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Waben (62)
Maison du Temple de Waben
Waben. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Monlreuil
La maison que l'on appelait le Temple-lès-Waben, se trouvait au lieu nommé la Commanderie. C'est un écart de la commune de Conchil-le-Temple (Conchil-le-Temple. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Montreuil). Elle était située entre deux chemins dont l'un conduisait à Waben et l'autre à Montreuil.
La maison de Waben devait exister au début du XIIIe siècle ; car dans une convention passée entre l'abbé de Saint-Josse-sur-mer (Saint-Josse. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Montreuil) et le comte de Ponthieu (mars 1225-1226), l'abbé s'exprime ainsi: « Ad molendina nostra que sunt apud Tigni (Tigny. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Montreuil), faciet comes venire homines qui sunt de communia de Waben, exceptis bannitis Templi.... » Il n'est donc pas téméraire de penser que la maison de Waben existait à cette époque ; mais nous n'en savons rien de plus, si ce n'est le nom du dernier précepteur de cette maison, Jean de Juvigny. Interrogé une première fois au mois de juin 1308, il comparut de nouveau en avril 1310 à Paris. Il avait encore, en dépit de cette longue captivité, son habit de frère sergent du Temple.
D'après le Livre vert, cette maison se composait en 1373 de 60 journaux de terres cultivées, de 700 journaux sans grand rapport, de deux bois d'une contenance de 124 journaux, le « bois de la Servelle » et le « bois du Temple », d'un four banal et d'environ 50 livres de rente.
En 1495 les Hospitaliers n'occupaient même plus cette maison, qui avait été brûlée et ravagée par les Anglais ; la chapelle avait subi le sort commun, mais elle avait été refaite entièrement. Quant au moulin, il était en ruine.
Dernier précepteur du Temple de Waben.
1307 et avant. - Jean de Juvigny, frère sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893
TopWaben. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Monlreuil
La maison que l'on appelait le Temple-lès-Waben, se trouvait au lieu nommé la Commanderie. C'est un écart de la commune de Conchil-le-Temple (Conchil-le-Temple. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Montreuil). Elle était située entre deux chemins dont l'un conduisait à Waben et l'autre à Montreuil.
La maison de Waben devait exister au début du XIIIe siècle ; car dans une convention passée entre l'abbé de Saint-Josse-sur-mer (Saint-Josse. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Montreuil) et le comte de Ponthieu (mars 1225-1226), l'abbé s'exprime ainsi: « Ad molendina nostra que sunt apud Tigni (Tigny. - Pas-de-Calais, arr. et cant de Montreuil), faciet comes venire homines qui sunt de communia de Waben, exceptis bannitis Templi.... » Il n'est donc pas téméraire de penser que la maison de Waben existait à cette époque ; mais nous n'en savons rien de plus, si ce n'est le nom du dernier précepteur de cette maison, Jean de Juvigny. Interrogé une première fois au mois de juin 1308, il comparut de nouveau en avril 1310 à Paris. Il avait encore, en dépit de cette longue captivité, son habit de frère sergent du Temple.
D'après le Livre vert, cette maison se composait en 1373 de 60 journaux de terres cultivées, de 700 journaux sans grand rapport, de deux bois d'une contenance de 124 journaux, le « bois de la Servelle » et le « bois du Temple », d'un four banal et d'environ 50 livres de rente.
En 1495 les Hospitaliers n'occupaient même plus cette maison, qui avait été brûlée et ravagée par les Anglais ; la chapelle avait subi le sort commun, mais elle avait été refaite entièrement. Quant au moulin, il était en ruine.
Dernier précepteur du Temple de Waben.
1307 et avant. - Jean de Juvigny, frère sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893
Warge (La) (55)
Maison du Temple de La Warge
Département: Meuse, Arrondissement: Verdun, Canton: Souilly, commune: Heippes - 55
On peut en dire autant de La Warge. D'abord prieuré de l'ordre de saint Benoit, puis maison de Templiers, ce lieu devint définitivement une Commanderie de Malte, qui subsista jusqu'à la Révolution (1). Nous n'en savons pas autre chose.
1. V. Histoire de Verdun, page CIV.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.
Warge (La), ferme, commune de Heippes
— Commanda de la Varge, 1642 (Mâchon)
— La Varge, 1745 (Roussel)
— La Warge était cense commanderie, dite Maison des Hospitaliers, et appartenait après les Templiers à l'Ordre ds chevaliers de Jérusalem.
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Meuse, rédigé par M. Félix Liénard. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXII.
TopDépartement: Meuse, Arrondissement: Verdun, Canton: Souilly, commune: Heippes - 55
On peut en dire autant de La Warge. D'abord prieuré de l'ordre de saint Benoit, puis maison de Templiers, ce lieu devint définitivement une Commanderie de Malte, qui subsista jusqu'à la Révolution (1). Nous n'en savons pas autre chose.
1. V. Histoire de Verdun, page CIV.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.
Warge (La), ferme, commune de Heippes
— Commanda de la Varge, 1642 (Mâchon)
— La Varge, 1745 (Roussel)
— La Warge était cense commanderie, dite Maison des Hospitaliers, et appartenait après les Templiers à l'Ordre ds chevaliers de Jérusalem.
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Meuse, rédigé par M. Félix Liénard. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXII.
Warnant (Belgique)
Biens du Temple à Warnant
Warnant 5537 Anhée, Namur, Région Wallonne, Belgique
Petite Maison de l'Ordre du Temple plus Maison de rapport ou de récupérations de divers biens éparpilles. Warnant n'avait pas un domaine utile très important. C'est au milieu du XIIIe siècle qu'apparaît l'existence de celte maison du Temple.
Le 15 novembre 1252, les frères du Temple de Warnant possédaient deux prés dont la dîme était perçue par les chanoines prémontrés de Floreffe. Ce que nous savons de certain c'est que les Templiers possédaient le domaine ou le lieu-dit de La Motte.
Quant à la dénomination de Montjoie, elle n'apparaît que durant la période hospitalière, toutefois nous pouvons penser que La Motte et Mont-joie était le même lieu puisque lors du démembrement du bailliage d'Avalterre, le nom de Mont-joie est signalé comme jadis du Temple.
Sources: Laurent Dailliez, Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg - Impres'Sud Nice 1978
TopWarnant 5537 Anhée, Namur, Région Wallonne, Belgique
Petite Maison de l'Ordre du Temple plus Maison de rapport ou de récupérations de divers biens éparpilles. Warnant n'avait pas un domaine utile très important. C'est au milieu du XIIIe siècle qu'apparaît l'existence de celte maison du Temple.
Le 15 novembre 1252, les frères du Temple de Warnant possédaient deux prés dont la dîme était perçue par les chanoines prémontrés de Floreffe. Ce que nous savons de certain c'est que les Templiers possédaient le domaine ou le lieu-dit de La Motte.
Quant à la dénomination de Montjoie, elle n'apparaît que durant la période hospitalière, toutefois nous pouvons penser que La Motte et Mont-joie était le même lieu puisque lors du démembrement du bailliage d'Avalterre, le nom de Mont-joie est signalé comme jadis du Temple.
Sources: Laurent Dailliez, Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg - Impres'Sud Nice 1978
Wavre (Belgique)
Biens du Temple à Wavre
Wavre, Région Wallonne, Belgique
Là encore nous sommes en pleine énigme quant à la date de fondation. Malgré cette constatation nous pouvons donner une date approximative. Le duc de Brabant, suivant l'exemple du comte de Flandre et de celui de Hainaut, fait donation aux chevaliers qui militent sous l'obéissance du Christ, des reliefs du Brabant. Mais jusqu'où peut-on aller pour donner à Wavre le titre de première commanderie du Brabant. C'est aller rapidement dans les considérations. Fort heureusement, avec les inventaires des documents on s'aperçoit rapidement que la dénomination de Neuve-Court avait été donnée à bon escient. Vieux-Court avec Vaillampont et Neuve-Court à Navre. Nous avons le fameux privilège du duc Godefroid et il faut donc penser que s'il était destiné aux Templiers en général installés dans le duché de Brabant, c'est à Vaillampont qu'il adressa son document. A la suite du duc, exactement comme dans la Flandre, les seigneurs, chevaliers et barons, suivirent l'exemple de leur suzerain.
C'est le pape Lucius III qui va nous mettre sur la voie avec la bulle « Justis petentium desideriis » en date du 22 juin 1184. Le pape confirme la donation des reliefs par le duc Godefroid ce que ratifie, avec le consentement de son épouse, son petit-fils, lui aussi Godefroid, mais le troisième. Le pontife fait quelques remarques, les mêmes que l'on retrouve dans la Flandre quand à la réception des frères du Temple dans les cours seigneuriales. Mais le plus intéressant reste la localisation d'une donation. Le texte pontifical ne fait que confirmer une donation faite en 1183, que ratifia Henri Ier de Brabant, encore seigneur de Louvain.
Cette succession de date ne peut se faire et se comprendre que grâce aux noms des commandeurs cités dans les actes. Nous avons en premier lieu un texte daté de 1188 confirmant une donation antérieure et une bulle de 1184 ratifiant cette donation.
Le premier texte date de 1188 et nous fait part de la donation octroyée par le duc Godefroid alors qu'il se rendait en Terre Sainte et qu'il se trouvait de passage à la commanderie de Bénévent. Il arrivait bien souvent à des croisés de faire des donations aux maisons situées dans leurs régions par l'intermédiaire des supérieurs de Terre Sainte ou de maisons se trouvant sur leur passage ou encore de provinces situées sur le parcourt du voyage. Si ce document est daté de 1188 nous pouvons facilement dater la donation de 1183 étant donné que c'est en cette même année que le duc Godefroid III entreprit son voyage en Terre Sainte. Or nous avons la mention de Guillaume de la Fosse qui, de commandeur en Apulie de 1179 à 1184, se retrouve en Terre Sainte au mois de mars 1184. La bulle de Lucius III ne fait donc que confirmer cette donation aussi pouvons nous dater avec précision la fondation de Wavre - Neuve-Court à 1183. Cette libéralité du duc de Brabant fut donnée aux Templiers qui installèrent une communauté.
En ce qui consistait cette première donation, le duc fait état dans sa charte, d'un véritable cadastre: les droits perpétuels sur 15 manses, les marais et les près jusqu'à la rivière Lasne. Le souverain précise toutefois que cette donation est faite comme terre de Travail à Guillaume de la Fosse, maître du Temple en Apulie. Le mercredi 7 décembre 1188, Henri Ier le jeune, encore sous la suzeraineté juridictionnelle de son père confirme et ratifie cette donation. Cet acte est important, car il nous montre la prudence des Templiers en matière de fondation.
Comme je l'ai souvent fait remarquer les frères du Temple, comme d'ailleurs les cisterciens font toujours ratifier une donation par l'héritier, le donateur étant encore bien souvent encore vivant.
Pour revenir au cadastre la mention qu'il y a de l'abbaye Sainte-Marie n'est autre que le monastère de Basse-Wavre.
Que veut donc dire la mention « comme terre de Travail » ?
Nous ne devons pas oublier que les Templiers en occident étaient chargés de récolter le nécessaire pour les combats et l'entretien des troupes en Terre Sainte. Cette charge qu'ont les commanderies hors des terres de combat se voit beaucoup mieux dans la Péninsule Ibérique, mais dans les autres provinces occidentales on peut bien se demander ce que pouvaient faire les Templiers. De ce fait nous avons vu apparaître toute une littérature sur la garde des routes, sur le rôle policier des chevaliers etc. Or, tout cela n'est que légende et lorsqu'on lit les actes de diverses commanderies, tout comme les textes de la règle on s'aperçoit que les Templiers avaient autre chose à faire et que dans aucun texte on ne voit apparaître ce rôle de police. Les frères, bien souvent vieux et ayant participé aux luttes contre les infidèles, s'occupaient des travaux des champs, de l'élevage et du commerce. Le rôle commercial des Templiers, rôle qui se traduisit rapidement en celui de banquier et de financier, fut beaucoup plus important dans la Flandre, le Hainaut, le Brabant et le nord de la France actuelle comme on peut s'apercevoir dans les comptes de l'Ordre conservés à la Bibliothèque Nationale de Paris.
C'est ainsi que dans les provinces qui nous intéressent dans ce volume, les Templiers se chargèrent beaucoup plus d'opérations financières, mais sur la Neuve-Court nous n'avons pas de mentions bien spéciales. Pourquoi vouloir en faire des gardiens de route alors que les seigneurs, ducs, comtes, barons etc. avaient leur propre armée et propre garde. En aucune fois, sauf dans les parties du sud de la Péninsule Ibérique je n'ai trouvé les Templiers gardiens des routes..
C'est tout ce que nous savons sur la Neuve-Court de l'époque templière. Après la bulle de Clément V et en attendant que les décisions du concile de Vienne voient le jour, les biens des Templiers de Wavre - Neuve-Court furent placés sous la garde du duc de Brabant. On constate d'ailleurs que bien souvent, les biens furent mis en séquestres sous la juridiction des suzerains directs et même des donateurs ou des descendants comme en Allemagne par exemple. Lorsque les biens devinrent hospitaliers le domaine utile resta pratiquement le même, mais les bâtiments subirent de nombreuses restaurations, principalement lorsque la commanderie de Chanteraine fut juridictionnelle de Wavre.
Sources: Laurent Dailliez, Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg - Impres'Sud Nice 1978
TopWavre, Région Wallonne, Belgique
Là encore nous sommes en pleine énigme quant à la date de fondation. Malgré cette constatation nous pouvons donner une date approximative. Le duc de Brabant, suivant l'exemple du comte de Flandre et de celui de Hainaut, fait donation aux chevaliers qui militent sous l'obéissance du Christ, des reliefs du Brabant. Mais jusqu'où peut-on aller pour donner à Wavre le titre de première commanderie du Brabant. C'est aller rapidement dans les considérations. Fort heureusement, avec les inventaires des documents on s'aperçoit rapidement que la dénomination de Neuve-Court avait été donnée à bon escient. Vieux-Court avec Vaillampont et Neuve-Court à Navre. Nous avons le fameux privilège du duc Godefroid et il faut donc penser que s'il était destiné aux Templiers en général installés dans le duché de Brabant, c'est à Vaillampont qu'il adressa son document. A la suite du duc, exactement comme dans la Flandre, les seigneurs, chevaliers et barons, suivirent l'exemple de leur suzerain.
C'est le pape Lucius III qui va nous mettre sur la voie avec la bulle « Justis petentium desideriis » en date du 22 juin 1184. Le pape confirme la donation des reliefs par le duc Godefroid ce que ratifie, avec le consentement de son épouse, son petit-fils, lui aussi Godefroid, mais le troisième. Le pontife fait quelques remarques, les mêmes que l'on retrouve dans la Flandre quand à la réception des frères du Temple dans les cours seigneuriales. Mais le plus intéressant reste la localisation d'une donation. Le texte pontifical ne fait que confirmer une donation faite en 1183, que ratifia Henri Ier de Brabant, encore seigneur de Louvain.
Cette succession de date ne peut se faire et se comprendre que grâce aux noms des commandeurs cités dans les actes. Nous avons en premier lieu un texte daté de 1188 confirmant une donation antérieure et une bulle de 1184 ratifiant cette donation.
Le premier texte date de 1188 et nous fait part de la donation octroyée par le duc Godefroid alors qu'il se rendait en Terre Sainte et qu'il se trouvait de passage à la commanderie de Bénévent. Il arrivait bien souvent à des croisés de faire des donations aux maisons situées dans leurs régions par l'intermédiaire des supérieurs de Terre Sainte ou de maisons se trouvant sur leur passage ou encore de provinces situées sur le parcourt du voyage. Si ce document est daté de 1188 nous pouvons facilement dater la donation de 1183 étant donné que c'est en cette même année que le duc Godefroid III entreprit son voyage en Terre Sainte. Or nous avons la mention de Guillaume de la Fosse qui, de commandeur en Apulie de 1179 à 1184, se retrouve en Terre Sainte au mois de mars 1184. La bulle de Lucius III ne fait donc que confirmer cette donation aussi pouvons nous dater avec précision la fondation de Wavre - Neuve-Court à 1183. Cette libéralité du duc de Brabant fut donnée aux Templiers qui installèrent une communauté.
En ce qui consistait cette première donation, le duc fait état dans sa charte, d'un véritable cadastre: les droits perpétuels sur 15 manses, les marais et les près jusqu'à la rivière Lasne. Le souverain précise toutefois que cette donation est faite comme terre de Travail à Guillaume de la Fosse, maître du Temple en Apulie. Le mercredi 7 décembre 1188, Henri Ier le jeune, encore sous la suzeraineté juridictionnelle de son père confirme et ratifie cette donation. Cet acte est important, car il nous montre la prudence des Templiers en matière de fondation.
Comme je l'ai souvent fait remarquer les frères du Temple, comme d'ailleurs les cisterciens font toujours ratifier une donation par l'héritier, le donateur étant encore bien souvent encore vivant.
Pour revenir au cadastre la mention qu'il y a de l'abbaye Sainte-Marie n'est autre que le monastère de Basse-Wavre.
Que veut donc dire la mention « comme terre de Travail » ?
Nous ne devons pas oublier que les Templiers en occident étaient chargés de récolter le nécessaire pour les combats et l'entretien des troupes en Terre Sainte. Cette charge qu'ont les commanderies hors des terres de combat se voit beaucoup mieux dans la Péninsule Ibérique, mais dans les autres provinces occidentales on peut bien se demander ce que pouvaient faire les Templiers. De ce fait nous avons vu apparaître toute une littérature sur la garde des routes, sur le rôle policier des chevaliers etc. Or, tout cela n'est que légende et lorsqu'on lit les actes de diverses commanderies, tout comme les textes de la règle on s'aperçoit que les Templiers avaient autre chose à faire et que dans aucun texte on ne voit apparaître ce rôle de police. Les frères, bien souvent vieux et ayant participé aux luttes contre les infidèles, s'occupaient des travaux des champs, de l'élevage et du commerce. Le rôle commercial des Templiers, rôle qui se traduisit rapidement en celui de banquier et de financier, fut beaucoup plus important dans la Flandre, le Hainaut, le Brabant et le nord de la France actuelle comme on peut s'apercevoir dans les comptes de l'Ordre conservés à la Bibliothèque Nationale de Paris.
C'est ainsi que dans les provinces qui nous intéressent dans ce volume, les Templiers se chargèrent beaucoup plus d'opérations financières, mais sur la Neuve-Court nous n'avons pas de mentions bien spéciales. Pourquoi vouloir en faire des gardiens de route alors que les seigneurs, ducs, comtes, barons etc. avaient leur propre armée et propre garde. En aucune fois, sauf dans les parties du sud de la Péninsule Ibérique je n'ai trouvé les Templiers gardiens des routes..
C'est tout ce que nous savons sur la Neuve-Court de l'époque templière. Après la bulle de Clément V et en attendant que les décisions du concile de Vienne voient le jour, les biens des Templiers de Wavre - Neuve-Court furent placés sous la garde du duc de Brabant. On constate d'ailleurs que bien souvent, les biens furent mis en séquestres sous la juridiction des suzerains directs et même des donateurs ou des descendants comme en Allemagne par exemple. Lorsque les biens devinrent hospitaliers le domaine utile resta pratiquement le même, mais les bâtiments subirent de nombreuses restaurations, principalement lorsque la commanderie de Chanteraine fut juridictionnelle de Wavre.
Sources: Laurent Dailliez, Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg - Impres'Sud Nice 1978
Winnezeele (59)
Maison du Temple de Winnezeele
Département: Nord, Arrondissement: Dunkerque, Canton: Steenvoorde - 59
Il y a dans cette commune un hameau, nommé le Temple de Winnezeele, qui nous indique clairement le lieu où les Templiers avaient formé leur établissement. Leur maison était construite sur deux cents mesures de terre en pâturage et bruyères, d'un faible rapport en 1370, puisque le tout était affermé seulement vingt livres. Il s'y trouvait, en outre, une vingtaine de mesures de bois, dont chaque mesure, à raison de 240 verges (la verge étant de 14 pieds), rapportait, à la même époque, lorsqu'elle était à coupe, soixante sols.
Le Commandeur était seigneur de ce petit domaine, où il avait la haute, moyenne et basse justice, avec une dîme sur Zemerzeele ; une autre sur Arneke, appelée Papa-Laiken, et des cens en divers villages, à Houdezelle, à Hondeghem, à Linden, à Steenwoorde, etc.
La chapelle du Temple de Winnezeele se trouvait à un quart de lieue de la maison. On la voyait, à la fin du siècle dernier, isolée sur un monticule à la tête des bois. Elle était alors chargée d'une messe par semaine, qu'acquittaient des religieux de l'Ordre de Saint-Augustin.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
TopDépartement: Nord, Arrondissement: Dunkerque, Canton: Steenvoorde - 59

Maison du Temple de Winnezeele
Il y a dans cette commune un hameau, nommé le Temple de Winnezeele, qui nous indique clairement le lieu où les Templiers avaient formé leur établissement. Leur maison était construite sur deux cents mesures de terre en pâturage et bruyères, d'un faible rapport en 1370, puisque le tout était affermé seulement vingt livres. Il s'y trouvait, en outre, une vingtaine de mesures de bois, dont chaque mesure, à raison de 240 verges (la verge étant de 14 pieds), rapportait, à la même époque, lorsqu'elle était à coupe, soixante sols.
Le Commandeur était seigneur de ce petit domaine, où il avait la haute, moyenne et basse justice, avec une dîme sur Zemerzeele ; une autre sur Arneke, appelée Papa-Laiken, et des cens en divers villages, à Houdezelle, à Hondeghem, à Linden, à Steenwoorde, etc.
La chapelle du Temple de Winnezeele se trouvait à un quart de lieue de la maison. On la voyait, à la fin du siècle dernier, isolée sur un monticule à la tête des bois. Elle était alors chargée d'une messe par semaine, qu'acquittaient des religieux de l'Ordre de Saint-Augustin.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
Wormhout (59)
Domaine du Temple à Wormhout
Département: Nord, Arrondissement: Dunkerque, Canton: Wormhout - 59
Un autre petit domaine de Wormhout était composé d'une maison et d'une vingtaine de mesures de terre, situé dans la paroisse de Wormhout, à une lieue de la maison de Winnezeele dont il était une dépendance. Il n'y avait aucun droit de justice ni de seigneurie.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
TopDépartement: Nord, Arrondissement: Dunkerque, Canton: Wormhout - 59

Domaine du Temple à Wormhout
Un autre petit domaine de Wormhout était composé d'une maison et d'une vingtaine de mesures de terre, situé dans la paroisse de Wormhout, à une lieue de la maison de Winnezeele dont il était une dépendance. Il n'y avait aucun droit de justice ni de seigneurie.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

