paris Imprimerie Royale M. DCCC. XXXIX
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Les Templiers possédaient de nombreuses maisons à Issoudun même, et des fermes qu'ils louaient aux alentours d'Issoudun (des Locatures)
Sources: état des possessions de la commanderie de Lormeteau.
Templiers et Issoudun
644. Arrêt adjugeant aux Templiers les biens d'un bourgeois d'Issoudun (Exolduni) nommé Raoul « Cofin », qui de son vivant s'était donné lui et ses biens auxdits Templiers. Le bailli du Roi prétendait qu'il n'en avait pas le droit, attendu qu'il était homme de corps d'un chevalier. Les Templiers prouvèrent que ledit Cofin était de la cense (censa) d'Issoudun, et prétendirent que les hommes qui payaient ladite cense étaient libres et avaient la libre disposition de leurs biens. Le bailli reconnut la vérité de cet article.
Olim, tome I folio 121 vº
L'an 1261, Saint-Louis.
2023 Arrêt condamnant les Templiers à l'amende pour avoir arrêté sur la terre du Roi, près d'Issoudun, un homme en habit laïque, qu'ils prétendaient être un de leurs frères, et à le remettre audit lieu.
Olim tome II folio 32 Vº
L'an 1276, Philippe le Hardi.
Sources: Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur, sous la direction de M. Le Comte de Laborde. Acte du parlement de Paris. Tome I. Paris 1863
Eglise des Templiers d'Issoudun
Les Templiers avaient à Issoudun de nombreux établissements et possédaient des jardins avoisinant le pont de Saint-Denis. C'est ce qui résulte d'un titre de transaction passé au mois d'avril 1347, entre Gervais, maître de l'hôtel du Temple d'Issoudun, avec les doyen et chanoines de Saint-Denis. Il ne reste plus trace de l'église ou chapelle de cet Ordre.
Sources: Revue du Centre: littérature, histoire, archéologie, sciences, statistique et beaux-arts, tome 5. Châteauroux, Paris 15 Août 1883
Olime 644
Arrêt adjugeant aux Templiers les biens d'un bourgeois d'Issoudun (Exolduni) nommé Raoul « Cofin », qui de son vivant s'était donné lui et ses biens auxdits Templiers. Le bailli du Roi prétendait qu'il n'en avait pas le droit, attendu qu'il était homme de corps d'un chevalier. Les Templiers prouvèrent que ledit Cofin était de la cense (censa) d'Issoudun, et prétendirent que les hommes qui payaient ladite cense étaient libres et avaient la libre disposition de leurs biens. Le bailli reconnut la vérité de cet article.
Olim, tome I folio 121 vº
L'an 1261, Saint-Louis.
Olime 2023
Arrêt condamnant les Templiers à l'amende pour avoir arrêté sur la terre du Roi, près d'Issoudun, un homme en habit laïque, qu'ils prétendaient être un de leurs frères, et à le remettre audit lieu.
Olim tome II folio 32 Vº
L'an 1276. Philippe le Hardi.
Sources: Les Olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi sous les règnes de Saint-Louis, Philippe le Hardi, Philippe Le Bel, Louis le Hutin, et Philippe le Long, Volume 1, années 1254 à 1273. Par Arthur Auguste Beugnot. Paris Imprimerie Royale M. DCCC. XXXIX
Lormeteau (36)
Maison du Temple de Lormeteau
Indre, arrondissement et canton d'Issoudun, commune de Reuilly, à une lieue de la paroisse de Reuilly.
Dès le milieu du XIIe siècle, c'est-à-dire trente ans après la fondation de leur ordre, les Templiers étaient déjà établis à Lormeteau ; j'en trouve la preuve dans une charte scellée du sceau de Raoul II d'Issoudun, et notifiant un accord entre Eudes de Vatan fils d'Evrard et les seigneurs Templiers, (dominos Templarios), au sujet de la terre de Villepruère dont Eudes de Vatan revendiquait la possession comme faisant partie de son fief. L'accord porte que les Templiers ont payé au dit Eudes cent dix sous d'or, moyennant quoi ils rentreront en possession de la terre controversée. Eudes déclare qu'il s'en est fait le défenseur et veut que la charte soit munie du sceau de Raoul d'Issoudun qui, comme suzerain, promet aussi de maintenir à toujours la donation.
Les témoins sont: Monseigneur Raoul lui-même. L'archidiacre de Versena, Mauguinus, Prieur de Sainte-Marie de Graçay, et Geoffroy de Beauvoir. La charte, est-il dit, fut écrite dans le temps que le roi de France vint avec son armée devant le château de Saint-Aignan, Hugues de Beaugency étant précepteur de la maison de Lormeteau, et ayant avec lui Frère Landry de Trasennis et Pierre Boselli. Cette terre de Villepruère resta annexée à la Commanderie de Lormeteau jusqu'à la Révolution et fut vendue nationalement 64. 200 francs.
En 1157, Regnaud, prince de Graçay, donna à la maison du Temple de Jérusalem une rente de quatre setiers de froment et huit de modurenge sur les Moulins-Neufs, plus vingt sols sur le droit de pâture. Cette donation fut confirmée et augmentée par autre Regnaud, son neveu et successeur, ainsi que le prouve une charte qui se retrouve en original aux Archives de l'Indre.
Cette charte contredit absolument une assertion de La Thaumassière dans la généalogie des seigneurs de Graçay, qu'il donne au livre vin de l'Histoire du Berry. D'après lui, Renaud IV, prince de Graçay, fils d'Etienne Ier, se serait marié deux fois et aurait eu de Gaudrée, sa première femme, un fils nommé Pierre, qui lui succéda. C'est très précis.
Or, voici la traduction de la charte relative à Lormeteau:
Sachent tous, présents et à venir, que Regnaud, prince de Graçay, voulant préserver de la pauvreté la maison du Saint-Temple, de Jérusalem de cette terre, donna et concéda, pour le salut de son âme et de ses parents, annuellement sur les Moulins-Neufs, quatre setiers de froment et huit de modurenge, plus vingt sols sur les droits de pâture.
Et Regnaud, son neveu et successeur par hérédité, considérant que ce don est profitable à lui et à ses héritiers, les confirma de son sceau ainsi que Pierre son fils. Le dit Regnaud et Pierre son fils convinrent entre eux que les frères du Temple percevraient leur aumône aux Moulins avant tout autre, le jour de la fête de tous les saints, et de même pour les vingt sols à prendre sur les droits de pâture. Ils concédèrent aussi aux dits frères, que dans le château de Graçay, leur serviteur serait quitte de tout service curial. Les témoins sont: Mauguinus, prieur ; Martin de Vatan, chanoine ; Maître Regnaud ; Hugues de Saint-Hilaire ; Aymery Cigoneau ; Giraud, prévôt ; Jean de Saint-Hilaire.
Monseigneur Regnaud concéda aussi la permission aux frères de prendre dans le bois de La Cour ce qui leur serait nécessaire.
+ Seing de Monseigneur Regnaud.
+ Seing de Pierre son fils.
Il résulte donc clairement de cette charte que La Thaumassière a omis un degré dans sa liste des seigneurs de Graçay, et que Pierre Ier était fils, non pas de Regnaud IV, mais d'autre Regnaud, neveu et successeur de celui-ci et qui serait Regnaud V.
Quoique habitué que l'on soit aux erreurs de La Thaumassière, on s'étonne un peu de celle-ci en voyant avec quelle assurance, pour affirmer son dire, il cite des chartes qu'on ne peut vérifier.
Vers le même temps - la charte n'est pas datée, mais on retrouve les mêmes témoins - Gascelin, prieur de Saint-Ursin de Bourges, et le chapitre accensent aux Templiers, moyennant deux deniers à payer annuellement à la Saint-Michel, deux champs près de leur résidence, les prés de Vadon et de Cornuce, et une terre située entre le chemin de Sarmaise et celui de Chantegrue, terre ou marais ; cette dernière accense moyennant quatre sols de rente annuelle, en monnaie du Berry.
Une charte de 1178 qui se trouve aux Archives du Rhône, nous montre combien la terre était divisée alors et aussi le singulier mélange de charité et de violences des seigneurs de ce temps.
On trouvera cette importante charte aux pièces justificatives, en voici l'analyse:
Garnier du Verdier qui, nous l'avons vu dans l'histoire de la Commanderie de Villefranche, faisait don aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la terre de Miseray, amortit ici avec son frère Ebbes, un cens de deux muids, l'un de froment, l'autre d'orge, mesure de Vatan que les frères du Temple devaient conduire chaque année au château de Vatan. Ce cens, payable au domaine de Villepruère, dont nous avons vu plus haut la donation, était établi sur une terre sise entre Menestreols et Veu. (Le muid, mesure d'Issoudun, comprenait quinze setiers ; le setier se composait de douze boisseaux).
La première partie de la charte constate que Madame Marguerite, « domina Margarita », femme de Guillaume de La Ferté, concède sa part du dit cens, ce qui est attesté par ses amis et parents: Forestier de Villepierre, son écuyer ; Emenon du Terrail ; André son beau-frère, et d'autre part, Pierre de Mazères, sa femme et son fils.
Cette donation est approuvée par Eudes de Valençay, Barthélémy Guibert et Gauthier du Verdier. Les témoins sont: Godefroy de Beauvoir et son fils.
Ont approuvé aussi cette donation: Barthélémy de Marsent, et Thierry de Beaugency. Les témoins sont: Raoul de Noent, sa femme Bone et ses fils.
Chacun de ces personnages a reçu six deniers.
Les donateurs consentent encore à ce que si les Templiers peuvent acquérir quatre arpents de la même terre possédée par Aymon de Veu et un autre arpent possédé par Raoul de Charnay, tous grevés d'un cens annuel, les dits Templiers en seront propriétaires à perpétuité, sans augmentation ni opposition.
La seconde partie de la charte constate qu'après un certain temps Garnier du Verdier, mal conseillé, souleva des difficultés au sujet de cette donation, et dans un accès de violence fit arracher les bornes qui délimitaient le terrain en question. Mais appelé, sur la plainte des Frères du Temple, devant Monseigneur Garin, archevêque de Bourges, Garnier, revenant à de meilleurs sentiments, donna de nouveau son assentiment à la donation susdite, et ordonna qu'on remît à leur place les bornes que dans sa colère il avait fait enlever.
Et pour qu'à l'avenir il ne surgît pas de nouvelles difficultés, il voulut que tout ceci fut noté et précisé dans un chirographe, et qu'un exemplaire fut conservé par lui-même en prévoyance de l'avenir.
A cette dernière concession, assistérent: Richard, abbé de la Vernusse, Maître Raymond, chanoine de Saint-Satur ; André, précepteur de Lormeteau ; Frère Bouchard, précepteur de Villepruère ; Frère Etienne, agriculteur ; Martin, chanoine de Saint-Laurian.
Chevaliers: Robert de Bourges ; Arnoul Corau ; Eudes du Four ; Hugues Carvel.
Ecuyers: Olivier de Vatan ; André de la Cour ; Forestier de Villepierre et Hubert, son frère ; Aymon de Veu qui, d'après l'ordre de Garnier et de Forestier, fit visiter la terre et posa les bornes.
Servants du Temple présents: Etienne Raimbaud, Jean son frère et Renaud.
Ceci fut fait publiquement, l'an de l'Incarnation 1178, la 4e année du pontificat de Monseigneur Garin, archevêque de Bourges.
Dans les années qui suivent, les donations affluent en argent, terres, serfs, etc. Les Templiers achétent aussi, notamment en 1198, les vignes de Garnier de Saint-Amand de Vierzon.
En 1201, ils eurent à subir à leur résidence de La Motte, près de Preuilly, les conditions léonines qui leur furent imposées par le Chapitre de Saint-Austregésile, au sujet du droit d'usage dans les bois de La Motte, de la pêche dans le lac, et du pacage des porcs. J'en parlerai à l'article de La Motte.
En 1203, Hugues d'Autucey se donne lui-même avec ses fiefs, ses serfs et ses biens.
En 1207, Raoul, seigneur d'Issoudun, concède aux Templiers le droit de choisir un de ses hommes de corps dans la châtellenie d'Issoudun.
De grandes difficultés se produisirent en 1263 entre Imbert de Parent, précepteur de Lormeteau et Mathieu, prieur de Reuilly, membre de l'abbaye de Saint- Denis, au sujet du droit de justice.
Après bien des péripéties, on convint de s'en remettre à une sentence arbitrale qui fut rendue par Hemery, abbé de Loroy et Pierre de Boissy, chanoine de Levroux. D'après cette sentence, le précepteur de Lormeteau devait jouir à perpétuité de tous les droits de justice, voirie, mesurage, censives, lodes et ventes qui auparavant appartenaient au prieur, mais il laissait au dit prieur le droit « parochial » et la dîme, la suite de fief sur ses vassaux, enfin le commandeur devait payer chaque année au prieur six setiers de blé, mesure de Reuilly.
Cette sentence fut confirmée au mois de mars 1265 par Amaury de la Roche, commandeur des maisons de la Milice du Temple.
En 1299 Etienne le Borgne, damoiseau, vendit à Pierre de Madic, précepteur de Lormeteau, moyennant seize livres tournois et deux setiers de froment de rente annuelle et perpétuelle, les eaux mortes et vives de la rivière de Théols près de l'écluse de Chambon.
En 1300 Jean du Four, damoiseau, vendait au même Pierre de Madic, moyennant soixante sols tournois, une rente annuelle et perpétuelle de trois septiers d'avoine à rendre à la grange de Villepruère. Mais le vendredi après l'Ascension de la même année, Jean du Four se décide à faire une donation pure et simple « pour l'affection qu'il porte aux frères et, pour ne pas être accusé d'ingratitude. »
Pierre de Madic paraît avoir été le dernier commandeur de l'Ordre du Temple.
Quel fut son sort après l'arrestation des Templiers ?
Subit-il le supplice du feu avec le Grand-Maître Jacques de Molay, ou fut-il assez heureux pour finir ses jours dans un couvent comme certains de ses frères, ainsi que je l'ai raconté dans ma précédente étude, on ne sait.
Après le Concile de Vienne, la commanderie de Lormeteau et tous ses biens échurent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Précepteurs du Temple
1154 - Ugo Rufus de Baugency.
Vers 1160. - André de Saint-Benoît.
1178 - André.
1201. - Salvagius.
1202. - Eudes de Charny.
1263. - Imbert de Pavent.
1299. - Pierre de Madic.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna - Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre - Bourges 1912
Maison du Temple de Lormeteau
Indre, arrondissement et canton d'Issoudun, commune de Reuilly, à une lieue de la paroisse de Reuilly.
Voyez, sur l'Ormeteau, l'inventaire sommaire des archives départementales: Indre. Sèrie H, pages 211 et suivantes.
Dès le milieu du XIIe siècle, c'est-à-dire trente ans après la fondation de leur ordre, les Templiers étaient déjà établis à Lormeteau ; j'en trouve la preuve dans une charte scellée du sceau de Raoul II d'Issoudun, et notifiant un accord entre Eudes de Vatan fils d'Evrard et les seigneurs Templiers, « dominos Templarios », au sujet de la terre de Villepruère dont Eudes de Vatan revendiquait la possession comme faisant partie de son fief. L'accord porte que les Templiers ont payé au dit Eudes cent dix sous d'or, moyennant quoi ils rentreront en possession de la terre controversée. Eudes déclare qu'il s'en est fait le défenseur et veut que la charte soit munie du sceau de Raoul d'Issoudun qui, comme suzerain, promet aussi de maintenir à toujours la donation.
Les témoins sont: Monseigneur Raoul lui-même, l'archidiacre de Versena, Mauguinus, Prieur de Sainte-Marie de Graçay, et Geoffroy de Beauvoir.
La charte, est-il dit, fut écrite dans le temps que le roi de France vint avec son armée devant le château de Saint-Aignan, Hugues de Beaugency étant précepteur de la maison de Lormeteau, et ayant avec lui Frère Landry de Trasennis et Pierre Boselli.
Cette terre de Villepruère resta annexée à la Commanderie de Lormeteau jusqu'à la Révolution et fut vendue nationalement 64.200 francs.
La maison du Temple de l'Ormeteau « de Ulmo Tuaudi, Bituricensis diocesis », dans le diocèse de Bourges, compte parmi ses derniers commandeurs ou précepteurs les frères Pierre d'Albon, Jean Pilet et Barthélemi de « Pratemi » ou « Pratimi. »
Du premier, Pierre d'Albon, il n'est parlé qu'incidemment et comme d'un des anciens de l'Ordre ; il était commandeur de l'Ormeteau, aux environs de l'an 1289 « Procès, t. II, p. 229. » Pierre d'Albon est désigné aussi comme « preceptor in Vienesio » (Procès, t. II, p. 236). Pierre n'était que sergent du Temple comme son successeur Jean Pilet, qui, étant maître de l'Ormeteau, alla recevoir, en 1299, Guillaume Taillebois en la maison de Beauvais en Berry « Procès, t. II, p. 183. »
Après Jean Pilet, vient Barthélemi, chevalier, commandeur de l'Ormeteau, au temps où Raymond de Bassignac recevait, vers 1304, à la Baude un chevalier septuagénaire, lequel n'était autre que le père de ce Barthélemi de « Pratemi », « Procès, t. I, p. 236. »
Barthélemi n'appartenait d'ailleurs pas depuis longtemps à l'Ordre, car le précepteur de la Tourette, l'avait vu recevoir en la chapelle même du Temple de l'Ormeteau, vers 1301, par Pierre de Madic « Procès, t. II, p. 142. »
Précepteurs de l'Ormeteau
Vers 1289, frère Pierre d'Albon, sergent ;
Vers 1299, frère Jean Pilet, sergent ;
Vers 1304, frère Barthélemi de « Pratemi », chevalier.
Plus d'informations sur ce site: Lormeteau
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
TopIndre, arrondissement et canton d'Issoudun, commune de Reuilly, à une lieue de la paroisse de Reuilly.
Dès le milieu du XIIe siècle, c'est-à-dire trente ans après la fondation de leur ordre, les Templiers étaient déjà établis à Lormeteau ; j'en trouve la preuve dans une charte scellée du sceau de Raoul II d'Issoudun, et notifiant un accord entre Eudes de Vatan fils d'Evrard et les seigneurs Templiers, (dominos Templarios), au sujet de la terre de Villepruère dont Eudes de Vatan revendiquait la possession comme faisant partie de son fief. L'accord porte que les Templiers ont payé au dit Eudes cent dix sous d'or, moyennant quoi ils rentreront en possession de la terre controversée. Eudes déclare qu'il s'en est fait le défenseur et veut que la charte soit munie du sceau de Raoul d'Issoudun qui, comme suzerain, promet aussi de maintenir à toujours la donation.
Les témoins sont: Monseigneur Raoul lui-même. L'archidiacre de Versena, Mauguinus, Prieur de Sainte-Marie de Graçay, et Geoffroy de Beauvoir. La charte, est-il dit, fut écrite dans le temps que le roi de France vint avec son armée devant le château de Saint-Aignan, Hugues de Beaugency étant précepteur de la maison de Lormeteau, et ayant avec lui Frère Landry de Trasennis et Pierre Boselli. Cette terre de Villepruère resta annexée à la Commanderie de Lormeteau jusqu'à la Révolution et fut vendue nationalement 64. 200 francs.
En 1157, Regnaud, prince de Graçay, donna à la maison du Temple de Jérusalem une rente de quatre setiers de froment et huit de modurenge sur les Moulins-Neufs, plus vingt sols sur le droit de pâture. Cette donation fut confirmée et augmentée par autre Regnaud, son neveu et successeur, ainsi que le prouve une charte qui se retrouve en original aux Archives de l'Indre.
Cette charte contredit absolument une assertion de La Thaumassière dans la généalogie des seigneurs de Graçay, qu'il donne au livre vin de l'Histoire du Berry. D'après lui, Renaud IV, prince de Graçay, fils d'Etienne Ier, se serait marié deux fois et aurait eu de Gaudrée, sa première femme, un fils nommé Pierre, qui lui succéda. C'est très précis.
Or, voici la traduction de la charte relative à Lormeteau:
Sachent tous, présents et à venir, que Regnaud, prince de Graçay, voulant préserver de la pauvreté la maison du Saint-Temple, de Jérusalem de cette terre, donna et concéda, pour le salut de son âme et de ses parents, annuellement sur les Moulins-Neufs, quatre setiers de froment et huit de modurenge, plus vingt sols sur les droits de pâture.
Et Regnaud, son neveu et successeur par hérédité, considérant que ce don est profitable à lui et à ses héritiers, les confirma de son sceau ainsi que Pierre son fils. Le dit Regnaud et Pierre son fils convinrent entre eux que les frères du Temple percevraient leur aumône aux Moulins avant tout autre, le jour de la fête de tous les saints, et de même pour les vingt sols à prendre sur les droits de pâture. Ils concédèrent aussi aux dits frères, que dans le château de Graçay, leur serviteur serait quitte de tout service curial. Les témoins sont: Mauguinus, prieur ; Martin de Vatan, chanoine ; Maître Regnaud ; Hugues de Saint-Hilaire ; Aymery Cigoneau ; Giraud, prévôt ; Jean de Saint-Hilaire.
Monseigneur Regnaud concéda aussi la permission aux frères de prendre dans le bois de La Cour ce qui leur serait nécessaire.
+ Seing de Monseigneur Regnaud.
+ Seing de Pierre son fils.
Il résulte donc clairement de cette charte que La Thaumassière a omis un degré dans sa liste des seigneurs de Graçay, et que Pierre Ier était fils, non pas de Regnaud IV, mais d'autre Regnaud, neveu et successeur de celui-ci et qui serait Regnaud V.
Quoique habitué que l'on soit aux erreurs de La Thaumassière, on s'étonne un peu de celle-ci en voyant avec quelle assurance, pour affirmer son dire, il cite des chartes qu'on ne peut vérifier.
Vers le même temps - la charte n'est pas datée, mais on retrouve les mêmes témoins - Gascelin, prieur de Saint-Ursin de Bourges, et le chapitre accensent aux Templiers, moyennant deux deniers à payer annuellement à la Saint-Michel, deux champs près de leur résidence, les prés de Vadon et de Cornuce, et une terre située entre le chemin de Sarmaise et celui de Chantegrue, terre ou marais ; cette dernière accense moyennant quatre sols de rente annuelle, en monnaie du Berry.
Une charte de 1178 qui se trouve aux Archives du Rhône, nous montre combien la terre était divisée alors et aussi le singulier mélange de charité et de violences des seigneurs de ce temps.
On trouvera cette importante charte aux pièces justificatives, en voici l'analyse:
Garnier du Verdier qui, nous l'avons vu dans l'histoire de la Commanderie de Villefranche, faisait don aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la terre de Miseray, amortit ici avec son frère Ebbes, un cens de deux muids, l'un de froment, l'autre d'orge, mesure de Vatan que les frères du Temple devaient conduire chaque année au château de Vatan. Ce cens, payable au domaine de Villepruère, dont nous avons vu plus haut la donation, était établi sur une terre sise entre Menestreols et Veu. (Le muid, mesure d'Issoudun, comprenait quinze setiers ; le setier se composait de douze boisseaux).
La première partie de la charte constate que Madame Marguerite, « domina Margarita », femme de Guillaume de La Ferté, concède sa part du dit cens, ce qui est attesté par ses amis et parents: Forestier de Villepierre, son écuyer ; Emenon du Terrail ; André son beau-frère, et d'autre part, Pierre de Mazères, sa femme et son fils.
Cette donation est approuvée par Eudes de Valençay, Barthélémy Guibert et Gauthier du Verdier. Les témoins sont: Godefroy de Beauvoir et son fils.
Ont approuvé aussi cette donation: Barthélémy de Marsent, et Thierry de Beaugency. Les témoins sont: Raoul de Noent, sa femme Bone et ses fils.
Chacun de ces personnages a reçu six deniers.
Les donateurs consentent encore à ce que si les Templiers peuvent acquérir quatre arpents de la même terre possédée par Aymon de Veu et un autre arpent possédé par Raoul de Charnay, tous grevés d'un cens annuel, les dits Templiers en seront propriétaires à perpétuité, sans augmentation ni opposition.
La seconde partie de la charte constate qu'après un certain temps Garnier du Verdier, mal conseillé, souleva des difficultés au sujet de cette donation, et dans un accès de violence fit arracher les bornes qui délimitaient le terrain en question. Mais appelé, sur la plainte des Frères du Temple, devant Monseigneur Garin, archevêque de Bourges, Garnier, revenant à de meilleurs sentiments, donna de nouveau son assentiment à la donation susdite, et ordonna qu'on remît à leur place les bornes que dans sa colère il avait fait enlever.
Et pour qu'à l'avenir il ne surgît pas de nouvelles difficultés, il voulut que tout ceci fut noté et précisé dans un chirographe, et qu'un exemplaire fut conservé par lui-même en prévoyance de l'avenir.
A cette dernière concession, assistérent: Richard, abbé de la Vernusse, Maître Raymond, chanoine de Saint-Satur ; André, précepteur de Lormeteau ; Frère Bouchard, précepteur de Villepruère ; Frère Etienne, agriculteur ; Martin, chanoine de Saint-Laurian.
Chevaliers: Robert de Bourges ; Arnoul Corau ; Eudes du Four ; Hugues Carvel.
Ecuyers: Olivier de Vatan ; André de la Cour ; Forestier de Villepierre et Hubert, son frère ; Aymon de Veu qui, d'après l'ordre de Garnier et de Forestier, fit visiter la terre et posa les bornes.
Servants du Temple présents: Etienne Raimbaud, Jean son frère et Renaud.
Ceci fut fait publiquement, l'an de l'Incarnation 1178, la 4e année du pontificat de Monseigneur Garin, archevêque de Bourges.
Dans les années qui suivent, les donations affluent en argent, terres, serfs, etc. Les Templiers achétent aussi, notamment en 1198, les vignes de Garnier de Saint-Amand de Vierzon.
En 1201, ils eurent à subir à leur résidence de La Motte, près de Preuilly, les conditions léonines qui leur furent imposées par le Chapitre de Saint-Austregésile, au sujet du droit d'usage dans les bois de La Motte, de la pêche dans le lac, et du pacage des porcs. J'en parlerai à l'article de La Motte.
En 1203, Hugues d'Autucey se donne lui-même avec ses fiefs, ses serfs et ses biens.
En 1207, Raoul, seigneur d'Issoudun, concède aux Templiers le droit de choisir un de ses hommes de corps dans la châtellenie d'Issoudun.
De grandes difficultés se produisirent en 1263 entre Imbert de Parent, précepteur de Lormeteau et Mathieu, prieur de Reuilly, membre de l'abbaye de Saint- Denis, au sujet du droit de justice.
Après bien des péripéties, on convint de s'en remettre à une sentence arbitrale qui fut rendue par Hemery, abbé de Loroy et Pierre de Boissy, chanoine de Levroux. D'après cette sentence, le précepteur de Lormeteau devait jouir à perpétuité de tous les droits de justice, voirie, mesurage, censives, lodes et ventes qui auparavant appartenaient au prieur, mais il laissait au dit prieur le droit « parochial » et la dîme, la suite de fief sur ses vassaux, enfin le commandeur devait payer chaque année au prieur six setiers de blé, mesure de Reuilly.
Cette sentence fut confirmée au mois de mars 1265 par Amaury de la Roche, commandeur des maisons de la Milice du Temple.
En 1299 Etienne le Borgne, damoiseau, vendit à Pierre de Madic, précepteur de Lormeteau, moyennant seize livres tournois et deux setiers de froment de rente annuelle et perpétuelle, les eaux mortes et vives de la rivière de Théols près de l'écluse de Chambon.
En 1300 Jean du Four, damoiseau, vendait au même Pierre de Madic, moyennant soixante sols tournois, une rente annuelle et perpétuelle de trois septiers d'avoine à rendre à la grange de Villepruère. Mais le vendredi après l'Ascension de la même année, Jean du Four se décide à faire une donation pure et simple « pour l'affection qu'il porte aux frères et, pour ne pas être accusé d'ingratitude. »
Pierre de Madic paraît avoir été le dernier commandeur de l'Ordre du Temple.
Quel fut son sort après l'arrestation des Templiers ?
Subit-il le supplice du feu avec le Grand-Maître Jacques de Molay, ou fut-il assez heureux pour finir ses jours dans un couvent comme certains de ses frères, ainsi que je l'ai raconté dans ma précédente étude, on ne sait.
Après le Concile de Vienne, la commanderie de Lormeteau et tous ses biens échurent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Précepteurs du Temple
1154 - Ugo Rufus de Baugency.
Vers 1160. - André de Saint-Benoît.
1178 - André.
1201. - Salvagius.
1202. - Eudes de Charny.
1263. - Imbert de Pavent.
1299. - Pierre de Madic.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna - Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre - Bourges 1912
Maison du Temple de Lormeteau
Indre, arrondissement et canton d'Issoudun, commune de Reuilly, à une lieue de la paroisse de Reuilly.
Voyez, sur l'Ormeteau, l'inventaire sommaire des archives départementales: Indre. Sèrie H, pages 211 et suivantes.
Dès le milieu du XIIe siècle, c'est-à-dire trente ans après la fondation de leur ordre, les Templiers étaient déjà établis à Lormeteau ; j'en trouve la preuve dans une charte scellée du sceau de Raoul II d'Issoudun, et notifiant un accord entre Eudes de Vatan fils d'Evrard et les seigneurs Templiers, « dominos Templarios », au sujet de la terre de Villepruère dont Eudes de Vatan revendiquait la possession comme faisant partie de son fief. L'accord porte que les Templiers ont payé au dit Eudes cent dix sous d'or, moyennant quoi ils rentreront en possession de la terre controversée. Eudes déclare qu'il s'en est fait le défenseur et veut que la charte soit munie du sceau de Raoul d'Issoudun qui, comme suzerain, promet aussi de maintenir à toujours la donation.
Les témoins sont: Monseigneur Raoul lui-même, l'archidiacre de Versena, Mauguinus, Prieur de Sainte-Marie de Graçay, et Geoffroy de Beauvoir.
La charte, est-il dit, fut écrite dans le temps que le roi de France vint avec son armée devant le château de Saint-Aignan, Hugues de Beaugency étant précepteur de la maison de Lormeteau, et ayant avec lui Frère Landry de Trasennis et Pierre Boselli.
Cette terre de Villepruère resta annexée à la Commanderie de Lormeteau jusqu'à la Révolution et fut vendue nationalement 64.200 francs.
La maison du Temple de l'Ormeteau « de Ulmo Tuaudi, Bituricensis diocesis », dans le diocèse de Bourges, compte parmi ses derniers commandeurs ou précepteurs les frères Pierre d'Albon, Jean Pilet et Barthélemi de « Pratemi » ou « Pratimi. »
Du premier, Pierre d'Albon, il n'est parlé qu'incidemment et comme d'un des anciens de l'Ordre ; il était commandeur de l'Ormeteau, aux environs de l'an 1289 « Procès, t. II, p. 229. » Pierre d'Albon est désigné aussi comme « preceptor in Vienesio » (Procès, t. II, p. 236). Pierre n'était que sergent du Temple comme son successeur Jean Pilet, qui, étant maître de l'Ormeteau, alla recevoir, en 1299, Guillaume Taillebois en la maison de Beauvais en Berry « Procès, t. II, p. 183. »
Après Jean Pilet, vient Barthélemi, chevalier, commandeur de l'Ormeteau, au temps où Raymond de Bassignac recevait, vers 1304, à la Baude un chevalier septuagénaire, lequel n'était autre que le père de ce Barthélemi de « Pratemi », « Procès, t. I, p. 236. »
Barthélemi n'appartenait d'ailleurs pas depuis longtemps à l'Ordre, car le précepteur de la Tourette, l'avait vu recevoir en la chapelle même du Temple de l'Ormeteau, vers 1301, par Pierre de Madic « Procès, t. II, p. 142. »
Précepteurs de l'Ormeteau
Vers 1289, frère Pierre d'Albon, sergent ;
Vers 1299, frère Jean Pilet, sergent ;
Vers 1304, frère Barthélemi de « Pratemi », chevalier.
Plus d'informations sur ce site: Lormeteau
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
Valencay (36)
Maison du Temple Le Bas-Bourg de Valencay
Département: Indre, Arrondissement: Châteauroux, Canton: Valençay (Chef-lieu) - 36
Les Templiers avaient une résidence au Bas-Bourg de Valençay. La plus ancienne charte qui la concerne mentionne une donation, faite en 1180, par Franques de Valençay, aux frères de la milice du Temple, d'une partie de la Tercerie, du consentement de ses frères Herverius et Droez.
En 1221, frère Gérard de Acoy, Templier, transige avec le Comte de Nevers, au sujet du droit d'usage dans la forêt de Gâtine, et de la chaussée de l'étang de Valençay.
En 1225, une contestation s'étant élevée entre Eudes, Commandeur du Temple, et François de Valençay, au sujet de certaines terres à Valençay, et du curage d'une rivière, les parties choisirent pour arbitres Foulques de Villentrois, Payen de Quarte et frère Herbert. Commandeur de Lormeteau. Ceux-ci décidèrent que les terres appartiendraient aux Templiers, mais que le curage de l'eau leur incomberait. L'acte est passé dans la maison du Temple, « in domo Templi de Valenchay. »
Par charte datée de mai 1226, Olivier de la Roche, Commandeur du Temple, fait savoir que, d'après les anciennes coutumes du Bourg de Valençay, les Templiers avaient droit, lorsqu'un habitant mourait laissant des terres en culture, d'en recueillir les fruits, mais que la communauté des habitants s'étant plainte de cette coutume, les Frères du Temple consentent à y renoncer à toujours, à la condition que chaque habitant paiera deux sols de cens annuellement. La même charte règle le ban des vendanges.
En 1227, une transaction fut faite entre le Commandeur de Valençay, « de Valenceio », et Etienne Archer dont il a été parlé à l'article de Lespinat ; il fut décidé que ledit Etienne resterait propriétaire, sa vie durant, d'une partie de la terre de Lucion, appelée La Bosc, mais qu'après sa mort, cette terre reviendrait aux Templiers.
Par charte datée de mai 1243, Chanesius de Boissimon, chevalier, abandonne aux frères de la milice du Temple de Valençay le droit qu'il avait sur une serve nommée Aremborge, veuve de Godefroy Gueyraud ;elle et ses enfants pourront habiter dans la franchise de Valençay, suivant la coutume de cette franchise On voit par là que dès lors, les Templiers avaient affranchi Valençay.
Par charte datée de mai 1249, le Prieur de Valençay (1) fait savoir que Jean de Monteri lui a fait hommage et a prêté serment corporellement, mais que, comme il avait auparavant fait hommage au Commandeur du Temple et prêté serment sur l'autel de Sainte-Catherine, il le délie du serment fait à lui, Prieur.
En 1263, Renaud de Murceins, damoiseau, donne aux Templiers de Valençay une femme de corps nommée Eglantine, exempte de taille et mortaille.
Enfin, en 1299, peu de temps par conséquent avant la condamnation des Templiers, Barthélémy Amoroux, chapelain de Lucion, fait don de tous ses biens aux Frères du Temple.
Les archives de l'Indre conservent un document très intéressant en ce qu'il nous fait entrevoir le fonctionnement du séquestre des biens des Templiers après la confiscation ; c'est un accord, ou plutôt une sentence arbitrale rendue en 1312 entre le Prieur de Valençay et la communauté des habitants du dit lieu, publiée par Guillaume de Gisors, archidiacre de Lisieux, et Nemerbourde, varlet du roi, « commandeurs et receveurs des biens du Temple par tout le royaume de France. Ce document, très volumineux, nous apprend en substance que le Prieur de Valençay arguait que, du temps des Templiers, les habitants du bourg de Valençay étaient tenus de faire moudre leur blé au moulin du Prieuré, et que si des meuniers étrangers venaient quérir la fournée pour la porter à leurs moulins, les Templiers, à la requête du Prieur, faisaient, comme seigneurs justiciers, arrêter le blé ou la farine par leurs gens, mais que depuis la condamnation des Templiers, les hommes de Valançay ne tenaient compte de cette coutume immémoriale ; en conséquence, une information avait été faite « par gens de bonne foi », et cette information ayant démontré que le Prieur était dans son droit, l'agent du Temple au bailliage de Bourges avait décidé que les hommes du bourg de Valençay devraient moudre au moulin du Prieuré, et que le Prieur « exploiterait en la même forme et manière que du temps que les Templiers jouissaient des biens du Temple » ; mais les habitants de Valençay ayant refusé d'obéir à cette prescription, le Prieur demandait qu'ils y fussent condamnés et contraints. Sur quoi le procureur de la communauté des habitants de Valençay opposait plusieurs raisons d'après lesquelles les dits habitants ne pouvaient être tenus d'obéir à cette sentence, et en premier lieu parce qu'ils n'avaient point été appelés à l'entendre et que l'information prétendue était sans valeur, parce qu'il n'y avait point eu plaids. Le Prieur rétorquait ces arguments. A la « parfin », dit la charte, par le conseil de bonnes gens amis des parties, les dits prieur et procureur de la communauté, présents par-devant nous, le samedi d'avant la Saint-Pierre du mois de février, l'an de grâce 1312, de leur assentiment et volonté, acceptent une transaction. Le résumé de cette transaction, sous forme de sentence arbitrale, est que le Prieur devra faire prendre au domicile des habitants le blé à moudre à son moulin, mais ne pourra l'y garder plus de deux jours et une nuit, après quoi il fera conduire la farine dans chaque maison. Si le blé est gardé plus de deux jours et une nuit, les habitants auront le droit de le reprendre et de le faire moudre où ils voudront, et le Prieur devra les dédommager ; après quoi, ils devront revenir au moulin du Prieuré dans les conditions dessus-dites.
Les témoins de la sentence sont: « Jehan de Ces, conseiller du Temple ; Maître Pierre Champion, de Bourges ; Geoffroy de Saint-Menieraut, commissaire des biens du Temple en la baillie de Bourges ; Jehan de Macey, écuyer, fermier de L'Ormeteau ; Denis de Lorriz et Guillaume de Chaumont, clercs des comptes du Temple de Paris, et plusieurs autres dignes de foi. »
On voit par là quelle armée de fonctionnaires vivait du séquestre.
Peu après, au mois de mai 1312, le Concile de Vienne décidait la remise des biens du Temple à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; mais ce ne fut qu'en 1313 que le roi consentit à se dessaisir de ces biens, et à de dures conditions, comme je l'ai dit ailleurs.
Les biens du Bas-Bourg de Valençay ayant été affectés à la Commanderie de Villefranche-sur-Cher, ce membre se composait ainsi: la chapelle de sainte Catherine ; la maison seigneuriale, close et flanquée d'une tour ; droit de pontonnage, four banal et rentes ; maisons, granges, étables servant à l'exploitation de cent arpents environ de terres, prés et bois. « Il y a toute justice, dit la déclaration de 1640, 2 en ce qui est au delà de la rivière de Naon, elle se partage au fil de l'eau, et a le Commandeur ses officiers au dit lieu pour les plaids ouïr. »
De la chapelle Sainte-Catherine il ne reste rien. Une maison du Bas-Bourg porte encore le nom de « maison du Commandeur », mais elle a été entièrement modernisée, et seule une petite fenêtre a conservé un aspect archaïque.
1. Le prieuré de Valençay, qui dépendait de l'abbaye de Pontlevoy, était absolument distinct de la Commanderie.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna - Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre - Bourges 1912
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Les Templiers avaient une résidence au Bas-Bourg de Valençay. La plus ancienne charte qui la concerne mentionne une donation, faite en 1180, par Franques de Valençay, aux frères de la milice du Temple, d'une partie de la Tercerie, du consentement de ses frères Herverius et Droez.
En 1221, frère Gérard de Acoy, Templier, transige avec le Comte de Nevers, au sujet du droit d'usage dans la forêt de Gâtine, et de la chaussée de l'étang de Valençay.
En 1225, une contestation s'étant élevée entre Eudes, Commandeur du Temple, et François de Valençay, au sujet de certaines terres à Valençay, et du curage d'une rivière, les parties choisirent pour arbitres Foulques de Villentrois, Payen de Quarte et frère Herbert. Commandeur de Lormeteau. Ceux-ci décidèrent que les terres appartiendraient aux Templiers, mais que le curage de l'eau leur incomberait. L'acte est passé dans la maison du Temple, « in domo Templi de Valenchay. »
Par charte datée de mai 1226, Olivier de la Roche, Commandeur du Temple, fait savoir que, d'après les anciennes coutumes du Bourg de Valençay, les Templiers avaient droit, lorsqu'un habitant mourait laissant des terres en culture, d'en recueillir les fruits, mais que la communauté des habitants s'étant plainte de cette coutume, les Frères du Temple consentent à y renoncer à toujours, à la condition que chaque habitant paiera deux sols de cens annuellement. La même charte règle le ban des vendanges.
En 1227, une transaction fut faite entre le Commandeur de Valençay, « de Valenceio », et Etienne Archer dont il a été parlé à l'article de Lespinat ; il fut décidé que ledit Etienne resterait propriétaire, sa vie durant, d'une partie de la terre de Lucion, appelée La Bosc, mais qu'après sa mort, cette terre reviendrait aux Templiers.
Par charte datée de mai 1243, Chanesius de Boissimon, chevalier, abandonne aux frères de la milice du Temple de Valençay le droit qu'il avait sur une serve nommée Aremborge, veuve de Godefroy Gueyraud ;elle et ses enfants pourront habiter dans la franchise de Valençay, suivant la coutume de cette franchise On voit par là que dès lors, les Templiers avaient affranchi Valençay.
Par charte datée de mai 1249, le Prieur de Valençay (1) fait savoir que Jean de Monteri lui a fait hommage et a prêté serment corporellement, mais que, comme il avait auparavant fait hommage au Commandeur du Temple et prêté serment sur l'autel de Sainte-Catherine, il le délie du serment fait à lui, Prieur.
En 1263, Renaud de Murceins, damoiseau, donne aux Templiers de Valençay une femme de corps nommée Eglantine, exempte de taille et mortaille.
Enfin, en 1299, peu de temps par conséquent avant la condamnation des Templiers, Barthélémy Amoroux, chapelain de Lucion, fait don de tous ses biens aux Frères du Temple.
Les archives de l'Indre conservent un document très intéressant en ce qu'il nous fait entrevoir le fonctionnement du séquestre des biens des Templiers après la confiscation ; c'est un accord, ou plutôt une sentence arbitrale rendue en 1312 entre le Prieur de Valençay et la communauté des habitants du dit lieu, publiée par Guillaume de Gisors, archidiacre de Lisieux, et Nemerbourde, varlet du roi, « commandeurs et receveurs des biens du Temple par tout le royaume de France. Ce document, très volumineux, nous apprend en substance que le Prieur de Valençay arguait que, du temps des Templiers, les habitants du bourg de Valençay étaient tenus de faire moudre leur blé au moulin du Prieuré, et que si des meuniers étrangers venaient quérir la fournée pour la porter à leurs moulins, les Templiers, à la requête du Prieur, faisaient, comme seigneurs justiciers, arrêter le blé ou la farine par leurs gens, mais que depuis la condamnation des Templiers, les hommes de Valançay ne tenaient compte de cette coutume immémoriale ; en conséquence, une information avait été faite « par gens de bonne foi », et cette information ayant démontré que le Prieur était dans son droit, l'agent du Temple au bailliage de Bourges avait décidé que les hommes du bourg de Valençay devraient moudre au moulin du Prieuré, et que le Prieur « exploiterait en la même forme et manière que du temps que les Templiers jouissaient des biens du Temple » ; mais les habitants de Valençay ayant refusé d'obéir à cette prescription, le Prieur demandait qu'ils y fussent condamnés et contraints. Sur quoi le procureur de la communauté des habitants de Valençay opposait plusieurs raisons d'après lesquelles les dits habitants ne pouvaient être tenus d'obéir à cette sentence, et en premier lieu parce qu'ils n'avaient point été appelés à l'entendre et que l'information prétendue était sans valeur, parce qu'il n'y avait point eu plaids. Le Prieur rétorquait ces arguments. A la « parfin », dit la charte, par le conseil de bonnes gens amis des parties, les dits prieur et procureur de la communauté, présents par-devant nous, le samedi d'avant la Saint-Pierre du mois de février, l'an de grâce 1312, de leur assentiment et volonté, acceptent une transaction. Le résumé de cette transaction, sous forme de sentence arbitrale, est que le Prieur devra faire prendre au domicile des habitants le blé à moudre à son moulin, mais ne pourra l'y garder plus de deux jours et une nuit, après quoi il fera conduire la farine dans chaque maison. Si le blé est gardé plus de deux jours et une nuit, les habitants auront le droit de le reprendre et de le faire moudre où ils voudront, et le Prieur devra les dédommager ; après quoi, ils devront revenir au moulin du Prieuré dans les conditions dessus-dites.
Les témoins de la sentence sont: « Jehan de Ces, conseiller du Temple ; Maître Pierre Champion, de Bourges ; Geoffroy de Saint-Menieraut, commissaire des biens du Temple en la baillie de Bourges ; Jehan de Macey, écuyer, fermier de L'Ormeteau ; Denis de Lorriz et Guillaume de Chaumont, clercs des comptes du Temple de Paris, et plusieurs autres dignes de foi. »
On voit par là quelle armée de fonctionnaires vivait du séquestre.
Peu après, au mois de mai 1312, le Concile de Vienne décidait la remise des biens du Temple à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; mais ce ne fut qu'en 1313 que le roi consentit à se dessaisir de ces biens, et à de dures conditions, comme je l'ai dit ailleurs.
Les biens du Bas-Bourg de Valençay ayant été affectés à la Commanderie de Villefranche-sur-Cher, ce membre se composait ainsi: la chapelle de sainte Catherine ; la maison seigneuriale, close et flanquée d'une tour ; droit de pontonnage, four banal et rentes ; maisons, granges, étables servant à l'exploitation de cent arpents environ de terres, prés et bois. « Il y a toute justice, dit la déclaration de 1640, 2 en ce qui est au delà de la rivière de Naon, elle se partage au fil de l'eau, et a le Commandeur ses officiers au dit lieu pour les plaids ouïr. »
De la chapelle Sainte-Catherine il ne reste rien. Une maison du Bas-Bourg porte encore le nom de « maison du Commandeur », mais elle a été entièrement modernisée, et seule une petite fenêtre a conservé un aspect archaïque.
1. Le prieuré de Valençay, qui dépendait de l'abbaye de Pontlevoy, était absolument distinct de la Commanderie.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna - Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre - Bourges 1912
Villepruère (36)
Maison du Temple de Villepruère
Département: Indre, Arrondissement: Issoudun, Canton: Issoudun, Commune: Reuilly - 36
Dès le milieu du XIIe siècle, c'est-à-dire trente ans après la fondation de leur ordre, les Templiers étaient déjà établis à Lormeteau ; j'en trouve la preuve dans une charte scellée du sceau de Raoul II d'Issoudun, et notifiant un accord entre Eudes de Vatan fils d'Evrard et les seigneurs Templiers, dominos Templarios, au sujet de la terre de Villepruère dont Eudes de Vatan revendiquait la possession comme faisant partie de son fief. L'accord porte que les Templiers ont payé au dit Eudes cent dix sous d'or, moyennant quoi ils rentreront en possession de la terre controversée. Eudes déclare qu'il s'en est fait le défenseur et veut que la charte soit munie du sceau de Raoul d'Issoudun qui, comme suzerain, promet aussi de maintenir à toujours la donation.
Les témoins sont: Monseigneur Raoul lui-même, l'archidiacre de Versena, Mauguinus, Prieur de Sainte-Marie de Graçay, et Geoffroy de Beauvoir. La charte, est-il dit, fut écrite dans le temps que le roi de France vint avec son armée devant le château de Saint-Aignan, Hugues de Beaugency étant précepteur de la maison de Lormeteau, et ayant avec lui Frère Landry de Trasennis et Pierre Boselli. Cette terre de Villepruère resta annexée à la Commanderie de Lormeteau jusqu'à la Révolution et fut vendue nationalement 64.200 francs.
Garnier du Verdier qui, nous l'avons vu dans l'histoire de la Commanderie de Villefranche, faisait don aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la terre de Miseray, amortit ici avec son frère Ebbes, un cens de deux muids, l'un de froment, l'autre d'orge, mesure de Vatan, que les frères du Temple devaient conduire chaque année au château de Vatan. Ce cens, payable au domaine de Villepruère, dont nous avons vu plus haut la donation, était établi sur une terre sise entre Menestreols et Veu.
Ce domaine, comme on l'a vu, au commencement de cette étude, faisait partie des biens du Temple, comme Lormeteau, mais c'était une préceptorerie indépendante de celle-ci, comme le démontre la charte de Renaud de Graçay citée plus haut et où l'on voit Frère Bouchard cité comme précepteur de Villepruère tandis que Frère André figure comme précepteur de Lormeteau. Villepruère était à deux lieues et demie du chef ; on y voyait encore en 1789 une chapelle, sans doute construite par les Templiers dont les constructions étaient toujours d'une solidité à toute épreuve, comme on peut encore s'en convaincre à Lespinat. Dans la visite prieurale de 1789, elle est désignée ainsi: « chapelle couverte en tuile et à bardeau, dans laquelle est un autel en maçonnerie garni de son marbre sacré. Au-dessus un tableau représentant l'Annonciation, la dite chapelle bien carrelée et entièrement en état. Et le fermier dudit lieu nous a représente une très ancienne chasuble de camelot rouge avec ses assortiments et un missel. La cloche bien sonnante. »
En 1300 Jean du Four, damoiseau, vendait au même Pierre de Madic, moyennant soixante sols tournois, une rente annuelle et perpétuelle de trois setiers d'avoine à rendre à la grange de Villepruère. Mais le vendredi après l'Ascension de la même année, Jean du Four se décide à faire une donation pure et simple « pour l'affection qu'il porte aux frères et, pour ne pas être accusé d'ingratitude. »
Pierre de Madic paraît avoir été le dernier commandeur de l'Ordre du Temple.
Quel fut son sort après l'arrestation des Templiers ?
Subit-il le supplice du feu avec le Grand-Maître Jacques de Molay, ou fut-il assez heureux pour finir ses jours dans un couvent comme certains de ses frères.
Les commanderies de Malte en Berry par M. le Comte de Toulgoët-Treanna. Mémoires de la Société des antiquaires du Centre, volume 34. Bourges 1911.
Maison du Temple de Villepruère
Le commandeur de l'Orméteau (Pierre de Madic) et à ses Frères, moyennant la somme de 60 sous tournois, de trois setiers d'avoine, mesure de Vatan, de rente annuelle et perpétuelle sur la grange de Villepruère (de Villa preurité) appartenant preneurs. Ladite vente est datée de vendredi après la fête de l'Ascension de Notre-Seigneur, 1300.
Sources: Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Rhône: H 1 à H 702: Ordre de Malte. Langue d'Auvergne. Archives départementales du Rhône, Georges Guigue, Claude Faure. Librairie Générale Henri Georg, 1895
TopDépartement: Indre, Arrondissement: Issoudun, Canton: Issoudun, Commune: Reuilly - 36
Dès le milieu du XIIe siècle, c'est-à-dire trente ans après la fondation de leur ordre, les Templiers étaient déjà établis à Lormeteau ; j'en trouve la preuve dans une charte scellée du sceau de Raoul II d'Issoudun, et notifiant un accord entre Eudes de Vatan fils d'Evrard et les seigneurs Templiers, dominos Templarios, au sujet de la terre de Villepruère dont Eudes de Vatan revendiquait la possession comme faisant partie de son fief. L'accord porte que les Templiers ont payé au dit Eudes cent dix sous d'or, moyennant quoi ils rentreront en possession de la terre controversée. Eudes déclare qu'il s'en est fait le défenseur et veut que la charte soit munie du sceau de Raoul d'Issoudun qui, comme suzerain, promet aussi de maintenir à toujours la donation.
Les témoins sont: Monseigneur Raoul lui-même, l'archidiacre de Versena, Mauguinus, Prieur de Sainte-Marie de Graçay, et Geoffroy de Beauvoir. La charte, est-il dit, fut écrite dans le temps que le roi de France vint avec son armée devant le château de Saint-Aignan, Hugues de Beaugency étant précepteur de la maison de Lormeteau, et ayant avec lui Frère Landry de Trasennis et Pierre Boselli. Cette terre de Villepruère resta annexée à la Commanderie de Lormeteau jusqu'à la Révolution et fut vendue nationalement 64.200 francs.
Garnier du Verdier qui, nous l'avons vu dans l'histoire de la Commanderie de Villefranche, faisait don aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la terre de Miseray, amortit ici avec son frère Ebbes, un cens de deux muids, l'un de froment, l'autre d'orge, mesure de Vatan, que les frères du Temple devaient conduire chaque année au château de Vatan. Ce cens, payable au domaine de Villepruère, dont nous avons vu plus haut la donation, était établi sur une terre sise entre Menestreols et Veu.
Ce domaine, comme on l'a vu, au commencement de cette étude, faisait partie des biens du Temple, comme Lormeteau, mais c'était une préceptorerie indépendante de celle-ci, comme le démontre la charte de Renaud de Graçay citée plus haut et où l'on voit Frère Bouchard cité comme précepteur de Villepruère tandis que Frère André figure comme précepteur de Lormeteau. Villepruère était à deux lieues et demie du chef ; on y voyait encore en 1789 une chapelle, sans doute construite par les Templiers dont les constructions étaient toujours d'une solidité à toute épreuve, comme on peut encore s'en convaincre à Lespinat. Dans la visite prieurale de 1789, elle est désignée ainsi: « chapelle couverte en tuile et à bardeau, dans laquelle est un autel en maçonnerie garni de son marbre sacré. Au-dessus un tableau représentant l'Annonciation, la dite chapelle bien carrelée et entièrement en état. Et le fermier dudit lieu nous a représente une très ancienne chasuble de camelot rouge avec ses assortiments et un missel. La cloche bien sonnante. »
En 1300 Jean du Four, damoiseau, vendait au même Pierre de Madic, moyennant soixante sols tournois, une rente annuelle et perpétuelle de trois setiers d'avoine à rendre à la grange de Villepruère. Mais le vendredi après l'Ascension de la même année, Jean du Four se décide à faire une donation pure et simple « pour l'affection qu'il porte aux frères et, pour ne pas être accusé d'ingratitude. »
Pierre de Madic paraît avoir été le dernier commandeur de l'Ordre du Temple.
Quel fut son sort après l'arrestation des Templiers ?
Subit-il le supplice du feu avec le Grand-Maître Jacques de Molay, ou fut-il assez heureux pour finir ses jours dans un couvent comme certains de ses frères.
Les commanderies de Malte en Berry par M. le Comte de Toulgoët-Treanna. Mémoires de la Société des antiquaires du Centre, volume 34. Bourges 1911.
Maison du Temple de Villepruère
Le commandeur de l'Orméteau (Pierre de Madic) et à ses Frères, moyennant la somme de 60 sous tournois, de trois setiers d'avoine, mesure de Vatan, de rente annuelle et perpétuelle sur la grange de Villepruère (de Villa preurité) appartenant preneurs. Ladite vente est datée de vendredi après la fête de l'Ascension de Notre-Seigneur, 1300.
Sources: Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Rhône: H 1 à H 702: Ordre de Malte. Langue d'Auvergne. Archives départementales du Rhône, Georges Guigue, Claude Faure. Librairie Générale Henri Georg, 1895

