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Les commanderies de l'Ordre du Temple

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Fajac-en-Val   (11)
Maison du Temple à Fajac-en-Val
Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Lagrasse - 11


Maison du Temple à Fajac-en-Val
Localisation: Maison du Temple à Fajac-en-Val


Le château templier des Cours, à Fajac-en-Val
C'est sur cette commune, et non celle voisine du Mas-des-Cours que se situaient l'ancien villa templière des Cours, devenue château, ainsi que le domaine templier de Peyremale.

Ancienne dépendance de la commanderie templière puis hospitalière de Douzens, le château des Cours, aujourd'hui ruiné, est situé sur le territoire de la commune de Fajac-en-Val, une petite localité des Corbières septentrionales sise dans les collines et les vallons de rive gauche de la Lauquette, à 13 km à vol d'oiseau au sud-est de Carcassonne.

Localisation
Le château se trouve environ 1500 m à l'ouest du village de Fajac, niché sur un mamelon très boisé, aujourd'hui sans véritable chemin d'accès, qui est coté 399 m sur la carte IGN au 1/25000e, cette élévation étant comprise entre le ravin de Poudadoure, à l'ouest, et celui de la Clauzo, à l'est.

Il est à l'origine du lieudit cadastral le Castellas (littéralement « le gros château » en occitan), les ruines de cette forteresse médiévale étant situées sur le nº 169 de la section C 2 du cadastre moderne de Fajac-en-Val.

Mais ne confondons surtout pas ce château templier des Cours, comme le font certains, avec le château ruiné du proche village de Mas-des-Cours qui, s'il est par contre indiqué sur la carte IGN et est aisément visible, n'a strictement rien à voir avec le site templier qui nous intéresse ici.

A la fin du XVIIIe siècle, la carte Cassini indiquait entre les deux localités de Fajac-en-Val et du Mas-des-Cours ce château templier sous le nom « Les Cours des Templiers », avec le symbole d'une bâtisse ruinée, et figurait à l'est, en direction de Fajac, une église rurale dédiée à Notre-Dame dont il ne reste aujourd'hui aucun vestige apparent, vraisemblablement transformée en carrière de pierres à la Révolution.

Sa description et son histoire, très incomplètes en raison de la rareté des textes mais aussi de l'absence de véritables fouilles menée sur les lieux, ont été sobrement relatées en 1999 par M. Jean-Louis Berman dans le Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude (pages 105-108).

Voir l'étude très complète réalisée par M. Christian Pioch
Le présent document sur le château de Cours, est la synthèse des données connues et des observations menées par nous-même sur le site lors de plusieurs visites, avec débroussaillage récent de l'accès, incorporant notre parfaite maîtrise de l'histoire des ordres militaires en Languedoc et des voies anciennes de circulation.
Sources: M. Christian Pioch, auteur de nombreuses études sur les Templiers et Hospitaliers de Languedoc
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Falletans   (39)
Maison du Temple de Falletans
Département: Jura, Arrondissement: Dole, Canton: Rochefort-sur-Nenon - 39


Maison du Temple de Falletans
Localisation: Maison du Temple de Falletans


En 1132, le comte de Bourgogne, Rainaud III, donne des terres aux Templiers, il autorise et approuve la construction de bâtiments. Falletans est un lieu inculte et inospotalier. Mais, les chevaliers du Temple y construisent une commanderie et un manoir. C'est le manoir du Temple-lès-Dole, seul vestige des Templiers, seule une petite partie du bâtiment montre encore quelques traces templières. Il ce trouve au hameau du Temple-lès-Dole. Bernard de Tramelay puis Dramelay est dès 1134, commandeur du Temple de Falletans, avant de devenir Grand Maitre de l'Ordre en 1148.
Sources: Collectif bulletin de liaison des amis de l'Insolite
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Fanbron   (41)
Maison du Temple sous Fanbron
Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Romorantin-Lanthenay, Canton: Neung-sur-Beuvron, Commune: La Ferté-Saint-Cyr - 41


Maison du Temple sous Fanbron
Localisation: Maison du Temple sous Fanbron


Il y avait là une maison du Temple, qu'on a diversement nommée le Temple de Saint-Cyr-Semblecy ou le Temple de la Cormérie, et aussi le Temple sous Fanbron. Elle était située au territoire de Saint-Cyr, sur le chemin de Dhuison, au sud de Fanbron et à l'ouest de Bonne Ville.

C'était un domaine qui, au moment où les Hospitaliers en prirent possession, était composé d'une ferme et de 134 arpents de terre de labour et de vigne. Ils y réunirent ensuite une seigneurie qu'ils avaient près de là, la seigneurie de Bonneville (sur la carte de Cassini Bonne Ville).
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Farges   (71)
Seigneurie du Temple de Farges
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Mâcon, Canton: Tournus, Commune: Farges-lès-Mâcon - 71


Seigneurie du Temple de Farges
Localisation: Seigneurie du Temple de Farges


Le commandeur du Temple Sainte-Catherine de Montbellet avait la seigneurie et la justice haute, moyenne et basse sur une portion du village de Farges-lès-Mâcon.
Cette seigneurie comportait plusieurs maisons de la rue des Magnins et des fonds dont l'un portait le nom caractéristique de La Maladière.

La position de ce domaine du Temple, situé à égale distance de Tournus et de Montbellet, laisse supposer qu'il y existait au XIIIe siècle un hospice intermédiaire se rattachant à l'immense réseau d'organisation hospitalière et policière, jeté par les Templiers sur l'ensemble de la Chrétienté.

La seigneurie du temple Sainte-Catherine à Farges s'étendait au XVIIIe siècle (terrier de 1719) sur trois maisons de la rue des Magnins, au coin de la route de Tournus à Mâcon et de Farges à la Saône, et sur les finages suivants:
la Maladière.
Le Tronchy.
La Roulette.
Guignant alias Guiennante.
Sur l'étang du Prieur du Villars en Charpeudu.
la Collonge alias Boulay.

La visite faite du temps du Commandeur de Chérisey en 1662 signale que le commandeur percevait à Farges en argent:
15 sols, 8 deniers, 1 obole et 1/24 de denier.
En froment: 5 coupes et 1/35.
En géline: 2 pièces.
Sources: G. Jeanton - Annales de l'Académie de Macon - Troisième série Tome XX - 1916-1917 - Protat Frères, Imprimeurs.
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Farges-Allichamps   (18)
Maison du Temple de Farges-Allichamps
Département: Cher, Arrondissement et Canton: Saint-Amand-Montrond, Commune: Farges-Allichamps - 18


Maison du Temple de Farges-sur-Cher
Maison du Temple de Farges-sur-Cher


Farges appartient aujourd'hui au département du Cher. L'église existe toujours mais elle a été modifiée au XIXe siècle. Quant aux bâtiments de la Commanderie, détruits dans un incendie avant le XVIIe siècle, leur emplacement est occupé par une importante demeure construite au XIXe siècle et que le propriétaire utilise en chambres d'hôtes.

On trouve une trace de l'existence d'une commanderie de Malte à Farges-Allichamps à partir de 1243. La commanderie des templiers de Farges-Allichamps en tant que telle a probablement été édifiée durant la seconde moitié du douzième siècle. Ella a été endommagée durant les guerres de religion.
Sources: Georges CHATARD - Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.

Maison du Temple de Farges-Allichamps
Edifiée probablement dans la 2e moitié XIIe siècle. Sur le plan terrier du XVIIe siècle, la commanderie est figurée sur une motte. Au XIXe siècle il ne reste plus que des masures. Elle se situait au nord-ouest du château actuel.


C'est une Propriété privée
Farges-Allichamps
commanderie de Templiers, puis château, grange - Sources: Ministère de la Culture, base Mérimée


Un logis est accolé au château, les pilastres d'entrée et la grange sont antérieurs au cadastre de 1826.
La chapelle Saint-Jean a été construite au XIIe siècle par les templiers (portail d'entrée, baies du chevet et porte dans le mur sud-est). Elle a été utilisée comme église paroissiale au XIIIe siècle et remaniée au XIXe siècle. La chapelle latérale sud a été ajoutée au 4e quart du XIXe siècle et est actuellement privée.
Porte ogivale, face sud - Sources: Ministère de la Culture, base Mérimée

Chapelle des Templiers de Farges-Allichamps
Ancienne chapelle des Templiers, la chapelle de Farges-Allichamps est à l'origine la chapelle du château de la commanderie et est dédiée à Saint-Jean-de-Farges.


Farges-Allichamps
Portail occidental - Sources: Ministère de la Culture, base Mérimée


La chapelle est couverte d'une voûte surbaissée en lattes et plâtre. Une arcade relie la nef et le coeur. Le clocher est érigé à l'ouest sur les charpentes apparentes.

Cette chapelle est édifiée par l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean à la suite de l'ordre du Temple. Elle est confisquée après le procès des Templiers. Elle dépend soit de la chapelle d'Allichamps, soit de l'abbaye de Noirlac jusqu'à la vente des biens ecclésiastiques après la Révolution. Elle devient alors chapelle privée du château. C'est le seul lieu de culte pour la population communale. En 1995, elle devient, par donation de la famille comtale, propriété de la commune de Farges-Allichamps.


Farges-Allichamps
Sources: Ministère de la Culture, base Mérimée


Cette petite église a été construite au XIIe siècle: subsistent de cette époque le portail d'entrée, les baies du chevet plat et une petite porte dans le mur sud-est. Le bâtiment a été remanié au XIXe siècle avec la création d'une chapelle édifiée vers 1880 abritant le caveau de la famille comtale et une petite sacristie.

La charpente en vaisseau présente deux longs pans de toiture recouverts de petites tuiles. Le pignon accueillant le portail est surmonté d'un clocher à base carrée et flèche polygonale recouvert d'ardoises.
Sources: Fondation Patrimoine
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Fargeville   (77)
Seigneurie du Temple de Fargeville
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Nemours, Commune: Chatenoy - 77


Seigneurie du Temple de Fargeville
Localisation: Seigneurie du Temple de Fargeville


La terre et seigneurie de Fargeville était située à deux lieues de Nemours, au nord de la paroisse d'Aufferville dont elle dépendait. Cette terre appartenait au célèbre Gauthier de Nemours, maréchal de France, lorsqu'elle fut vendue vers le milieu du XIIIe siècle aux frères de la chevalerie du Temple. Des lettres du Roi, du mois de juin 1265, approuvèrent et confirmérent cette vente, faite au prix de 1,280 livres parisis, pour les besoins, est-il dit, de la maison du Temple de Beauvais-en-Gatinais, « ad opus domus Templi de Bello videre. » On voit par ces lettres que Gauthier de Nemours, et Alice, sa femme, avaient cédé tout ce qui leur appartenait dans la paroisse d'Aufferville et qui constituait la terre de Fargeville, savoir: « leur maison, avec le vivier et le colombier à Fargeville, « apud Fregevillam », 112 arpents de terre arable, quelques censives, plusieurs fiefs et arrière-fiefs tenus de la seigneurie, contenant ensemble plus de 220 arpents de terre, chargés de six deniers de rente annuelle par arpent envers le seigneur. Ces fiefs étaient connus sous les noms du Petit-Fregeville ou du Chatenoy, de la Pointe, de Rigaut-Larcher, de la Vache, du Petit-Buisson près de Guercheville. Ils furent plus tard réunis pour la plupart au domaine de la seigneurie. »

Il faut encore ajouter au nombre de ces fiefs celui de Lormoy, autrement dit de la Maison-RougeBien du Temple à la Maison-Rouge
Domaine du Temple à la Maison-Rouge
, sur Aufferville, composé d'une ferme et de 80 arpents de terre, mais dont il ne restait plus en 1640 qu'une grange servant à renfermer les dîmes de la paroisse qui appartenaient au Commandeur.
Dans le fief de Lormoy, comme dans celui de Rhodes qui en dépendait, la Commanderie avait la haute, moyenne et basse justice, et un droit de champart sur un petit canton, appelé Bras-de-Fer, avec des cens en un lieu dit la Cuillere.
Le revenu de la terre de Fargeville et du fief de Lormoy était:
en 1640, de 1,200 livres.
en 1757, de 2,900 livres.
et en 1783, de 3,450 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Faucon   (84)
Maison du Temple de Faucon
Département: Vaucluse, Arrondissement: Carpentras, Canton: Vaison-la-Romaine - 48


Domaine du Temple à Faucon
Localisation: Domaine du Temple à Faucon


Au point de vue religieux, Faucon était un prieuré de l'évêché de Vaison et de la province ecclésiastique d'Avignon. Le prieur, qui habitait la paroisse, percevait la dîme au 22e pour les blés et au 20e pour les autres fruits. Il avait sous ses ordres un vicaire ou secondaire pour l'aider dans ses fonctions curiales. L'habitation actuelle de Saint-Germain était autrefois une Maison de Templiers.

On peut dire que cette ancienne Maison du Temple a été saisie par le pape Clément V, et sortie de l'inventaire et l'héritage des Templiers destiné aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, tome 9. Editeur: Au secrétariat de la société (Valence) 1866-1972.

Maison du Temple de Faucon
Faucon ou Faulcon, dans le Comté Venaissin au Diocèse de Carpentras et dans le ressort de la Judicature de la même Ville. On y compte 100 feux. La Paroisse dédiée à Saint Germain dont on fait la fête le 31 Juillet est desservie par un Prieur Curé et un Vicaire. Sainte Colombe est la Patronne du lieu; l'on célèbre sa fête le dernier jour de l'année.

A 100 pas de Faucon l'on trouve des vestiges d'une maison et d'une Eglise des Templiers. C'est un Prieuré réuni à celui de la Paroisse; il est sous le titre de Saint Germain. Les habitants de Faucon sont tous riches et laborieux. A chaque Maison est un petit jardin et des terres attenantes. La Communauté est obligée d'envoyer à Vaison deux soldats le jour de la foire de Saint André pour empêcher qu'il ne s'y commette aucune violence.
Sources: Description Historique, Géographique et Topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté Venaissin, de la Principauté d'Orange, du Comté de Nice, etc. Par M. Achard, Médecin de Marseille, Membre de plusieurs académies. Aix M. DCC. LXXXVII. Page 535.

Domaine du Temple à Faucon
Faucon, Falco, Saint-Germain, prieuré bénédictin de Tournus (auparavent possession des Templiers), diocèse et canton Vaison, aujourd'hui d'Avignon, arrondissement Orange, Vaucluse ; près de l'Ouvèze.
— Achard, tome I, page 535.
— Beaunier-Besse, tome II, page 158.
— Clouzot, tome VIII, page 237.
— Joanne (1872), reste du monastère de Saint-Germain, ancienne commanderie de Templiers.
— Juenin, histoire de Tournus, pages 145 et 176.

Sources: Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés, page 1111. Dom Cottineau, Laurent-Henri. Macon 1935. - Bnf
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Faugaret   (44)
Terre du Temple de Faugaret et L'Hôpital de Faugaret
Département: Loire-Atlantique, Arrondissement: Saint-Nazaire, Canton: Herbignac, Commune: Assérac - 44


Terres du Temple de Faugaret
Localisation: Terres du Temple de Faugaret


Cet Hôpital de Faugaret a été fondé sur les terres de l'Ordre du Temple
Il existait vers la fin du XIVe siècle, dans la paroisse d'Assérac, une seigneurie séculière et une commanderie, portant l'une et l'autre le même nom Faugaret. Tout porte à croire que la châtellenie de Faugaret « n'apparaissant dans l'histoire qu'en 1394 comme « juveignerie » de la Roche-Bernard, donnée cette année-là en dot à la soeur du puissant baron de la Roche « avait été créée au commencement du siècle aux dépens des Templiers, condamnés alors à disparaître. On trouve la preuve de cette usurpation dans ce fait que la châtellenie de Faugaret renfermait nombre de terres et de fiefs ayant certainement appartenu dans l'origine à l'Ordre du Temple.

Les Templiers eurent de bonne heure, en effet, un établissement en Assérac; on croit même que la localité, désignée comme leur appartenant en 1182 sous le nom de « La Fougerat » était Faugaret.
Ils possédaient aussi des moulins voisins de Mesquer (commune et canton de Guérande), appelés, dans la même chartre de 1182 « Molendina de Marac », et ailleurs « Moulins outre Masrel et Masquer. »

Au mois de juillet 1219, le chancelier de Bretagne Raoul, évêque de Cornouaille, mit d'accord les Templiers de Nantes et un certain Béraud de Guérande, qui étaient en procès au sujet de terres prises par les premiers dans un marais, pour réparer la chausse desdits moulins. Le prélat décida que les Chevaliers du Temple continueraient de prendre cette terre selon leurs besoins, mais paieraient à Béraud et à ses héritiers après lui une rente de 5 sols; de plus, ils moudraient gratuitement dans leurs moulins chaque année quatre charges de chevaux de blé appartenant audit Béraud ou à ses successeurs.

Vers le même temps, les Templiers eurent un grave différend avec Pierre, sire d'Assérac: Celui-ci exigeait des redevances sur l'avoine et les oiseaux de basse-cour des vassaux du Temple à Pont d'ArmesBien du Temple à Pont d'Armes
Bien du Temple à Pont d'Armes
, Armes, Brésibérin et Marlay, villages de la paroisse d'AsséracBien du Temple à Assérac
Bien du Temple à Assérac
. Il refusait aussi de reconnaître le droit qu'avaient les Chevaliers du Temple, de lever la moitié des droits de la foire de Saint-Lyphard. Le seigneur se laissa aller à la violence; il saisit plusieurs tenanciers du Temple, les jeta dans ses prisons et leur enleva deux boeufs et certaine quantité de froment sous prétexte de se dédommager des frais de leur nourriture dans ses cachots. Sur la plainte des Templiers, Pierre d'Assérac, mis en demeure de réparer ses torts, s'y refusa et fut excommunié. Enfin, en mars 1222, revenu à de meilleurs sentiments, ce farouche seigneur renonça à ses prétentions, restitua ce qu'il avait pris, rendit la liberté aux pauvres vassaux du Temple ses prisonniers, et vit lever l'excommunication qu'il avait encourue.

Quelques années plus tard, Guillaume de Drault fit pire encore: il porta une main criminelle sur un chevalier du Temple, frère Foulques, et causa de graves dommages à ses tenanciers habitant le doyenné de la Roche-Bernard. Pierre de Langan, alors précepteur du Temple en Bretagne, cita le coupable devant l'officialité de Nantes; Guillaume de Drault reconnut sa faute et promit, pour lui et ses héritiers, de payer aux Templiers à perpétuité une rente de 5 sols pris sur sa dîme d'Herbignac, moyennant quoi il obtint son pardon au mois de juillet 1245.

Quand en 1312 fut aboli l'Ordre du Temple, une partie seulement des biens constituant l'établissement de Faugaret vint aux mains des Hospitaliers; le reste fut accaparé par les barons de la Roche-Bernard qui créèrent ainsi leur châtellenie de Faugaret, comprenant non seulement un manoir et un fief de ce nom, mais encore des bois et un fief de Marlay en Asérac; or nous venons de voir qu'en 1220 Marlay appartenait aux Templiers de Faugaret.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902
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Fauverney   (21)
Maison du Temple de Fauverney
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Genlis - 21


Maison du Temple de Fauverney
Maison du Temple de Fauverney


Les Templiers avaient des droits seigneuriaux sur Fauverney dès l'année 1199. Une donation faite à cette époque par Pierre de Ravière, seigneur de Magny, aux Frères du Temple et à leurs hommes de Fauverney, nous le prouve.

Au mois de novembre 1293, Robert, duc de Bourgogne, cède à frère Hugues de Parant, Commandeur des maisons de la Chevalerie du Temple, en France, la haute justice de Fauverney pour la terre, la justice et la seigneurie de Cemarey, appartenant aux Frères de la milice du Temple.

Lors de la suppression de l'ordre des Templiers, en 1312, tout ce que ces derniers possédaient en pleine propriété et justice à Fauverney, passa entre les mains des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem et entra dans le domaine de la Commanderie de Dijon, qui possédait déjà, dans le même village, la basse justice, le moulin, des terres et des prés, ainsi que cela résulte d'une donation de Eudes, duc de Bourgogne, en date du 1er avril 1208.
Sources: Etude sur l'établissement des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Dijon - Par Ernest-Léon Lory, Bibliothéquaire-Archiviste de la Commission des Antiquités de la Côte-D'Or.

Maison du Temple de Fauverney
Cette maison du Temple, distante de deux lieues de la ville de Dijon était du diocèse de Langres et avait chapelle.

Fauverney, village proche Dijon et de la route tendant à Dole et à Besançon. Les Templiers, par échange avec le duc Robert II, en 1293, étaient devenus seigneurs de cette terre, où depuis longtemps probablement ils avaient une maison et une chapelle qui conserva le nom du Temple tant qu'elle fut debout.

Nous avons dit plus haut, en décrivant les dépendances de la commanderie de Bure à qui appartenait le petit temple de Dijon (ainsi nommé dans tous les documents), qu'un frère nommé Etienne, de Dijon, avait été reçu dans l'ordre à Fauverney, en 1291.

Un autre Templier nommé Paris, de Bure, déclara aussi dans son interrogatoire qu'il avait été également reçu, mais dix ans plus tôt, en la chapelle du Temple de Fauverney, par frère Jean Jeoffroy, de Lyon, en présence de Guy Chiflet, de Voulaine, et autres.

Nous supposons que, comme le Temple de Dijon, celui de Fauverney faisait partie de la baillie du Temple de Bure, parce que le précepteur de cette baillie, alors Pierre de Sevrey, vint à Fauverney, en 1292 notamment, et qu'il y reçut le futur précepteur de Dijon

Un modeste frère du Temple, qui habita plus de vingt ans une maison solitaire de l'Ordre, CurtilBien du Temple à Curtil
Domaine du Temple à Curtil
, aurait été reçu lui aussi, en février 1285 ou environ, en la chapelle du Temple de Fauverney, par un prêtre de l'Ordre nommé Geoffroi de Lyon.

Templerie de Fauverney en exercice vers 1290, rattachée à La Madeleine de Dijon. Ne reste qu'une chapelle appelée au temps de M. Courtépée, le Temple.

La commanderie Hospitalière de Dijon possédait un beau domaine et des bois sur Fauverney.
César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Procès des Templiers, tome I, page 67
Postmodum die Veneris sequenti, que fuit XIII dies dicti mensis Februarii, in dicto loco fuerunt simul adducti de sancto Dionysio Parisiensis diocesis coram ipsis dominis comimissariis, exceptis dominis Narbonensi et Baiocensi et archidiacono Tridentino, fratres Thomas Morelli de Bragella presbyter curatus ecclesie de Somorens Ambianensis diocesis, Johannes de Sivriaco Senonensis, Bricius de Buris Lingonensis, Parisius de Buris Lingonensis, Johannes de Baro stiper Albam Lingonensis, Jacobus Gerbe Trecensis, et Thomas Cavalier Ebroicensis diocesium. Qui sigillatim et separatim requisiti, si volebant dictum ordinem defendere ab hiis que sibi imponebantur, responderunt quod sic, asserens dictus frater Johannes de Barro quod ipse fuerat questionatus ter, et fuerat in pane et aqua duodecim septimanis, et pecierunt ipse et frater Jacobus Gerbe predictus ecclesiastica sacramenta.

Procès des Templiers, tome I, page 71
Item, et alii subscripti cum predictis et de eadem diocesi adducti, qui sigillatim et separatim requisiti a dictis dominis commissariis, si volebant dictum ordinem ab hiis que sibi imponebantur defendere, responderunt ut sequitur. Fratres P. de Cortemple Lingonensis, Andreas de Buris Lingonensis, Johannes de Terra Enfondree Lingonensis, Guido de Nici Lingonensis, P. de Relanpont Lingonensis, P. de Corbon Lingonensis, Johannes de Niciaco Lingonensis, Galterus de Capella Cabilonensis, Martinus de Monte Moreti Lingonensis, Petrus de Lavine Lingonensis, Robertus de Cormelhiis Parisius, et Parisetus de Buris Lingonensis diocesium, et Jacobus de Grecis. Responderunt et dixerunt (separatim, ut dictum est, interrogati) quod volebant dictum ordinem deffendere pro posse suo.

Procès des Templiers, tome I, page 110
Parisius de Buris Lingonensis

Procès des Templiers, tome II, page 165
Et ibidem fratres Petrus de Turonis preceptor de Frotay ejusdem diocesis, Matheus de Montelupello Lugdunensis, Petrus de Lanneis Macloviensis, Bartholomeus Bartholeti Xantonensis, Guillelmus de Plexeyo Ebroicensis, Guillelmus Talheboys Xantonensis, Gaufredus de Monchanson Claromontensis, Arnaudus Brucgeon Engolismensis, Johannes Picardi Belvacensis, Audebertus de Porta preceptor domus d'Auson, Pictavensis et Parisius de Buris Lingonensis diocesium, adducti pro testibus ad presenciam eorumdem dominorum commissariorum, premissa protestacione quod non intendunt recedere a deposicionibus alias per eos factis coram ordinariis et prelatis suis, et quod si plus vel minus dicerent quod eis non prejudicet, juraverunt, tactis sacrosanctis Evangeliis, dicere in isto negocio totam, plenam et meram veritatem, secundum formam juramenti aliorum testium superius registratam, expositam et vulgarizatam eisdem.

Procès des Templiers, tome II, page 177
Frater Parisius de Buris serviens, Lingonensis diocesis, testis supra juratus, quinquagenarius vel circa, qui, ad requisicionem unius servientis custodis sui, mantellum dimiserat et radi fecerat sibi barbam, cum quo inquisitum fuerat, absolutus et reconciliatus per dominum episcopum Aurelianensem, Senonis sede vacante, lectis et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, respondit quod nullum alium viderat recipi in ordine, et fuerat in una domo ordinis solitaria viginti tribus annis continuis commoratus, unde nesciebat, nec credebat, nec audiverat dici de contentis in eis nisi quod sequitur: Dixit enim se fuisse receptum, in festo Purificacionis beate Marie proximo preterito fuerunt circiter XXVI anni, in capella domus Templi de Faverniaco Lingonensis diocesis, per fratrem Gaufridum de Lugduno presbiterum, presentibus fratribus Diderio de Buris, Guido Chiflet de Volenis, Petro Bocharii, et Dominico cujus cognomen ignorat, servientibus defunctis, in hunc modum:

Procès des Templiers, tome II, page 320
Item dicta die, scilicet Veneris ante festum Symonis et Jude, frater Parisetus de Bures Lingonensis diocesis, frater bergerius apud Latigniacum Siccum, etatis quadraginta quinque annorum vel circa, juratus eodem modo, et requisitus de tempore et modo suæ recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus in domo Boni Loci Trecensis diocesis, per fratrem Ymbertum militem dicti ordinis, tresdecim anni sunt elapsi.

Procès des Templiers, tome II, page 358
Anno ejusdem Domini millesimo CCCo septimo, indicione sexta, mense novembris, ejusdem mensis septima die, pontificatus sanctissimi patris et domini domini Clementis divina providencia pappe quinti anno secundo, in religiosi viri et honesti fratris Guillelmi de Parisiis ordinis Predicatorum, inquisitoris heretice pravitatis auctoritate apostolica in regno Francie deputati, in domo milicie Templi Parisiensis, pro inquirendo contra quasdam personas dicti ordinis eidem delatas super dicto crimine existentis, nostrum notariorum publicorum et infrascriptorum testium presencia personaliter constitutus frater Jacobus Ducis, etatis triginta quinque annorum, ut dixit, juratus ad sancta Dei Evangelia, ab eo corporaliter tacta, in causa fidei de se et aliis dicere veritatem; et requisitus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per suum juramentum -358- quod fuit receptus apud Bures Lingonensis diocesis, decem vel duodecim anni sunt elapsi, per fratrem Petrum de Sivre preceptorem ballivie de Bures, non recordatur de nominibus presencium.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Le Temple de Fauverney
— Maison du Temple avec moulin et métairie.
— La mason dou Temple de Faverné, 1298 (B 1256)
— Le Temple de Favernier, vers 1450 (B 11587 folio 64 v)
— La Maison du Temple du dit Fauverney, la Maison du Temple, 1469 (B 11590)
— Fauvarney, La Maison et molin du Temple, 1610 (C 4733 folio 232 r)
— Le moulin du Temple et la métairie inhabitée, 1657 (C 5208 folio 8 v)
— Chapelle de Notre Dame, qui est encore appellée Le Temple, 1696 (Fyot, page 285)
— Le Temple, XVIIIe siècle (Cartes de Cassini)
Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ont réuni la Maison du Temple de Fauverney à la commanderie de Dijon, dite La Madeleine (Coutépée, tome II, page 188)
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
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Faverolles-les-Lucey   (21)
Temple de Faveolles-les-Lucey
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton:e Recey-sur-Ource - 21


Temple de Faveolles-les-Lucey
Localisation: Temple de Faveolles-les-Lucey


Faverolles, possession des Templiers d'Epailly, issue d'une donation de l'évêque Godefroy vers 1150. Elle est toujours occupée par des frères vers 1240.

Un autre, nommé Henri de Faverolles, nous apprend par l'interrogatoire qu'il subit en mars 1311, que lui et d'autres, qui tous étaient convers ou donnés de l'hôpital de Mormant, avaient reçu l'habit du Temple, alors que l'hôpital était devenu maison du Temple, en la chapelle de la maison, des mains de Laurent de Beaune: « [ipse et alii] qui omnes erant conversi seu donati hospitalis de Mormantio, Lingonensis diocesis, cum dictum hospitale pervenisset ad Templarios, fuerunt recepti..... »; c'était en 1301, au temps de l'Avent.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

« Procès des Templiers, tome II, page 178 »
Dixit enim se fuisse receptum, in festo Purificacionis beate Marie proximo preterito fuerunt circiter XXVI anni, in capella domus Templi de Faverniaco Lingonensis diocesis, per fratrem Gaufridum de Lugduno presbiterum, presentibus fratribus Diderio de Buris, Guido Chiflet de Volenis, Petro Bocharii, et Dominico cujus cognomen ignorat, servientibus defunctis, in hunc modum [...]
« Procès des Templiers, tome I »
Frater Henricus de Favarolis (pages 68, 104, 132, 635)
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Fay-en-Montagne   (39)
Domaine du Temple de Fay
Département: Doubs, Arrondissement: Besançon, Canton: Baume-les-Dames, Commune: Dammartin-les-Templiers - 25


Domaine du Temple de Fay
Localisation: Domaine du Temple de Fay


Pour la Maison du Temple de Fay sur le plateau de Saône, nous ignorons tout avant la fin du XIIIe siècle, sauf que les Frères du Temple reçoivent en 1211 une part des revenus paroissiaux du village de Dammartin (Archives du Doubs, donation faite au chapitre de Saint-Jean).
Sources: René Locatelli - Sur les chemins de la perfection - Moines et chanoines dans le diocèse de Besançon vers 106-1220 - Publications de l'Université de Saint-Etienne.
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Feillens   (01)
Domaines du Temple de Feillens
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Bâgé-le-Châtel - 01


Domaines du Temple de Feillens
Localisation: Domaines du Temple de Feillens


— In villa Felins; de Felinz; in villa Felingis; de Felines; ad Felynes, Felline, Feuillians.
— Le chapitre de la métropole de Lyon et les Templiers de Laumusse étaient aussi possessionnées à Feillens.
— Le chapitre de Lyon, par suite d'un leg fait, vers 1200, par le chanoine Girin Baiveis.
— Les Templiers de Laumusse, en vertu d'une donation de Bernard de Saint-Sulpice (1224)
— Archives du Rhône, Inventaires des titres de Laumusse, manuscrits II, 2242, folio 7.
— Visite pastorale de 1656, folio 372.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Feliciat   (01)
Fief de Féliciat
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Châtillon-sur-Chalaronne, Commune: Vonnas - 01


Fief de Féliciat
Localisation: Fief de Féliciat


— De Feliciaco.
— Ancien fief qui paraît avoir été possédé par des gentilshommes qui en portaient le nom. De leur famille étaient Jacques, Henri et Marguerite de Féliciat, qui confessèrent, au mois d'avril 1275, tenir en fief des Templiers de Laumusse un mas appelé Namandri-Gilonier, situé à Biziat, au village de la Moussière.

— Au commencement du XIVe siécle, Féliciat appartenait aux seigneurs de Marmont.
— En 1323, Etienne Sauvage, seigneur de Marmont, légua l'usufruit des fonds qui en dépendaient, avec le pourpris où avait été jadis la maison-forte, à Isabelle, sa soeur, religieuse à Neuville. Ce fief fut probablement éteint à la suite de je n'ai pu savoir quelle circonstance, car il fut érigé de nouveau le 5 février 1424.
— Aux XVIe et XVIIe siècles, il appartenait à la famille du célèbre président Favre. Au dernier siècle, il relevait du comte de Romans-Ferrari et était tenu à foi et hommage par les seigneurs de Béost.
— Archives du Rhône, Inventaire des titres de Laumusse, manuscrits H, 2242.
— Archives de l'Ain, titres du prieuré de Neuville, carton H, 539.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Feolette   (85)
Maison du Temple de Féolette
Département: Vendée, Arrondissement: Fontenay-le-Comte, Canton: Sainte-Hermine, Commune: Saint-Etienne-de-Brillouet - 85


Maison du Temple de Féolette
Localisation: Maison du Temple de Féolette


Cette Maison se composait du logis et métairie de Féolette près de Saint-Etienne-de-Brillouet, de la borderie de la Badellerie, même paroisse, des métairies du Portault en Nalliers, et de la Vendronnière en Saint-Vincent-Fort-du-Lay.

Elle possédait en outre le four banal et les deux moulins à vent de NalliersBien du Temple à Nalliers
Domaine du Temple à Nalliers
; une maison à Sainte-HermineBien du Temple à Sainte-Hermine
Domaine du Temple à Sainte-Hermine
, et des devoirs, cens et rentes importants à Saint-Etienne-de-Brillouet et paroisses voisines: le tout affermé 1.200 livres en 1577, et 2.700 en 1728.

Le plus ancien titre concernant Féolette et conservé aux archives de la Vienne est de 1215.
Sources: Archives Départementales de la Vienne

Maison du Temple de Féolette
Cette Commanderie se composait des logis et métairie de Féolette, paroisse de Saint-Etienne-de-Brillouet, de la borderie de la Badellerie, même paroisse, des métairies du Porthault, paroisse de Nalliers, et de la Vendronnière, paroisse de Saint-Vincent-du-Fort-du-Lay.

Elle possédait, en outre, le four banal et les deux moulins à vent de Nalliers, une maison à Sainte-Hermine et des devoirs, cens et rentes importants, à Saint-Etienne-de-Brillouet et paroisses voisines.

Le tout affermé sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem 1,200 livres en 1577, et 2,700 en 1728 (1).
1. L. de la Boutetière. Possessions territoriales des ordres militaires et religieux en Vendée. (Annuaire de la Société d'Emulation de la Vendée. Année 1873.)

Primitivement de l'ordre du Temple, la Maison de Féolette fut, à la destruction des Templiers, attribuée, comme presque tous leurs biens, à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. De l'ancien logis, il ne reste plus aujourd'hui qu'un amas de constructions rurales faites de ses débris et perdues au milieu de la plaine.

Au fond d'une cour encadrée de bâtiments et à laquelle on accède par un grand portail cintré, daté de 1769, on aperçoit les restes de la chapelle. La porte d'entrée est du XIIe siècle. Plusieurs parties du monument ont été refaites aux XIIIe XIVe et XVe siècles. Deux arcades de cette dernière époque, aujourd'hui fermées, donnaient accès dans une chapelle bâtie par le commandeur Jean Prévost (2).
2. Quelques autres noms de commandeurs nous sont connus:
Pierre Roy de Montiray ( 1665)
François de Bellineau (1704)
Brissemotte de Tiersanille (de) (1709)
Roullière (de la) (1752)
Jacques Brémond (1756)
Philippe de la Griolaye (1761)
Archives départementales de la Vienne.

L'autel de la chapelle, orné d'un bas-relief représentant saint Jean-Baptiste, patron de l'ordre, baptisant Notre-Seigneur, a disparu, de même que la curieuse pierre tombale du XIVe siècle, signalée par M. l'abbé Aillery dans sa Chronique paroissiale de Nalliers (3).
3. Compte rendu du Congrès archéologique de Fontenay (1864, page 309).

Dans les murs des habitations adjacentes, on remarque quelques motifs de sculpture réemployés, et notamment, au nord, une jolie lucarne ogivale à baie quadrangulaire, à meneaux et à galbe en arc accoladé, avec écusson dans le tympan.
Sources: Paysages et monuments du Poitou Tome XI, page 23. Paris 1892 - Bnf
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Ferrals-les-Corbieres   (11)
Domaines du Temple de Ferrals
Département: Aude, Arrondissement: Narbonne, Canton: Lézignan-Corbières - 11


Domaines du Temple de Ferrals
Localisation: Domaines du Temple de Ferrals-les-Corbières


La maison templière de Ferrals, avait à ses actifs, deux moulins sur la rivière « L'Orbieu », un terroir de « villa » importantes terres cultivées, et des « honneurs »

1146 (n. st.), 18 juillet
Pierre Bernard donne en franc alleu aux frères du Temple sa part, c'est-à-dire le quart de « l'honneur » situé dans la « villa » et le terroir de Ferrals ; il confirme en outre la donation que leur a faite feu Pons Guilhem, son frère, d'un autre quart du même « honneur » et d'un « honneur » qu'il possédait dans les terroirs de Ferrals et Douzens ; il reçoit du Temple en aumône 60 sous de Melgueil.
Sources: Cartulaires des Templiers de Douzens - Publiés par Gérard et Elisabeth Magnou, sous la direction de Philippe Wolff - Paris, Bibliothèque Nationale - 1965
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Ferrières-Laçon   (37)
Domaine du Temple de Ferrières-Laçon
Département: Indre-et-Loire, Arrondissement: Loches, Canton: Descartes - 37


Domaine du Temple de Ferrières-Laçon
Localisation: Domaine du Temple de Ferrières-Laçon


— Dans le bourg de Ferrières-Larçon se trouvait une maison appelée le Temple.
— La maison du Temple était ainsi appelée parce qu'elle appartenait à l'ordre des Templiers.
— Après la suppression de cet ordre, elle passa aux mains des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et, au XVIIIe siècle, elle était annexée à la commanderie de Fretay.
— On voit, par un titre de 1738, qu'elle constituait un fief relevant de la châtellenie de Ferrières.
Sources: Carré de Busserolle, Jacques-Xavier - Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine Tome III. Tours 1880.
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Ferté-Saint-Cyr (L)   (41)
Maison du Temple de La Ferté-Saint-Cyr
Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Romorantin-Lanthenay, Canton: Neung-sur-Beuvron, Commune: Villeny - 41


Maison du Temple de La Ferté-Saint-Cyr
Localisation: Maison du Temple de La Ferté-Saint-Cyr


Il y avait là une maison du Temple, qu'on a diversement nommée le Temple de Saint-Cyr-Semblecy ou le Temple de la Cormérie, et aussi le Temple sous Fanbron. Elle était située au territoire de Saint-Cyr, sur le chemin de Dhuison, au sud de Fanbron et à l'ouest de Bonneville, d'après la carte de Cassini.

C'était un domaine qui, au moment où les Hospitaliers en prirent possession, était composé d'une ferme et de 134 arpents de terre de labour et de vigne. Ils y réunirent ensuite une seigneurie qu'ils avaient près de là, la seigneurie de Bonneville.

En 1522, le commandeur de Saint-Marc, Cornille de Hambourg, pour éviter les frais d'entretien assez grands qu'exigeaient ces deux domaines, fut autorisé à les affermer pour 56 ans, à Jeanne de La Boissonnière, femme de François Deschayes, seigneur de La Franchaise, moyennant 32 livres par an.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Vous pouvez voir un plan fournit par le commune de La-Ferté-Saint-Cyr, et voir la situation du quartier Le Temple.
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Ferte-Gaucher (La)   (77)
Maison du Temple de la Ferté-Gaucher
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: La Ferté-Gaucher - 77


Maison du Temple de la Ferté-Gaucher
Localisation: Maison du Temple de la Ferté-Gaucher


Le premier établissement des Templiers La Ferté-Gaucher, ne paraît avoir été qu'une simple grange, appelée la « Grange de Costram », qui servait à renfermer les dîmes que l'Ordre possédait dans les environs. Mais au commencement du XIIIe siècle, cette grange était devenue un domaine considérable par les constructions qu'on y avait élevées et par les terres et revenus qui en dépendaient. C'est alors qu'il surgit, entre le seigneur de La Ferté et les Templiers, une grave contestation, qui demanda l'intervention du Roi pour y mettre fin.

Jean de Montmirail, seigneur d'Oisy, et Mathieu de Montmirail, seigneur de La Ferté-Gaucher, son frère, disaient qu'après la mort de leur père, et pendant leur minorité, l'incurie de leur mère ou sa trop grande condescendance envers les Templiers, avait permis à ceux-ci d'agrandir leur établissement de La Ferté, au préjudice de leur domaine et de leurs droits seigneuriaux.

Jean de Montmirail prétendait que, sans la permission du seigneur de la Ferté, ils n'avaient pu légitimement bâtir leur maison de Contram, faire des plantations, et convertir des prés en terres à labour. Il leur reprochait d'avoir ruiné sa pêcherie, en détournant le cours des eaux, et, ce qui était plus grave, d'avoir incorporé dans leur domaine diverses parties de terre de la seigneurie. Il ajoutait que toutes les acquisitions qu'ils avaient faites, dépendant du fief de La Ferté, avaient eu lieu à l'insu du seigneur, et sans payer aucun droit de relief ou de cens.
Il citait, au nombre de ces acquisitions irrégulièrement opérées:
les fiefs de Balard,
De Gaudefroy de Montvereux,
De Gibert du Chanoy,
Les terres et prés achetés du seigneur Arnoud de Montanglaust,
La portion de moulin qui appartenait à Bienraide;
Des vignes à La Ferté-Aucol « apud Fimitatem Auculphi » (de nos jours La Ferté-sous-Jouarre 77)
Les maisons de Gaudi et d'Hérupe, achetées des religieux de Reuil près de La Ferté-sous-Jouarre (de Rodolio),
Les terres et les essarts de La Sablonnière (près de Rebais 77),
Et autres terres provenant des hommes de Margny (Marne 51) « de Marigniaco », et d'Artonges (Aisne 02) « de Heriteongiaco »

Il leur reprochait encore d'avoir construit une maison à La Bacane, sur des terres dont ils s'étaient emparés, mouvant de la seigneurie, et pour lesquelles ils n'avaient jamais payé de cens.

Le Roi, à qui la plainte des seigneurs de La Ferté-Gaucher était parvenue, ordonna une enquête qui fut suivie d'un arbitrage, arbitres nommés furent Guy de la Ravière, écuyer, Eudes Héroles, et l'abbé de Longpont.

Par leur sentence du mois de mars 1217, à laquelle adhérèrent les Templiers et Jean de Montmirail, les arbitres décidèrent que les frères du Temple paieraient à Jean, une somme de 660 livres, à titre d'indemnité, moyennant quoi, celui-ci les laisserait jouir paisiblement de leurs possessions ci-dessus mentionnées, et renoncerait à toutes réclamations et prétentions contraires. De plus, le seigneur Jean voulut bien consentir à ce que les Templiers pussent acquérir dans son fief des terres à labour, jusqu'à concurrence de deux charrues de 300 arpents, mesure de Provins, à la condition que les récoltes de ces terres ne pourraient être déposées ailleurs que dans leur grange de Costram. De leur côté, les Templiers s'engagèrent à ne pouvoir à l'avenir, bâtir ni élever aucune construction, hors de leur pourpris, sans la permission du seigneur. Cette convention reçut, en 1228, l'approbation de Mathieu de Montmirail.

Un état de la commanderie de La Ferté, de l'année 1474, tiré de la grande chancellerie de Rhodes, nous fait connaître que le chef-lieu de cette commanderie comprenait une belle et grande maison, avec une chapelle dédiée à la sainte Vierge, sise dans un grand verger clos de murs, le long du grand chemin de La Ferté à Sézanne.

Il dépendait de cette maison 350 arpents de terre, dont 50 au lieu dit Le ChanoisBien du Temple à Le Chanois
Domaine du Temple à Le Chanois
« in loco dicto Le Chanoy », 29 arpents de vigne, d'un rapport de 17 muids de vin, 30 arpents de pré, 90 arpents de bois avec un réservoir près de la maison.
La quatrième partie du moulin de GuillardBien du Temple à Guillard
Domaine du Temple à Guillard
« molendini Gillardi » (Guillard sur le Morin, à l'est de La Ferté-Gaucher).
Cens et rentes autour la maison, XXI sols, VII poules.
A FlegnyBien du Temple à Flegny
Domaine du Temple à Flegny
« apud Fligniacum » (au sud de Saint-Barthélemy), 20 arpents de terre provenant du fief Balard.
A La SablonnièresBien du Temple à Sablonnières
Domaine du Temple à Sablonnières
« apud Sablonieres », terrage et droits d'usage dans les bois.
Sur la dîme de Sancy « Censil », 27 setiers de blé.
Aux environs de Pierrelay « circa Petram latam », 90 arpents de bois et de terre arable, aux lieux dits la Haute-BorneBien du Temple à Haute-Borne
Domaine du Temple à Haute-Borne
« alta bunna », près de la maison de « Predamlou », et à la fontaine aux Hantes « ad fontem es Hantes ».
Sur la dîme de Moutils « super decimam de Monasteriis », la tierce partie.
A La Ferrière « apud Ferreriam », et dans la paroisse de Saint-Mars, cens et rentes qui étaient de la censive de Balard et du fief de Gaudefroy de Montvereux, neuf setiers de blé par an.
Sur le grand chemin qui passe à Saint-Mars, six arpents de terre.
Au territoire de Luat (bois situé sur La FerrièreBien du Temple à Ferrière
Domaine du Temple à Ferrière
), 62 arpents de terre, mouvant de Regnier des Granges.
Toute la terre de « Blancol », provenant des héritiers de Hugues Morel.
Autour de la terre de Lécherolles, au lieu dit La Fontaine, 32 arpents de terre provenant de Jean de La Noue.
A MagnyBien du Temple à Magny
Domaine du Temple à Magny
« apud Mesnillum », 4 arpents de terre.
Sur le moulin de JouyBien du Temple à Jouy
Domaine du Temple à Jouy
(Joy-sur-Morin) « supra molendinum de Joy », 6 livres.
Tout ce qui venait de Guillaume de Sablonnières, et fut donné par lui en 1195, dans la banlieue de La Ferté-Gaucher, « infra Beleucam Firmitatis Galcheri ».
Sur la maison du ChénoyBien du Temple à Chénoy
Domaine du Temple à Chénoy
, ce qui se percevait habituellement à La fête de Saint-Remi.
Le revenu de la maison de La Ferté et de ses dépendances était, en 1757, de 800 livres. Il s'élevait en 1783, à 1,700 livres.

Il dépendait de la commanderie un membre, nommé le Temple de ChampbonnoisBien du Temple à Champbonnois
Domaine du Temple à Champbonnois
, dans la paroisse de Choisy-en-Brie. On y réunit au XVe siècle, la commanderie du Temple de Viffort et celle de Frenoy.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Maison du Temple de La Ferté-Gaucher et le Procès
Cette maison du Temple avait chapelle. Nous y trouvons, vers 1302, le précepteur de France à l'occasion d'une réception: « frater Gerardus de Villaribus miles quondam, preceptor tune Francie, in capella domus Templi de Feritate Gaucherii, Meldensis diocesis »

Un Templier, qui n'avait guère plus de dix-neuf ans au mois de novembre 1307, nous apprend qu'il avait été reçu (vers 1301) par ce même précepteur de France et en présence du frère Raoul de Gisy, à La Ferté-Gaucher. Entraîné derrière l'autel, durant la cérémonie de réception, on l'avait frappé pour avoir dit qu'il croyait en Dieu. Un autre, de ceux qui furent arrêtés dans la maison au mois d'octobre 1307, n'était que depuis neuf mois dans l'ordre et venait du Temple de Champfleury.
Sources: Trudon-des-Ormes, Liste des Maisons et de quelques Dignitaires de l'Ordre du Temple, en Syrie, en Chypre et en France. D'Après les pièces du Procès des Templiers. Revue de l'Orient Latin, tomes V, VI, VII. Ernest Leroux, Editeur. Paris 1897, 1898, 1899.

Procès des Templiers, tome I, page 532
Frater tamen Gerardus de Villaribus miles quondam, preceptor tunc Francie, qui in instanti die Cinerum erunt IX anni vel circa, recepit ipsum testem in capella domus Templi de Feritate Gaucherii Meldensis (Meaux) diocesis, presentibus fratribus Johanne Monachi et Parisio Burgundo, dixit eidem testi in recepcione sua quod de punctis ordinis erat quod ipse debebat abnegare Deum et spuere supra crucem [...]
Procès des Templiers, tome II, page 389 et 390
Item frater Helyas de Jocro, etatis XIX annorum vel circa, eodem modo constitutus, juratus et interrogatus, dixit per juramentum suum quod receptus fuerat in domo de Feritate Galcheri, sex anni vel circa sunt elapsi, per fratrem Gerardum de Villaribus tunc preceptorem Francie, presentibus fratribus Radulpho de Gisi et Johanne le Moine, ut videtur sibi, et pluribus aliis de quorum nominibus non recordatur [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Fescal   (56)
Maison du Temple de Fescal
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Questembert, Commune: Péaule - 56


Maison du Temple de Fescal
Localisation: Maison du Temple de Fescal


C'est encore au diocèse de Vannes, en la paroisse de Péaule, que se trouvait le Temple de Fescal. Ce nom révèle un établissement de Templiers, passé ensuite aux Hospitaliers qui en rebâtirent la chapelle sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. Dès le XIVe siècle une partie de la dotation de ce temple était déjà devenue la propriété de l'abbaye de Prières qui l'avait réduit à l'état de simple tenue. Plus tard le duc d'Elboeuf, seigneur de Rochefort, s'empara de cette terre, mais les moines de Prières en recouvrèrent la possession en 1650.
Aussi à cette époque le commandeur de Carentoir n'avait-il que peu de chose au village du Temple de Fescal: « En la paroisse de Péaule y a un temple fondé de Monsieur saint Jean-Baptiste, appelé le Temple de Fescal, lequel est couvert d'ardoises et a une cloche de moyenne grosseur: le service et les réparations y sont entretenus (au moyen des deux tiers des oblations). Et n'y a ny maison ny demeure du propre de la commanderie, fors quelques tenues d'héritages sur lesquelles sont deubs quelques 24 sols mon de rente et la dîme à la 11e, tout quoi peut valoir 8 livres. »

Remarquons encore qu'à cette époque il se tenait au village de Fescal « une assemblée à la Saint-Jean » où certains droits seigneuriaux appartenant à l'origine au commandeur se trouvaient usurpés par le seigneur du Pont d'Armes.

La chapelle Saint-Jean du Temple de Fescal, aujourd'hui délaissée, est du style ogival et présente une fenêtre à meneaux rayonnants, trilobés et quatre feuilles. A peu de distance de ce petit sanctuaire on voit une ancienne croix de pierre et à côté deux pierres tombales grossièrement taillées; chacune d'elles est accompagnée à ses extrémités de deux pierres debout dont celles plus voisines de la croix présentent une croix pattée sculptée en relief. Il existe sur ces tombes deux légendes: suivant l'une ce serait la sépulture de deux Chevaliers du Temple; suivant l'autre celle de deux personnages, l'un catholique, l'autre protestant, qui se battant en duel en cet endroit se seraient tués mutuellement, ce qui aurait mis fin dans le pays aux guerres de la Ligue.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902
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Festonval   (80)
Seigneurie de Festonval
Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Acheux-en-Amiénois, Commune: Toutencourt - 80


Seigneurie de Festonval
localisation: Seigneurie de Festonval


L'origine de cette maison, qui était aussi une dépendance de l'ancienne Maison du Temple de Belle-Eglise, remonte aux premières années du XIIIe siècle. Des lettres de Thibaut, évêque d'Amiens, de l'année 1202, nous apprennent que devant lui s'était présenté Eustache de Baizieux (80), « de Baisiu », lequel, du consentement de ses frère, soeur et neveux, avait déclaré donner aux frères de la chevalerie du Temple, la maison et le manoir, « domum et managium », qu'il possédait à Festonval, « apud Festonval », avec trois journaux de jardin et cinquante arpents de terre, y compris le ferrage au terroir de Saucheul ou Saucheux, « in territorio de Sauchoel »; le tout mouvant du fief de Gérard de Curlu, « de Cuerliu », qui avait abandonné tous ses droits seigneuriaux en faveur des Templiers. Eustache reconnaissait, qu'à raison de cette donation, il avait reçu de ces derniers une somme de 80 livres.

Plusieurs années après, nous voyons un chevalier, du nom d'Enguerran de Demuin, « de Doumuin », céder par ses lettres du mois de novembre 1238, aux frères de la chevalerie du Temple de Belle-Eglise, « de Bella Ecclesia » 34 journaux environ de terre, dépendant du fief d'Adam de Toutencourt, « de Totencort », situés au terroir de « Fetonval », près de la maison du Temple, et le « Cailloie » au prix de 60 sols parisis par chaque journal.

Le Commandeur avait toute justice et seigneurie dans son domaine de Festonval. Ce domaine avait beaucoup souffert des guerres du XVe siècle. Jehan de Fay qui était, en 1461, commandeur de la baillie de Fieffés, afferma alors à un nommé Jean le Censier, la terre et seigneurie de Festonval consistant en un manoir et 64 journaux de terre: « dont la plupart desdites terres de très long et ancien temps ont esté et sont à riez sans labour et comme de nulle valeur, parce qu'elles sont en grans montagnes et laris et chargés de genouvriers. »

Le fermage était fixé à quatre livres, mais le preneur devait, pendant les 29 ans de son bail, reconstruire la maison et les autres bâtiments « en remplacement de celle qui avait esté bruslée par le feu et les guerres. » Il ne parait pas que cette reconstruction ait jamais eu lieu; car la visite prieurale de 1495, comme celles faites depuis, ne constatent l'existence d'aucun bâtiment à Festonval.
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893
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Feucherolles   (78)
Domaine du Temple à Feucherolles
Département: Yvelines, Arrondissement: Saint-Germain-en-Laye, Canton: Saint-Nom-la-Bretèche - 78


Domaine du Temple à Feucherolles
Localisation: Domaine du Temple à Feucherolles


Le Commandeur de La Villedieu-les-Maurepas, avait, au siècle dernier, le quart de la dîme de la paroisse de Jouars, la moitié d'une prébende dans le chapitre de l'église collégiale de Poissy, à la présentation du dit Commandeur, et une rente de 73 livres 2 sols 6 deniers sur les aides et gabelles représentant le prix des terres qu'on avait enlevées à la commanderie, pour canaliser la rivière d'Eure.

Il possédait encore autrefois de nombreuses censives et biens, à:
A La Verrière ; A Launay ; Au Tremblay ; A Montfort ; A Poissy ; A Crespière ; A Feucherolles ; A Morainvilliers ; A Thiverval ; A Grignon ; A Mareuil ; A Vaux-le-TempleDomaine du Temple à Vaux-le-Temple
Domaine du Temple à Vaux-le-Temple
.
Et autres lieux circonvoisins. Mais comme ces censives étaient d'un recouvrement fort difficile, le Chapitre de la Langue de France crut avantageux de les céder, en 1693, à M. de Pontchartrain, ministre secrétaire d'Etat, et contrôleur général des Finances, pour une rente annuelle de cent livres qu'il constitua sur ses biens au profit de l'Ordre, en attendant que le capital représentatif de cette rente fût employé en acquisitions de terres. Mais il ne paraît pas que cet emploi ait jamais eu lieu.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Olime 423
Arrêt déclarant que la haute justice à « Monemer » appartient au Roi, ainsi que dans tous les autres lieux de la châtellenie de Poissy, à moins de charte contraire, et déboutant les Templiers, qui prétendaient juger à leur cour de « Feucherolles » un de leurs hommes de Monemer, et avaient même ordonné le combat judiciaire.
Olim, tome I, folio 101 vº.
Sources: Les Olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi sous les règnes de Saint-Louis, Philippe le Hardi, Philippe Le Bel, Louis le Hutin, et Philippe le Long, Volume 1, années 1254 à 1273. Par Arthur Auguste Beugnot. Paris Imprimerie Royale M. DCCC. XXXIX
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Feuguerolles   (27)
Maison du Temple de Feuguerolles
Département: Eure, Arrondissement: Evreux, Canton: Le Neubourg - 27


Maison du Temple de Feuguerolles
Localisation: Maison du Temple de Feuguerolles


Le Temple de Feuguerolles, avec sa chapelle et le domaine qui en dépendait, formait un fief qui fut parfois nommé sous les Hospitaliers le fief de Malassis. Il avait été acquis en grande partie par les Templiers, des seigneurs de Feuguerolles et de leurs hommes.
Amaury de Meulan, au commencement du XIIIe siècle, accorda des lettres d'amortissement aux Templiers pour tout ce qu'ils possédaient à Feuguerolles. Ces lettres, datées de l'année 1222, sont faites par renouvellement de celles de R., son père, seigneur de Feuguerolles, et désignent les biens du Temple situés dans sa juridiction, savoir:
Quatre acres au Champ-Martinet.
Huit acres à la Mare-BobetBien du Temple à La Mare-Bobet
Domaine du Temple à La Mare-Bobet
, « apud maram de Bobe ». (Notre-Dame-d'Aliermont 76)
La commune, « communionem », ou le corps des habitants de la ville de Feugeroles.
les pâturages dans toute la terre du lieu, qui avaient été donnés en 1220 par Jean de Feuguerolles.
Le Champ-de-Noiers, contre la chapelle de sainte Marie.
La Mare-Bobet, avec la voie qui y menait.
La terre située près de La ChapelleDomaine du  Temple à La Chapelle
Domaine du Temple à La Chapelle
, que le dit Jean de Feuguerolles avait échangée avec Gaudefroy-le-Petit.
Le bois et la BruyèreBien du Temple à La Bruyère
Domaine du Temple à La Bruyère
de l'Essart-d'Eudes. (Brosville 27)
Un acre de terre près de la Mare-HermierDomaine du  Temple à La Mare-Hermier
Domaine du Temple à La Mare-Hermier
. (Amfreville-sur-Iton 27)
Un autre entre la maison des Templiers et le Val-Bordet, et Vallem Bordet.
La Couture du Favril, « culturam de Faverit ».
Le fief de Goré de Ronceval.
Deux acres de terre aux Mares de Croville.
Le fief de Gauthier-Poulain.
La terre du Mont Goiet.
La Bruyère d'Alice.
Tout le Mont Ranout.
La Couture de Marleiz et le Grand-Champ du fief d'EquetotDomaine du  Temple à Equetot
Domaine du Temple à Equetot
, (Cesseville 27).
Le Courtil de la RocheBien du Temple à la Roche
Domaine du Temple à la Roche
, (Heudreville-sur-Eure 27).
Le fief de Jean de l'lle, « de Insula », dont les frères du Temple rendaient à Jean de Feuguerolles dix sols chaque année, à la fête de saint Michel.

De plus, le seigneur Amaury confirmait et amortissait les donations faites aux dits frères par Les hommes de Jean de Feuguerolles, savoir:
La terre de la Haie-Tescelin, « de Haia Tescelini ».
La terre et le champ de Doucet, « terram et campum de Dulcet », que Robert, neveu du prêtre Mathieu, leur avait donnés.
Deux acres de terre dans la Vallée-sous-Avenaie, « subtus Avesneiam », concédés par Godefroy-le-Petit.
Deux acres à La Goupillière, accordés par Etienne Guervet.
Sept verges à la Mare-du-Puits, données par Tostain le Tisseur.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Chartes de Feuguerolles
1209. Jean « de Fulcheroliis » donne aux chevaliers du Temple une pièce de terre qui est dite, « de Nohiers, juxta cappellam Sancti Marie apud Fucherol. »

1210. Geoffroi le Petit « de Feugeroliis » donne, aux chevaliers du Temple, deux acres de terre et une vergée « in valle subter Quesneiam. »
Jean de Feuguerolles, seigneur de la terre confirme.

1219. Auberée, fille d'Omfrei Malaie, de la volonté de son frère ainé Gaitier, et de son fils Richard Guernet, donne la moitié de sa terre de Noiers, située devant la chapelle de la bienheureuse Marie de Feugerolles.

1220. « Notum sit omnibus presentibus pariterque futuris quod ego Avita de Insula, vidua et filia Johannis de Insula, done et confirmo fratibus militie Templi Salomonis omne feodeum quod fuit Johannis de Insula, patris mei prenominati, in parrochia de Feugerolles...,scilicet culturam de Bohet suntus montem Goeil, et Les Perreis ante capellam Sancte Marie de Feugeroles, et terram que est apud fossam Farmani ante Platemare, et Le Costil de Chesneto... »

1222. Charte de Sibille, fille d'Etienne du Buisson, et de Picher « de Houetevilla », son mari. Confirmation de la donation précédente... « in parrochia de Feugeroles... »

1222. Raoul Polein concède aux chevaliers du Temple la terre que Gautier Polien, son père, avait vendue à Robert de Maire, dans la paroisse « de Feugerolles, juxta culturam de Mota..., terram Henge..., mareriam Tebout. »
Les chartes qui précèdent sont titrées du fonds de Saint-Etienne-de-Renneville; elles paraissent s'appliquer à notre Feuguerolles. Il faut noter cependant que la commanderie de Saint-Etienne-de-Renneville avait en même temps des intérêts à un autre Feuguerolles, sur l'Orne, près de Caen.

Le 20 novembre 1172, Noël Guerand, prêtre, prit à ferme pour 99 ans de Davy de Sarcus, commandeur de Saint-Etienne-de-Renneville, le manoir de Malassis, à Feuguerolles, pour 12 livres par ans.

On voit encore en cette année (1869), à Feuguerolles un château à tourelles du XVe siècle.

Feuguerolles était un fief relevant de Beaumont-le-Roger.
Sources: Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l'histoire du département de l'Eure. Tome 2, Partie 1, recueillis et publiés par MM. Léopold Delisle et Louis Passy. Evreux 1869
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Feuillées (Les) (Ain)   (01)
Maison du Temple Les Feuillées
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Ceyzériat, Commune: Chalamont - 01


Maison du Temple Les Feuillées
Localisation: Maison du Temple Les Feuillées


Je n'ai pu me procurer qu'un petit nombre de renseignements sur les établissements des Templiers dans notre pays. Je ne peux y suppléer qu'en plaçant ici l'extrait d'un mémoire que M. Riboud a fait imprimer à la suite de l'Annuaire de 1821.

« En décembre 1787, M. d'Ivoley, propriétaire du château de la Roche, paroisse de Saint-Martin-du-Mont, voulant niveler un pré joignant son enclos, fit déblayer le terrain au pied d'une colline isolée, située à l'occident de ce pré. Ses travailleurs mirent à découvert plusieurs tombeaux, dans chacun desquels on trouva un squelette humain de grande taille, dont les ossements étaient blanchis par le temps. Cette première découverte excita la curiosité ; d'autres fouilles furent faites sur la même ligne au pied du coteau ; elles eurent le même résultat. Des recherches semblables, exécutées au pied des monticules des hameaux de la Vavre et de la Chapelle, très-voisines de la Roche, prouvèrent que ces sépultures étaient très nombreuses dans la circonscription de ces trois hameaux ; elles étaient dans les mêmes positions et avaient la même forme.

« Les tombeaux trouvés dans le pré de la Roche étaient adossés à la naissance du coteau ; tous faisaient face au levant et étaient placés en plan incliné de 55 à 40 degrés. La base du coteau en était garnie, et dans le petit espace où l'on travailla alors, il en fut rencontré vingt-quatre ; d'autres furent rencontrés postérieurement par des fouilles faites de distance en distance sur la même ligne. Les vingt-quatre mis à découvert étaient alternés en deux rangs réguliers et en échiquier. Quelques-uns étaient taillés en partie dans le roc, et couverts en pierres brutes, minces et plates, appelées lauzes dans les pays ; et lorsqu'ils n'étaient pas creusés dans le banc de roche, plusieurs de ces lauzes posées de champ formaient les parties latérales et les deux extrémités verticales des tombeaux ; d'autres, placées horizontalement, en composaient le fond et le couvercle. La partie du sépulcre, destinée à recevoir les jambes et les pieds, est plus étroite que le haut, et leur forme en général est celle d'un cercueil ordinaire, quoique d'une plus forte capacité en longueur et en largeur.

« Les corps étaient déposés sur le dos, la face en regard du soleil levant. »

« Les squelettes renfermés dans ces tombeaux étaient en général de haute stature ; on n'en a remarqué aucun d'enfants, et il ne paraît pas qu'on en ait reconnu de femmes. Dans plusieurs on a vu deux ou trois crânes réunis avec un seul squelette ; un autre a offert trois têtes et point de squelette. L'un d'eux ne contenait que quatre têtes placées, comme aux quatre angles d'un carré. Un de ces sépulcres renfermait un squelette auquel il manquait la moitié du crâne ; on reconnaissait facilement qu'il avait été divisé en deux par un instrument tranchant. Enfin, en déblayant sur la même ligne, on mit à découvert un amas d'ossements mélangés. »

« Dans l'un de ces tombeaux on avait trouvé une grande et lourde épée. Dans un autre, une plaque carré longue de quatre pouces un quart sur deux pouces neuf lignes, ayant un clou à tête ronde à chaque angle ; à une des extrémités de la plaque était attaché un gros anneau en fer, jouant sur une charnière, bombé et garni d'un gros ardillon. La plaque était ornée de cordons entrelacés en argent doré. On y trouva une seconde plaque du même métal, travail et placage, mais plus petite; plus, un gros pommeau d'épée en fer, avec une lige carrée de fer de dix pouces et demi de long, qui s'adaptait à un trou pratiqué dans le pommeau ; celui-ci avait la forme d'une poire sillonnée, à côtes torses ; il pesait plus d'une livre. »

« D'autres tombeaux ont été trouvés non loin de cet endroit »

J'abrège les longs raisonnements de M. Riboud. Il est évident, d'après les faits énoncés ci-dessus, que ces tombeaux ne renfermaient que des corps de guerriers ; il est probable, par ce que je vais dire, que ces guerriers étaient des chevaliers de l'ordre du Temple, des Templiers.

« On voit encore en ce moment (c'est M. Riboud qui parle), à une très-petite distance de la Roche, la Vavre et la Chapelle, une portion de bâtiments et d'église qui attestent des constructions autrefois plus considérables. La principale partie de ce qui subsiste est un carré long qui sert pour une exploitation rurale. Des restes de portes extérieures, des ruines de murs, des traces de fortification, annoncent que ces bâtiments étaient autrefois considérables. Ils étaient environnés d'un large fossé et d'ouvrages de défense en terre. Ce lieu a conservé le nom de Temple de Molissol. »

« Ce bâtiment était resté centre d'un fief ; son terrier était appelé terrier du Temple ; sa rente s'étendait sur les territoires de Pampier, Turgon, Domsonnas, les Blanchères, Neuville-sur-Ain, Gravelle, Salles. Des habitants des villages voisins s'étaient reconnu hommes liges de la maison du Temple pour eux et leurs successeurs. »

« Une forêt voisine considérable s'appelait la forêt du Temple. La commanderie des Feuillées, située dans la paroisse de Chatenay, en dépendait. »

« choses ci-dessus concédées, par quelqu'un issu du sang des comtes de Savoie ou leur allié. »

Au mois de juin 1269, Girard de la Palu, seigneur de Varambon, transigea avec le frère Dalmace, commandeur de la maison de l'hôpital des Feuillées (dépendant de l'ordre des chevaliers du Temple située dans la commune de Chatenay, près de Chalamont), au sujet de la garde et juridiction de cette maison. Ce commandeur reconnut que cette garde appartenait audit Girard, qui aurait pour ce droit deux setiers et demi d'avoine à la Nativité de la Vierge, et une geline entre Noël et carême prenant, par chaque maison de la ville des Feuillées. Il fut convenu que ledit commandeur et les frères de cette maison ne pourraient choisir un autre gardien ; que le seigneur de Varambon et le commandeur des Feuillées partageraient également le produit des amendes infligées pour fausse mesure, adultère, effusion de sang ; que le commandeur demanderait main forte audit seigneur pour arrêter les malfaiteurs qui mériteraient d'être punis de mort ou de mutilation de membres ; ils convinrent que les meubles et autres biens des malfaiteurs seraient partagés ; que le commandeur aurait la justice particulière sur les frères, et que le seigneur gardien n'interviendrait dans leurs démêlés que si le commandeur négligeait de les apaiser ; que le commandeur et le seigneur gardien nommeraient en commun un des hommes de la maison et ville des Feuillées pour y maintenir l'ordre.

Albert de la Tour-du-Pin seigneur de Coligny-le-Neuf, consentit à cette transaction et la ratifia, parce que Girard de la Palu tenait de lui ce droit de garde en fief ; il déclara qu'il était le seigneur du fief des Feuillées. Les parties apposèrent leur sceau à cet acte, dont l'official de Lyon fit une copie authentique en 1292.
Extrait des Archives de Saint-Maurice-de-Rémens

Guichenon a dit quelques mots sur cet acte page 55 de l'Histoire de Bresse, 1e partie ; mais les renseignements qu'on lui avait donnés étaient inexacts.

Il y avait donc dans cette commanderie appelée villa, c'est-à-dire grosse ferme, des frères ou religieux, outre les hommes ou cultivateurs. Le commandeur des Feuillées ne fait point intervenir dans cet acte ses frères du Temple de Molissol, ni aucun autre Templier, ce qui fait présumer qu'il n'avait de compte à rendre qu'à d'autres supérieurs. Cette commanderie ne dépendait donc ni du sire de Beaujeu, ni du sire de Villars ; il me paraît assez singulier que le seigneur de Coligny-le-Neuf en fut le seigneur suzerain.

L'ordre des Templiers fut détruit en 1311. Je n'ai trouvé aucun enseignement sur la conduite de ces chevaliers dans le département, ni sur l'influence qu'ils y exerçaient. Ils possédaient, dans a partie occidentale du département, le Temple de Molissol, qui semblait avoir été leur principal établissement ; les Maisons de Laumusse et des Feuillées, d'autres propriétés moins importantes, Saint-Martin-le-Châtel, à Epeisse, à la Vavrette, à Jasseron, où ils possédaient une partie de la forêt de Teyssonge. J'ai donné quelques notes sur les propriétés peu importantes qu'ils avaient dans le Haut-Bugey.

Amé V donna les commanderies de Laumusse et des Feuillées à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Sources: M. de Lateyssonnière - Recherches historiques sur le département de l'Ain. Premier volume, Bourg-en-Bresse, 1838.
Livre numérique Goole


Châtenay, commune du canton de Chalamont.
— Chastaneis, 1249 (Archives du Rhône, titres de la Maison du Temple des Feuillées, chapitre I, n°2)
— Chastaney, 1250 environ (Pouillé de Lyon, folio 11 r°)
— Chastaney, 1466 (Archives de la Côte-d'Or, B 10488, folio 113 r°)
— Chatenay, 1492 (Puuillé de Lyon, folio 23 v°)
— Chastenay, 1613 (Visites pastorales, folio 88 r°)
— Chateney-les-Dombes, 1743 (Pouillé de Lyon, page 33)
— Parrochia de Chastaneis, 1249 (Archives du Rhône, titres de la Maison du Temple des Feuillées, chapitre I, n°2)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.

Châtenay, section de la commune de Chanoz-Châtenay.
— Chasteney, 1295 (Archives du Rhône, titres de la Maison du Temple de Laumusse : Epaisse, chapitre I, n°9)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
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Feuillee (La)   (29)
La commanderie de La Feuillée était une possession des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
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Feuilloux   (58)
Maison du Temple de Feuilloux
Département Nièvre, Arrondissement Nevers, Canton Decize, Commune: Neuville-les-Decize - 58


Maison du Temple de Feuilloux
Localisation: Maison du Temple de Feuilloux


Feuilloux, sur la commune d'Avril-sur-Loire, jadis en Bourbonnais, dépendait de la Croix-au-Bost. L'église du XIIe siècle existe toujours et, fait assez rare, elle est orientée au nord. A proximité, se trouvent les bâtiments d'habitation des XIIIe et XVe siècles flanqués au nord d'une tour d'escalier surmontée d'un toit en pavillon.
Sources: Georges CHATARD — Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.

Maison du Temple de Feuilloux
Cette maison du « Feuilloux » ou des « Loges Feuilloux », dans la Nièvre, était une maison du Temple et sous les Hospitaliers, membre de la commanderie chef de La Croix au Bost de la Langue d'Auvergne, cette commanderie était affectée aux Chapelains.
Sources: Ordre de Malte — Les Commanderies de la Langue d'Auvergne

Maison du Temple de Feuilloux


C'est une propriété privée, elle ne se visite pas
Propriété privée de Feuilloux
Vestiges de la chapelle - Image O.S.J


Au sud du bourg d'Avril-sur-Loire, les Templiers établirent la préceptorie des Loges Feuilloux. L'ensemble des bâtiments occupait un carré dont la chapelle, édifiée en 1119, formait le côté sud. Cette chapelle est pratiquement toujours entière. Elle possède une nef non voûtée, terminée par une abside en cul-de-four.
Les murs construits en bels appareils jusqu'à hauteur des contreforts et en moellon pour la nef, sont décorés par des corbeaux sculptés de masques.

Erigée au XIIIe siècle, à proximité de la chapelle, la maison des chevaliers est probablement aussi l'oeuvre du Temple. La porte en accolade, dont le seuil est constitué d'une pierre tombale sur laquelle on distingue une fleur de lys et une tête, est ornée de deux écus.


C'est une propriété privée, elle ne se visite pas
Maison du Temple Le Feuilloux
Maison du Temple Le Feuilloux - Image O.S.J


L'un est aux armes de Bourgogne-Nevers, et l'autre à celle de l'ordre de Malte. A l'intérieur de la demeure, dans la cuisine actuelle, une cheminée est surmontée d'un autre écu aux armes des chevaliers de Malte.

Les bâtiments d'habitation du XIIIe et XVe siècles sont l'oeuvre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, devenus plus tard les Chevaliers de l'Ordre souverain et militaire de Rhodes, puis de Malte.

Devenue une exploitation agricole, la commanderie eut à subir de nombreux outrages, ainsi la chapelle fut transformée en fenil et une ouverture surmontée d'une poutre métallique fut pratiquée dans un mur de la nef pour faire rentrer les remorques.
Sources: Association Insolite

Maison du Temple de Feuilloux
La Maison du Temple Le Feuilloux, fut sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem réunie à leur commanderie de La Croix au Bost, on peut lire dans l'ouvrage de Léopold Niepce:
— Feilloux, à 11 lieues du bois de Chassain et à 30 du chef (La Croix au BostBien du Temple à La Croix au Bost
Domaine du Temple à La Croix au Bost
), en Nivernais, diocèse de Nevers et à 6 lieues de celui-ci, à 3 lieues de Decize, à 5 lieues de Moulins, à une demi-heure du Prieuré de Montaupuy, à un quart de lieue de la paroisse de Neuville, consiste en une église paroissiale, château, grange et domaine, terres, prés, bois, étang, justice, dimes, pensions.
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne — Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors — Bâle — Genève — 1883.

Le Feuilloux, hameau et chapelle ruinée, commune d'Avril
— Ancienne Maison du Temple puis commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Foullyoux, 1287 (registre de l'évêcher de Nevers)
— Maison du Feu Loux, 1319 (Marolles)
— Feulloux, 1389 (Ibidem, limites du Nivernais et du Borbonnais)
— Foeilloux, 1389 (AN)
— Les Hospitaliers de Feuillox, 1443 (A.N. Fonds de l'évêcher de Nevers)
— Lospital de Feuloux, 1518 (S.)
— Folioux, 1525 (Ibidem)
— Le Feulloux, Feulhoux, 1554 (Ibidem)
— Le Feuillox, 1632 (Ibidem)
— Ce lieu a donné son nom à un bois voisin, situé sur la commune de Saint-Parize-le-Châtel.
Dictionnaire Topographique du département de la Nièvre. Par georges de Soultrait. Paris Imprimerie Impériale. M. DCCC. LXV.

Inscriptions chapelle de Feuilloux
Nous ne connaissons aucune inscription de la période romane primitive, excepte toutefois peut-être un fragment qui se lit sur une pierre employée dans la construction d'une petite église romane dépendant autrefois de l'abbaye Notre-Dame de Nevers. Il nous a été impossible de trouver un sens à ces quelques mots, écrits en grandes capitales avec un petit E oncial, qui offrent plusieurs lettres liées et enclavées les unes dans les autres.
Comme les capitales changent peu de forme avant le XIIIe siècle, souvent il n'est pas facile de fixer la date d'une inscription murale de la période romane secondaire; au reste, les trois ou quatre inscriptions que nous possédons de cette période doivent être rapportées au XIIe siècle. Elles offrent des caractères assez mal formés. les C sont fréquemment carrés et les O en losange. Voici l'une de ces inscriptions elle se voit sur ta façade de la chapelle de l'ancienne commanderie de Feuilloux, elle accompagne une croix potencée, comme la croix des armes de Jérusalem, cantonnée aux 3 et 4 d'un et d'un compris dans un orle:


PAX HVIC DOMVI
BENE FUNDATATE SUPRA FIRMA PETRAM.
DUM DNI.


Sources: Bulletin monumental, publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques; et dirigé par M. de Caumon. Série 2, tome 7, volume 17, page 347. Paris 1834.

Chapelles de Feuilloux et de Saint-Thibaut
Mentionnont les constructions religieuses des ordres du Temple et de Saint-Jean de Jérusalem ces petites églises formaient, presque toujours un côté des fortifications des commanderies auxquelles elles appartenaient; ces chapelles présentent généralement des caractères qui leur sont propres celles du Feuilloux et de Saint-Thibaut, près de Decize ont été bâties par les Templiers la première est du commencement du XIIe siècle. Elle a de particulier que l'abside, appuyée par cinq contreforts saillants, offre un second étage en saillie, soutenu par des modillons; cette partie, qui formait un angle de l'établissement, pouvait ainsi servir a la défense.

La chapelle de Saint-Thibaut, oeuvre de l'époque de transition présente sur un de ses flancs, plus solidement construit que le reste, de fortes consoles ayant pu supporter des ouvrages de défense.
Sources: Bulletin monumental, publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques; et dirigé par M. de Caumon. Série 2, tome 7, volume 17, page 228. Paris 1834.

Domaine du temple de Saint-Jean-de-Lichy
Département Nièvre, Arrondissement Nevers, Canton: Saint-Benin-d'Azy - 58


Domaine du temple de Saint-Jean-de-Lichy
Localisation: Domaine du temple de Saint-Jean-de-Lichy


Sur la commune de Saint-Jean-aux-Amognes (Nièvre) était une annexe de Feuilloux. Il n'en reste plus de trace, elle occupait l'emplacement actuel du bourg.
Sources: Georges CHATARD — Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.

Saint-Jean-aux-Amognes, canton de Saint-Benin-d'Azy.
— Ecclesia cum curie de Luxiaco, 1096 (Gall. Christiana, XII, col., 335)
— Parrochia Beati-Johannis de Lissiaco, 1232 (A.N. Fonds de la commanderie de Faye)
— Lyssincum, 1287 (Registre de l'évêcher de Nevers)
— Sanctus-Johannes de Lixiaco, 1351 (S.)
— Saint-Jehan de Lixi, 1410 (Archives des Bordes)
— Saint-Jehan de Lichy, 1466 (S.)
— Sanctus-Johannes de Lichiaco, 1478 (Pouillé de Nevers)
— Fief de la châtellenie de Nevers.
Dictionnaire Topographique du département de la Nièvre. Par georges de Soultrait. Paris Imprimerie Impériale. M. DCCC. LXV.
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Feularde (La)   (45)
Seigneurie du Temple de La Feularde
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency, Commune: Tavers - 45


Seigneurie du Temple de La Feularde
Localisation: Seigneurie du Temple de La Feularde


Terre seigneuriale à une lieue de Beaugency, dépendant de la paroisse de Tavers. Elle se composait d'une ferme et de 152 arpents de terre en une seule pièce, au couchant du chemin de Beaugency à Séris.

Le domaine avec les droits seigneuriaux rapportait, en 1757, 350 livres, et en 1783, 530 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Fierville-les-Mines   (50)
Fief du Temple de Fierville
Département: Manche, Arrondissement: Cherbourg-Octeville, Canton: Barneville-Carteret - 50


Fief du Temple de Fierville
Localisation: Fief du Temple de Fierville


Fief noble qu'on appelait la Verge et prévôté de Fierville, et qui consistait en cens et rentes seigneuriales qu'on percevait à Fierville, ainsi que dans les paroisses des environs, à Saint-Maurice, à la Haye-d'Ectot, au Mesnil-Gohy, à Sauveur-le-Vicomte, à Rauville, à Hautmesnil, en la sergenterie de Beaumont, ainsi qu'à Saint-Germain et à Saint-Martin de Varreville.

Sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
En 1621, le chevalier d'Hervey, commandeur de Valcanville, voulant éviter les peines et les frais qu'exigeait le recouvrement de toutes ces rentes, se fit autoriser par le Chapitre provincial de l'Ordre, pour accorder en arrentement perpétuel le fief de Fierville à Messire François de la Luthumière, seigneur et baron de Gutteville, moyennant une redevance annuelle de quinze livres tournois, pour sûreté de laquelle ce dernier hypothéqua sa terre de Gatteville.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Figairolles   (47)
Domaine du Temple de Figairolles
Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Castelnaudary-Nord, Commune: Souilhanels - 11


Domaine du Temple de Figairolles
Domaine du Temple de Figairolles


En 1160, Les Templiers de Romestaing reçurent d'Amanieu de Cantiran la terre de Figairols, la forêt, la vigne et les hommes, remise de l'acte en les mains d'Hélie de Focald, précepteur de Cours, pour la fondation de la Maison du Temple de Romestaing.
Sources: M. Veilhon. Revue de l'Agenais, bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Arts d'Agen. Agen 1951.
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Figarol   (31)
Domaine du Temple de Figarol
Département: Haute-Garonne, Arrondissement: Saint-Gaudens, Canton: Salies-du-Salat - 31


Domaine du Temple de Figarol
Localisation: Domaine du Temple de Figarol


Vers le milieu du XIIIe siècle. Les Templiers de Montsaunès avaient reçu de Bernard de Tanchoède la donation d'une partie du territoire de Figarol. Les seigneurs de cette localité, Arnaud de Villeneuve et dame Condor sa femme, se dessaisirent en faveur du commandeur Bertrand de Mancioux de leurs droits sur ce territoire (décembre 1251).
Sources: Grand-Prieuré de Toulouse, M.A. Du Bourg (1883)

Cartulaire des Templiers de Montsaunès et Figarol
Vers 1182, Don par Bernard IV, comte de Comminges, aux Templiers de ses terres de Fulsed, situées entre Castans et Figarol, contre 450 sous morlaas.

Cette pièce est probablement de la même époque que la donation du même Bernard aux Templiers de ses droits sur Figarol, dimanche, novembre 1182 (Archives départementales de Hautes Garonne, H, Malte, Sainte-Mayonne, I, 30)

Après 1180, Autorisation de formariage accordée à une serve par Ermengarde de Figarol. Pendant le préceptorat d'Auger de Cun.

Vers 1182, Don par Matfre de Montpezat et ses enfants aux Templiers du casal de Guilhem At de Figarol, contre 100 sous morlaas.
Sources: M. Charles Higounet - Bulletin Philologique et Historique, (jusqu'à 1715) - Comité des Travaux Historiques et Scientifiques - Années 1955 - 1956. Presses Universitaires de France - 1957.
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Figeac   (46)
Maison du Temple de Figeac
Département: Lot, Arrondissement et Canton: Figeac - 46


Maison du Temple de Figeac
Localisation: Maison du Temple de Figeac


D'après la tradition, les Templiers occupèrent à Figeac, vers la fin du XIIe siècle, un emplacement situé au N.-O. de la ville. Cet endroit est connu sous le nom de la Curie (La Curade carte de Cassini) et se trouve près du ruisseau des Carmes (1).
1. Debons: Annales ecclésiastiques et politiques de Figeac, page 100.
Sources: Les Templiers de Cahors, par M. L. Esquieu - Bulletin de la Société des Etudes Littéraires, Scientifiques et Artistiques du Lot. Tome XXII, 1898 et tome XXIV 1899. Cahors, Imprimerie F. Delpérier

Maison du Temple de Figeac
On a attribué une véritable Maison du Temple, avec chapelle et non une simple « domus », en fait, une Maison avec une chapelle.
Il n'en est rien. Les Templiers avaient au centre de Figeac très probablement un hôpital, certains disent qu'il se trouvait place Champollion. Ce qui reste de cette « Maison du Temple ou Hôpital » date du XIVe siècle.

Les textes enfin: ils ont été dénombrés par M. d'Alauzier en une courte note (Les templiers à Figeac, 1979, pages 317-318) témoignant à la fois de l'indigence de la documentation (pas une seule charte du XIIe siècle, la grande époque des templiers) et de la modestie des biens du Temple à Figeac. Cet auteur a signalé, une dizaine d'actes, le premier d'août 1258, quelques autres des dernières décennies du XIIIe siècle. Ces chartes n'offrent aucune possibilité de localisation exacte de la Maison intra-muros ou aux abords de la ville.

Certains historiens pense que la Maison du Temple de Figeac était hors les murs de la ville, au lieu-dit « La Curie », cette Maison existait dès 1282 et dépendait de la Maison du Temple de Cahors.
Sources: Extrait du Bulletin de la Société des Etudes du Lot, tome CXIV, 3e fascicule 1993, pages 187-207

Maison du Temple de Figeac
M. de Balènes, avait fondé en 1304, au bout du faubourg d'Anjou à Figeac un hospice pour les pauvres. Le grand bien que cette maison faisait à l'humanité, engagea plusieurs autres citoyens à augmenter la bonne oeuvre. Cependant les revenus de cet hôpital ne suffisaient pas encore à la dépense, et on y unit une partie des biens possédés par les Templiers dans nos environs. On croit reconnaître par la forme des bâtiments et par ses ruines que le bien qu'on appelle la métairie Basse, près de Planioles « route de Figeac à Planioles, a appartenu à l'Ordre des Chevaliers su Temple. En fait au lieu-dit, « La Curie »
Sources: Annales ecclésiastiques et politiques de la ville de Figeac en Quercy, diocèse de Cahors, par J. F. Debons, ancien chanoine, curé de Figeac, page 170. Toulouse 1829.
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Fismes   (51)
Maison du Temple de Fismes
Département: Marne, Arrondissement: Reims, canton: Fismes - 51


Maison du Temple de Fismes
Localisation: Maison du Temple de Fismes


Les Templiers possédaient des biens à Fismes dans la première moitié du XIIIe siècle. Un seigneur du lieu, du nom de Robert Morel, avait, en 1230, renoncé en leur faveur à tous ses droits sur des terres, prés et maisons qui leur appartenaient à Fismes. Le même personnage leur avait vendu, en 1235, des droits de vinage et de justice.

La maison du Temple de Fismes était située sur l'ancienne chaussée Brunehaut, allant vers Braisne.
Il en dépendait une cinquantaine d'arpents en labour, prairie et vigne, qui, avec des dîmes et divers droits seigneuriaux, rapportaient, en 1309, 63 livres 15 sols 9 deniers, toutes charges déduites.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Autre possibilité ou un autres biens Templiers
Si l'on en croit M. Valentin, il y aurait eu d'autres biens Templiers à Baslieux-lès-Fismes. M. Mannier dit juste audessus, que la Maison du Temple était probablement située sur la route de Braisne, par contre M. Valentin nous dit qu'il y en aurait eu une autre à Baslieux-lès-Fismes. je vous laisse juge.


Maison du Temple de Baslieux-lès-Fismes
Département: Marne, Arrondissement: Reims, canton: Fismes - 51


Maison du Temple de Baslieux-les-Fismes
Localisation: Maison du Temple de Baslieux-les-Fismes


— Balliolum, 1106.
— Bailleux.
— Baslieux-lès-Fismes.

Ce village, sans doute fort ancien, paraît avoir eu, dans les siècles passés, une certaine importance. Des vestiges d'habitations que l'on retrouve encore tous les jours, des chambres souterraines où l'on reconnaît des signes incontestables d'un séjour prolongé, des foyers, des couloirs dérobés sous les bâtiments, se croisant en tous sens et superposés les uns aux autres, des dénominations locales qui rappellent le passage des étrangers, des tombeaux en pierre, des armes de diverses époques (on a recueilli encore, ces jours derniers, un boulet enfoncé à la profondeur d'un mètre), tout cela donne à penser que Baslieux a été le théâtre d'événements importants, et qu'il a subi le joug de l'invasion étrangère.

Du reste, cette conclusion se trouve confirmée et par les souvenirs vivant dans le pays, et par les monuments de l'histoire.
—Ici, sur la montage, près du chemin qui conduit à Blanzy, on montre la place où les Anglais, soutenant le comte Thibaut dans sa révolte, furent battus par saint Louis ; — là, du côté de Romain, on cultive le champ des Anglais, à jamais célèbre par la leçon assez sévère que leur donnèrent les Rémois vers le printemps de 1360.
— On aborde le village d'un côté par la rue des Lorrains, et de l'autre, en passant auprès d'un cimetière qui porte le nom des huguenots.

Temple de Baslieux-les-Fismes
— Au centre et près de l'église, on voit l'emplacement de d'ancien bâtiments des Templiers, converti, depuis des siècles, en un château d'abord, et ensuite en une maison de culture. Cette transformation si complète n'a cependant pas fait disparaître tous les vestiges de sa première destinalion ; on voit encore des débris d'architecture gothique, qui ont appartenu à la chapelle ; le massif de l'autel est encore dans son entier, et l'on a retiré, l'année dernière, des souterrains où elles avaient été cachées sans doute, plusieurs statues mutilées.

Il y a moins de trente ans, le choeur de l'église des Templiers subsistait encore dans son entier, et servait de colombier ; il était percé de trois fenêtres d'un style ferme et pur. Des personnes compétentes, qui l'ont vu et étudié, nous assurent que sa construction devait être reportée au XIIe siècle.
Sources: Valentin, Notice historique et descriptive des monuments civils et religieux du canton de Fismes - Travaux de l'Académie impériale de Reims. 4e volume, année 1863-1864. Reims M DCCC LXVI - Bnf
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Flechin   (80)
Domaines du Temple de Fléchin
Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Roisel, Commune: Bernes - 80


Domaines du Temple de Fléchin
Localisation: Domaines du Temple de Fléchin


Les Templiers ont possédé une maison dans le petit village de Fléchin, ainsi que des terres sur le territoire de ce village, et sur celui d'autres villages voisins. Mais il n'y a pas eu de commanderies du Temple en cet endroit.

Les possessions du Temple, à Fléchin, paraissent remonter au milieu du XIIIe siècle ; ainsi, en 1240 il y eut échange entre le maire de Vermand (1) et les Templiers, de 18 seterées de terre, en plusieurs pièces, dont un peu moins d'un demi-muid à Fléchin, contre 18 seterées que le Temple possédait sur le territoire de Vermand, dans le détroit du Chapitre de Saint-Quentin.
1. Département: Aisne, Arrondissement: Saint-Quentin, Canton: Vermand - 02

Mais, outre cela, les Templiers eurent une maison à Fléchin, dès avant le mois de décembre 1245, et des terres aux alentours. Ces terres se trouvaient même être comprises dans le domaine du Chapitre de Saint-Quentin et dans celui de la mairie de Vermand. Or le Temple avait eu le tort d'acquérir ces pièces de terre, contre l'assentiment du Chapitre, acquisition d'autant plus inopportune que, si l'on s'en souvient, la question des annates des prébendes avait depuis longtemps brouillé templiers et chanoines. Dans ces achats, figuraient environ 5 seterées de terre qui devaient le quart de la récolte, et qui se trouvaient situées derrière la maison du Temple à Fléchin; plusieurs seterées du côté de Soyécourt (1), à Bernes (2) près de l'église, sur le chemin de Vendelles (3) à Montigny, cinq autres seterées et 5 muids en un champ, à la petite combe de Fléchin, et d'autres encore dans les lieux dits Monceaux, Fraisne, le courtil Maquefer etc.
1. Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Chaulnes - 80
2. Département: Somme, Arrondissement: Péronne, Canton: Roisel - 80
3. Département: Aisne, Arrondissement: Saint-Quentin, Canton: Vermand - 02

Toutes ces terres ayant été acquises, comme nous l'avons dit, contre le gré du Chapitre, celui-ci les avait fait saisir, jusqu'à complet accord (décembre 1245). Il fut donc convenu que les Templiers payeraient à l'avenir au Chapitre, un cens annuel de 4 muids et un setier de froment pour la maison de Fléchin, indépendamment des 33 rasaux d'avoine et des 6 sous 4 deniers et une obole parisis, qui devaient être payés au Chapitre pour chaque année précédant l'accord. Ces mêmes religieux seraient tenus pour les terres à une redevance annuelle de 7 muids de froment, livrables à Saint-Quentin. Quant aux droits de justice haute et basse sur le territoire en question, le Chapitre se les réservait. Les frères du Temple ayant égard aux concessions du Chapitre, lui payèrent en outre 100 livres parisis, afin de confirmer l'accord qui venait d'avoir lieu. Après la chute des Templiers Fléchin passa aux Hospitaliers.
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893
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Flegny   (77)
Vignoble du Temple à Flegny
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: La Ferté-Gaucher, Commune: Saint-Martin-des-Champs - 77


Vignoble du Temple à Flegny
Localisation: Vignoble du Temple à Flegny


Les Templiers de La Ferté-Gaucher, possédaient 20 arpents de terre, qui provenait du fief Balard. les Templiers avaient des vignobles plantés de très bons rapports. Le vin récolté sur ces vignes était appelé « le Clos-du-Temple »
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Fleurat   (23)
Cure et château du Temple de Fleurat
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Le Grand-Bourg - 23


Cure et château du Temple de Fleurat
Localisation: Cure et château du Temple de Fleurat


Au chef-lieu de Fleurat, je pris quelques renseignements, on m'indiqua un champ où il y avait, dit-on, existé (un couvent de Templiers) ou une Maison du Temple ; je n'y ai rien vu de remarquable, si non beaucoup de morceaux de tuiles à rebords ainsi qu'une pierre (tombale ?) trouvée il y a environ dix ans; on m'a assuré qu'elle contenait plusieurs vases. Au village de Boueix, même commune, il y avait un château appelé du même nom; il est entièrement détruit, cependant on y voit encore une partie des fossés.

L'église de Fleurat était composée d'une nef à trois travées, elle a perdu sa voute en pierre. Au nord de l'église se trouvait le cimetière, on y a trouvé des crânes et des ossements, cette fameuse pierre tombale - Cité plus haut.

Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, on reçu ces biens après 1312, et le château de Boueix était devenu la résidence du commandeur en 1616.
Sources: Etudes Archéologique faites sur diverses localités de l'Ancienne Marche. Dugenest père. Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, tome 3. Guéret 1862.

Fleurat, commune du canton du Grand-Bourg, arrondissement de Guéret.
— Parrochia sancti Michaelis de Floiraco 1011 (Gaignières, tome 185).
— Ecclesia de Floiraco, vers 1087. Floirat, vers 1150 (cartulaire de Bénévent).
— Dominus de Fleuraco 1500, (chartier de la cure de Guéret).
— Paroisse de Floral, 1577 (Terrier de Dun.)
— Ce lieu en 1382 était sur la paroisse de Saint-Priest-la-Plaine, c'était alors, selon l'expression du Pouillé, une cure acéphale, où sans chef; elle avait pour fête patronale celle de Saint-Michel. A la fin du siècle dernier, on y comptait 680 communiants, ce qui indique une population d'environ 910 habitants.
— La cure de Fleurat appartenait aux chevaliers du Temple, qui y nommaient en 1282. Plus tard, le commandeur de Paulhac y faisait des nominationsen 1660, 1697, 1710.
— L'église de Fleurat, à laquelle on arrive par un escalier de vingt-sept marches, était en bon état en 1616 et on y voyait plusieurs reliquaires et une paix émaillée. Le curé jouissait alors de divers immeubles et recevait une pension de douze setiers de seigle et de douze livres.
— Une cloche fut prise à cette paroisse en vertu de la loi du 23 juillet 1793.
— Il y avait une maison ou château appartenant à la commanderie qui, en 1616, était à l'état de masure.
— André Rebière, écuver, sieur de Naillac, Fleurat, etc, était conseiller du roi, assesseur civil et criminel en l'élection de la Marche, 1692. Les armes de cette famille qui a possédé Fleurat jusqu'à la Révolution sont: d'argent à la fasce de gueules, accompagnée en chef d'un croissant de sable entre deux étoiles de même et en pointe d'une étoile aussi de sable.
Sources: Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de La Creuse, par A. Lecler, Limoges 1902
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Floure   (11)
Domaines du Temple de Floure
Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Capendu - 11


Domaines du Temple de Floure
Localisation: Domaines du Temple de Floure


Les Templiers y possédaient de nombreux biens en terres, vignes, honneurs.

1168 (n. st.), 9 décembre
Arnaud Bérenger donne aux frères du Temple de Saint-Jean de Carrière un champ, une pièce de vigne et sa part des quartes de « Sodora », le tout dans le terroir de Floure.
Le 9 décembre tombe un mardi en 1169, un lundi en 1168; l'acte semble donc avoir été daté selon le calcul pisan.

1169, 20 octobre
Guilhem Bernard de Barbaira donne aux frères du Temple quatre setiers de bon vin pur pris sur la part de dîme qu'il prélevait dans la « villa » de Floure, avec droit de les percevoir sur ses quartes de vendange au cas où ils ne le pourraient sur la dime.

1167, 29 juillet
Roger de Floure et ses frères donnent à la milice du Temple un homme de Floure nommé Guilhem le Pélissier (Pellicerius), avec sa femme, leur descendance, leur « honneur » et leurs biens meubles.
Sources: Cartulaires des Templiers de Douzens - Publiés par Gérard et Elisabeth Magnou, sous la direction de Philippe Wolff - Paris, Bibliothèque Nationale - 1965
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Fond-Galand   (23)
Chapelle du Temple de Fond-Galand ou Fontgaland
Département: Creuse, Arrondissement: Aubusson, Canton: La Courtine - 23


Chapelle du Temple de Fonds-Galands
Localisation: Chapelle du Temple de Fonds-Galands


Le Trucq désormais rattaché à La Courtine Limousin - Creuse

Les Templiers possédaient la chapelle Sainte-Elisabeth au village Les Fonds-Galands, sur la commune de Trucq. Cette chapelle fut totalement ruinée en 1616. Je ne sais si à cet endroit une maison ou commanderie fut implantée.
Sources de l'association le Giet

Font-Galand, commune du Trucq
— Fongallon, 1583.
— Paroisse de Fontgalant, 1740 (archives de Clairavaux)
— Fontgolans, 1780.
— Fut soumis à la cure de Féniers en 1309.
— Etait une annexe de Clairavaux en 1556, 1702, avait ensuite le titre de succursale.
— La fête patronale était celle de sainte Catherine.
— Le commandeur de Féniers y nommait un titulaire en 1670, et était alors cure.
— Une vicairie y fut fondée par Pierre du Breuil (paroisse du Trucq), maître ès arts et bachelier en théologie.
— Le curé de Claravaud conféra ce titre au sujet nommé en 1555 par Foucaud, du lieu du Breuil, et en 1611 par Moussard.
— Les archives de l'ordre de Malle nous disent que Fongaland possédait jadis une église paroissiale, située en un lieu champêtre, seule, fort éloignée des maisons et du village du BreuilBien du Temple à Breuil
Domaine du Temple à Breuil
, dont les habitants étaient ses seuls paroissiens ; qu'elle était placée sous le vocable de sainte Elisabeth, avait une fort belle statue de pierre représentant cette sainte.
— Elle était couverte en chaume et fort petite. Les visiteurs de 1616 trouvèrent son clocher rompu et les deux cloches qu'il possédait suspendues aux arbres, Le curé qui la desservait jouissait d'une petite pension de quatre setiers de seigle.
Sources: Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de La Creuse, par André Lecler, Limoges 1902
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Fonfredes ou La Javie   (04)
Domaine du Temple de Fonfrèdes
Département: Alpes-de-Haute-Provence, Arrondissement: Digne-les-Bains, canton: La Javie, Commune: Beaujeu - 04


Domaine du  Temple de Fonfrèdes
Localisation: Domaine du Temple de Fonfrèdes


Mieux connue actuellement sous le nom de La Javie, l'ancienne maison du Temple portait le nom de Fonfrèdes. Il s'agissait d'une maison de rapport groupant les biens du Temple de l'ancien diocèse de Digne.

Nous n'avons qu'un seul document datant de 1308. Cet acte n'est autre que l'inventaire des biens saisis sous la pression du comte de Provence et exécuté par Raymond de Soliers, bailli d'Aix-en-Provence et Gilles Ronde, juge de Digne. Par ce document nous connaissons les biens de l'Ordre du Temple dans cette région et nous nous apercevons que bien souvent les lieux-dits Templiers ne sont que des biens fonciers avec seulement des rentes.

— Au lieu de Fonfrèdes, une maison et un prè rapportant deux deniers.
— Une terre à l'Adrech de Porcellet, 1 obole.
— Une maison à Fonfrèdes, 1 denier.
— Une vigne à l'Adrech des Romières, 4 oboles.
— Une maison et une terre à Fonfrèdes, 1 denier.
— Une vigne à Salvadari, 3 deniers.
— Une maison à Fonfrèdes, 1 denier (1).

C'est tout ce que nous savons. La maison de Fonfrèdes paraît donc avoir été une simple dépendance de Sisteron, je dirais mieux une grange. Malgré les diverses lacunes, les actes des communautés religieuses de la région nous signalent quelques noms de Chevaliers et commandeurs sans aucune mention de lieu. Lors des diverses transactions qu'il y eut pour l'abbaye des bénédictins de Prads au sud de Sisteron et les monstères de l'Ordre de Chalais, nous avons le nom d'un commandeur Guillaume de Turnon le 13 mai 1212, tandis que deux frères font leur apparition: Bertrand d'Oraison en 1218 et Atenolphus le 25 juillet 1247 (2).
— 1. Marseille. Archives Départementales B. 331.
— 2. Gap. Archives Départementales H. 2.

Sources: Laurent Dailliez - Les Templiers en Provence - Alpes-Méditerranée - Editions - Nice 1977.
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Fontaine-Heudebourg (La Cadot)   (27)
Maison du Temple de Fontaine-la-Cado (Heudebourg)
Département: Eure, Arrondissement: Andelys, Canton: Gaillon-Campagne -


Maison du Temple de Fontaine-la-Cado
Localisation: Maison du Temple de Fontaine-la-Cado


N'ayant pas de documents issus des Templiers, voici les textes sortis du « Livre Vert » réalisé suite à l'héritage des Templiers.

Le domaine à la fin du Moyen Age
Les baux à rente perpétuelle. C'est en effet au cours de la seconde moitié du XIVe siècle que cette petite maison concède « a toujours » certains biens immobiliers.
En 1357, une maison située à CrèvecoeurBien du Temple à Crèvecoeur
Bien du Temple à Crèvecoeur
est ainsi affermée à perpétuité, avec le jardin et la vigne qui en dépendaient, moyennant 7 livres et 10 sous tournois (soit 150 s.t.) de rente annuelle.
En 1374, cette maison fait l'objet d'un second contrat avec le même preneur, mais cette fois le montant de la rente est réduit du tiers: 100 s.t.
L'année suivante c'est le lieu-dit La bove de l'Hôpital qui est baillé à rente perpétuelle. (Peut-être à Rugles)

Deux autres contrats de ce type sont consentis avant la fin du siècle par les Hospitaliers de Fontaine-la-Cado. Le premier, en 1389, concerne une maison voisine de la commanderie, ainsi qu'un jardin, une pièce de vigne et une demi-acre de terre; le second, en 1395, a pour objet 6 acres de labours sises à HeudrevilleBien du Temple à Fontaine-Heudreville
Bien du Temple à Fontaine-Heudreville
dans la vallée du Bosc Ricart.

Ces cessions de biens fonciers en échange d'une rente perpétuelle s'apparentent à des accensements, c'est-à-dire à un démembrement de la réserve seigneuriale.

« La desolacion et la ruyne »
Parmi les documents de la fin du Moyen Age qui nous sont parvenus, seul le « Livre vert » (1373) donne quelques chiffres concernant l'étendue des différentes parties du domaine. Celui-ci se compose alors de 15 acres de terres labourables, 5 acres de près, 1 acre et demie de vigne et 15 acres de bois. L'acre de terre arable ne vaut que 2 s, t, contre 13 s. et 4 d, t, pour l'acre de vigne et 24 s, t, pour l'acre de pré.

Afin de faire cesser une vacance qui durait depuis plusieurs mois et ne pouvait se prolonger sans nuire à la maison, frère Jean Le Caron est nommé commandeur de Fontaine-la-Cado au cours du chapitre prieural de février 1396 (n.s.). Les termes de l'acte d'investiture révèlent sans ambages l'état de la baillie:

« Comme la baillie de Fontaines-la-Cadot soit vacante depuis nostre chappitre derrain passé ... se elle demeuroit sanz gouvernement, veu et considéré le povre, (le) petit estât en quoy elle est tant en ediffices comme en labours ... elle pourroit empirer et venir a moins et a très grant besoing et neccessité d'estre recommandée a homme qui ait puissance de mise pour la relever ... »
En 1411, en dépit de trêves successives marquant, depuis une trentaine d'années, une accalmie dans le conflit franco-anglais la maison n'a pas été relevée de ses ruines: « ...et en nostredit chapitre ne se trouvoit pas bien frère qui s'en voulsist charger, attendu Testât et petitesse en quoy elle est... ladicte baillie de Fontaines-la-Cado qui est en grant desolacion et ruyne... »

Le commandeur du moment ayant été destitué elle est, de nouveau, attribuée à frère Jean Le Caron qui dirige alors, dans le même diocèse, la maison de La Haie-du-Val-Saint-Denis. La teneur de l'acte, très explicite, montre qu'il n'a pas été facile de convaincre celui-ci d'accepter, une fois encore, la charge de cette commanderie ruinée et donc peu lucrative. Le prieur a consenti, pour cela, à réunir les deux maisons de Fontaine-la-Cado et de La Haie-du-Val-Saint-Denis et donné l'assurance au frère Jean que son neveu, frère Gérard Le Caron, lui succéderait à la tête de la baillie ainsi constituée.

Toutefois, la commanderie de Fontaine a retrouvé son indépendance lorsqu'on février 1475 (n.s.) le commandeur, frère David de Sarcus, la donne à ferme pour 19 ans au frère Loys de Garencières: « A tous ceulx ... frère David de Sarcus ... Savoir faisons que pour le bien, prouffit et utilité de nostre religion et pour la grant destruction et ruyne en quoy est nostre-dicte commanderie de Fontaines Heudebourg, dit la Cado, a cause des guerres et tribulacions qui sont en ce royaume ja pieça ... frère Loys de Guarencieres... a icelluy nous baillons ... ladicte commanderie ... »

L'état de délabrement qui se prolonge donc depuis quatre-vingts ans paraît irrémédiable. L'une des clauses du contrat prévoit, d'autre part, que le preneur abandonnera au bailleur « la moictié des vins qui croisteront des vignes ...  », en plus du montant de sa ferme. Ce qui confirme l'existence d'une activité viticole sur le domaine de la commanderie. En 1495, les maisons de Fontaine-la-Cado et de La Haie-du-Val-Saint-Denis sont de nouveau adjointes.
Sources: Michel Miguet, Les Templiers et Hospitaliers en Normandie. Edition du CTHS, 1995.

Fontaine-la-Cado sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
C'est le nom que cette commanderie du Temple portait au XIVe siècle. Depuis, on l'a nommée plus communément Commanderie de Fontaine-Heudebourg. Les biens et revenus de cet établissement sous les Templiers sont ainsi rapportés dans le Livre-Vert pour l'année 1373:
Rentes en argent à divers termes, par an XXXII livres XV sols IIII deniers.
Le revenu de l'eaue, chascun an XXX sols.
L'erbe du grand et du petit vivier. XXII sols.
XV acres de terre, à II sols l'acre, val XXX sols.
V acres de pré, à XXIIII sols l'acre. VI livres.
Un Acre et demi de vigne, à XIII sols IIII deniers l'acre soit XX sols;
La jurisdicion dudit lieu n'est de nulle valeur, pour ce qu'elle couste autant à garder comme elle vault. Néant.
XV acres de bois, de quoy il fault pour ardoir à l'ostel un acre, et les aultres XIV acres tournent au profit de M. le Prieur de France.
LXXVI chappons, à II sols le chappon, val VII livres XII sols.
XI gelines, à XVIII deniers la geline, val XVI sols.
VII setiers de grain, à XII sols tournois le setier, valent IIII livres. IIII sols.
Le pressouer dudit lieu vault XX sols tournois.
VI xx X eufs, II eufs à I deniers val V sols V deniers.
Ventes et reliefs, XXIIII sols;
Somme de la valeur en revenu. LX livres. II sols X deniers, tournois.

Charges de la maison:
Responcion. XIX livre.
Réparations aux maisons. X livres.
Nécessitez et vivre du Commandeur. XXX livres.
Somme. LX livres.
Reliquat. II sols X deniers.

Le Commandeur avait, dans sa seigneurie de Fontaine, toute justice, haute, moyenne et basse.
Au villaige dudit Fontaine, a environ XXV feuz, hommes de la religion, justiciables à toute jurisdicion. (Visite de 1495)

Le domaine de Fontaine comptait une soixantaine d'arpents de terre, et un moulin sur la rivière d'Eure.
Il n'y avait pas de chapelle dans la maison.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Fontaine-Heudebourg, commune du canton de Gaillon
— Fief et haute justice, qualifié baillage en 1427.
— Fontes Heudeburgi, 1181 (Bulle de Luce III)
— Fontaines-Heudebourt, 1411 (Dénombrement de l'abbaye de la Croix-Saint-Lenfroi)
— Fontaine-Heudibourrt, 1427 (Livre des jurés de l'abbaye de Saint--Ouen)

Cadot, fief à Saint-Aubin-sur-Gaillon, relève de gaillon
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Eure, rédigé par M. Le Marquis de Blosseville. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXVIII.
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Fontaine-sous-Mondidier   (80)
Maison du Temple de Fontaine-sous-Mondidier
Département: Somme, Arrondissement: Montdidier, Canton: Montdidier - 80


Temple de Fontaine-sous-Mondidier
Maison du Temple de Fontaine-sous-Mondidier


La maison de Fontaine eut, au moins dans les derniers temps, deux annexes:
La maison de RocquencourtMaison du Temple de Rocquencourt
Maison du Temple de Rocquencourt
.
Département: Oise, Arrondissement: Clermont, Canton: Breteuil, Commune: Rocquencourt - 60

La maison ou plutôt la ferme de Belle-AssiseFerme du Temple de Belle-Assise
Ferme du Temple de Belle-Assise
, sans compter une maison à Montdidier. Peut-être même donna-t-elle son nom à l'une de ces petites baillies du Temple que nous croyons avoir existé.
Département: Somme, Arrondissement: Montdidier, Canton: Montdidier, Commune: Belle-Assise - 80

La maison du Temple du GalletMaison du Temple de Gallet
Maison du Temple de Gallet
, aurait fait partie de cette petite baillie.
Département: Oise, Arrondissement: Beauvais, Canton: Crèvecoeur-le-Grand, Commune: Le Gallet - 60

Ainsi que la maison du Temple d'EsquennoyMaison du Temple d'Esquennoy
Maison du Temple d'Esquennoy
.
Département: Oise, Arrondissement: Clermont, Canton: Breteuil, Commune: Breteuil, Commune: Esquennoy - 60

Tous les auteurs anciens qui se sont occupés de cette partie de la Picardie, ont attribué la fondation de la maison du Temple de Fontaine, à l'origine même de l'Ordre. M. Mannier dit aussi (Les Commanderies du Grand-Prieuré de France), que Payen de Montdidier, l'un des fondateurs, aurait, peu de temps après le concile de Troyes (1128), donné tous ses biens à l'Ordre, et entre autres, la terre de Fontaine. C'est bien possible, mais il n'en existe aucune preuve. Tout ce que nous savons, c'est qu'en 1130 Nivard, surnommé Payen de Montdidier, était chargé des intérêts du nouvel Ordre, dans le diocèse de Noyon.

Quelle que soit l'ancienneté de la maison de Fontaine, nous ignorons ce qui en advint, jusqu'à une époque assez avancée du XIIIe siècle. Un acte daté de 1238 nous apprend cependant que Jean de Rogy, dit Le Vavasseur, renonça, moyennant dix livres parisis à lui payées par les Templiers de Fontaine, au muid de froment qu'il percevait chaque année en la grange du Gallet, et qui appartenait aux frères du Temple. Cinquante ans plus tard (1288), le prieur de Notre-Dame de Montdidier cédait à la maison du Temple en question, le quart des dîmes de la paroisse de « Dialeto » moyennant une redevance annuelle de 18 mines de blé.

D'après le journal des recettes et dépenses faites par Philippe le Bel dans le Vermandois en 1294, nous voyons que ce roi voulut bien étendre ses largesses au précepteur de Fontaine: « au maître et aux frères de la milice du Temple de Fontaines jouxte Montdidier, 24 livres de parisis » Le précepteur de Fontaine était peut-être Jean de Tour (1), qui était certainement maître de la maison eu 1297 et qui fut depuis trésorier du Temple à Paris.
1. M. Léopold Delisle, dans son Mémoire sur les opérations financières des Templiers, a établi (page 68) que Jean de Tour était de la paroisse de Tour, aujourd'hui Saint-PrixBien du Temple à Saint-Prix
Domaine du Temple à Saint-Prix
, canton de Montmorency (Seine-et-Oise).


Nous savons aussi que Gérard de Songeons était vers 1299 précepteur en second de la Maison du Temple; ce qui s'appelait: « custos domus vicarius preceptoris - locuna tenens preceptoris »

A cette même époque il y avait comme prêtre de l'Ordre à Fontaine, Gui de Ferrière. Un autre frère du Temple, Pierre de « Conders » chevalier, qui était précepteur d'une maison au diocèse de Limoges, avant le mois d'octobre 1307, avait été reçu par Geoffroy de Vichier, visiteur [de la province] de France, vers 1293 en présence de Pierre de Tour, précepteur d'une des baillies de France, et dans la maison de Fontaine en Picardie (le texte porte le mot Picardie)

Quels étaient les revenus de la maison du Temple de Fontaine, au temps des Templiers - Nous l'ignorons. Nous savons seulement que le 15 février 1296, 154 livres étaient inscrites au Temple de Paris, au nom du précepteur de Fontaine, sur le registre « In parvis fratrum » (14); que le 1er juillet de la même année, 312 livres étaient portées au compte du même précepteur, sur le registre « In magnis fratrum » et trois jours après, 150 livres (15).
14 - Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle, page 200. (Fragment du journal du trésor du Temple).

15 février 1296 - Dies jovis. - Frater Johannes.
De Hugone Candelarion, 154 livres, super preceptorem de Fontanis, in parvis fratrum.
15 - Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle page 208.

1er juillet 1296. - Dominica in octabis beati Johannis. - Bertaudus.
De preceptor Fontanarum, 312 livres, in magnis fratrum.
15 - Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle page 210.

4 juillet 1296 - Dies mercurii. - Balddoinus.
De Hugone Candelario, 150 livres, super preceptorem Fontanarum, in magnis fratrum; et 84 livres, in magnis fratrum, super se.

Fontaine-sous-Mondidier sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Après la chute des Templiers, la maison de Fontaine devint une commanderie de l'Hôpital
Cette maison à la fin du XIVe siècle comprenait les maisons de Rocquencourt et de Belle-Assise. On sait que la maison de Rocquencourt (16) avait une chapelle, car un bail conclu en 1397 fait mention de cette chapelle.
16 - Archives Nationales Manuscrit 31, folio 236. - Quant à Belle-Assise c'était plutôt une ferme « ung cense nommé Belle-Assise, out a maison pour le fermier et granges. » (registre de l'an 1495).

D'après le Livre vert (17), les terres de la maison de Fontaine rapportaient 45 muids de grain, soit 45 livres; les cens, rentes, menues dîmes montaient, à 65 livres. Il y avait en outre 20 journaux de prés rapportant 12 livres, 15 journaux de vignes, les dîmes du village etc. La maison de Rocquencourt rapportait autant que celle de Fontaine, 4.5 muids; la cense de Belle-Assise n'en rapportait que 24; chacune de ces maisons avait un bois.
17 - Livre vert (1373) aux folio 13, vº et 14.

Mais la maison de Fontaine n'avait pas seulement des revenus, elle était grevée de certaines charges; elle devait de menues rentes au seigneur de Courtemanche, au curé de. Fontaine, au maître de l'Hôtel-Dieu de Montdidier, au prieur de Montdidier, etc. Sans doute cette commanderie avait-elle une maison à Montdidier et des terrains, dépendant soit de l'Hôtel-Dieu, soit du prieur. En effet il y avait encore au dernier siècle, parmi les rues de cette ville, la rue de la Commanderie et une rue du Temple. Le droit de tonlieu que la commanderie avait dans Montdidier aurait été racheté en 1267 moyennant 100 sols parisis. de cens.

A la fin du XVe siècle les bâtiments de la commanderie de Fontaine et la chapelle étaient en ruines, les Anglais et le duc de Bourgogne, plus tard, ayant ravagé à diverses reprises la Picardie (20)
20 - D'après la visiter prieurale de 1495, Fontaine était encore habité par les Hospitaliers. Le commandeur avait du réparer la chapelle, la recouvrir « adouber les verrines et réparer les murailles. »

Ajoutons qu'il y avait une maladrerie, à Fontaine, tout contre les terres du Temple (21).
21 - A. Fragment d'une feuille arrachée d'un registre de l'an 1330 environ.

Précepteur de Fontaine-sous-Montdidier
Vers 1297 - Jean de Tour.
Précepteur en second
Vers 1299. - Gérard de Songeons.
Chapelains
Vers 1285. - Simon.
Vers 1299. - Gui de Ferrière.
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893


Procès des Templiers, Tome II, page 325
Item frater Arnulphus de Fontanis subtus Montem Desiderii, etatis sexaginta annorum vel circa, juratus eodem modo et requisitus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus apud Soissiacum, circa instans festum Crucis celebrate erunt quindecim anni, per fratrem Johannem de Turno thesaurarium Parisiensem.

Procès des Templiers, Tome II, page 381
Item frater Matheus de Tabula custos domus de Druelles Ambianensis diocesis, etatis quinquaginta annorum vel circa, juratus eodem modo de se et aliis in causa fidei dicere veritatem, et interrogatus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus in domo de Fontanis, per visitatorem Francie tunc, decem anni erunt post instans festum Nativitatis Domini vel circa, presentibus fratre Garnero de Compendio et fratre Johanne thesaurario, preceptore dicte domus.
Dixit eciam per juramentum suum quod injunctum fuit sibi quod omnino abstineret a mulieribus; et si caro urgeret eum, quod commisceret se carnaliter cum aliis fratribus dicti ordinis, et alios fratres admitteret ad idem, si esset requisitus. Interrogatus si aliquos vidit recipi, dixit quod sic duos: quemdam vidit vocatum fratrem Thomam de Roquencourt per fratrem Gerardum de Sauchons custodem domus de Fontanis; et quemdam alium vocatum Petrum de Fontanis per dictum fratrem Johannem de Turno elemosinarium.

Procès des Templiers, Tome II, page 391
Item frater Johannes de Mortuis Fontanis presbyter dicti ordinis, etatis XXXVI annorum vel circa, eodem modo constitutus, juratus et interrogatus, dixit per juramentum suum quod receptus fuit apud Puisieus per fratrem Hugonem de Paraudo, circa festum beati Martini hyemensis nuper preteritum fuerunt septem anni, presentibus fratre Thierrico de Lannoy et quibusdam aliis fratribus de quorum nominibus non recolit.

Procès des Templiers, Tome II, page 413
Dixit tamen per juramentum suum quod nunquam fecit, nec fuit requisitus. Interrogatus utrum viderit aliquos fratres recipi, dixit per juramentum suum quod sic fratrem Thomam de Rochancourt, per fratrem Gerardum vicarium preceptoris domus de Fontanis, in dicta domo, et fratrem Johannem Dorviller, per eundem, ut credit, et in eadem domo, et fratrem Petrum de Fontanis, per fratrem Johannem de Turno; et dixit quod recipientes duxerunt ipsos receptos ad partem, et credit quod fuerunt eodem modo recepti.

Procès des Templiers, Tome II, page 417
Item frater Thomas de Roquencourt, etatis quinquaginta annorum vel circa, juratus eodem modo de se et de aliis in causa fidei dicere veritatem, et interrogatus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod receptus fuit in domo de Fontanis, octo anni sunt elapsi, per fratrem Gerardum de Sonions, locum tenentem preceptoris dicte domus, presentibus fratre Guidone de Ferreriis et fratre Michaele de Fles, et quibusdam aliis de quorum nominibus non recolit.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Fontenay-en-Parisis   (95)
Ferme de Temple de Fontenay-en-Parisis
Département: Val-d'Oise, Arrondissement: Sarcelles, Canton: Luzarches, Commune: Fontenay-en-Parisis - 95


Ferme de Temple de Fontenay-en-Parisis
Localisation: Ferme de Temple de Fontenay-en-Parisis


Il y avait à Fontenay-les-Louvres une maison qui dépendait de la commanderie de Puisieux-en-FranceBien du Temple à Puisieux-en-France
Domaine du Temple à Puisieux-en-France
. C'était une ferme qui avec des terres, des droits de cens et de dîme, était affermée, en 1389, trente-deux livres parisis par an.

Mais la maison fut détruite pendant les guerres du XVe siècle, comme nous l'apprend le procès-verbal de la visite prieuralede 1456. « En ung villaige appelle Fontenay, proche de Puisieux, souloit avoir une maison, granche et eslables lesquelles sont du temps des guerres démolies et n'y a rien que menues parties des masures et y a qui appartient audit hostel environ XXXII arpens de terre et aucunes parties de menues censives qui souloient valoir six livres ou environ et à présent tout est baillié a ferme pour troys muys et deux septiers de grain (XVIII de froment et vin d'avoine). »

Sous les Hospitaliers
Les terres et censives de Fontenay furent ensuite réunies à la maison de Puiseux-en-France.

Le commandeur avait la haute, moyenne et basse justice, dans sa terre de Puiseux, dont relevait un fief à Bellefontaine, appelé le fief de Boissonnet. Ce fief appartenait en 1735 à M. André de Pommereu, chevalier, conseiller du Roi en son Parlement de Paris, à cause de la dame de Gourgue, sa femme. Il consistait en une vingtaine d'arpents de terre.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Au XVIIIe siècle, Fontenay-les-Louvres, de nos jours Fontenay-en-Parisis.
Au XVIIIe siècle, Puisieux de nos jours Puisieux-en-France.
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Fontenay-pres-Chablis   (89)
Maison du de Fontenay-près-Chablis
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Chablis, Commune Chablis - 89


Maison du de Fontenay-près-Chablis
Localisation: Maison du de Fontenay-près-Chablis


Il y avait une maison du Temple sur ce point en 1214; elle est mentionnée à diverses reprises dans les interrogatoires du fameux procès à la date de 1310.

D'abord, on voit le frère Barthélémy, de Voulaine, qui déclare avoir été reçu dans la chapelle de la maison du Temple de Fontenay, au diocèse de Langres, par frère Etienne Legri, prêtre, en présence des frères Pierre, de Chablis et du berger de cette maison.

Ensuite frère Jean, de Lavêvre, aussi du diocèse de Langres, rendant compte de sa réception dans la chapelle de la maison de Fontenay, en présence de Jean, de Dijon, et d'Etienne, de Chablis, et demandant à genoux le pain et l'eau, il lui fut représenté par le frère Ananiel, de Beaune, précepteur de cette maison chargé de le recevoir, que ce qu'il demandait était une très-grande chose, parce qu'il lui fallait renoncer à sa propre volonté, c'est-à-dire, veiller quand il voudrait dormir, ou dormir au lieu de veiller, ce que ayant promis, ce précepteur lui posa le manteau sur les épaules et le baisa sur la bouche etc.

Le commandeur de Saint-Marc avait sa résidence au château de Fontenay, dont dépendait une belle ferme et une chapelle servant d'église paroissiale aux habitants.

C'est à Fontenay que fut reçu, par le précepteur de la maison de Marchesoif « de Marcaçay », toutes deux du diocèse de Langres, celui qui devait être le dernier précepteur de la maison du Temple de Brindisi, en Italie.

Fontenay-près-Chablis
Le Dictionnaire topographique du département de l'Yonne désigne Fontenay comme une ancienne possession des Hospitaliers, et Marchesoif comme une ancienne maison du Temple. A la vérité, toutes deux furent d'abord aux Templiers.

Au temps où le futur précepteur de Brindisi avait été reçu à Fontenay, le précepteur des deux maisons du Temple ou mieux de la baillie supposée de Fontenay, aurait été frère Jean Morel de Beaune « Johannes de Belna, preceptor de Fontanetis », Car il paraît bien que la maison eut à la même époque, un autre précepteur, frère Etienne « de Gri », prêtre. Il est parlé, en effet, dans le Procès, d'un certain Barthélemi de Voulaines, frère servant charretier, reçu « in capella domus Templi de Fontanoys, Lingonensis (Langres, Haute-Marne) diocesis, per fratrem Stephanum de Gri, presbyterum, tunc preceptorem dicte domus », en présence de deux modestes frères de la maison (mars 1307); or, à la même époque ou environ, une réception était faite également à Fontenay, mais par Jean Morel, « preceptore tunc domus Templi de Fontenayo. »

Belna (Frère Johannes de), Procès tome I, page 338
In cujus quidem recepcione, facta per fratrem Johannem de Ingecuria, preceptorem tunc domus Templi de Salice (Saulce-sur-Yonne) super Yonem, in capella dicte domus, presentibus fratribus Nicolao, cujus cognomen ignorat, presbitero, Johanne Pascon et Johanne de Belna et Johanne de Monestal, Johanne de Sellin et Guillelmo Lenffant servientibus, de quorum vita vel morte non habet certitudinem, fuit servatus hic modus.

Fontanoys (domus Templi de), procès, tome I, page 636
Alia illicita non intervenerunt in recepcionibus predictis nec post, nec credit quod intervenirent alia illicita, sed predicta duntaxat in recepcionibus aliorum, quia vidit secundum modum eundem recipi fratrem Bartholomeum de Volenis Lingonensis diocesis, quadrigarium, de cujus vita vel morte non habet certitudinem, in capella domus Templi de Fontanoys dicte Lingonensis diocesis, per fratrem Stephanum de Gri presbiterum, de cujus vita vel morte non habet certitudinem, tunc preceptorem dicte domus, modo sunt quatuor anni vel circa, presentibus fratribus Petro de Chableiis et quodam bergerio dicte domus, cujus nomen et cognomen ignorat.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Le prédécesseur d'Etienne, à la maison, non à la baillie de Fontenay, fut peut-être un sergent nommé Pierre de Bure, d'après un templier reçu à Fontenay, environ trois ans avant la chute du Temple; mais il se pourrait que ce Pierre de Bure fût le même que le précepteur du Temple de Bure, Pierre de Sevrey, qui, dans ce cas, n'aurait été que l'hôte de la maison.

Il y eut bien d'autres réceptions faites à Fontenay, dont une vers 1304, par le précepteur de Bure, frère Pierre de Sevrey ou de Venizy, déjà cité, en présence de frère Guillaume de Bure, prêtre; le Temple de Bure n'était, en effet, pas très éloigné de Fontenay, et ces deux commanderies étaient de plus situées dans le même diocèse, à la vérité très étendu alors.

Enfin, un Templier, qui avait séjourné dans les deux maisons de Bure et de Fontenay, prétend dans son interrogatoire que dans ces maisons on n'aurait fait qu'imparfaitement l'aumône aux pauvres.

Precepteurs de Fontenay
Précepteur de la baillie de Fontenay: 1307, frère Jean Morel, de Beaune.
Précepteur de la maison de Fontenay: 1307, frère Etienne « de Gri », prêtre.
Voir pour les maisons du Temple bourguignonnes, aujourd'hui dans l'Yonne, l'introduction du tome IV de l'Inventaire sommaire des archives départementales de l'Yonne
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Fontenay, près Chablis
Fontenetum est fondée vers 1191, avec le village et la haute justice. On la dit membre de Saint-Marc.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

Olime 298
Arrêt pour le Roi contre les Templiers de Frontenay (de Frontaio) au sujet de la haute justice dudit lieu; sis dans le bailliage de Tours.
Olim tome I folio 10 rº
L'an 1258. Saint-Louis.

Cum contencio verteretur inter magistrum et fratres domus milicie Templi, ex una parte etballivum Turonensem pro domino Rege, ex altera super justicia quam preceptor domus de Frontaio, racione et nomine dicte domus de Frontaio, dicit se habere in terra de Frontaio, ubi furcas de novo erexerat, et ibi quemdam suspenderat, que quidem furche de mandato curie de ipso loco, amote fuerunt, et loco illius qui in illis suspensus fuerat, amotus fuit similiter quidam Sacus, predicto ballivo e contra dicente quod dominus Rex erat in saisina justicie supradicte per inquestam inde factam melius probatum est pro Rege quam pro Tempi ariis qui petebant habere omnimodam justiciam apud Frontaium: Habeat dominus Rex ibidem saisinam justicie.
Sources: Les Olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi sous les règnes de Saint-Louis, Philippe le Hardi, Philippe Le Bel, Louis le Hutin, et Philippe le Long, Volume 1, années 1254 à 1273. Par Arthur Auguste Beugnot. Paris Imprimerie Royale M. DCCC. XXXIX

Fontenay-près-Chablis, canton de Chablis.
— Fontanœ in pago Tornodorensi, 711 (cartulaire général de l'Yonne, I, 22).
— Fontanetum, VIIIe siècle (Gesta pontif. Autiss. Bibliothèque historique de l'Yonne).
— Fontenoy, 1339 (commrie de Fontenay).
— Autrefois commanderie dépendant de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (archives de la commanderie).
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Yonne, rédigé par M. Max. Quantin. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII.
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Fontenois-la-Ville   (70)
Domaine du Temple de Fontenois-la-Ville
Département: Haute-Saône, Arrondissement: Lure, Canton: Vauvillers - 70


Fontenois-la-Ville
Localisation: Domaine du Temple de Fontenois-la-Ville


— D'après Claude Mansuet Jeune, les Templiers avaient des biens dans cette ville, probablement une Maison, puisque le commandeur présentait à la cure.
— En Franche-Comté, l'Ordre avait aussi des établissements.
— 1º. A Besançon une Commanderie, dont le Commandeur nomme à la Cure d'Avane, à celle de Dammarie et à celle de Dammartin-le-Templier.
— 2º. A Dole; près de cette ville est une église où il y a deux chapelles, l'une du titre de Saint-Denis, qui est du patronage du Commandeur de Dole, l'autre du patronage laïc; ce Commandeur nomme à la Cure d'Esclangeot.
— 3º. A Salins, dont le Commandeur nomme à la Cure de Pasquier.
— 4º. A la Romagne, dont le Commandeur est Patron de l'Eglise Paroissiale de Bart, de celle de Barges et de celle de Janrupt.
— 5º. A la Villedieu, dont le Commandeur nomme à l'Eglise Paroissiale de Preste, à celle de Meurcour, à celle de Dampierre-lès-Montbazon, à celle de Fontenois-la-ville, à celle de Lavigney; de même qu'à l'Eglise Paroissiale de Villedieu.
— 6º. Arbois avait aussi un Temple, dont le Commandeur a une chapelle dans l'église de Chaisot, et nomme à l'Eglise de Villedieu proche Versel, conjointement avec celui de Besançon. Les terres de Montagna et de Villers-le-Templier appartenaient aussi à l'Ordre.
Sources: Claude Mansuet Jeune, R.P.M.J. Page 112. - Histoire critique et apologétique de l'ordre des chevaliers du temple de Jérusalem dits Templiers, Volume 2 (Livre numérique Google)

Domaine du Temple de Fontenois-la-Ville
Jean-Luc Aubardier dans son ouvrage « Les Sites Templiers de France », dit qu'il y avait une Maison de Templiers.
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Fontenotte   (21)
Maison du Temple de Fontenotte
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Is-sur-Tille, Commune: Til-Châtel - 21


Maison du Temple de Fontenotte
Localisation: Maison du Temple de Fontenotte


C'était la plus mal partagé de toutes celles de la Bourgogne, parce que, sauf quelques terres éparses et des rentes sur Is-sur-Tille et sur Lux, sa principale propriété consistait dans l'ancienne maison du Temple avec une métairie qui se nomme Fontenotte, laquelle est isolément placée à deux kilomètres du bourg de Til-Châtel, sur l'ancienne voie romaine de Langres à Chalon-sur-Saône.

Dès les XIIe ou XIIIe siècles, il y avait eu sur ce point une chapelle vouée à sainte Pétronille, avec un lieu d'asile pour les pèlerins, et ce qui le prouve, c'est que nous trouvons la mention de l'existence d'une maison du Temple à Fontenotte, dans les pièces du procès que nous citerons encore souvent comme autorité.

D'abord on y voit comparaître Jean, de Beaune, précepteur de la maison de Fontenotte « de Fontanetos Lingonensis (Langres, Haute-Marne) diocesis », puis un autre témoin, frère Gauthier, de Bure, qui, interrogé sur le fait des aumônes et de l'hospitalité, répondit « Ellemosine non fiebuni in domibus de Buris et de Fontanetis Lingonensis (Langres) diocesis in quibus fuit moratus non sufficienter, advenientes tamen bene accipiebantur ibidem secundum quod ministrabatur eis subtrahebatur fratribus in locis commorantibus memoratis.

Item, eadem die Jovis accessimus ad domum abbatis de Prulhaco in vico de la Montelarie Parisius, ubi detinebantur XXVII Templarii ex hiis qui interfuerant in viridario predicto, videlicet fratres Ancherius de Sivre miles, P. de Cormelliis preceptor domus de Santillihaco, Henricus de Anisiaco miles, Johannes de Belno preceptor de Fontanetos, Radulphus de Bandeyo, Johannes de Cormelliis, Parisius de Vollanis, Andreas de Buris, Johannes de Chochiaco, Stephanus de Castellione, P. de Lamina, Martinus de Monte Moreti, Guido de Niciaco, Johannes Pacat, Stephanus de Buris, P. de Bellencort, Galterus de Capella, P. de Dicto Bono, Stephanus de Vollanis, Johannes la Percha, Jacobus de la Viria, Johannes de Enonia, Johannes de Terra Cumfondrea, Gerardus de Belna, Odo de Anona, et Bartholomeus de Trecis.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Post hec, die Veneris sequenti, que fuit XXIV dies mensis Aprilis, convenerunt in dicta capella dicti domini commissarii, excepto domino Bajocensi, ut supradictum est, excusato, et venit ibidem coram eis, ut deponeret dictum suum, Huguetus de Buris, Lingonensis diocesis, testis supra juratus, et non deferebat habitum ordinis Templi, sed deferebat super tunicale de burello grisso et tunicam de panno livido, habens barbam rasam, mantellum autem nuper abjecerat coram predictis dominis commissariis una cum duobus testibus supra examinatis, et Guaufredus de Tentan ? qui omnes quatuor morabantur in uno loco capti, requisitus quanto tempore fuerat in dicto ordine Templi, et ubi, a quo et qualiter receptus, respondit quod ante capcionem eorum fuerat per trienium, et fuerat receptus in domo ordinis vocata Fontanetos, Lingonensis diocesis, a fratre P. de Buris, fratre serviente preceptore dicte domus, quem dixit nunc vita finitum esse, adiciens dictum fratrem P., qui recepit eum in quadam capella dicte domus, cum idem testis exuisset sibi omnes vestes quas deferebat, exceptis camisia et bracis, tradidisse sibi vestes ordinis et mantellum; et quod inmediate fuit osculatus eundem testem, primo in ore, secundo in umbilico, tertio in spina dorsi, supra locum quo defertur bracale, dicens quod idem frater P. levavit vestes ipsi testi ante et retro, quando fuit eum osculatus in umbilico et in spina dorsi predictis.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Procès des Templiers, tome 2, Buris (Frère Galterus de), presbyter, pages 61, 103, 287, 344; son interrogatoire, pages 296, 303.
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Maison du Temple de Fontenotte
Fontenotte est une maison du Temple attestée dès 1178. Elle ne serait qu'une simple maison du Temple à en juger le peu d'actes la concernant (une douzaine), l'absence de dépendance et sa proximité de Bure.

Cependant, dans un acte de 1178, il est mentionné un maître de la maison de Fontenotte, « Guidone existente magistro domus de Fontanis », or on retrouve ce Gui Bordel à plusieurs reprises comme maître de Bure.
Une erreur du copiste peut expliquer cette seule mention de maître en ce lieu et confirmer l'hypothèse que Fontenotte n'est pas une commanderie mais une maison du Temple sous autorité de la commanderie de Bure.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

Par la grâce d'Aimon IV, seigneur de Til-Châtel.
A deux pas de Til-Châtel, sur la route de Dijon à Langres, s'élève encore une ancienne ferme templière dite « de Fontenotte »

Avant de partir en croisade en Terre Sainte, où il accompagne le duc Hugues III, Aimon IV, seigneur de Til-Châtel, fait don de la ferme de Fontenotte aux chevaliers du Temple « pour le repos de son âme. » Les Templiers reçoivent ainsi vers 1170 la jouissance d'un vaste domaine, « l'usage sur toute sa terre tant en bois qu'en eau et en pâturage » qu'ils affilient à la commanderie de Bure.

Les moines soldats obtiennent aussi des droits de pâturages à Pichanges et Spoy d'un certain Etienne, seigneur de Pichanges, cinquième fils de Gui II et de Guillemette de Coublant. Prêtre templier, il est, à sa mort en 1271, inhumé dans la chapelle de Fontenotte.

Trois ans plus tard, Jean, son frère aîné, confirme quelques donations qu'il fait à l'établissement templier et plus particulièrement à Henri de Dole, commandeur: des bois près de la commanderie, et encore des droits de pâturages sur tout le finage de Spoy. On l'aura compris, les Templiers accumulent à Fontenotte un important domaine agricole et forestier dont ils tirent les bénéfices et les diverses dîmes réparties sur Til-Châtel, Spoy et Pichanges, bien sûr, mais aussi Lux, Gemeaux, et Saint-Julien, jusqu'aux portes de la capitale ducale.

Après la disparition de l'ordre du Temple, la chapelle aurait été secondée par une autre bâtisse dédiée à sainte Marie-Madeleine et édifiée par l'ordre de Malte.
Le lundi de Pâques, cette chapelle aurait été le but d'un important pèlerinage.
Sources: Article du Bien Public Par Julien FRIZOT.

Chapelle de Fontenotte


La propriété n'est pas ouverte à la visite
Chapelle de Fontenotte
Chapelle de Fontenotte - Sources de l'image: Wikipedia


Située sur la voie Agrippa à 2 km environ en direction de Dijon, ce domaine, ancienne villa romaine comportait plusieurs sources dont l'une était reliée au site d'Ogne par une canalisation dont les vestiges ont été retrouvés au cours des fouilles effectuées sur ce site.

En 1170, Aimon IV ou Amé, seigneur de Til-Châtel, portant pour la croisade donnna aux Templiers Fontenotte et tout son territoire afin d'assurer le repos de son âme.

Une commanderie templière, dépendant de celle de Bure fut alors édifiée.

Elle fut édifiée autour d'une cour centrale comportant différents bâtiments d'habitation, hangar, grange, écuries bâtiment en équerre, tour, une chapelle dédiée à Sainte Pétronille et un mur de clôture.
Elle bénéficia au cours des siècles de nombreuses donations et lors de la suppression de l'ordre du Temple en 1311 fut attribuée à l'ordre de Malte. Dès lors, le domaine de Fontenotte fut admnistré par des fermiers jusqu'à la Révolution.
Devenu exploitation agricole, il fut admnistré par ses propriétaires, soit directement, soit en fermage, jusque en 1971. A cette date, il fut vendu, les bâtiments et les terres étant cédés séparément.

Au cours des années 1960, la chapelle avait été démontée par les soins de l'abbé Henri Latour, alors curé de Saint-Pierre de Dijon, fils de la propriétaire et remontée dans l'enceinte du domaine de la Bergerie à Corcelles les Monts.

Un moulage de la dalle funéraire d'Etienne de Til-Châtel a été effectué, il est visible dans l'église Saint-Florent.
Jean-Marie Buquet, ses différentes études sur le village et Fontenotte dans le Lien magazine municipal 29/03/01/04

Fontenotte, hameau sur la commune de Til-Châtel
— Villa que Fontanas dicitur, proxima Tilecastro, vers 1060 (Chron. de Bèze, folio 105 fº)
— Domus de Fontanis, 1178 (Fonds de la Maison du Temple de Bure, H 1160)
— Temple de Fontenotes, près de Trichasteaul, 1274 (Ibidem)
— Domus militie Templi de Fontanetis, 1301 (Ibidem)
— Domus de Fontenotte, XIVe-XVe siècle (Lognon, Pouillé, I, 170)
— Fontenotte, 1690 (Archives de la Haute-Marne, G 102)
— Ancienne Maison du Temple, puis de Saint-Jean de Jérusalem, avec chapelle Sainte-Pétronille.
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
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Fontette   (10)
Maitérie du Temple de Beauvoir
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Essoyes, Commune: Fontette - 10


Maitérie du Temple de Beauvoir
Localisation: Maitérie du Temple de Beauvoir


— Fontette, fontestae, caput fontium, est situé au milieu de vastes terres labourables et fertiles.
— Aube, canton d'Essoyes;
— Ce village est ancien, mais on ne peut rien indiquer sur son origine.
— Il faisait autrefois partie du diocèse de Langres et du doyenné de Bar-sur-Seine, était du ressort du Parlement de Paris,
— Baillage et maîtrise de Troyes;
— Généralité de Chalons, élection et subdélégation de Bar-sur-Aube;
— Décimateur, le grand prieur de Champagne.

— Ce pays possède une ancienne chapelle de Saint-Gengon ou Gengoul qu'on croit avoir été fondée par le cardinal de Givry, évéque de Langres; mais il nous parait plus probable qu'il en fut seulement un des bienfaiteurs. Cette chapelle était jadis un ermitage; on y disait trois fois la messe par an: quelques journaux de terre et une vigne étaient employés à son entretien et à sa décoration.

— L'on voit sur le finage les ruines de l'ancienne métairie de Beauvoir, qui dépendait de la commanderie d'Epailly; une justice haute, moyenne et basse y était établie.

— L'église paroissiale, que rien ne recommande à l'attention du voyageur, a été reconstruite en ces derniers temps sur l'emplacement de l'ancienne qui menaçait ruine. Elle est sous le vocable des saints Cyprien et Corneille, et placée au milieu du cimetière, qui rappelle si puissamment le néant de la vie, l'espoir d'un avenir plus heureux et le souvenir de ceux qui nous étaient chers et qui maintenant ne sont plus. Dans une charte de 936, il est fait mention d'un seigneur de Fontette, qui fit quelques donations à une abbaye du diocèse de Langres, appelée Sainte-Marie de Coconville. Le village possède un ancien château, à épaisses murailles, qui a été vendu nationalement en 1790. Le dernier seigneur auquel il appartenait, a été messire Orseau, baron, intendant de la généralité de Caen. Le grand chemin des Romains, venant de Bar-sur-Seine et gagnant la cité des Lingons, passe à quelques pas de Fontette.
Sources: Notice historique sur le bourg de Cunfin. Par l'Abbé Maurice Tynturié, curé de Chazeil (Côte-d'Or). Langres 1855

1196. Avril
Blanche comtesse de Champagne, constate une transaction entre Pierre, Hugues, Robert et Gui de Fontette, frères d'une part, et Guillaume Putemonoye, commandeur du Temple, d'autre part.
H, Cartulaire de la commanderie du Temple de Troyes, folio 85 vº - 86 rº.
Sources: Henri d'Arbois de Jubainville. Histoire des Ducs et des Comtes de Champagne. Tome 6, page 140. Date d'édition 1866


Maitérie du Temple de Beauvoir
Localisation: Maitérie du Temple de Beauvoir


Fontette, conton d'Essoyes.
— Fontectum, XIIe siècle (Cartulaire de l'abbaye de Clairvaux)
— Fontetes, 1121 (Ibidem)
— Fonteit, 1146-1169 (Cartulaire de l'abbaye de la Rivour)
— Fonteta, 1159 (Gallia Christiana, tome IV, page 177)
— Fontetum, 1162 (Cartulaire de l'abbaye de Clairvaux)
— Fontoite, 1173 (Charte de l'abbaye de Boulencourt)
— Fontettum, 1179 (Charte de l'abbaye de Clairvaux)
— Funtete, 1180 (Cartulaire de l'abbaye de Clairvaux)
— Fontoites, 1274 (Charte de l'abbaye de Saint-Loup)
— Fontette, 1379 (Dén., gén., des fiefs, reg., 10, 396, coll., Delamare, Bibiothèque Nationale, tome III, manuscrits Vignier)
— Fonteittes, Fonteitte, 1581 (Charte et titres de l'abbaye de Clairvaux)
— Fontete, 1665 (Chron., Ling., page 73)
— Fontestae, caput Fontium, XIXe siècle (Tynturié, Notice sur Cunfin)
— Diocèse ancien de Langres; coutumes et baillage de Troyes; châtellenie comprenant le Charmoy et Fontette; gouvernement général de Champagne: élection de Bar-sur-Aube.
— Château fort, détruit en grande partie; il ne reste plus que les communs.
— La seigneurie dépendait du domaine royal avant 1789, époque à laquelle elle fut rendue à la famille de Valois de Saint-Remy, son ancien propriétaire.
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Aube, par MM. Théophile Boutiot et Emile Sogard. Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXIV.

Derniers vestiges de la maitérie
J'ai personnellement reconnu l'enplacement de la dite metairie de Beauvoir, qui a ete rasée autour de 1975. Lors de la destruction, une cave ou une citerne s'est effondrée sous le poid de l'engin. Certain murs s'elevaient encore d'un metre sous les eboulis.
Recherches aimablement fournie par: Francis Jurvilliers.
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Forêt (La)   (21)
Domaine du Temple à La Forêt
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton:e Recey-sur-Ource, Commune: Terrefondrée — 21


Domaine du  Temple à La Forêt
Localisation: Domaine du Temple à La Forêt


En 1660, le moulin est en ruine et il faut tout refaire, sauf le corps de logis, les meules et le « mouillage » (1).

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (1768), le moulin est en bon état et possède 79 perches de chènevière, un jardin, 1 arpent et demi de terre et 14 arpents de prés.

Louis Senet construit en 1720 la chapelle de La Forêt, agrandie un siècle plus tard par l'architecte Tridon (2).
1. A.D.C.O., 111 H 1157-1, « Procès-verbal de l'état où s'est trouvée la commanderie de Bure lorsque M. le grand prieur de Valençay en a pris possession. »
2. M. Petot et M. Malnoury, Les églises du canton de Recey-sur-Ource [...], pages 17 et 20.

Sources: Michel Miguet Templiers et Hospitaliers de Bure

Domaine du Temple à La Forêt
Forêt (La), hameau de la commune de Terrefondrée.
— La Forest, 1295 (Fonds de la Maison du Temple de Bure, H 1156)
— Foresta, 1301 (B 10489)
— La Fourest, 1376 (B 1159, folio 3 rº)
— La Foiret, 1391 (B 10538)
— La Forest, 1423 (B 11569)
— Lafforest, 1646 (Garnier, Ch. de com., III, page 294)
— La Forêt, 1783 (Nouvel état général, folio 308 vº)
— La Forêt était une ancienne possession des Templiers de Bure, où il y avait une chapelle sous le vocable de Saint-Louis (Coutépée, IV, 255)
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.

La Forêt
la Forêt, dans la Bourgogne, Diocèse de Langres, Parlement et Intendance de Dijon, Bailliage et Election de Châtillon, Grenier à sel de Saux-le-Duc, a 168 habitans. Ce lieu qui est situé sur le penchant d'une montagne, est de la Paroisse de Terrefrondée; il passe à un quart de lieue une petite Rivière qui ne peut être navigable.
Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne, et de la nouvelle France, tome I, Paris M. DCC. XXVI.
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Forest-L'Abbaye   (80)
Maison du Temple de Forest-l'Abbaye
Département: Somme, Arrondissement: Abbeville, Canton: Nouvion - 80


Maison du Temple de Forest-l'Abbaye
Localisation: Maison du Temple de Forest-l'Abbaye


Cette maison du Temple remonte au XIIe siècle; son nom dans les actes est Forest.

L'origine de la maison de Forest est due sans doute aux libéralités des seigneurs de Nouvion. Il est certain qu'elle existait dès le commencement du XIIIe siècle. En effet, à la suite d'un différend survenu entre les Templiers et Eustache de Nouvion, au sujet d'une terre que les religieux du Temple tenaient à muison de ce même Eustache et de son père, ce seigneur consentit en 1209, à ne prélever dorénavant que le tiers de la récolte.

En outre, et à titre de donation pieuse, il fit don au Temple de Forest de 20 arpents de bois dont 10 contigus à son bois et les dix autres contre le bois de Forest qui n'était autre qu'une partie de la forêt de Crécy.

De 1209 à 1249 nous n'avons aucun renseignement sur cette maison. Cependant dans le cartulaire du Ponthieu, nous trouvons, sous le nº 278, une mention qui pourrait s'y rapporter. C'est un acte émané de l'abbé de Balances, à propos d'un legs fait par le comte de Ponthieu en faveur des lépreux de Saint-Riquier, (février 1222-1223); il y est dit, entre autres: « il est assavoir que chil du Temple n'ont en leur bos, ne pumier, ne mellier (néflier); ne warde, ne seignerie. » Or cette clause se trouvant entre deux mentions, l'une concernant Crécy et l'autre Nouvion, il se peut qu'il soit question de la maison de Forest.

Les Templiers, tenant la plus grande partie de leurs biens de la charité de donateurs généreux, ne pouvaient manquer d'être exposés à bien des contestations.

Ainsi, au mois d'octobre 1240, Raoul de Nouvion reconnaissait avoir souvent molesté ces religieux, au sujet de droits de terrage sur les terres de la maison de Forest, malgré l'abandon qu'en avait fait son père Landry.

Approuvant enfin cette donation, il fit en outre don au Temple de 4 arpents de terre, « jouxte le bois Rogon », à la condition que la maison de Forest n'en jouirait qu'après sa mort, et qu'il aurait part aux bénéfices des prières du Temple et à la confraternité. Les Templiers s'empressèrent d'accéder à ce désir.

La maison de Forest devant 6 deniers de cens et un fromage, pour une terre qu'elle tenait de Bernard dit Le Grand, ce dernier renonça en 1254 à tous ses droits sur la terre, moyennant 60 sous. D'autres maintenaient leurs droits; c'est ainsi que Guillaume dit Bel Vis (beau visage) afferma les siens (droits de terrage, de donation, de past) au précepteur pour 8 setiers, moitié seigle et moitié avoine, livrables à Guillaume et à ses hoirs, en la grange de la commanderie (avril) 1257).

D'après une simple analyse, un certain A. de Fontaines aurait donné, à cette maison, le champ de la Ferrière, de la contenance de 4 journaux et demi, sur le chemin de Forest à Abbeville (1258).

Quelque neuf ans après, en mai 1267, Nicolas du Tiltre (Le Titre), vassal d'Henri de Nouvion, vendait le droit de terrage qu'il avait sur les terres du Temple, pour cent sous de parisis.

La maison de Forest, comme toutes les maisons du Temple avait une chapelle ; c'est ce que nous apprenons par la déposition de Jean de Saint-Just, frère sergent, qui comparut devant la commission d'enquête, le vendredi 29 janvier 1311, portant encore la barbe et le manteau de l'Ordre, bien qu'il fut détenu depuis plus de trois ans, et qui déposa avoir été reçu au mois de septembre 1306, par Baudouin de Saint-Just, son oncle, précepteur du Ponthieu, dans la chapelle de la maison de Forest, et en présence de Michel de Villeroy, prêtre du Temple.

C'est là tout ce que nous savons de la maison du Temple de Forest, au temps des Templiers. Cette commanderie étant devenue la propriété de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, le Livre vert nous apprend qu'en 1373, la maison avait 788 journaux de terre et 100 journaux de bois. Elle était affermée pour un peu plus de 23 livres. Il y avait en outre des dîmes en nature, de menus cens en argent avec ce qui était dû sur la vicomté d'Abbeville. Bref, le tout réuni pouvait bien lui rapporter 75 livres, mais la maison avait quelques charges.

A la fin du XIVe siècle la chapelle du Temple existait encore.
D'après E. Mannier (page 633) la commanderie aurait été détruite pendant les guerres du XVe siècle ; ce fut là, du reste, le sort de toutes les commanderies picardes.
Le chanoine Hénocque dit que le temps a respecté un reste vénérable de leur oratoire.

Chapelain de Forest
1307. - Michel de Villeroy.
Claviger
Thomas de Janville, prêtre
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893

Procès des Templiers, tome I, page 469
fuerat tamen receptus in quadam die Dominica circa festum Nativitatis beate Marie fuerant IIII anni, vel circa, per fratrem Baudoynum de sancto Justo preceptorem de Pontivo, avunculum suum, in capella domas Templi, vocate Foresta, diocesis Ambianensis, presentibus fratribus Bernardo Gaffel, Andrea Meditario servientibus, et Michaele de Villa Regia presbitero, de quorum vita vel morte non habet certitudinem, in hunc modum:
Procès des Templiers, tome II, page 179
Dixit enim se fuisse receptum in instanti festo Assumptionis beate Marie erunt quinque anni, per fratrem Humbertum de Corbonio militem quondam, in capella domus Templi de Foresta Lemovicensis diocesis, presentibus Hugone de Lata Petra serviente, qui auffugit, Bertrando de Vassinhac milite, qui transfretavit, Vincencio presbitero quondam, cujus cognomen ignorat, et Humbando lo Berroyer serviente, deffuncto, in hunc modum:[...]
Procès des Templiers, tome II, page 302
Dixit per juramentum suum quod fuit receptus in domo de Foresta juxta Agirandam Lemovicensis diocesis, per fratrem Raymundum de Vassignac nunc preceptorem de Belda, sex anni vel circa sunt elapsi, presentibus fratribus Hugone de la Depere et Ymbaudo Berruer dicti ordinis, et quibusdam aliis qui sunt mortui.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Forestière (La)   (51)
Domaine de du Temple de La Forestière
Département: Marne, Arrondissement: Epernay, Canton: Esternay - 51


Domaine de du Temple de La Forestière
Localisation: Domaine de du Temple de La Forestière


Ce domaine, situé à une lieue et demie de Barbonne, fut acquis par les Templiers d'un seigneur, du nom de Jacques du Pont, « de Pontibus », qui leur céda sa terre de la Forestière...
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Foret-du-Temple (La)   (23)
Maison du Temple de La Forêt-Du-Temple
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Bonnat - 23


Maison du Temple de La Forêt-Du-Temple
Localisation: Maison du Temple de La Forêt-Du-Temple


Les Templiers y avaient des possessions, la chapelle dédiée à Saint-Blaise au tout début de la création et à Notre-Dame en 1282.

La préceptorie était composée d'un moulin, d'un corps de domaine appelé de la Ganette, situé au bourg de la Forêt, consistant en une maison, une petite chambre, le tout couvert de tuiles.
A la Forêt-du-Temple, une grange, une métairie, trois étables, une petite étable au pignon de la grange, le tout couvert de tuiles.

Le nom même de cette localité suffit à en indiquer les premiers possesseurs; sur la carte de Cassini, la commanderie est placée au sud de la Forêt-du-Temple, à peu de distance d'Aigurande, dans l'Indre.

C'est en cette maison de la Forêt « in capella domus Templi de Foresta, Lemovicensis diocesis »;
« in domo de Foresta, juxta Agirandam » que Guillaume de Verneiges, chevalier, fut reçu en 1301, par le précepteur de La Baude, frère Raymond de Bassignac « Procès, tom II, page 302 »

Dans un second interrogatoire, Guillaume de Verneiges prétend avoir été admis par Humbert de Conborn et seulement en 1306;
Procès, tome II, page 179.
Sources: Chevaliers de Malte, Grand prieuré de France et Trudon des Ormes; les maisons du Temple en France à travers les interrogatoires du Procès.

Procès des Templiers, tome II, page 179
Lectis autem et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, respondit quod non steterat in ordine nisi per annum vel parum plus, nec viderat recipi nisi ununi alium, unde nesciebat, nec credebat nec audiverat dici de contentis in ipsis articulis nisi quod sequitur: Dixit enim se fuisse receptum in instanti festo Assumptionis beate Marie erunt quinque anni per fratrem Humbertum de Corbonio militem quondam, in capella domus Templi de Foresta Lemovicensis diocesis, presentibus Hugone de Lata Petra serviente, qui auffugit, Bertrando de Vassinhac milite, qui transfretavit, Vincencio presbitero quondam, cujus cognomen ignorat, et Humbando lo Berroyer serviente, deffuntto [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Procès des Templiers, tome II, page 302
....frater Guillermus de Varnage miles, morans in domo de Belda Bituricensis diocesis, etatis viginti duorum vel viginti trium annorum vel circa, personaliter constitutus ut de se et de aliis predicti ordinis milicie Templi eidem inquisitori delatis super dicto crimine diceret veritatem, et [interrogatus ?] de tempore et modo recepcionis sue, dixit per juramentum suum quod fuit receptus in domo de Foresta juxta Agirandam Lemovicensis diocesis, per fratrem Raymundum de Vassignac nunc preceptorem de Belda, sex anni vel circa sunt elapsi, presentibus fratribus Hugone de la Depere et Ymbaudo Berruer dicti ordinis, et quibusdam aliis qui sunt mortui.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Fos-sur-Mer   (13)
Maison du Temple de Fos
Département: Bouches-du-Rhône, Arrondissement: Istres, Canton: Istres-Sud, Commune: Fos-sur-Mer - 13


Maison du Temple de Fos
Localisation: Maison du Temple de Fos


Les archives de Fos font défaut, il ne reste rien des 241 « instrumenta » et privilèges enfermés en 1308 dans un coffre de la chambre du commandeur:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille)

La Maison du Temple de Fos, installée dans cette petite ville, dont le patrimoine paraît avoir été essentiellement limité à la campagne.

Les commanderies plus modestes ont reproduit le même système qu'à Arles, à une échelle réduite, telles celles d'Avignon, de Fos ou d'Orange: Quatre granges existeraient autour de Fos (Berre, Saint-Giniez, Marignane et Gignac), L. Dailliez, Les Templiers en Provence, page 126. Pourtant, l'inventaire de la commanderie du 24 janvier 1308 ne cite que le manse dit de Niolano:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301.
Les connaissances sont plus floues encore autour d'Orange, voyez D. Pradier, « Essai sur les possessions. »

A Fos, l'hôtel templier paraît également situé dans une zone bâtie « in castro »:
In primis hospicium ipsum seu domus templariorum cum juribus et pertinentiis suis, situm in dicto Castro de Fossis, confrontatum cum domo Guillelmi Muratoris et cum hospicio Raimundi Gaufridi et cum carreria publica:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301 (24 janvier 1308)

Cela peut être précisé aussi à Richerenches ou à Montfrin, où la commanderie est intégrée dans les limites supposées du village médiéval.

L'élevage ovin fut sans doute privilégié dès l'origine. Dès les années 1140, la commanderie de Richerenches est en mesure de fournir d'importantes quantités de laine. Mais il faut avouer que les troupeaux eux-mêmes échappent largement à la documentation. Il est ainsi rare de rencontrer des exemples chiffrés comme ces cent-dix ovins cédés par la commanderie de Saint-Gilles pour mettre fin à un litige. D'une manière générale, l'importance des troupeaux possédés par chaque commanderie a pu être de l'ordre de quatre cents têtes. C'est le chiffre avancé par la commune d'Arles réclamant à la maison de Fos les redevances de pascuage:
Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº 487 (26 mars 1273).

Les bovins semblent également présents mais ne se laissent deviner qu'au fil des contre-dons ou autres rétributions dispensés par les frères.

Les Templiers possédaient dans les étangs de Fos et de Caronte nombre de ces bourdigues qui étaient accensées:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301 (24 janvier 1308)
Et sur les bourdigues, voyez L. Stouff, Arles, pages 467-468.

La pêche pouvait enfin être pratiquée également en rivière, notamment dans les conduites et les retenues d'eau chargées d'alimenter les moulins:
Chartrier du Temple de Montfrin et des maisons du Gard rhodanien, nº 054 (septembre 1231) et 138 (août 1292).

L'endettement des laïcs, notamment de la chevalerie, est un phénomène général dès la fin du XIIe siècle, qui s'aggrave au cours du siècle suivant. On soupçonne même que l'accumulation des dettes contractées auprès du Temple a pu amener parfois certains milites à se dessaisir de quelques droits fonciers. Le montant des prêts accordés à quelques uns de ces seigneurs (Baux, Porcelet, Albaron) ou encore à Psalmodi donne une idée des disponibilités en numéraire des commanderies, mais aussi des « intérêts cachés » perçus sur l'usufruit des biens gagés, notamment lorsqu'il s'agit de seigneuries entières. Voici donc un ordre habitué à manier l'argent, ce qu'atteste encore le fait que certains débiteurs le chargent parfois de rembourser directement leurs créanciers. Malgré tout, il ne faut pas se laisser abuser: ces pratiques financières étaient courantes et n'étaient pas l'apanage des Templiers. D'autre part, on trouve parfois ces derniers en position de débiteurs, ce qui prouve que l'argent circule dans les deux sens entre seigneurs monastiques et riches investisseurs laïques:
Chartier du Temple d'Arles, nº 045 (mars 1205): domui milicie de Fos relinquo M. solidos de debito quod debet michi domui milicie Arelatis et totum residuum illius debiti relinquo eidem domui milicie Arelatis.

En 1266, une confirmation pour l'honneur de Ribaires tenu sous le dominium de Psalmodi prévoit encore que les Templiers devront à l'abbaye le huitième des revenus reçus de la location de pâturages, mais qu'ils ne devront rien pour leurs propres bêtes. Quelques années plus tard, un procès avec la communauté d'Arles montre que les frères vendent du fourrage à partir de leur grange de Paulon:
Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº441 (12 mai 1246) et 482 (3 mars 1266); et Chartier du Temple d'Arles, nº 149 (15 janvier 1275).

En 1308, ce même manse abrite 54 animaux et une trentaine de chevaux appartenant à des Artésiens. Et plusieurs citoyens reconnaissent encore auprès des enquêteurs avoir loué à bail un pâturage ou bien avoir tout simplement acheté le droit de pacage. A la même date, l'inventaire de la maison de Fos donne une liste d'habitants de ce castrum et d'Arles devant un cens de 3 ou 4 sous coronats pour l'usage des herbages appartenant au Temple:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301 (24 janvier 1308).

Un abandon progressif de l'élevage, semble-t-il général dans l'économie des ordres militaires à la fin du moyen-âge, paraît donc s'être manifesté, peut-être dès la moitié du XIIIe siècle.

Autre symbole de la vie commune, le cloître est encore une rareté que l'on trouve cependant dans quelques commanderies majeures extérieures à la région. Si un claustrum est parfois mentionné, ainsi à Arles, les archéologues connaissent toute l'ambiguïté d'un terme qu'il faudrait peut-être traduire ici par clôture monastique. Il n'est cependant pas exclu que la façade de certains bâtiments ait été précédée d'une galerie couverte. Un portique est mentionné devant le réfectoire à Avignon et à Arles. Dans cette dernière maison, un portique est également placé devant l'église, tandis qu'un corridor jouxte la chapelle à Fos et à Marseille:
Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº 467-468: in porticu ante ecclesia Beate Marie.

A Fos, le corridor fait office de réfectoire: on y trouve deux tables à manger et quatre bancs:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301.
A Marseille, ce corridor est en bois:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), B 464 (23 janvier 1325)

Même une maison a priori modeste comme celle de Fos apparaît avec un nombre non négligeable de pièces. En 1308 sont inventoriés un réfectoire, la chambre du commandeur, quatre « cellules » équipées chacune d'une literie, une cuisine et un cellier:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301 (24 janvier 1308)

Mais de quelle manière le culte, à l'attention des frères comme des fidèles, était-il célébré - Le nombre restreint de frères ordonnés ne devait pas autoriser une liturgie très développée. Toutefois, la présence à Arles d'au moins neuf ornements sacerdotaux complets, avec chasuble, amict, étole et manipule, ou bien à la petite maison de Fos de six ensembles semblables, suggère tout de même un minimum de faste, en même temps qu'elle confirme le recours à des prêtres extérieurs à l'ordre. A Arles, ces neuf parures, conservées dans un coffre du trésor avec d'autres vêtements dont huit dalmatiques, ne sont peut-être portées que pour les grandes cérémonies. Mais d'autres vêtements d'usage plus courant se trouvent dans l'église, dont quatre ensembles sacerdotaux:
Chartier du Temple d'Arles, nº 172.
En janvier 1308, à Fos, les vêtements sont conservés dans l'église et à Avignon, la chapelle abrite quatre ensembles sacerdotaux:
Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301; et Chartier du Temple d'Avignon, nº 89.

Cette impression d'aisance donnée au culte se trouve corroborée à la fois par les dimensions respectables des chapelles et par le mobilier liturgique.

La piété des moines-soldats se laisse encore approcher par le biais des inventaires de leurs bibliothèques. La liste des ouvrages possédés par la maison du Temple d'Arles dressée lors de l'arrestation paraît exceptionnelle: près d'une cinquantaine de volumes y figurent, dont une quarantaine de livres liturgiques. On y trouve les livres nécessaires aux lectures de la messe, tel le missel - il y en a trois - ou ses composantes - deux évangéliaires et deux épistoliers. Les livres de l'office sont, entre autres, représentés par trois psautiers, trois légendiers, un bréviaire, un collectaire et un responsorial. En revanche, il est logique de ne trouver qu'un seul ordinaire, livre s'appliquant à l'administration des sacrements. Les ouvrages renfermant des sermons sont au nombre de cinq.

La riche bibliothèque arlésienne, qui supporte tout à fait la comparaison avec celle de la fondation comtale de Saint-Jean d'Aix, confirme l'importance, non seulement institutionnelle et économique, mais aussi culturelle, de cette maison du Bas-Rhône. A titre comparatif, l'église de Fos renfermait onze ouvrages, celle d'Avignon, neuf seulement, celle de Grasse, une quinzaine, et l'importante commanderie rurale de Sainte-Eulalie du Larzac, vingt et un volumes. On est certes loin d'un centre culturel comme Saint-Victor qui réunissait plus de trois cents manuscrits dès la fin du XIIe siècle. Et la sélection des ouvrages s'inscrit ici dans une démarche résolument utilitaire. Mais il faut relever que la moindre commanderie, si modeste fût-elle, possédait bien les ouvrages de base de la liturgie des Heures comme de la messe. Il ne faut donc pas se laisser tromper par la dispersion des ouvrages dans les multiples maisons: des livres circulaient bien en milieu templier, même s'ils ne reflétaient pas forcément les dernières tendances de la spéculation théologique ou scolastique.

D'autres pratiques s'appliquent plus proprement à la spiritualité véhiculée par le monachisme militaire. Dans le sillage des premiers milites provençaux acquis au Temple, la démarche pénitentielle apparaît encore chez certains de ces testateurs. Raimon de Saint-Andiol par exemple, dispense largement ses générosités aux maisons templières d'Arles, de Saint-Gilles et de Fos avant de partir pour Compostelle:
Chartier du Temple d'Arles, nº 045 (mars 1204).

La traditio cum equis et armis, déjà prégnante dans les contrats d'affiliation, occupe encore une large place dans les testaments adressés au Temple et à l'Hôpital. Cheval et armes:
Cartulaire de Trinquetaille, 187, 188; Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº 343; Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 3 G 10, nº 414.
voyez Barthélémy, nº 341; cheval seul:
Cartulaire de Trinquetaille, nº 68 et 195.
Parfois, le Temple reçoit cheval et armes, tandis que l'Hôpital obtient le lit orné, Cartulaire de Trinquetaille, nº 187. Géraut Amie, lui, préfère donner tout son équipement guerrier au Temple et une somme d'argent à l'Hôpital. Cela traduit-il une répartition préférentielle des fonctions attribuées aux ordres, la guerre au premier, la charité au second ?
Si la fréquence de cette pratique prouve que la vocation guerrière des frères était présente dans tous les esprits, qu'en est-il, à partir du XIIIe siècle, de leur lien avec la Terre sainte ?

Vers 1259, les Arlésiens entreprirent encore des actions contre les troupeaux du Temple, subtilisant sans doute quelques têtes. Ainsi qu'il appert d'une promesse adressée par Barrai de Baux au commandeur des ovins au sujet d'une indemnisation portant sur des exactions commises par les Arlésiens:
Chartier du Temple d'Arles, nº 172 (acte du 15 mars 1259).

Il est probable que des abus répétés de la part des commanderies ont provoqué de telles mesures de rétorsion. Un acte de 1273 a ainsi conservé la liste des amendes imposées aux maisons templières de Saint-Gilles et de Fos pour les nombreux bovins, ovins et porcins surpris dans le ténement arlésien:
Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº 487 (26 mars 1273).

Le grignotage systématique des droits et des revenus des commanderies ne put manquer d'aggraver des difficultés financières déjà structurelles. Dès 1180, le pape Alexandre III permit au prieuré hospitalier de Saint-Gilles de vendre des biens pour rembourser ses dettes:
Inventaire des bulles pontificales relatives aux ordres militaires dans le Bas-Rhône, nº 036 (5 juin 1180).

A cette époque encore, quelques testaments font état de dettes contractées par les deux ordres auprès de particuliers: En octobre 1194, Saint-Thomas de Trinquetaille doit 20 marcs d'argent à Raimon Laugier:
Cartulaire de Trinquetaille, nº 187.
Et en mars 1205, Raimon de Saint-Andiol remet à la maison du Temple de Fos 1 000 sous qui lui étaient dus par la commanderie arlésienne:
Chartier du Temple d'Arles, nº 045.

Les difficultés ne purent que s'accentuer, ce dont témoignent certaines ventes de terres concédées par les commanderies. En 1253, parce que son ordre était accablé de dettes, le maître du Temple demanda à Innocent IV l'autorisation de vendre des biens en Provence à concurrence d'un montant de 2 000 marcs d'argent. Le pape comprit la situation mais dépêcha l'évêque d'Uzès et l'abbé de Saint-Gilles afin de surveiller les transactions:
Inventaire des bulles pontificales relatives aux ordres militaires dans le Bas-Rhône, nº 131 (27 janvier 1253).

Procès
Les frères du Temple du royaume de France étaient déjà enfermés depuis quatre mois lorsque les Templiers du comté de Provence furent arrêtés à leur tour, à la demande du Saint-Siège cette fois-ci. Les procès-verbaux de l'arrestation conservés pour trois maisons du Bas-Rhône - Avignon, Arles et Fos - donnent une mesure de l'opération entreprise par les officiers angevins à l'échelle du comté. Pour un exemple complémentaire, le procès-verbal concernant la commanderie d'Aix a été étudié par B. Beaucage, « La fin des Templiers en Provence. » Voir l'étude sur les Templiers de Provence

La même procédure fut conduite à Avignon, où deux frères furent arrêtés, et à Fos, où le bailli de l'Ile-Saint-Geniès trouva un seul frère:
Chartier du Temple d'Avignon, nº 89 (arrestation de Peire Maurin et de Guilhem Michel; l'inventaire dura ici jusqu'au 5 février); et Archives départementales des Bouches-du-Rhône (Marseille), 56 H 5301 (arrestation de Peire de Montarello)
Sources: Damien Carraz - l'Ordre du Temple dans la Basse Vallée du Rhône - 2005. Lyon

Fos-sur-Mer
La famille de Fos s'illustra dans l'Ordre du Temple par deux de ses membres: Hugues et Roncelin. Sur ce dernier, les imaginations brodèrent les plus grandes absurdités avec une histoire de secrets, de faux et prétendu ésotérisme dont nous pouvons réfuter toutes les conclusions grâce aux textes.

Commanderie sous la juridiction directe d'Arles, nous n'avons pas beaucoup de renseignements en dehors des documents qui, pour la plupart traitent d'Arles.

Il devait certainement exister une maison au début du XIIIe siècle puisqu'en mars 1205, Raimond de Saint-Andiol léguait aux templiers de Fos, la somme de mille sous à prendre sur ce que lui devait la maison d'Arles en rentes, dîmes, cens, etc.

En 1213 apparaît le premier commandeur connu, Michel, qui ne sera pas cité dans tous les actes entre 1213 et 1230 année où nous trouvons encore ce nom. La maison de Fos possédait de nombreux troupeaux et la majeure partie des actes ont trait à cette manière de rapport. Les arbitrages sont aussi nombreux que les donations de droit de pacage.

En 1274 éclata un procès entre la communauté d'Arles au sujet du droit de pacage des troupeaux, lesquels s'étant échappés prirent pacage dans les domaines communaux. Le chambrier de l'Ordre à Saint-Gilles prit la défense des Templiers de Fos. Devant cette prise de position les consuls d'Arles condamnent au ban et les Templiers de Fos et ceux de Saint-Gilles (1).
1. Arles. Bibliothèque Municipale, manuscrit 159.

Nous ne connaissons que deux commandeurs directement cités par les actes de Fos: Michel que l'on retrouve dans la donation des droits de pacage par Hugues des Baux en 1217 mais qui est aussi mentionné en 1213 et 1230 et Jean cité en 1240.

Les biens s'étendaient à Martigues, Saint-Pierre et dans tous les villages situés au nord de Fos jusqu'à Port-de-Bouc et les rives du Rhône.

A Martigues se trouvait une maison dépendante connue sous le nom de Saint GiniezMaison et Grange du Temple de Saint-Giniez
Maison et Grange du Temple de Saint-Giniez
.
Il y avait aussi la maison de BerreMaison et Grange du Temple de Berre l'Etang
Maison et Grange du Temple de Berre l'Etang
(L'Etang) établie là pour le sel.
GignacMaison et Grange du Temple de Gignac
Maison et Grange du Temple de Gignac
et MarignaneMaison et Grange du Temple de Marignane
Grange du Temple de Marignane


Ces-quatre maisons, dont nous n'avons que très peu de renseignements servaient surtout d'entrepôts (2).
2. L'inventaire des biens de la commanderie de Fos sur Mer se trouve aux Archives des Bouches-du-Rhône sous la côte B. 156.

Commandeurs de Fos-sur-Mer
Michel, 1213, 1228, 1230
Ermangaud, 1217-1225
Jean, 1240
Hugues, 1267
Sources: Laurent Dailliez - Les Templiers en Provence - Alpes-Méditerranée-Editions - Nice 1977.

Commandeurs de Fos
Cette Maison est soumise à la commanderie d'Arles, mais elle a aussi parfois des rapports avec celle de Saint Gilles.

La maison ou grange de Berre (Berre-l'Etang, arrondissement d'Aix) en dépend, ainsi que celle de Saint-Giniez (aujourd'hui Martigues, arrondissement d'Aix), de Marignane (arrondissement d'Aix, canton Martigues), et de Gignac (Gignac-la-Nerthe, arrondissement d'Aix, canton Martigues).

Nous ne connaissons que deux commandeurs de Fos
Michel (Micaelis) - 1213, 1228, 1230
Jean (Johannes) - vers 1240
— Archives des Bouches-du-Rhône B, 156.
— Inventaire de l'archive d'Arles,
— Livre Vert.
— Livre Rouge. H2, 18, 140.
— Bibliothèque d'Arles, ms 159.
— cf. Prutz, op. cit. page 345

Sources: E. G. Léonard - Tableau des Maisons du Temple en France et de leurs commandeurs (1150-1317).

Fos-sur-Mer
A Fos, l'inventaire de 1308, fait mention que de possessions agricoles disséminées dans le terroir: vignes, terres à blé, nombreux herbages, nombreux jardins, nombreuses pâtures. Le tout regroupé aux alentours immédiat du bourg.
Sources: Mairie de Fos, Histoire du bourg médiéval.

Fos-sur-Mer, Fos-les-Martigues
« Fossae Marianae », Village fort ancien, à une lieue de Martigues.
L'église paroissiale a été construite ou rebâtie par les Templiers. Elle est sous le vocable de la Transfiguration.
Sources: Description Historique, Géographique et Topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté Venaissin, de la Principauté d'Orange, du Comté de Nice, etc. Par M. Achard, Médecin de Marseille, Membre de plusieurs académies. Aix M. DCC. LXXXVII. Page 547.
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Fosses-Chalons   (85)
Maison du Temple des Fossés-Châlons
Département: Vendée, Arrondissement: Les Sables-d'Olonne, Canton: Moutiers-les-Mauxfaits, Commune: La Boissière-des-Landes - 85


Maison du Temple des Fossés-Châlons
Maison du Temple des Fossés-Châlons


Les Templiers y possédaient la commanderie « Des Fossés-Chalons. » Nous n'avons pas d'informations sur cette commanderie, la seule qui nous soit arrivée est qu'elle fût remise en héritage des biens Templiers aux Hospitaliers.

Commanderie des Fossés-Châllon, commune de Nieuil-le-Dolent (Vendée)
Sources: Archives départementales de la Vienne - Série 3H: Grand-prieuré d'Aquitaine, Commanderies principales
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Fouilloux (Le)   (16)
Maison du Temple Le Fouilloux
Département: Charente, Arrondissement: Angoulême, Canton: Saint-Amant-de-Boixe, Commune: La Chapelle -


Maison du Temple Le Fouilloux
Localisation: Maison du Temple Le Fouilloux


Les Templiers avaient fondé au Fouilloux une maison dont la première mention connue date de 1171. Elle se trouve dans un accord mettant fin à un litige opposant les Templiers à l'abbaye de Saint-Amant-de-Boixe au sujet de la terre d'Ensalot située inter domum deu Folios et le village de Coulonges. Les moines de Saint-Amant contestaient les droits des Templiers sur cette terre et notamment celui de percevoir la dîme. L'arbitrage de l'évêque d'Angoulême reconnaît aux Templiers la pleine possession de la terre d'Ensalot avec tous les droits qui en dépendent sous réserve qu'ils paient chaque année une rente de deux sous à l'abbaye de Saint-Amant.

L'absence de documentation laisse ensuite le Fouilloux dans l'ombre pour la fin du XIIe siècle et tout le XIIIe. Tout au plus, savons-nous qu'en 1207 un même commandeur, frère Aimery Lambert, cumulait les maisons de Boixe, Angoulême, et deu Folos.

En 1311, lors du procès des Templiers, un des frères interrogés par les commissaires pontificaux, Hugues de Jansac, rapporta qu'il avait été reçu dans l'ordre quelque vingt ans plus tôt dans la chapelle de la domus Templi de Folhos, au diocèse de Saintes, et qu'il avait assisté, dans la même chapelle, à la réception d'un autre frère, dix ans auparavant.

Après la dissolution de l'ordre du Temple, et la dévolution de ses biens à l'Hôpital, le Fouilloux devint un membre de l'importante commanderie de Beauvais-sur-Matha, elle-même d'origine templière. Les archives du XIVe siècle restent tout aussi muettes sur l'histoire du Fouilloux qui ne fait qu'une brève apparition dans l'enquête pontificale de 1373. Il est mentionné que cette maison, avec chapelle, dépendait alors de Beauvais-sur-Matha, que personne n'y pouvait habiter en raison des guerres et qu'aucun revenu n'en avait été perçu depuis deux ans.


Chevet de la chapelle
Chevet de la chapelle Sources: Image M. Miguet


Si on ignore totalement dans quel état la maison du Fouilloux et la chapelle sortirent de la grande tourmente de la guerre de Cent Ans, il semble bien, par contre, que les guerres de religion y aient causé certains dégâts. Lorsqu'un fermier en prit possession, en 1560, il trouva la maison inhabitable et dut la faire recouvrir à neuf avant d'entreprendre les travaux de réfection nécessaires dans la cuisine et les autres pièces du logis. La chapelle ne devait guère faire meilleure figure, car le fermier affirme avoir dépensé trente écus « pour avoir faict nestoyer la chapelle et auter la terre et pierre de la volte qui estoit tombée. » Il est impossible de savoir si la voûte s'était effondrée en partie ou en totalité et si cet accident était imputable à des destructions récentes ou à un manque d'entretien datant de nombreuses années; quoiqu'il en soit, il semble évident que la chapelle ne servait plus au culte.

Ce fut sur les bâtiments d'habitation et leurs dépendances que les commandeurs successifs firent porter leurs efforts de remise en état et, dès 1615, il est dit que « ladicte commanderie du Fouilloux consiste en ung beau et grand logis composé d'ung pavillon au dessoubz duquel sont cave, cuisine et despance voultées, une salle haulte et sept chambres ou chambrettes, pour lesquelles aller on monte par une vis de pierre, et, au dessus, des greniers, et une basse court estant devant ledit pavillon où au costé d'icelle y a une grande cuisine et au dessus ung grenier et au costé de ladite cuisine ung treuil, dans lequel sont les metz et cuves à faire les vins, et en l'aultre costé de belles et grandes escuries et en une aultre grande basse court où sont les granges pour serrer les foings et gerbes qu'on recueille en prés et terres despandants de ladicte commanderie »

Il faut attendre le milieu du XVIIe siècle pour voir la chapelle sortir de son délabrement; d'importantes réparations sont constatées par les commissaires qui ont effectué la visite prieurale de 1655 et rapportent « avons veu ladite chappelle et trouvé icelle en bon estât de couverture, à laquelle nous avons veu la pluspart de ladite couverture estre noeufve et en icelle chappelle ung autel faict à neuf de pierres de taille, et un pavé autour et au devant ledit autel, et le vitrai refaict et les victres mises à neuf à iceluy; et icelle dicte chappelle grifounée et blanchie de chaux et deux portes mises à neuf à icelle avec leurs ferrures, l'une grande dans le pignon et l'aultre moyenne, dans un des costés de ladicte chappelle; lequel dit Bâché [le fermier] nous a dit lesdictes réparations avoir esté faictes par ledit seigneur grand-prieur, et que lorsque ledit seigneur grand-prieur a esté pourveu dudit grand prieuré ledit lieu du Fouilloux estoit en très mauvais estât et notamment ladicte chappelle à laquelle il n'y avoit ny autel ny portes et estoit pleine de terres, ordures et villanies et très mal couverte, ne servant comme de rien, et même qu'aultrefois on s'en servoit à mettre des bestiaux » La chapelle venait d'être pourvue d'ornements sacerdotaux et de vases sacrés par le prieur d'Aquitaine et on attendait sa consécration pour pouvoir y célébrer à nouveau la messe. A la même date, le logis et toutes ses dépendances étaient bien entretenus, de même que la métairie, sa grange et le four banal situés dans le village tout près de la commanderie. Le coût des travaux effectués par le prieur d'Aquitaine sur l'ensemble des bâtiments montait à 285 livres auxquelles il fallait ajouter 30 livres pour les seuls vitraux de la chapelle.

En 1663,1e Fouilloux et le Temple de Boixe, dépendant de Beauvais-sur-Matha, furent affermés 600 livres tournois à Jacques Albert, marchand, demeurant à Vouharte.

A la fin du XVIIe siècle, ou au début du XVIIIe, la maison du Fouilloux paraît avoir été détachée de Beauvais-sur-Matha pour constituer une commanderie ayant pour membre la maison de Boixe. Un dessin du 28 juin 1727 nous montre une partie des édifices de la commanderie du Fouilloux vus, semble-t-il, de l'ouest. On y distingue parfaitement le logis, au centre, mais aucun des autres bâtiments ne paraît représenter la chapelle facilement reconnaissable à son triplet.


Triplet interieur du chevet
Triplet interieur du chevet Sources: Image M. Miguet


En 1742, le patrimoine du Fouilloux se composait notamment de 22 journaux de pré, plus un pré de 7 journaux récemment créé par l'assèchement d'un vieil étang, de 7 à 8 journaux de terres labourables, d'un bois de haute futaie d'environ 3 journaux. La commanderie percevait diverses rentes dont 300 anguilles, 14 livres en argent, 6 chapons, sans compter les terrages, dîmes et rentes dûs en plusieurs paroisses voisines. L'ordre de Malte détenait la haute justice du lieu qui était exercée par les mêmes officiers au Fouilloux et à Boixe. A cette date, la chapelle paraît être en assez bon état et convenablement pourvue d'ornements; les commissaires chargés de la visite la disent « éclairée par cinq demy vitraux, trois derrière l'autel et les deux autres par les cottes, partyes vitrés » Elle était chargée d'une messe par semaine qui se célébrait, en fait, à Beauvais-sur-Matha « attendu qu'il [le commandeur] ne peut trouver de prestre sur le lieu quy veullent deservir laditte chapelle » Le curé de Beauvais recevait 30 livres par an pour effectuer ce service.

Le plan d'ensemble, dressé vers le milieu du XVIIIe siècle, donne avec précision l'emplacement de chacun des divers bâtiments composant la commanderie qui sont par ailleurs décrits dans un procès-verbal d'arpentage établi en 1749. Dans l'ensemble, ce document ne fait que reprendre, pour le logis et ses annexes, la description de 1615. Il souligne toutefois l'existence « d'une belle et grande chapelle », passée sous silence en 1615, probablement en raison de son triste état à l'époque, et ajoute que « Touche qui est entre ladite chapele, écurie, grande basse-cour et la garenne dudit logis, a été convertie en jardin par ledit seigneur commandeur, qui est réglé en allée et garni d'arbres fruitiers. »

En 1754, tous les biens de la commanderie du Fouilloux et du Temple de Boixe, son annexe, y compris les droits de banalité du four du Fouilloux, furent affermés, pour 2 ans, à raison de 1 750 livres par an. Le preneur devait en outre assumer la charge de la desserte de la chapelle, payer les gages des officiers de justice et donner 40 livres et 200 fagots chaque année au garde.

De tous les édifices de la commanderie, seule la chapelle nous est parvenue ou, plus exactement, le pignon est et deux travées du mur nord, la façade occidentale ayant disparu, ainsi que le mur sud, reconstruit très postérieurement.
Vu de l'extérieur, le chevet, construit en appareil isodome, était épaulé aux angles nord et sud par deux contreforts de section rectangulaire de même appareil. Seul le contrefort nord subsiste et on ne perçoit plus les arrachements du contrefort sud.

L'ensemble de la maçonnerie est très lézardé et le pignon a été sensiblement surbaissé, sans doute lors de la réfection de la charpente, perdant probablement un peu de son angulation primitive.

Le chevet est percé de trois fenêtres à ébrasement, égales entre elles en largeur et hauteur et situées sur un même niveau. Les claveaux en sont soigneusement appareillés. Dans l'axe du pignon, au-dessus de la fenêtre centrale, s'ouvrait une fenêtre semblable, actuellement murée et qui perdit son archivolte lors de l'arasement du pignon. Les fenêtres latérales du triplet sont également murées. Des constructions postérieures limitent le chevet au nord et au sud.

A l'intérieur, l'ornementation contraste avec la sobre apparence de l'architecture extérieure. Les archivoltes des trois fenêtres du chevet, surmontées d'une belle moulure ornée de postes, retombent sur des colonnettes à chapiteaux harmonieusement épannelés: deux faisceaux de trois colonnettes pour les retombées de l'archivolte centrale et une retombée des deux archivoltes latérales; deux colonnettes engagées pour l'autre retombée. Les chapiteaux ne portent pas de tailloir, l'intrados et la face avant des archivoltes en tenant lieu, prolongés, jusqu'au sommet, des corbeilles reposant sur les colonnettes engagées. Les corbeilles des deux groupes de trois chapiteaux sont décorées de feuilles plates dans la tradition cistercienne.

Ces colonnettes, surmontées d'une astragale, reposent sur une base composée de deux tores de section inégale, séparés par une scotie. L'architecte a poussé le raffinement jusqu'à refouiller les jambages en forme de boudin, en arrière des colonnettes, pour en supprimer l'arête et renforcer l'effet produit par les faisceaux. Encadrant cet ensemble, deux colonnes engagées dans les murs gouttereaux et coiffées au nord d'un chapiteau à feuilles plates et au sud d'un chapiteau de type cubique, tous deux surmontés d'un tailloir à cavet renversé prolongeant le profil de la corniche, supportaient la retombée du premier arc doubleau solidaire du pignon est. Le départ de cet arc, dont l'arête est refouillée en moulure torique, existe toujours, au nord comme au sud, et suggère une voûte en berceau brisé dont il existe encore une portion en continuité avec le départ du doubleau, et dont on peut apprécier le bel appareillage isodome très régulier.

Le premier cadastre du Fouilloux, en 1844, nous donne le plan de la chapelle telle qu'elle se présentait à cette époque: d'après le nombre des contreforts, quatre au sud comme au nord, elle aurait eu trois travées. Elle n'en conserve plus que deux actuellement, une maison construite à l'ouest ayant fait disparaître la façade occidentale et considérablement empiété sur la première travée.

Des colonnes engagées coiffées de chapiteaux recevaient, à l'intérieur, les arcs doubleaux aujourd'hui disparus qui délimitaient primitivement les trois travées de la nef, en correspondance avec les contreforts extérieurs. Une de ces colonnes subsiste au mur nord, reposant sur un corbeau à une certaine hauteur du sol. La face antérieure de ce corbeau est ornée de cannelures verticales séparées les unes des autres par un rang de petits carrés sculptés en creux. Le chapiteau qui recevait le doubleau, d'inspiration ionique, voit ses deux volutes stylisées prolongées par une sorte de dard. Le tailloir aujourd'hui disparu, devait être constitué par un ressaut de la corniche qui courait tout au sommet des murs nord et sud, recevant la retombée des voûtes.

Il existe, au mur nord, un exemple de fenêtre. L'archivolte en est soigneusement appareillée et l'arête de l'ébrasement atténuée par un boudin refouillé formant une mince colonnette engagée n'arrivant pas jusqu'à la base de la fenêtre.
La perte irréparable de la façade occidentale dont l'ordonnance et le décor devaient être aussi soignés que ceux du chevet, celle du mur sud et de l'ensemble du voûtement n'empêchent pas d'apprécier la qualité d'exécution et la beauté du décor. La chapelle du Fouilloux dépasse la plupart des habituelles réalisations de l'ordre. Son élégance et la précision de son appareillage permettent de la situer dans la seconde moitié du XlIe siècle, plus probablement dans le dernier quart.
Sources: Les commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Anne-Maris Legras - Editions du CNRS - 1983


Fouilloux Chevet
Fouilloux Chevet Image Sources: Jacques Filhol


Maison du Temple du Fouilloux - Charles Daras
La commanderie du Fouilloux, établie à peu de distance de la route de Vouharte à la Chapelle, jouissait d'une grande réputation, confirmée par les beaux restes de sa chapelle. Ruinée à la Révolution, elle n'a conservé que la partie orientale servant actuellement de grange.

Sa voûte, en berceau brisé, était soutenue par des doubleaux qui retombaient sur des colonnes reposant sur des consoles chargées de cannelures. L'une d'elles, encore en place, au mur septentrional, confirme cette élégante disposition. La construction était soignée; des colonnettes agrémentent l'ouverture du gouttereau nord, et des groupes de trois colonnes, auxquelles s'en ajoutent deux autres aux angles des ébrasements, accompagnent les fenêtres du triplet. Ajoutons que l'arc d'encadrement du chevet est également reçu par des colonnes (des colonnes semblables se retrouvent à la chapelle des Templiers d'Ensigné (Deux-Sèvres), édifiée au XIIe siècle) et non par des pilastres, comme cela se voit habituellement dans les sanctuaires des Templiers, en Charente.

Il est fort regrettable que ce bel ensemble architectural apparaisse dans la pénombre d'une grange, car nous ne verrons nulle part un triplet aussi richement orné.

A l'extérieur, l'on découvre, sous le pignon, les fenêtres aujourd'hui murées, dont les cintres épousent la même largeur et la même hauteur. Près de la chapelle, au nord, s'élèvent d'anciens bâtiments, en grande partie délabrés, ayant servi de logis. (Dans les sous-sols, une cave assez vaste est voutée en berceau brisé de même qu'aux commanderies de Cloué, Ensigné et Mauléon en Poitou).

L'harmonieuse conception des colonnes sur consoles laisse supposer que la chapelle n'aura été édifiée qu'à la fin du XIIe siècle, période d'autant plus probable que la commanderie n'est signalée qu'en 1204.

M. Gaborit ayant observé la même particularité à l'église de Genac (elle se trouve proche du Fouilloux) construite au début du XIIIe siècle, on peut admettre que le maître d'oeuvre se sera inspiré de l'architecture de la chapelle du Fouilloux, dont la construction était tout juste achevée.







Fouilloux Image Jacques Filhol Fouilloux Image Jacques Filhol Fouilloux Image Jacques Filhol Fouilloux Image Jacques Filhol

Trois Chapiteaux et une console Temple du Fouilloux


Les renseignements concernant la vie de nos commanderies étant rares, il y a lieu de rappeler le différend qui s'était élevé entre le commandeur de cette Maison et le clergé paroissial. Le curé de la paroisse (la commanderie se situait dans la paroisse de La Chapelle) ayant demandé que l'archiprêtre d'Aunac vienne visiter la chapelle du Fouilloux, le commandeur s'y opposa formellement. Il en résulta un conflit; pour l'apaiser, le curé dut reconnaître par écrit « que ni l'archiprêtre, ni l'évêque, ni l'archevêque n'avaient droit de visiter un sanctuaire de l'ordre. » Ainsi voyons-nous, en Angoumois, un rappel des nombreux privilèges que Robert de Craon avait obtenus du pape Innocent II.

Le cimetière s'étendait du nord de la chapelle. On y trouva, à diverses reprises, des vases funéraires.

L'activité de cette commanderie était essentiellement agricole; propriétaires d'un vaste domaine, les Templiers en assuraient eux-mêmes l'exploitation à l'instar des moines. Ce n'est peut-être pas sans raison qu'en 1207 le commandeur était dénommé Cultor (cultor, oris: celui qui cultive).

Mais, abandonné depuis le XVIIe siècle, le domaine livré à un fermier ne fit que péricliter. Le compte rendu d'une visite faite au Fouilloux en 1645, constate que le logis noble, le colombier, les granges et le four banal se trouvaient dans un état de délabrement complet.

Cette maison passa sous l'obédience des Hospitaliers de Saint-Jean de l'importante commanderie de Beauvais-sur-Matha en Saintonge, qui avait appartenu aux Templiers avant le concile de Vienne.

« La chapelle de cette commanderie sert d'église paroissiale. Très remaniée à différentes époques, elle se termine par un chevet plat. Son portail a quatre voussures sur colonnettes; à l'étage, trois fenêtres ajourent la façade. Le clocher accolé au nord, ne fut ajouté qu'à la fin du XVe siècle. »
Sources: Les Templiers en Charente les Commanderies et leurs Chapelles - Charles Daras - S.A.H.C.

Fouilloux - Trudon des Hormes
La commanderie du Fouilloux, établie à peu de distance de la route de Vouharte à la Chapelle, jouissait d'une grande réputation, confirmée par les beaux restes de sa chapelle. Ruinée à la Révolution, elle n'a conservé que la partie orientale servant actuellement de grange.

Sa voûte, en berceau brisé, était soutenue par des doubleaux qui retombaient sur des colonnes reposant sur des consoles chargées de cannelures. L'une d'elles, encore en place, au mur septentrional, confirme cette élégante disposition. La construction était soignée; des colonnettes agrémentent l'ouverture du gouttereau nord, et des groupes de trois colonnes, auxquelles s'en ajoutent deux autres aux angles des ébrasements, accompagnent les fenêtres du triplet. Ajoutons que l'arc d'encadrement du chevet est également reçu par des colonnes (des colonnes semblables se retrouvent à la chapelle des Templiers d'Ensigné (Deux-Sèvres), édifiée au XIIe siècle) et non par des pilastres, comme cela se voit habituellement dans les sanctuaires des Templiers, en Charente.

Cette commanderie du Temple « in domo Templi de Folhos, Engolismensis diocesis » n'était pas très éloignée d'Angoulême; elle l'était davantage de Saintes dans le diocèse de laquelle la place l'enquête faite à Paris.

C'est en la chapelle du Temple de Fouilloux, que Hugues de Jansac, déjà cité, avait été reçu, en 1291, par frère Pierre de Madic, lieutenant du commandeur du Poitou, en présence de plusieurs Templiers, dont le précepteur de ChâteauBernard; à son tour il vit recevoir, en cette même demeure, dix ans plus tard ou environ, par le commandeur de Fretay, un certain Gérard de Fouilloux.
Sources: Trudon des Ormes - les maisons du Temple en France à travers les interrogatoires du Procès
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Foulhouze (La)   (63)
Maison du Temple de La Fouilhouse ou Foulhouze (Fulhosa)
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement: Thiers, canton: Lezoux, Commune: Culhat


Maison du Temple de La Fouilhouse
Localisation: Maison du Temple de La Fouilhouse


La Fouillouse fut une commanderie importante des Templiers. Culhat en était une dépendance et passa en 1313 avec la commanderie de la Fouillouse à celle des Hospitaliers de Saint-Jean de Ségur à Montferrand. Le commandeur de cet hôpital se qualifiait commandeur de Culhat.
Sources: M. Chassaing - Pouillés des diocèses de Clermont et de Saint-Flour du XIVe au XVIIIe siècle, publiés par M. Alexandre Buel, archiviste aux archives nationales, etc., Paris, Imprimerie Nationale 1882.

Maison du Temple de La Foulhouze
Jean Cenaud (ou Cenand) fut le dernier maître de cette maison de La Fouilhouse, située dans le diocèse de Clermont « in domo Templi Folhose »; « de la Folhosa »; il avait été reçu sergent du Temple, il y avait, en 1309, environ trente-quatre ans, en la maison du Temple de Montferrand. Puis, il avait été outre mer et avait séjourné cinq ans à Sidon, où il se souvenait avoir vu, entre autres, les frères Adémar de Peyrusse et Bertrand de Sartiges.
Procès de Clermont, pièces 4 et 6

Procès des Templiers, tome II, page 121
Post hec, die Lune sequenti, qui fuit XXVIIII dies dicti mensis Marcii, fuerunt adducti pro testibus, in domo predicta domini Petri de Sabaudia, ad presenciam dictorum dominorum commissariorum, Mimatensis et Lemovicensis episcoporum et archidiaconi Tridentini, aliis excusatis, Johannes Senandi preceptor Folhose, Claramontensis.
« Procès des Templiers, tome II, page 136 »
frater Johannes Senandi serviens, preceptor domus Templi de Folhosa Claramontensis diocesis, testis supra juratus, ut deponeret dictum suum, quinquagenarius vel circa, mantellum ordinis et barbam defferens, cum quo inquisitum fuerat, absolutus et reconciliatus per dominum episcopum Claramontensem.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Nous ignorons à quelle époque il devint précepteur de La Fouilhouse; il l'était, vers 1300, lorsque Pierre de Moncel avait été reçu à la commanderie de Celles « Procès de Clermont, pièce 27 », et à plus forte raison, lorsque le chevalier Gautier de « Messi » fut reçu, en 1306 ou 1307, à La Fouilhouse par Hugues Dare, chevalier du Temple, en présence du précepteur de la maison, des frères Durand Charneyr, Bernard d'Alzons et Pierre la Rose, prêtre.
Procès de Clermont, pièce 33

Procès des Templiers, tome II, page 244
Post que dixit ei quod, secundum dicta precepta ordinis, poterat carnaliter commisceri fratribus ordinis, et ipsi cum eo; hoc tamen non fecit, nec fuit requisitus, nec credit quod in ordine fieret.
Credit tamen quod dicta illicita, acta et dicta in presencia aliorum qui adherant, et non alia intervenirent communiter et ubique in recepcionibus aliorum fratrum ordinis vel post, quia per eundem modum vidit recipi, in quadam camera domus Templi de la Folhosa dicte Claromontensis diocesis, per prefatum receptorem fratrem Petrum Moncelli servientem, dicte diocesis, detentum apud Riomum, circa instans festum Pentecostes erunt VI vel VII anni, presentibus dicto fratre Johanne Senandi, ad cujus instanciam recipiebatur, et fratribus Guillelmo Vivayrol de Arvernia, quem credit vivere, et quibusdam aliis de quibus non recolit.
Item, dixit se audivisse dici a dicto fratre Durando Charnerii, avunculo suo, in predicta camera de Cellis, elapsis duobus mensibus vel circa post recepcionem ipsius testis, nullis aliis presentibus, cum ipse testis peteret ab eo quod informaret eum de punctis religionis, quod Jhesus non fuerat passus nec crucifixus pro peccatis nostris, sed pro suis; de quo idem testis fuit vehementer turbatus contra dictum avunculum suum, ut dixit.
Dixit eis insuper quod fratribus ordinis poterant carnaliter commisceri, et ipsi cum eis, et quod predicta omnia facta et dicta in presencia aliorum erant et fiebant ex precepto ordinis. Alia illicita non intervenerunt in dictis recepcionibus nec post, et credit quod eadem et non alia intervenerunt communiter et ubique in recepcionibus aliorum fratrum ordinis vel post: quia vidit secundum modum confessatum per eum recipi fratrem Johannem de Monte Marlhone militem quondam, in capella domus Templi de Chanat Claromontensis diocesis, sunt circiter XXti anni, per fratrem Hugonem Saycelli militem, de cujus vita vel morte non habet certitudinem, presentibus fratribus Raymundo Vinee et Petro Pothayro servientibus, deffunctis, et Petro Blavi, teste supra jurato, post hunc examinato.
Vidit eciam recipi per eumdem modum fratrem Galterum de Massi militem, detentum Parisius, in dicta capella domus Templi de Folhosa, circiter per annum ante capcionem eorum, per quemdam militem cujus nomen et cognomen ignorat, presentibus fratribus Johanne Senandi et B. de Alsonio, testibus supra examinatis, et eciam Durando Charnerii, teste proximo examinato, ut sibi videtur.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Ces derniers étaient du personnel de la maison, Pierre la Rose, l'un d'eux, était même un des vieux habitants de cette commanderie; quant aux autres, comme Bernard d'Alzons et Durand Charneyr, ils furent témoins d'admissions faites à La Fouilhouse, dans la chapelle, en 1303 environ, par Humbert Blanc.
Procès des Templiers, tome II, page 147
Item, vidit recipi in capella domus Templi de Folhosa Claramontensis diocesis, sunt octo anni vel circa, fratrem Johannem Atgerii servientem, dicte Claramontensis diocesis, qui aufugit quando alii capti fuerunt, quem recepit frater Humbertus Blancti miles, qui detinetur in Anglia, presente dicto Johanne Senandi et Stephano de Cellario, qui detinetur Riomi, in quorum recepcionibus vidit quod predicta licita et illicita confessata per eum intervenerunt et servata fuerunt; plurium recepcionibus non recolit se adfuisse.

En 1304 ou en 1305 Procès des Templiers, tome II, page 242, ces deux fois en présence de Jean Cenaud, le précepteur.
videlicet quod ipse receptus fuerat, in Paschate proximo preterita fuerunt VIII anni, per fratrem Petrum de Madico quondam, in quadam camera domus Templi de Cellis Claromontensis diocesis, presentibus fratribus Johanne Senandi et Hugone Charnerii, testibus supra examinatis, et Humberto Charnerii, qui aufugit in capcione aliorum, et Durando Charnerii defuncto.

Credit tamen quod dicta illicita, acta et dicta in presencia aliorum qui adherant, et non alia intervenirent communiter et ubique in recepcionibus aliorum fratrum ordinis vel post, quia per eundem modum vidit recipi, in quadam camera domus Templi de la Folhosa dicte Claromontensis diocesis, per prefatum receptorem fratrem Petrum Moncelli servientem, dicte diocesis, detentum apud Riomum, circa instans festum Pentecostes erunt VI vel VII anni, presentibus dicto fratre Johanne Senandi, ad cujus instanciam recipiebatur, et fratribus Guillelmo Vivayrol de Arvernia, quem credit vivere, et quibusdam aliis de quibus non recolit.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Plus anciennement et bien avant la présence de Jean Cenaud à La Fouilhouse, nous trouvons la mention de deux réceptions faites en cette maison du Temple, l'une vers 1278 à Noël, par Francon de Bort alors précepteur d'Auvergne, en présence de Pierre la Rose et de Durand Albouin, ou Albouy, précepteur de Montferrand.
« Procès de Clermont, pièce 11 »

L'autre vers l'an 1279, par Guillaume de Montgacon, alors précepteur de La Tourette.
« Procès de Clermont, pièce 33. »

Précepteur de La Foulhouse: vers 1300-1307, frère Jean Cenaud, sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
Sources: E.-G. Léonard. — Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. — Paris, E. Champion, 1930. ln-8, xv-259 pages.

Maison du Temple de Fouillouze
Foulhouze (La), village, commune de Culhat.
— La Foilleuse (1283); Folhos (1307); La Folhosa (1309); Folhosa (1315); La Folhoze (1310).
— La commanderie.
— Les chevaliers Templiers eurent, d'abord, à la Foulhouze, une commanderie qui fut supprimée en 1309, lors de l'abolition de leur ordre, et donnée à celle des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Montferrand à laquelle elle fut annexée en 1312, et dont elle ne fut plus qu'une dépendance jusqu'en 1789. Les commandeurs de Montferrand se qualifiaient commandeurs de la Foulhouze. (Voir à ce sujet le mot Montferrand, pour la liste de ces commandeurs)
— En 1283, Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges, en tournée pastorale, vint à la Foulhouze, qu'il qualifie maison de Templiers (Domus Templariorum). Il y revint en 1286 et fut alors reçu par le percepteur (commandeur).
— En 1309, Jean Senauld, précepteur (commandeur) des Templiers de la Foulhouze, reconnut que sa commanderie devait, à chaque évêque de Clermont et pour mutation, une obole d'or.

— Voyez Visite de Simon de Beaulieu. Miscellanea, de Baluze
— Histoire de Clermont-Ferrand, par A. Tardieu, tome I. page 47.
— Chabrol, Coul d'Auvergne, tome V, page 272.
— A. Tardieu, Histoire de Montferrand, pages 62, 63.
Sources: Ambroise Tardieu, Grand Dictionnaire du Département du Puy-de-Dôme - Moulins, 1877

Cenaudi (Johannes)
[Né vers 1261-1311]; sergent du diocèse de Clermont.

Reçu vers 1275 (2 1) ou 1279 à Montferrand par Raymond del Boysso, le 1er dimanche après la Pentecôte
Michelet, tome II, page 136
Post hec, die Mercurii sequenti, que fuit ultima dies dicti mensis Marcii, fuit adductus ad presenciam dictorum dominorum commissariorum et domini Mathei, in domo predicta domini Petri de Sabaudia, frater Johannes Senandi serviens, preceptor domus Templi de Folhosa Claramontensis diocesis, testis supra juratus, ut deponeret dictum suum, quinquagenarius vel circa, mantellum ordinis et barbam defferens, cum quo inquisitum fuerat, absolutus et reconciliatus per dominum episcopum Claramontensem.
Dixit enim se fuisse receptum in quadam camera domus Templi Montis Ferrandi Claramontensis diocesis, prima dominica post instans festum Pentecostes erunt triginta duo anni vel circa, per fratrem Raymondum de Dumo militem quondam, presentibus fratribus Petro Nicolai, Petro Vinha servientibus, et Johanne Blanc presbitero, deffunctis, in hunc modum
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

A séjourné cinq ans à Sidon
Michelet, tome II, page 140
Requisitus si scit, credit, vel audivit dici quod predicta illicita confessata per eum aut alia inhonesta intervenirent communiter in recepcionibus aliorum vel saltem post, respondit quia vidit recipi in ordine fratrem Robertum de Bluoys Claramontensis diocesis, servientem, de cujus vita vel morte non habet certitudinem, quem recepit frater Ademarus de Peyrucza miles quondam, ultra mare, in capella domus Templi de Sydone, presentibus Johanne Senandi, teste eri examinato, et quibusdam aliis de quibus non recolit, sunt bene XXti anni vel circa.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Il y assiste à un chapitre général à Nicosie (1291).

Commandeur de Chalons-sur-Saône (Saône-et-Loire) vers 1301 ou 1302
« Michelet, tome II, page 139 »
« Schottmuller, tome II, page 190 »
« Léonard - Cartulaire Général du Temple, page 154 »
Hujus domus, quae caput balliviae erat, preceptores fuerunt:
Henricus de Dola, « magister passagii et domus T. Cabilonensis » - (1267)
Hugo de Peraudo (anno incerto, (Trudon-de-Ormes)
Odo de Castronovo (1294) (Trudon-de-Ormes)
Johannes Senanti (1301 aut 1302)
Sources: Archives de Saône-et-Loire, H 26-28, 489, 492. - Trudon-des-Ormes, page 136. - Mignard, page 215. - Lavirote, page 262
Sources: E.-G. Léonard. — Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. — Paris, E. Champion, 1930. ln-8, xv-259 pages.

Commandeur de La Fouilhouze vers 1300-1307
« Léonard - Cartulaire général du temple, page 172 »
La Fouilhouze
Preceptor, a. 1300, vers -1307. Johannes Cenaud (Trudon-de-Ormes)
Sources: Archives du Cher, cartulaire de l'archevêché de Bourges - Trudon-des-Ormes, page 227 - Léopold Niepce, pages 224-225

Aurait reconnu que sa commanderie était redevable d'une obole d'or envers l'évêque.
(Tardieu, Histoire de Clermont, tome I, page 47).

A effectué une réception vers 1301 ou 1302 comme commandeur de Chalons
« Schottmuller, tome II, page 190, Senanti »

Dit avoir assisté, sous le pontificat de Martin IV (1281-1285) au Temple Saint-Matthieu de Urbe Veteri, à la réception de Guillaume d'Auzon, sergent, diocèse de Clermont par Guillaume Charnier, sergent sans doute diocièse de Clermont
« Michelet, tome II, page 137 »
Assiste vers 1286 à Sidon à la réception d'un chevalier:
« Michelet, tome II, page 138 »
Assiste vers 1288 à Sidon à la réception de Durand de Lastic;
Sa présense à est Confirmé 27 1 mais vers 1286
« Michelet, tome II, page 138 »
Assista Outremer à deux réceptions dont celle de Robert de Blois, sergent diocèse de Clermont vers 1291 à Sidon
« Michelet, tome II, page 147 »
Assista vers 1297 à Celles à la réception de Durand Charnier:
« Michelet, tome II, page 138 »
Ce dernier dit 1301 en 1309 et 1303 en 1311.

Donné comme présent à leur réception par Pierre de Moncel vers 1300 à Celles (35 1) ou 1304-1305
« Michelet, tome II, page 242 »
Et par Gautier de Messi vers 1307 à La Fouilhouze (55)
« Michelet, tome II, page 244 »
Avouant en 1309.
Dépose le 31 mars 1311 devant la commission pontificale
« Michelet, tome II, page 121, Senandi, 136-141 »
Il comprenait le latin.
Sources: Roger Sève et Anne-Marie Chagny-Sève - Le Procès des Templiers d'Auvergne, 1309-1311. Editions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques. Paris 1986

Michelet, tome II, page 277
Interrogatoire subi au Temple de Paris par cent Quarante Templiers devant le frère Guillaume de Paris, inquisiteur de la foi en France (du 19 octobre au 24 novembre 1307)

In Christi nomine, amen. Pateat universis, per hoc presens publicum instrumentum, quod anno Domini millesimo CCCo septimo, indicione sexta, pontificatus sanctissimi patris et domini Clementis, divina providencia pape quinti, anno secundo, die XIXa Octobris, in religiosi et honesti viri fratris Guillermi de Parisius, ordinis Predicatorum, inquisitoris heretice pravitatis in regno Francie, auctoritate apostolica deputati in domo milicie Templi Parisius, pro inquirendo contra quasdam personas eidem delatas super dicto crimine existentis, et in nostrum notariorum publicorum et testium infrascriptorum presencia personaliter constitutus frater Johannes de Fouilleyo ordinis milicie Templi presbyter, juratus ad sancta Dei Evangelia eidem preposita et ab eo tacta dicere in causa fidei, de se et aliis personis ejusdem ordinis, plenam, puram et integram veritatem[...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Foulventour   (87)
Maison du Temple de Foulventour
Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Bellac, Canton: Magnac-Laval, Commune: Saint-Hilaire-la-Treille - 87


Maison du Temple de Foulventour
Localisation: Maison du Temple de Foulventour


Un sergent du Temple poitevin « Frater Aymericus de Primi serviens », dit avoir été reçu, en 1290, en la chapelle de la maison du Temple de « Font Lezentort », au diocèse de Limoges, par le précepteur de Paulhac Jean de la Chaussade, en présence de frère Aymeri de Malvaleix.

Ne serait-ce pas Foulventour, localité peu éloignée de la maison du Temple de la Bussière-Rapy ?
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.

Procès des Templiers, tome I, page 609
Frater Aymericus de Primi serviens, Pictavensis diocesis, testis supra juratus, mantellum et barbam defferens, quadragenarius vel circa, cum quo inquisitum fuerat, absolutus et reconciliatus per dictum dominum episcopum Lemovicensem, lectis et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, respondit quod nunquam viderat aliquem alium recipi in ordine, nec interfuerat capitulis eorum, nec sciebat de contentis in dictis articulis nisi quod sequitur. Dixit eciam quod fuerat receptus, circa festum Magdalene proximo preteritum fuerunt XX anni vel circa, in capella domus Templi de Font Lezentort Lemovicensis diocesis, per fratrem Johannem las Chausadas quondam preceptorem de Paulhaco, presentibus fratribus Gaufrido de Brevesa, Aymerico de Masualier, et Johanne de Vriaco servientibus, vivis, ut credit, et aliis de quorum nominibus non recordatur, in hunc modum: nam instructus a dictis fratribus Gaufredo et Johanne, requisivit caritatem et societatem ordinis pluries interpolate; et cum ei frequenter responsum fuisset quod bene deliberaret, quia grandem rem petebat, et oporteret eum multa dura et aspera sustinere, et ipse dixisset quod omnia sustineret, et institisset pro recepcione sua, finaliter fecerunt eum vovere et jurare supra quemdam librum castitatem, obedienciam, et vivere sine proprio, et servare bonos usus et bonas consuetudines ordinis, et quod esset servus esclavus Terre Sancte.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Fouqueure   (16)
Maison du Temple de Fouqueure
Département: Charente, Arrondissement: Confolens, Canton: Aigre - 16


Maison du Temple de Fouqueure
Localisation: Maison du Temple de Fouqueure


Non loin de Coulonges, l'ordre possédait encore la commanderie de Fouqueure. La chapelle dédiée à Saint-Etienne, ayant eu grandement à souffrir au cours des guerres de religion, fut l'objet aux XVIIe et XIXe siècles, de réfections si malheureuses qu'elle a perdu tout caractère.

A la façade, il ne reste de l'époque romane que le clocher-arcade dont les baies sont ornées d'un galon en dent de scie. Cette décoration mérite d'être signalée, car ces ouvertures apparaissent le plus souvent nues, sur les pignons des chapelles.

Cette église, nous dit l'abbé Nanglard, servait au culte paroissial en 1710. Pas plus qu'à Coulonges, il ne subsiste de traces des bâtiments conventuels. (D'après M. Gaborit, Bull, de la Soc. archéologique et historique de la Charente, 1951, p. 56, le cimetière s'étendait entre l'église et le manoir du Paillée).


Eglise de Fouqueure
Eglise de Fouqueure - Sources: Jack Bocar


L'ancienne chapelle des templiers
L'église actuelle de Fouqueure, placée sous le vocable de saint Etienne, est une ancienne chapelle de la commanderie fondée par les Templiers au XIIème siècle.
Sources: Les Templiers en Charente les Commanderies et leurs Chapelles — Charles Daras — S.A.H.C.
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Fourches-en-Gâtinais   (77)
Maison du Temple de Fourche
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: La Chapelle-la-Reine, Commune: Boissy-aux-Cailles - 91


Maison du Temple de Fourche
Localisation: Maison du Temple de Fourche


On ne connaît pas l'origine de ce domaine, qu'on nommait, au XVIe siècle, l'Hôpital de Fourche, et qui était alors de la paroisse du Vaudoué. Il consistait en une maison avec chapelle dédiée à saint Blaise, et dont les terres, au nombre de plus de 500 arpents, tenaient à celles de la seigneurie de Maurepart, sauf une partie qui se trouvait dans la vallée de Chanlay. On a aucune preuve d'une possession des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dans ou proche de la Maison du Temple de Beauvais-en-Gâtinais.

Le Commandeur avait toute justice, haute, moyenne et basse, dans l'étendue de son domaine.


Chapelle de Fourches
Chapelle de Fourches - Sources: Jack Bocar


La maison de Fourche était en ruine au commencement du XVIle siècle et ne fut point rétablie. Jean de Midorge, commandeur de Beauvais-en-Gatinais, permit en 1624, à un frère ermite, de l'Ordre de saint Antoine, du nom de Julien Bardenne, de bâtir près de la chapelle qui était restée debout, une petite maison pour s'y retirer. Par la convention qu'ils firent entre eux, l'ermite devait jouir de toutes les aumônes et oblations de la chapelle, à la charge d'y faire dire une messe chaque année, le jour de saint Blaise, et sans qu'il pût prétendre aucun droit de propriété sur la chapelle qui devait, à sa mort, revenir à la disposition du Commandeur.

Il dépendait, au XVe siècle, de l'Hôpital de Fourche, au lieu appelé Le Bouys,
« sis empres le chemin de Boissy à Choisy-Maleslierbes, là ou jadis souloit avoir maison, granche, estables, avec sept vingt arpens de terre appartenant à iceluy lieu, en ruine, friche et non valleur pour ce que passé LX ans en ça, il n'y demoura homme ni femme. »


Chapelle de Fourches
Chapelle de Fourches - Sources: Jack Bocar


La maison du Bouys fut rebâtie en 1480, mais elle disparut de nouveau au XVIIe siècle,
Les terres de Fourche et de Bouys réunies étaient, avec les droits de justice et de seigneurie, affermées: en 1640, 790 livres, et en 1757, 1,020 livres, plus la charge de faire dire une messe tous les jeudis dans la chapelle de Fourche.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Fourches Trudon des Ormes
La maison du Temple de Fourches au diocèse de Sens, tout en étant comprise dans la baillie du Temple de France, devait en outre faire partie d'une baillie moins considérable ou subdivision de celle de France, peut-être celle d'étampes. On trouvera dans le Procès le récit de réceptions faites à Fourches « de Furchis », par le trésorier du Temple de Paris, Jean de Tour, vers 1281 et vers 1287, à la Saint-Michel.
« Procès des Templiers, tome II, page 283 »

Il s'agit, dans le second cas, de l'admission de Guillaume d'Herblay qui fut aumônier du roi; parmi les Templiers présents se trouvaient le précepteur de la maison, frère Robert et frère Pierre de Cormeilles, précepteur du Temple de Savigny,: « Apud Furcas in Gastinesio (octobre 1307) »
« Procès des Templiers, tome II, Pages 299 et 380 »
Item frater Guillermus de Herbleyo elemosinarius domini Regis, etatis quadraginta annorum vel circa, ut dicebat, eodem modo juratus et interrogatus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus viginti anni fuerunt elapsi in festo sancti Michaelis nuper preterito, apud Furcas in Gastinesio diocesis Senonensis, per fratrem Johannem de Turno thesaurarium quondam Templi Parisius, presente fratre Roberto preceptore tunc -300- dicte domus, nunc defuncto, et fratre Petro de Cormeliis tunc preceptore de Savigneio.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.


Maison du Temple de Fourche
Localisation: Maison du Temple de Fourche


Les dates indiquées ici ne sont d'ailleurs qu'approximatives, car, d'après une autre déposition faite plus tard en 1311, par Guillaume en personne, l'aumônier royal qui était en même temps précepteur de la maison du Temple de Choisy, aurait été reçu dès 1284, en la chapelle du Temple de Fourches, en présence des frères Regnaud de Lagny-le-Sec, prêtre, Guillaume le Lorrain précepteur de Beauvais-en-Gâtinais et Robert le Picard, précepteur de Fourches, sergents
« Procès des Templiers, tome I, page 499 »
ostmodum radi fecerat sibi barbam, et ante dictum concilium per XIII menses fuerat inquisitum cum eo, et absolutus et reconciliatus per dominum episcopum Parisiensem; et est etatis quadraginta quinque annorum vel circa; qui fuit ante omnia protestatus quod, per aliqua que dicat vel faciat, non intendit recedere a deposicione per eum facta coram dicto domino episcopo Parisiensi. Lectis autem et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, respondit ad eos, et primo ad primos XIII, quod non multa sciebat de secretis ordinis, quia non habuerat longo tempore preceptorias, et quia, post recepcionem suam, fuit confessus fratri Johanni de Meldis gardiano fratrum Minorum Meldensium quondam, quasi post dimidium annum; et ille imposuit sibi penitenciam, auditis erroribus qui intervenerant in recepcione sua, quod precaveret sibi ne ex tunc interesset in aliquo loco in quo fierent predicta illicita, et quod jejunaret toto tempore vite sue diebus sabativis, quod et fecit; et dictam confessionem fecit quadam camera dicte domus de Soysiaco, que vocatur Cordelariorum; propter que retraxit se, ne interesset loco in quo fierent predicta illicita; et si intererat votis et tradicionibus mantellorum, postmodum recedebat, pretendens se occupatum racione officit sui quod habebat; et ideo non vidit in aliorum recepcionibus fieri predicta illicita; audivit tamen dici quod in recepcionibus aliquorum faciebant eos abnegare Deum et illa illicita que ipse fecit in recepcione sua; et credit quod propter confessiones aliorum et propter illa que audivit dici a fratribus ordinis, quod communiter reciperentur alii sicut ipse fuit receptus per fratrem Johannem de Turno quondam thesaurarium Parisiensem, in quadam die Veneris intra tempus messium et vindemiarum erunt XXVII anni vel circa, in capella domus Templi de Furchis Senonensis diocesis, presentibus fratribus Raynaldo de Latigniaco Sicco presbytero, Petro de Cormeliis; Guillelmo Lotoringi preceptore de Bello Visu, et Roberto Picardi preceptore dicte domus de Furchis servientibus, deffunctis; in cujus autem recepcione fuit servatus iste modus.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.


Chapelle de Fourches
Chapelle de Fourches - Sources: Jack Bocar


Robert le Picard, frère sergent, devait être encore à la tête de la maison vers 1297, car il est indiqué comme ayant assisté à cette époque à une réception faite au Temple de Beauvais que nous venons de citer
« Procès des Templiers, tome II, page 38 »
Dixit enim quod ipse receptus fuerat in capella domus Templi de Bello Vissu diocesis Senonensis, dominica post instans festum Pentecostes erunt XIIII anni vel circa, per fratrem Johannem de Turno quondam, tunc thesaurarium Parisiensem, presentibus fratribus Roberto Picardi tunc preceptore de Furcis, et Johanne Lupi vineatore dicte domus servientibus, deffunctis; a quo dicto receptore cum instanter peciisset panem et aquam, societatem et pauperem vestitum ordinis, et ei respondisset quod bene deliberaret, quia oporteret eum voluntati subjici aliene, et multa dura et aspera sustinere, finaliter fecit eum vovere et jurare castitatem, obedienciam, et vivere sine proprio, et servare bona ordinis; post que imposuit sibi mantellum, et ipse et fratres astantes fuerunt eum osculati in ore.

Précepteur de Fourches
vers 1284-1297, frère Robert le Picard, sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.
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Fourques   (30)
Domaine du Temple de Fourques
Département: Gard, Arrondissement: Nîmes, Canton: Beaucaire - 30


Domaine du Temple de Fourques
Localisation: Domaine du Temple de Fourques


Certaines munificences seigneuriales sont particulièrement remarquables. En 1146, Pons de Meynes donne un fief à Fourques.
Chartier du Temple de Montfrin et du Gard rhodanien, nº 001.

Les biens donnés à Saint-Gilles ne sont pas détaillés dans la charte de donation mais nous sont connus par une confirmation adressée aux Templiers par l'abbé en 1156: il s'agit de cens prélevés sur au moins cinq maisons, un atelier et deux vignes.
Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº 007.

L'étude du patrimoine de la commanderie de Saint-Gilles repose principalement sur son cartulaire, mais elle rencontre des limites car les transactions ne sont pas toutes aisées à localiser. On a vu comment l'abbé de Saint-Gilles s'était appliqué à contrer les acquisitions des deux ordres militaires à l'intérieur du bourg monastique. Cette entrave eut une conséquence sur la constitution du temporel templier en reportant l'expansion foncière hors les murs de l'agglomération. Dès leur arrivée, c'est tout de même dans les proches environs de la villa que les frères s'appliquent à réunir des biens. Leur souci premier est d'acquérir les maisons et les terres situées dans le voisinage immédiat de la commanderie qu'ils ont installée sur un îlot du Petit-Rhône. Le cartulaire témoigne de l'importance accordée à ce secteur: les chartes qui documentent les acquisitions autour de la maison figurent parmi les premières du recueil.

Entre 1158 et la fin de ce siècle, les acquisitions se portent également dans le quartier Saint-Jacques, situé à environ un kilomètre des murs, sur la route de Montpellier. Il s'agit de vignes acquises en emphytéose sous la directe de l'abbaye et de quelques autres lignages chevaleresques (Uzès, Porte-Espagne, Fourques).
Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº 010, 011, 012, 017, 018, 022, 024, 027, 053, 093, 269, 308.

Enfin, non loin du quartier Saint-Jacques, l'ordre a, entre 1177 et 1195, concentré son emprise sur le quartier de Pelamourgues, situé en bordure du bras est du Petit-Rhône, donc non loin de son îlot. Mais l'expansion dans les proches environs de Saint-Gilles a rapidement connu des limites et l'ordre dut s'étendre le long du Petit-Rhône. Dès 1170, il entreprend la constitution d'une solide seigneurie à Saliers, dans le territoire de la commune d'Arles. Une centaine d'actes du Chartier du Temple de Saint-Gilles portent sur des acquisitions à Saliers entre 1170 et 1246.

Celle-ci sera tout juste achevée au milieu du XIIIe siècle, époque à laquelle les consuls d'Arles reconnaissent les possessions de l'ordre dans ce secteur. En Argence, le domaine regroupant de nombreuses terres allodiales, se constitue durant un siècle à partir de 1160, autour de Fourques.

Et il arrive encore de trouver des zones dites intercalaires situées en marge des terroirs et des paroisses et plus conformes au modèle cistercien. Ainsi, la grange d'Argence est éloignée du castrum de Fourques de huit kilomètres et la petite commanderie de Boynesac est installée en marge du mandement de Rochefort.
Archives Segreto Vaticano, instrumenta miscellanae 5851, fol. 9v (1er juillet 1373): grangia sive mansum vocatur Argentia cum laborio sive agricultura sita in territorio de Furchis.

A Arles, on a évoqué les embarras financiers d'Uc Rapina, mais nombre d'autres individus liés au pouvoir communal ont gravité dans l'orbite des commanderies, ainsi Guilhem de Valflor, Pons Baston, Bispe ou encore Monachus. En mars 1204, avec son frère Uc Raimon, il vend au Temple une terre à La Vernède et en septembre, il lègue dans son testament de nombreux biens et droits à Fourques.
Chartier du Temple d'Arles, nº 040 et 041.

En 1259, le commandeur de Saint-Gilles, à la demande expresse du maître en Provence, céda à des habitants de Montfrin plusieurs possessions disséminées sur des fiefs de Montfrin et de Fourques afin d'obtenir les 4 500 sous nécessaires à l'achat d'une terre à Saint-Gilles auprès de l'Hôpital.
Chartier du Temple de Saint-Gilles, nº 472 (9-22 mars 1259).
Sources: Damien Carraz - l'Ordre du Temple dans la Basse Vallée du Rhône - 2005. Lyon

Templiers de Fourques
Les Templiers reçoivent également de Bernard de Castelnou en 1226 un manse à Fourques.
l'Ordre du Temple en Roussillon - Robert Vinas, Editions du Trabucaïre, 2001
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Fraignot-et-Vesvrotte   (21)
Domaine du Temple à Fraignot
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Grancey-le-Château-Neuvelle - 21


Domaine du Temple à Fraignot
Domaine du Temple à Fraignot


« Frano » (1293),
« Fraignou » (1294)
« Fresnol » (1295).

Les Templiers y possédent divers droits en 1293, et divers biens donnés par Guillaume de Grancey, en 1295.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.
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Frainaye (La)   (37)
Domaine du Temple de La Frainaye
Département: Indre-et-Loire, Arrondissement: Loches, Canton: Descartes, Commune: Saint-Flovier - 37


Domaine du Temple de La Frainaye
Localisation: Domaine du Temple de La Frainaye


— Fraxinus, XIIIe siècle.
— La Frenais, carte de Cassini.
— En 1211, Renault de Betz donna à la maison du Temple de Fretay une dime qu'il possédait sur la terre du Fresne, appartenant alors à André de Limeray.
Archives de la Vienne, liasse 487, n° 2116.
Sources: Carré de Busserolle, Jacques-Xavier - Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine Tome III. Tours 1880.
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Francheville   (18)
Maison du Temple de Francheville
Département: Cher, Arrondissement: Bourges, Canton: Aix-d'Angillon, Commune: Brécy - 18


Maison du Temple de Francheville
Localisation: Maison du Temple de Francheville


Ce membre de la Commanderie des Bordes fut, du temps des Templiers, une Commanderie importante. J'en trouve la preuve dans deux chartes de 1288 qui faisaient partie des archives de la Seigneurie d'Avor, et dont voici les principaux passages: « A tous ceux qui verront ces présentes lettres, Frère Guy Buriaz, humble Commandeur de la maison de la milice du Temple de Francheville salut en Nôtre-Seigneur.
Vous saurez que de l'assentiment et la volonté des frères de la dite maison, à savoir: frère Emard de Leront, chevalier, frère Pierre Balart, frère Robert Lemoyne, frère Pierre de Lodes, frère Pierre Le Gangneour et frère Pinon Cornevin, nous avons vendu et concédé à perpétuité à Hugues, dit Cornevin d'Avor, notre homme, et à ses héritiers, moyennant vingt-huit livres tournois à nous comptés en numéraire, et desquelles nous quittons à perpétuité le dit acheteur et ses héritiers, un chezeau avec ses maisons et appartenances sis à Avor, touchant au chezeau de Perrin L'Anglais d'Avor d'une part, et au chezeau du dit acheteur d'autre part, et sur le chemin par où on va d'Avor à Sancerre;
Item une pièce de vigne sise près d'Avor dans la censive des moines de Loroy, joutant les terres de Raoul du Mont, chevalier. Ces biens nous étaient advenus de la succession de la nommée Babeau jadis mariée, notre femme de tète et de corps, et soeur du dit acheteur. Nous dessaisissant des choses dessus dites, nous en saisissons et investissons l'acheteur et ses héritiers...
En témoignage et mémoire de quoi, nous avons fait apposer notre sceau aux présentes lettres. Donné l'an du Seigneur mille deux cent quatre-vingt-huit, le lundi après la fête de Saint-Martin. »

Cette pièce est très intéressante en ce qu'elle nous fait connaître la composition d'une Commanderie du Temple. Ici, les Templiers étaient, y compris le Commandeur, au nombre de sept; un seul y est qualifié chevalier, miles, sans doute parce qu'il possédait ce titre avant son entrée dans l'Ordre.


Ancienne commanderie de Francheville
Ancienne commanderie de Francheville - image: Internet


Le Commandeur vend au frère de la défunte les biens de celle-ci, dont l'Ordre avait hérité par droit de mortaille; tous deux étaient serfs, et l'on voit par là que les serfs pouvaient arriver à une grande aisance; nous verrons du reste plus tard, que la fortune d'un serf au XIIIe siècle pouvait être bien autrement considérable.

Les joutes de ces biens et les noms des personnages cités ont aussi de l'intérêt pour l'histoire locale. A remarquer encore le nom de l'acquéreur, Hugues dit Cornevin et qui était celui d'un des Templiers. Le fait est curieux, mais ce qui est plus curieux, c'est qu'il y a encore des Cornevin dans le pays.

Le Précepteur d'Auvergne et Limousin approuve ainsi la vente susdite: « A tous ceux qui ces présentes lettres verront. Frère Raymond de Mareuil, humble Précepteur des maisons de la milice du Temple en Auvergne et en Limousin Salut en Notre Seigneur. Vous saurez que Frère Guy Buriaz. Précepteur de la baillie de Francheville, ayant vendu et cédé à perpétuité à Hugues dit Cornevin d'Avor, notre homme, et à ses héritiers, certains biens désignés dans les lettres annexées à ces présentes moyennant une certaine somme à lui payée ainsi qu'il est dit dans les dites lettres scellées du de Frère Guy, Nous, ne voulant point aller contre les agissements du dit Frère Guy, Nous voulons, concédons, louons, approuvons et ratifions cette vente et tout ce que contiennent les lettres annexées aux présentes . . .
Donné à Bourges, l'an du Seigneur mille deux cent quatre vingt huit, le mardi avant la Nativité du Seigneur. »


Ancienne commanderie de Francheville
Ancienne commanderie de Francheville - image: Internet


La Commanderie de Francheville était donc importante du temps des Templiers. Avec les Hospitaliers ce ne fut plus qu'un domaine, considérable il est vrai, avec droits seigneuriaux, chapelle, cens et rentes. Dès le XVe siècle le logis seigneurial avait disparu, car dans le bail consenti pour vingt-neuf années par le Commandeur Antoine de Salignac à Hugues Milhet, il est dit que celui-ci s'engage « à bastir et édifier au dit lieu de Francheville une maison de charpenterie à deux cheminées, bonne et suffisante, dedans deux ans, à ses propres coutz, missions et despens, en laquelle le dit Commandeur aura sa demorance toutes et quantes foiz qu'il se tiendra au dit lieu de Francheville. »

La chapelle, qui est du XIIe siècle, et dont les murs ont 1m. 20 d'épaisseur, existe encore au domaine dit de la Chapelle où elle sert d'étable. Une visite prieurale de 1614 nous apprend que la cloche de cette chapelle fut transportée à Baugy « du temps des troubles. » Récemment, un bénitier de pierre, qui paraît dater du XIIe siècle comme la chapelle, a été transporte dans l'église de Brécy. A signaler encore, dans cette chapelle de Francheville, un écusson qui surmonte une porte latérale, et porte les armes de Pierre Dumont, commandeur des Bordes, en 1537: d'or à une croix ancrée de sable, au chef de la Religion. J'ai signalé ce même écusson à la Commanderie des Bordes.
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna - Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre - Bourges 1912

Maison du Temple de Francheville
Jean de Menat, que nous avons dit être précepteur de la Marche, parle d'une réception faite par Raymond de Mareuil, commandeur d'Auvergne « in domo Franche ville, Bituricensis dyocesis »; est-ce Francheville dans la commune de Brécy, à l'est de Bourges, localité que nous trouvons indiquée par Niepce ou bien serait-ce Ville-franche-sur-Cher, localité mentionnée dans l'inventaire sommaire des archives de l'Indre ?
Sources: Leopold Niepce - Le Grand Prieuré d'Auvergne

Maison du Temple de Francheville
Francheville était une Maison du Temple importante, elle avait rang de seigneurie, elle comprenait un logis, une chapelle, des bâtiments agricoles, des terres, des bois, des rentes et dîmes.


Ancienne commanderie de Francheville
Ancienne commanderie de Francheville - image: Internet


Membre de la Maison des Bordes, nous en trouvons la preuve dans deux chartes de 1288 qui faisaient partie des archives de la seigneurie d'Avor. Les Templiers dans cette Maison étaient au nombre de sept, y compris le Commandeur frère Guy Buriaz, Précepteur de la baillie de Francheville. Un seul « frère Emard de Leront » était qualifié de chevalier parce qu'il possédait ce titre avant son entrée dans l'Ordre. Les autres se nommaient frères Pierre Balart, Robert Lemoyne, Pierre de Lodes, Le Gangneour et frère Simon Cornevin. La Maison de Francheville ne fut plus ensuite qu'un domaine considérable avec droits seigneuriaux, chapelle, cens et rentes. Dès le XVe siècle le Logis seigneurial avait disparu.
Sources: Wikipedia

Maison du Temple de Francheville
Jean de Memet, que nous avons dit être précepteur de la Marche, parle d'une réception faite par Raymond de Mareuil, commandeur d'Auvergne « in domo Franche ville, Bituricensis dyocesis », « Procès de Clermont, pièce 22 »; est-ce Francheville dans la commune de Brécy, « Cher, arrondissement de Bourges, canton des Aix-d'Angillon », à l'est de Bourges, localité que nous trouvons indiquée par Léopold Niepce, ou bien serait-ce Ville-franche-sur-Cher « Loir-et-Cher, arrondissement de Romarantin, canton de Mennetou-sur-Cher », localité mentionnée dans l'Inventaire sommaire des archives de l'Indre - « Inventaire. Série H, pages 226 et suivantes. »
Sources: Chevaliers de Malte, Grand prieuré de France et Trudon des Ormes; les maisons du Temple en France à travers les interrogatoires du Procès.

Maison du temple de Francheville
1285. Jeudi après Oculi.
Official de Bourges.
Giraud « Vignerii » vend à Robert de Clamecy, citoyen de Bourges, du consentement de frère Guy, dit « Burgans » (sic), maître des Templiers de Francheville, une pièce de vigne sise au terroir de Farges.

1288. Jeudi après la Saint-Martin d'hiver.
Guy Buriaz, maître des Templiers de Francheville.
Les Templiers de Francheville (2) vendent à Hugue, dit Cornevin d'Avor, leur homme, moyennant 28 livres tournois, un chezal avec maisons et appartenances situé à Avor, plus une pièce de vigne au même lieu dans la censive des moines « dou Loroys (3). »
Le chezal est borné d'une part par le chezal de Perrin « Anglivi » d'Avor, d'autre par le chezal de l'acquéreur, et du troisième côté par la route qui va d'Avor à Sancerre.
Les noms des Templiers qui composaient la maison de Francheville, sont ainsi énoncés frère Pierre Girard de Leront, chevalier ; frère Pierre Balart ; frère Robert le Moyne ; frère Pierre de Lodes ; frère Pierre Le Gagneour, et frère Pinon Cornevin.

1288. Mardi avant Noël
Raymond de Mareuil, « de Marolio, » maître des maisons du Temple en Auvergne et Limousin. Il approuve et ratifie la vente faite par Guy Buriaz, maître de la baillie (ballivie) de Francheville, à Hugue, dit Cornevin.
Sceau en cire verte pendant sur double queue de parchemin au centre un lion armé. Légende « S. Pceptor Te..i in Alver
2. Francheville, commune de Brecy, canton des Aix (Cher).
3. Loroy, près la Chapelle-Damgilon, ancienne abbaye de l'ordre de Citeaux.

Souces: M. Bonneserre de Saint-Denis - Revue nobiliaire, héraldique et biographique, page 136. Paris, Angers, 1877. - Bnf

1325. Mercredi après la Saint-Georges.
Etienne « de Velcia, » garde du scel de la prévôté de Bourges.
Jeannet dit Jarnage, clerc, fils émancipé de Jean dit Jarnage vend à Jean de Clamecy, citoyen de Bourges :
1° deux chezeaux comprenant maisons, granges, cours (areis), verger, situés paroisse d'Avor et ayant appartenu à Jehan « de Omeriaco; »
2° tout ce qu'il pouvait posséder dans la même paroisse.

Les biens sont grevés des charges suivantes :
1° 6 boisseaux de blé (3 de froment et 3 d'orge) payables annuellement à la maison des Templiers de Francheville.
2° 6 boisseaux du même blé payables annuellement au chapitre de Sancergue.
3° un cens d'un boisseau et demi de froment payable au seigneur de Montfaucon.
4° un sens de 6 deniers tournois dû au chapitre de Bourges.
5° enfin un cens de 6 deniers tournois dû au chapelain d'Avor.
Souces: M. Bonneserre de Saint-Denis - Revue nobiliaire, héraldique et biographique, page 136. Paris, Angers, 1877. - Bnf
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Francueil   (37)
Maison du Temple de Francueil
Département: Indre-et-Loire, Arrondissement: Tours, Canton, Bléré - 37


Maison du Temple de Francueil
Maison du Temple de Francueil


Un grand registre intitule « Inventaire du Grand Prieuré d'Aquitaine » mentionne bien une commanderie de Francueil comme membre de celle d'Amboise. Il y est précisé qu'on n'a pu retrouver aucun document relatif à la commanderie d'Amboise et a ses membres qui étaient antérieurs à la suppression de l'Ordre du Temple par Philippe le Bel.

Si j'en crois cet ouvrage, ce membre d'Amboise avait rang de commanderie et devait avoir en son enclos une chapelle.
Sources: Histoire de Francueil: village de Touraine. Par Mireille Dazut. Editeur Hérault, 1989.

Francueil, commune du canton de Bléré.
— Parochia de Francolio, 1105, 1150.
— Francueil, 1230 (Chartes de l'abbaye de Villeloin)
— Terra de Francullio, 1240 (Bibliothèque de Tours, fonds Salomon, titres d'Amboise)
— Francolium, 1290 (Cartulaire de l'évêché de Tours)
— Le Temple, hameau de la commune de Francueil.
Sources: Dictionnaire Géographique, Historique et Biographique d'Indre et Loire et de l'ancienne province de Touraine par J.-X Carré de Busserolle, tome IV, Tours 1882.
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Frencq   (62)
Grange du Temple de Frencq
Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Montreuil, Canton: Etaples - 62


Grange du Temple de Frencq
Localisation: Grange du Temple de Frencq


L'établissement de Frencq paraît avoir été de peu d'importance. C'était, dès l'origine, une grange dîmeresse, à laquelle les Templiers avaient réuni quelques terres. Ils renfermaient dans cette grange le rendement de leur dîme de Frencq et de tous les ferrages qu'ils avaient dans les environs de MontreuiL.

Ils possédaient même dans cette ville une maison de refuge, nommée la Maison de la commanderie, dont la porte donnait sur le cimetière, à raison de laquelle il était payé chaque année, au trésorier de l'église, douze deniers parisis.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Frenoy   (10)
Maison du Temple de Frenoy
Département: Aube, Arrondissement: Nogent-sur-Seine, Canton: Villenauxe-la-Grande, Commune: Montpothier - 10


Maison du Temple de Frenoy
Localisation: Maison du Temple de Frenoy


Cette ancienne commanderie du Temple devint sous les hospitaliers, un membre de la commanderie du Val-de-Provins. Rèunie en 1498 à celle de La Ferté-Gaucher, elle passa quelque temps après à la commanderie de Chevru, pour redevenir encore, en 1513, un membre de La Ferté-Gaucher.

On ne connaît pas l'époque où les Templiers fondèrent cette maison. On sait seulement qu'ils possédaient à Frenoy, dans la paroisse de Montpothier, un bois en 1223, date d'un accord fait entre eux et demoiselle Marguerite du Bois, au sujet d'une terre qu'elle leur concèdait à Frenoy, touchant au bois du Temple.
D'autres donations de peu d'importance sont faites aux frères de la charité du Temple de Frenoy, par des personnes du nom de Du Bois, en 1253 et 1299.

Frère Gilles de Chevru était lieutenant du précepteur de Fresnoy (ou tenait lieu de précepteur) en 1307: « locum tenens preceptoris de Fresnayo juxta Pruvinum. »
Procès des Templiers, tome II, page 387
Frater Egidius de Cheuruto locum tenens preceptoris de Fresnayo juxta Pruvinum, quadragenarius vel circa, juratus ad sancta Dei Evangelia ab eo tacta dicere de se et aliis in causa fidei plenam, puram et integram veritatem; et interrogatus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus apud Cheurutum, XII anni fuerunt in festo Omnium Sanctorum nuper preterito, per fratrem Radulphum de Gisi receptorem Campanie, presentibus fratribus Henrico de Soupir, Petro de Cheuru et quibusdam aliis de quorum nominibus non recolit.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Il ne faudrait peut-être pas prendre à la lettre l'expression « juxta Pruvinum », qui semblerait faire croire à une localité toute voisine de Provins, et nous pensons, d'accord avec le Dictionnaire topographique du département de l'Aube, qu'il faut y voir un lieudit de la commune de Montpothier.«  Département: Aube, Arrondissement: Nogent-sur-Seine, Canton: Villenauxe-la-Grande - 10 »

Un autre frère du Temple, interrogé en novembre 1307 et reçu jadis au Temple de Coulommiers, nous apprend qu'il avait habité en dernier lieu cette maison de Fresnoy:
Procès des Templiers, tome II, page 397
Item frater Jacobus le Verjus de Rebes in Bria, morans apud Fresneyum, eodem modo constitutus, juratus et interrogatus, dixit per juramentum suum quod fuit receptus apud Coulommiers in Bria, per fratrem Johannem de Moncellis preceptorem baillivie de Bria, quadraginta anni vel circa sunt elapsi, presentibus fratre Roberto le Fouion preceptore dicte domus, et quibusdam aliis de quorum nominibus non recolit.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Lieutenant du précepteur de Fresnoy
En 1307, frère Gilles de Chevru.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.

Fresnoy, hameau et tuilerie commune de Montpothier
— Ancienne Maison du Temple, puis commanderei de Saint-Jean de Jérusalem
— Praeceptoria de Monte Figuli, XVIIIe siècle (Pouillé)
— Frenoium, la commanderie du Frenoi, XVIIIe siècle (Ibidem)
— Frénoy, XVIIIe siècle (Courtalon, Topographie, tome III, page 240)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Aube, par MM. Théophile Boutiot et Emile Sogard. Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXIV.
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Freparoy   (10)
Temple de Fréparoy
Département: Aube, Arrondissement et Canton: Nogent-sur-Seine, Commune: La Motte-Tilly - 10


Temple de Fréparoy
Localisation: Temple de Fréparoy


Les Templiers avaient aussi des moulins « de La Varenne », situés sur un bras de la Seine à Fréparoy, ces moulins sont passés du Temple de Fréparoy à la Commanderie du Val de Provins en 1240.
Sources: CARRIERE Victor, Histoire et cartulaire des templiers de Provins, Libriaire Champion, Paris - 1919

Fréparoy ou Froidparoy, hameau, commune de la Motte-Tilly.
— Fréparoy, XVIIIe siècle (Carte de Cassini)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Aube, par MM. Théophile Boutiot et Emile Sogard. Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXIV.
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Fresnay   (10)
Seigneurie du Temple de Fresnay
Département: Aube, Arrondissement: Bar-sur-Aube, Canton: Soulaines-Dhuys - 10


Seigneurie du Temple de Fresnay
Localisation: Seigneurie du Temple de Fresnay


les Templiers, et après eux les Hospitaliers, avaient la moitié de la seigneurie qui dépendait de leur commanderie de Thors.

En 1197, Guiard Goin de Bar-sur-Aube donne terres, bois, justice et hommes de Fresnay aux Templiers de Thors.
Le même bourgeois fit don de ses possessions à Lévigny et Arrentières.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

Fresnay, canton de Soulaine
— Frainci, 1177 (Chartier de l'Abbaye de Boulancourt)
— Franaium, 1216 (Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Loup)
Frasneyum, 1269 (Cartulaire du Temple de Troyes)
— Franayum, 1381 (Archives de la ville de Troyes, Compt., manuscrits originaux)
— Fresnoy, 1400 (Chartier du chapitre de Saint-Maclou)
— Frasnayum, 1457 (Rôle, fonds de Saint-Pierre, Archives de l'Aube)
— Fraisnay, Fraisnay, XVIe siècle (Liste des paroisses du diocèse)
— Fresnay, 1581 (Chartier et titre de l'Abbaye de Clairvaux)
— Frenaium, XVIIe siècle Pouillé)
— Frenayum, XVIIIe siècle (Courtalon, Topographie, tome III, page 407)
— Frenai, XVIIIe siècle (Pouillé)
— Diocèse ancien de Troyes, coutumes, et baillage de Chaumont; Gouvenement Général de Champagne; Election de Bar-sur-Aube)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Aube, par MM. Théophile Boutiot et Emile Sogard. Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXIV.
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Fresne (Le)   (51)
Domaine du Temple à Le Fresne
Département: Marne, Arrondissement: Châlons-en-Champagne, Canton: Marson - 51


Domaine du Temple à Le Fresne
Localisation: Domaine du Temple à Le Fresne


Le Fresne, à 21 kilomètres de Châlons, est bâti dans la vallée de la Moivre et environné de hauteurs qui l'exposent à être ravagé par les eaux pluviales.
— Les Templiers levaient divers droits sur Le Fresne.
— Les grosses dîmes étaient perçues par le chapitre de la cathédrale de Châlons, en 1603; Fresne (titre du chapitre inventaire tome V, page 113).
— Il s'appelait, en 1217, « La Fraisne » (titres de la commanderie de La Neuville-au-Temple, inventaire page 61).
— En 1621, « Fraine », (titres de la commanderie de Saint-Amand, inventaire page 177).
— Les Templiers de la Neuville, possédaient des biens à Fraisne. Voir le cartulaire de La Neuville-au-Temple, de M. Edouard Barthélemy.
Sources: Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne. Editeurs H. Laurent, imprimeur de la société académique, Châlon 1861.

Fresne (Le) ou Le Fresne-sur-Moivre, canton de Marson
— Le Fraisne, 1280 (Fond de la Maison du Temple de La Neuville, c. 9)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Marne, par Auguste Longnon. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. XCI
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Fresne (Lieu-Dieu)   (18)
Maison du Temple Lieu-Dieu de Fresne à Blancafort
Département: Cher, Arrondissement: Vierzon, Canton: Argent-sur-Sauldre, Commune: Blancafort - 18


Maison du Temple Lieu-Dieu
Localisation: Maison du Temple Lieu-Dieu


Maison du Temple de Fresne (sur la carte de Cassini, Hôpital Commanderie sous Blancafort)

L'hôpital ou Lieu-Dieu de Fresne, près de Blancafort, appartenait dès le milieu du XIIe siècle aux Templiers. Le document le plus ancien qui le concerne paraît être une charte donnée à Jérusalem, « actum publice lerosolimi », par lequel Gimon, « par la grâce de Dieu seigneur de Mehun » confirme les donations faites aux Frères de la Chevalerie du Temple. Or, Gimon dont il s'agit ici n'a pu faire partie que de la deuxième croisade (1147-1149), et l'on voit par là, une fois de plus, combien fut précoce l'établissement des Templiers dans notre pays.

Je vais analyser les chartes des XIIe et XIIIe siècles qui les concernent, et peuvent offrir, en dehors de leur objet propre, un intérêt pour l'histoire locale.

— Par charte datée de la première année du pontificat de l'archevêque Garin, 1176, Gilon de Seuly, pour le salut de son âme et celle de ses parents, donne à Dieu, à la Bienheureuse Vierge Marie et aux Frères du Temple une serve nommée Ode, femme de Jean Ulgains et sa postérité née et à naître. La dite femme est libre de tous droits, « liberam, absolutam et emancipatam. »

— Par une autre charte non datée, Gilon donne au Temple 27 hommes avec leurs maisons, « cum masnagiis », libres aussi de tous droits envers lui Gilon ou ses héritiers.

— Ici une donation touchante: Godefroy de Blancafort, se sentant sur la fin de sa vie, « in extremo vite sue », se fait Templier et donne ses armes et son cheval aux Chevaliers du Temple, « militibus Templi. » Il donne aussi, sans redevance, le droit de pacage dans toute l'étendue de ses terres et de ses bois, plus des chezeaux et des prés, le tout du consentement de sa femme Bildehidis et de ses fils.
La charte est écrite dans la maison même des Templiers.
Godefroy étant mort, Giraud, son héritier, confirme ces dons en 1176.

— En cette même année, l'archevêque Garin, par charte datée de la deuxième année de son pontificat, fait savoir qu'en présence des Frères de la milice du Temple, c'est à savoir:
— Frère Hubert de Vaux,
— Frère Nantier,
— Frère Joceran,
— Frère André,
— Frère Sadon qui venait d'être reçu Templier, « jam fratre Templi ».
— Celui-ci donne à l'Ordre la terre qu'il possédait entre:
La SaudreBien du Temple à La Saudre
Bien du Temple à La Saudre

La fontaine des ChampsBien du Temple à La Fontaine des Champs
Bien du Temple à La Fontaine des Champs

La Perrière et la maison Chandaveine;
Plus son homme Ebrard Chauverus, les soeurs de celui-ci et leurs enfants nés et à naître; plus les moulins de Fresne moyennant 2 sols de cens annuel à rendre à Gilon de Chanteloup et à ses frères Rainaud et Michel qui confirment ce don, Geoffroy de Concorsault, dans le fief duquel se trouve la terre en question, approuve la donation.

Il semble que dans cette fin du XIIe siècle, un courant chevaleresque poussa les seigneurs à s'affilier à l'Ordre du Temple tout en l'enrichissant; c'était faire oeuvre pie, à défaut de pélerinage en Terre-Sainte, de s'intéresser à ceux qui l'arrosaient de leur sang. Dans le courant de ce siècle, témoin de leur fondation, les chevaliers du Temple en effet s'étaient couverts de gloire, et ne s'étaient pas encore relâchés de leurs voeux; aussi voit-on en Berry un grand seigneur, Raoul de Mehun, « se rendre à Dieu et à l'ordre du Temple de Jérusalem » comme Godefroy de Blancafort et Sadon. Et voici comment il s'exprime dans une charte datée de l'an de l'Incarnation 1196:
— « Moi Raoul, seigneur de Mehun, je veux faire savoir à tous, présents et futurs que par la main de Notre Seigneur Henri, archevêque de Bourges, je me suis donné à Dieu et à l'Ordre du Temple de Jérusalem, ceci par le conseil et l'injonction de l'Archevêque. »

Suit la nomenclature des riches donations que fait à cette occasion le seigneur de Mehun, entre autres:
Le bois et le lieu de La MotteBien du Temple à Bois et lieu de La Motte
Bien du Temple à Bois et lieu de La Motte
,
De nombreux serfs avec leur postérité née et à naitre, dont deux dans le château même de Mehun,
Des terres, des bois et vingt arpents le long du Cher pour en faire des prés;
Enfin les droits qu'il posséde sur la rivière elle-même.
Et pour que ces donations soient plus assurées, non seulement il y appose le sceau de sa seigneurie, « mee dominacionis », mais il prie l'Archevêque d'y apposer son propre sceau.
Les témoins sont: l'Archevêque de Bourges, seigneur suzerain; l'archidiacre de Bourges; l'archidiacre de Bourbon; l'abbé de Vierzon; le prieur de Comtal; Philippe, fils de Raoul; Humbaud, son autre fils; Eudes de Balbeio; Albert Turmellus; Humbaud Petit; Gilon Petit.

Que devint ensuite Raoul de Mehun ?
L'envoya-t-on dans une des maisons de son Ordre en France, ou bien fut-il appelé à Jérusalem pour guerroyer contre les Turcs ?
Cette dernière hypothèse est la plus vraisemblable. Toujours est-il qu'à partir de ce moment, on n'en entend plus parler. La Thaumassière qui n'a pas eu connaissance de cette charte de 1196 nous dit que Philippe succéda à Raoul comme seigneur de Mehun « environ 1197 » mais cet historien se trompe en faisant de Philippe le frère de Raoul, tandis qu'en réalité Philippe qui figure parmi les témoins de notre charte était son fils.
J'ai voulu grouper ces trois professions de seigneurs du pays: Blancafort, Sadon et Raoul de Mehun; je reprends maintenant l'ordre chronologique des chartes.

— L'an 1189, Abrenus de Saint-Gondulfe ou Saint-Gondon, sur le point de partir pour Jérusalem, donne aux Templiers de Fresne, « de Frausino », pour le repos de son âme et celle de ses ancêtres, la terre de la Fanque. Sa mère Macelina, sa femme Aalet, son fils Abrenus et sa fille Rosa approuvent cette donation, et Archambaud de Seuly qui était le seigneur dominant la confirme. Parmi les témoins figurent Joceran à qui Abrenus concède l'investiture, « vestitura », devant la porte de l'église de Saint-Gondulfe.

— En cette même année 1189, une charte d'Archambaud de Seuly fait savoir qu'Eudes de Saint-Florent (Loiret), du consentement de sa femme et de ses enfants, a donné aux Templiers une maison nommée La Runche, avec ses dépendances, à la condition que celui qui occupera cette maison paiera au dit Eudes douze deniers de cens au mois de mars. Frère René était alors précepteur de Fresne.

— L'an de l'Incarnation 1194; le même Archambaud de Seuly fait savoir que Sostanus Breolat, sa femme et leurs héritiers donnent au Temple la manse de Noisement; celui qui l'occupera paiera huit sous pour droit de terrage, deux fromages et une poule, de plus il fournira ses boeufs une fois par an, et un faucheur pour les prés. Parmi les témoins on voit figurer du côté des Templiers Pierre de Masnirenardi, précepteur de Fresne. Girard, chapelain du dit lieu, Bernard de Beaubère et Baudoin Forest.

— En cette même année, Giraud de Blancafort ajoute à ses donations la pêche dans ses rivières et le pacage des porcs dans ses bois.

— En 1200, Gerbert Martel donne la terre de La BrossesBien du Temple à Terre de La Brosse
Bien du Temple à Terre de La Brosse
et un cheseau, plus deux sous de cens. Le seigneur de fief, Sulpice Caprelli confirme la donation et y appose son sceau. Les témoins sont: Frère Simon de Tuuns, précepteur de Bourges; Frère Beric, précepteur de Fresne; Etienne Chalon; Pierre de Blet; Michel de Chanteloup; Gautier Boer; Sulpice Doe; Renaud Botengleis.

— En 1201, une charte de Guillaume, archevêque de Bourges, scellée de son sceau, fait connaître qu'en sa présence, Jean de Blancafort, du consentement de sa femme Hélicène et de ses fils confirme les dons de son père Giraud aux Templiers de Fresne; il y ajoute, en don personnel, ce qui lui appartient depuis la fontaine de Chaus (Fontaine du Champ), jusqu'à la Saudre, et ce que Simon, boucher, tient de lui depuis la dite fontaine jusqu'à Fresne, plus douze deniers sur « Luisam »; et toutes les terres au-delà de la Saudre dépendront des Templiers.

— Une charte d'Henri de Seuly, datée d'août 1204, et munie de son sceau, approuve une donation faite par Eudes Géroloat du cheseau d'Eudes Roy et ce du consentement de Guillaume Brasdefer, dans le fief duquel se trouvait ce cheseau, grevé de deux sous parisis.

— Le seigneur de Seuly, dans la châtellenie duquel se trouvait ce chezeauBien du Temple à Les chezeaux
Bien du Temple à Les chezeaux
, consent, à la demande des parties, qu'il soit donné à Dieu et à la milice du Temple, libre de tout droit.

— Par charte de 1210, Archambaud de Seuly fait savoir que Nicolas de Arceles, Osilia sa femme, Eudes Breluat, Regnaud Formon et ses deux belles-filles Adenardis et Pétronille donnent à la milice du Temple un arpent de terre libre; celui qui cultivera cet arpent devra payer annuellement une mesure de seigle à la Saint-Remy.

— Un titre de 1239, très endommagé, est l'acte de vente d'une écluse de moulin aux Templiers de Fresne, par Michel de Launoy, damoiseau.

— En 1240 surgit un procès entre les Templiers du Lieu-Dieu de Fresne et Arnoul de Fresne, « de Fraxino », au sujet de droits que les Templiers réclamaient, contredits par celui-ci, procès qui se termina par une transaction.

— Par charte de 1246, Frère Hilaire, précepteur de la milice du Temple de Fresne, fait savoir que les fils de feu Moset de Fresne, Albéric et Esmard serfs, donnérent pour prix de leur affranchissement aux héritiers de Boisbel, « heredibus de Boybele », trois setiers d'avoine. Le sceau appendu à cette charte est malheureusement brisé; il ne semble pas qu'il ait porté d'armoiries; sur le fragment qui en reste, on distingue l'extrémité d'une fleur, et sur l'exergue ces lettres COR, peut-être la devise du Temple.

— Nous retrouvons ce nom de Boisbel dans un acte de 1253, par lequel Henri de Boisbel, chevalier, « Henricus de Boibel, miles » (1) et sa femme Marie vendent aux Frères de l'Hôpital de Fresne tous les droits à eux appartenant dans la villa de Fresne et dans son finage, moyennant 27 livres parisis.
1. J'avais pensé dit M. Toulgoët-Treanna, d'abord que ces Boisbel étaient les seigneurs du franc-alleu de Boisbelle qui devint Herichemont, mais, M. Boyer nous apprend dans son Histoire de Boisbelle qu'il s'agit d'une autre seigneurie du même nom sise près de Concressault

— En 1259, Henri de Seuly, chevalier, abandonne aux Templiers les droits de corvée et de ban qu'il pouvait avoir sur les hommes de sa châtellenie d'Argent.

— En 1270, Jean et Geoffroy, fils et héritiers d'Eudes de Boisbel, chevalier, « Odonis de Boybela militis », Marguerite et Isabelle leurs soeurs et cohéritières, « sorores et coheredes eorum » intentent un procès aux Templiers de Fresne, au sujet d'une rente annuelle réclamée par ceux-ci.

— Un différend s'étant élevé entre le Prieur de Blancafort et les Templiers de Fresne, au sujet des dîmes de Blancafort, une transaction intervint en 1283 entre le dit Prieur et Frère Godefroy de Chermont, commandeur du Temple, par laquelle il était convenu que pour le droit de dîmes ainsi que pour le droit d'usage dans le bois de Hatte, le commandeur paierait quatre setiers de grains, tiers blé, tiers seigle et tiers avoine.

— En 1256 1e commandeur de Fresne obtient un arrêt lui confirmant le droit de justice haute moyenne et basse, dans toute l'étendue de la Commanderie.

— En 1289, Geoffroy Le Telier, fils de Thibaud, vend au Temple, moyennant 6 livres parisis, un chezal encastré dans les terres de la Commanderie.

— En 1295, le roi Philippe-le-Bel enjoint au bailli de Berry de supprimer incontinent toute imposition ou subside qui auraient été exigés en son nom sur la maison des Frères du Temple du Lieu-Dieu de Fresne. Le roi dissimulait donc encore soigneusement l'intention que certainement il avait déjà de supprimer cet Ordre puissant qui enserrait la France dans ses innombrables commanderies et dont il convoitait les immenses richesses.

— Le dernier acte concernant les Templiers qu'on trouve dans les Archives, est une vente faite par Guillaume de Bonel, fils de Pierre, de tout ce que son défunt père possédait à Gauguemeurs. Cette vente porte la date de 1299.

Treize ans après, l'ordre était supprimé, ses commanderies mises entre les mains du roi, et après avoir subi, comme je l'ai raconté dans la première partie de ce travail, les ruines du séquestre et les exactions des commissaires préposés, ses biens furent enfin attribués à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, après bien des atermoiements de Philippe-le-Bel qui se décidait enfin, le 5 mai 1313, à ordonner « aux commissaires établis en la garde et gouvernement des biens jadis du Temple, de délivrer moyennant quittance avec les biens attribués au Grand Prieuré d'Auvergne, les titres, privilèges, argent ou effets dont il pourrait avoir besoin. »
Sources: M. Le Comte de Toulgoët-Treanna - Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre - Bourges 1912

Olime 440
Arrêt pour les Templiers de Lieu-Dieu de Fresne (de Fraxino) contre Etienne de Sancerre et ses soeurs, au sujet de la saisine de la haute justice d'une terre sise audit Lieu-Dieu, des deux côtés de la rivière de Saudre (Saudra).
Olim, tome I, fol. 18 vº
L'an 1260. Saint Louis.
Sources: Les Olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi sous les règnes de Saint-Louis, Philippe le Hardi, Philippe Le Bel, Louis le Hutin, et Philippe le Long, Volume 1, années 1254 à 1273. Par Arthur Auguste Beugnot. Paris Imprimerie Royale M. DCCC. XXXIX
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Fresneaux   (61)
Maison du Temple de Fresneaux
Département: Orne, Arrondissement: Alençon, Canton: Sées, Commune: Aunou-sur-Orne - 61


Propriété privée
Maison du Temple de Fresneaux
Localisation: Maison du Temple de Fresneaux


Le premier, ou l'un des premiers dons de terre, effectué par Jean l'Anglais, est confirmé par Enguerran de Fresneaux en mars 1207 (n.s.). La superficie du bien cédé, 4 acres et demie, est mentionnée dans l'acte par lequel le seigneur principal, Pierre de Neauphe, seigneur de Fresneaux, confirme à son tour la donation. La même année, Raoul Labbé, bourgeois de Sées, abandonne aux Templiers 16 acres de terre en trois pièces qu'il possédait sur la paroisse de Neuville.

Deux ans plus tard, Renault et Hubert de Monthioux donnent à leur tour aux chevaliers 12 acres et demie situées dans la paroisse d'Aunou, entre le monastère de la dite paroisse et l'Orme de Monthioux. Ils cèdent également au Temple une demi-acre de pré. Enguerran de Fresneaux, le seigneur dominant, confirme au bas de l'acte le don de ces terres qui mouvaient de son fief.

Ce sont encore, en 1210, 1 acre dans le champ de la Fauvelière abandonnée par Robert Aubert et 3 acres dans la paroisse d'Aunou, « juxta clausum Templi », données par Enguerran de Fresneaux. Dès cette année 1210 a lieu un premier échange entre ce même Enguerran de Fresneaux et les Templiers; ceux-ci lui abandonnent 7 vergées de terre qu'ils détenaient dans la paroisse d'Aunou, contre 7 autres vergées qu'Enguerran possédait « juxta domum Templi. »

Si les Templiers de Fresneaux reçoivent d'autres biens fonciers après 1210, il est cependant certain que l'essentiel de leur domaine est en place à cette date. La phase des échanges, qui commence alors, en est la preuve: il s'agit non plus de créer le temporel, mais de l'organiser.

D'autre part les expressions « juxta clausum Templi, juxta domum Templi », prouvent également que, dès cette époque, des bâtiments existaient sur le site de la commanderie entourés d'une haie ou d'une palissade que doublait peut-être un fossé.

En 1288, les Templiers firent mesurer les terres de leurs commanderies de Fresneaux et de Louvigny et, l'année suivante, ils établirent la liste des cens et rentes perçus par ces deux maisons. Le terrier et le censier ainsi constitués offrent sur l'économie domaniale du Temple à la fin du XIIIe siècle des informations d'une précision inhabituelle pour cette période du Moyen Age.

La superficie totale des terres de la commanderie était, en 1288, de 232 acres et demie, soit environ 190 h 14.
Sources: Michel Miguet, Les Templiers et Hospitaliers en Normandie. Edition du CTHS, 1995.

Maison du Temple de Fresneaux
Ancienne commanderie du Temple, située non loin de Sées dans la paroisse d'Aunou. Cette maison devait son origine à un seigneur du lieu, du nom d'Hugues de Fresneaux. Son fils, Enguerran de Fresnals, par ses lettres du mois de mars 1206, ratifia et confirma pour le salut de son âme à Dieu et aux frères de la chevalerie du Temple de Salomon, la libre possession de la terre qu'Hugues de Fresneaux leur avait accordée pour l'établissement de leur maison.

Le même Enguerran, par d'autres lettres de l'année 1209, confirma, toujours en sa qualité de seigneur dominant, et amortit la donation faite aux Templiers par Guillaume et Hubert de Monthioux, « de Monte Tiout », de douze acres et demi de terre dans la paroisse d'Aunou, « in parochia de Alnou », situés entre l'église du lieu et l'Orme de Monthioux.

L'année suivante, en 1210, il fut encore donné par Enguerran aux Templiers, des terres dans la même paroisse, situées partie à la Fauvelière, « ad Faveleriam », partie touchant à la maison du Temple de Fresneaux, « juxta domum Templi apud Fresnals »

Une charte de l'évêque de Sées, de l'année 1211, confirma en faveur des frères du Temple, la donation qu'un seigneur Guillaume de Neuville, « de Nova villa », leur avait faite de terres sur le territoire du dit Neuville (Neuville-prés-Sées), près de la Mare-Harpin, à Orgeval et à la Vallée de Jean, « apud vallem Johanis »

En 1274, nous trouvons un chevalier nommé Olivier de Moulins, « de Molins », à qui appartenait le fief de Fresneaux dans le diocèse de Sées, « feodum de Fresnellis Sagiensis diocesis », confirmer aux Templiers tous les biens qu'ils possédaient dans l'étendue de son fief, avec droit par eux d'y acquérir tous ceux qu'ils voudraient par la suite.

Un mesurage que les Templiers firent faire en 1288 de leur domaine de Fresneaux, constate qu'il comprenait 194 acres de terre, en plusieurs parties, aux lieux dits: près du Temple, au Bois-Cornet, à la Glissière, à la Mare-David, au chemin de Sées, au-dessous du Moulin, dans la Vallée, au chemin de Monthioux, à « Polesgrue », à « Leffengerez », aux « Undréiz », aux Longues-Raies, aux « Usleiz », aux Mares-Jumelles « ad Maras Gemellas », à l'Ormeau-Fouché, au Pré-Bernoul, à la Vallée-Jean, à la Mare-Harpin, à Orgeval, au Buat, à la Mare-Jeannet, à la « Jonchie », au chemin de « Formens », à Senele, à l'Ormeau « apud Lormel », et à la Grippe.

La maison de Fresneaux était située sur le chemin qui conduisait au Gué-Preuvost. Elle avait une chapelle qui était sous l'invocation de saint Marc et de saint Barthélémy.

Le Commandeur avait, dans son domaine de Fresneaux, la haute, moyenne et basse justice. Il jouissait alternativement avec le marquis de Courtomer, du droit de présentation à la cure de Saint-Victor de Brullemail.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Fresnoy en Cambrésis   (59)
Maison du Temple de Fresnoy en Cambrésis
Département: Nord, Arrondissement: Cambrai, Canton: Caudry, Commune: Boussières-en-Cambrésis - 59


Maison du Temple de Fresnoy en Cambrésis
Localisation: Maison du Temple de Fresnoy en Cambrésis


Bulletin archéologique de l'arrondissement de Cambrai
— On découvre en 1730, contre le pignon de l'ancienne chapelle des Templiers au Fresnois, commune de Boussières, dix-huit squelettes des chevaliers de cette ordre, enterrés debout.
(Notes historiques sur les communes, page 64 et Glossaire topographique).
Sources: Mémoires de la Société d'émulation de Cambrai, tome XXXI, première partie, page 328. Cambrai 1869. - Bnf
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Fresnoy-le-Château   (10)
Maison du Temple de Fresnoy
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Lusigny-sur-Barse - 10


Maison du Temple de Fresnoy-le-Château
Localisation: Maison du Temple de Fresnoy-le-Château


Les Templiers avaient vu le texte du Procès, une Maison avec chapelle, puisque fratri Johanni conventuali fratrum Predicatorum de Pruino y fit des receptions.

Fresnoy, canton de Lusigny
— Fraxinum, 1209 (Cartulaire Général du Temple)
— Domus Templi de Frenexo, 1309 (Procès des Templiers)
— Frenoy, XVIIIe siècle (Courtalon, Topographie, tome III, page 136)
— Frenoi, XVIIIe siècle (Pouillé)
— Diocèse ancien de Troyes, Châtellenie d'Isle-Aumont, Gouvernement général de Champage.
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Aube, par MM. Théophile Boutiot et Emile Sogard. Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXIV.

Procès des Templiers, tome I, page 580
Nec de aliis illicitis fuit locutus eisdem, de quibus idem testis fuit confessus fratri Johanni conventuali fratrum Predicatorum de Pruino, cujus cognomen ignorat, quem credit esse mortuum infra dimedium annum a recepcione sua, in capella domus Templi de Frenexo Trecensis diocesis, qui absolvit eum, et precepit quod confiteretur de predictis alicui episcopo vel archiepiscopo, quod non fecit, quia non habuit copiam eorum. Injunxit eciam ei quod jejunaret per unum annum, sextis feriis, in pane et aqua, incedens sine camisia; quod et fecit. Et postmodum fuit confessus eciam cuidam fratri Minori et aliis, quos omnes dixit esse mortuos.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Fretay   (37)
Maison du Temple de Frétay
Département: Indre-et-Loire, Arrondissement et Canton: Loches, Commune: Perrusson - 37


Maison du Temple de Frétay
Localisation: Maison du Temple de Frétay


La maison du Temple de Fretay « domus de Frecoy prope Loches » « domus Templi de Fretay, Turonensis diocesis » était du diocèse de Tours et de la baillie du Temple de l'Aquitaine et du Poitou; elle eut pour dernier précepteur frère Pierre de Tours, sergent, lequel avait été reçu, en novembre 1285, en la chapelle de la maison même, par frère Jean « de Soday », chevalier, alors précepteur de Fretay, frère Adam étant clavaire de la maison.

Le Templier déjà nommé Hugues de Jansac, parle, dans sa déposition, d'une réception faite vers 1301 par le précepteur de Fretay, Pierre de Tours, en une commanderie de la Saintonge.

Pierre venait sans doute de succéder à Gérard de « Nonay », alias « Launay », également sergent du Temple, et précepteur de Fretay, vers 1290; le clavaire était déjà ce frère Adam cité plus haut.

Il est vrai que, d'après la déposition d'un autre Templier, Gérard ou Géraud de « Nonay », aurait été, encore en 1304, précepteur de la maison et serait même venu, vers l'Ascension, au Temple de l'Ile-Bouchard.

Enfin, la commanderie de Fretay eut parfois la visite des précepteurs de l'Aquitaine; le dernier d'entre eux, frère Geoffroi de Gonneville (Gonavilla), y reçut en (août 1300) trois chevaliers en même temps, en la présence du précepteur du temple des Roches, plus tard incarcéré à Niort.

Précepteur de Fretay
Vers 1285, frère Jean de « Soday », chevalier,
Vers 1290-1304 ?, frère Gérard d'Annonay, sergent,
Vers 1301-1307, frère Pierre de Tours, sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.

« Procès des Templiers, tome I, page 223 »
Requisitus de loco receptionis, dixit quod in quadam camera dicte domus Templi de insula Bochardi que vocatur camera magistri Pictavii, in qua nullum erat altare. Requisitus qui fuerant presentes in recepcione sua, respondit quod frater Geraldus de Launay, preceptor domus de Frecoy prope Loches, defunctus, et nullus alius.
« Procès des Templiers, tome II, page 173 »
Dixit enim, protestacione premissa quod non intendit recedere a deposicione per eum facta coram dicto domino archiepiscopo, quod ipse fuerat receptus in capella dicte domus de Frotay, in festo beate. Katherine proximo preterito fuerunt XXV anni vel circa, per fratrem Johannem de Soday militem quondam, preceptorem dicte domus, presentibus fratribus Adam clavigero dicte domus, Hymberto Boysso et Petro Faugeyro servientibus, deffunctis, et in hunc modum:[...]
« Procès des Templiers, tome II, page 185 »
Alia illicita non intervenerunt in dicta sua recepcione nec post, nec scit, nec credit quod dicta illicita vel alia intervenirent in recepcionibus aliorum fratrum ordinis nec post, quia vidit multos recipi, nec scit, nec audivit dici quod aliquid illicitum intervenerit in eorum recepcionibus vel post: videlicet tres milites simul, quorum nomina et cognomina ignorat, quorum unus erat de Turonensi, alius de Pictavensi, alius de Bituricensi diocesibus, et fuerunt recepti, in instanti mense augusti erunt circiter XI anni, in capella domus Templi de Frotay Turonensis diocesis, per fratrem Gaufredum de Gonavilla preceptorem Pictavie, qui fuit examinatus per dominos cardinales, presentibus fratribus Matheo de Stagno preceptore de Roches Xantonensis diocesis, detento apud Niortum, Johanne de Sancto Benedicto, teste supra examinato, et dicto Stephano de Plexeyo fratre ejusdem testis, deffunctis.
« Procès des Templiers, tome II, page 216 »
Ipse autem receptus fuerat, circa festum beati Michaelis proximo preteritum fuerunt circiter XXti anni, in capella domus Templi de Frotay Turonensis diocesis, per fratrem Gerardum de Nonay servientem quondam, preceptorem tunc dicte domus, presentibus fratribus Adam et Helia, quorum cognomina ignorat, et aliis deffunctis, in hunc modum:
« Procès des Templiers, tome II, page 235 »
Requisitus quare fecerat predicta fieri, respondit quod pro eo quia dictus receptor dixerat ei quod predicta illicita debebant fieri ex precepto ordinis. Item, dixit quod per eundem modum viderat recipi fratrem Gerardum de Folhos Xantonensis diocesis servientem, de cujus vita vel morte non habet certitudinem, in capella dicte domus de Folhos, per fratrem Petrum de Turonis preceptorem de Fretay Turonensis diocesis, sunt circiter X anni, presentibus fratribus Petro de Asiniaco, et Stephano de Monte Acuto predicto, et Guillelmo de Bissac servientibus, de quorum vita vel morte non habet certitudinem.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Maison du Temple de Fretay
Fretay (Le), ferme et château, commune de Loche.
— Domus Templo de Fracteio, 1199
— Fracteium, 1200
— Fretay, Freteillio, 1223
— Domus Templi de Fretayo, 1289
— Maison de la Chevalerie du Temple de Fretay, 1290-1292
— L'Hôpital de Fretay, 1431
— Ancienne Maison du Temple, puis commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Le commandeur avait le droit de haute, moyenne et basse justice.
— Il tenait ses plaids de quinzaine en quinzaine.
— Au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, les anciennes commanderies de Launay-Bidault de Saint-Jean-sur-Indre et de la Châtre-aux-Grolles étaient réunies à celle de Fretay.
— D'après le tableau de la généralité de Tours, dressé en 1762, le revenu de la commanderie et de ses annexes était, à cette époque, de 6000 livres environ.
— En 1790, il était évalué à 3256 livres pour le domaine de Fretay seul, qui comprenait alors trois cent trente arpents.
— Vendue nationalement, le 14 frimaire an II, la vieille demeure des commandeurs a été détruite au commencement de ce siècle.
— L'habitation actuelle a été restaurée et agrandie par l'architecte Chasteigner.
— Elle appartient aujourd'hui (en 1882) à M. Le Comte Boulay de la Meurthe, qui l'a acquise du général de Malroy.
— Le moulin de Battereau, paroisse de Perrusson, dépendait de Fretay.
— Outre une somme annuelle de 230 livres, le fermier, d'après un bail de 1669, devait quatre chapons, deux oies grasses et une fouasse (fouace), payable le jour des Rois.
— Le fief de la Roche-Breteau (Roche-Bertault) relevait du commandeur de Fretay, suivant un aveu rendu, le 9 février 1561, par Méry Gallet.
— La chapelle de la commanderie, dédiée à Saint Jean-Baptiste, date de la fin du XIIe siècle. Elle était, en dernier lieu, desservie par le vicaire de Perusson, qui y célébrait la messe une fois par semaine.
— On voit, par un état de lieux dressé en 1769, qu'à cette époque elle était en bon état.
— Elle était voûtée et elle mesurait trente-six pieds de longueur sur dix-huit de largeur.
— Il y a quarante ans environ, le choeur a été démoli; la nef a été convertie en servitude. On a conservé cependant plusieurs colonnes avec leurs chapiteaux.
— Le Chartier de Fretay se trouve aux archives de la Vienne. Il forme la partie la plus considérable du fonds relatif aux commanderies de Touraine.

Commandeurs Templiers de Fretay
1. — Hugues, premier commandeur connu, est cité dans des actes de 1200, de 1208 et de 1211.
2. — Jean de Boulay (ou Berlay), 1223.
3. — Jean le Picquart, 1231.
4. — Savary de Saunnay, 1246.
5. — Gerbert d'Aubouyn, 1265.
6. — Jean de Soudray, 1272.
7. — Jean de Nouay, 1292.
8. — Geoffroy de Charnay, 1295.
9. — Audebert de la Porte, 1303.
Sources: Dictionnaire Géographique, Historique et Biographique d'Indre et Loire et de l'ancienne province de Touraine par J.-X Carré de Busserolle, tome IV, Tours 1882.
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Freycenet   (43)
Domaine du Temple de Freycenet
Département: Haute-Loire, Arrondissement: Le Puy-en-Velay, Canton: Le Monastier-sur-Gazeille, Commune: Saint-Jean-de-Nay - 43


Domaine du Temple de Freycenet
Localisation: Domaine du Temple de Freycenet


Le domaine de Freycenet était, en 1281, une grange du Temple.
Sources: Augustin Chassaing, Le Cartulaire des Templiers du Puy-en-Velay. Paris 1882.

Domaine et grange du Temple de Freycenet
Cette Maison du Temple sise sur la Grande Voie, est d'origine templière, (domus Milici Templi), elle est mentionnée en 1282, par le cartulaire des Templiers du Puy.

Une visite prieurale de 1616, décrit les immeubles, comprenant notamment une tour carrée, dont le rez-de-chaussée abrite une chapelle voûtée, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, des bâtiments agricoles, un four et deux moulins sur le ruisseau du Say.
Le domaine de Freycenet avait déjà en 1282 une grange.

Cette exploitation produit annuellement trente setiers de seigle, soit 100 HL, et trente chars de foin. Il y a aussi 12 journaux de pâturages (près de 4 Hectares) et des bois.
Sources: Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours, De Pierre Cubizolles

Domaine de Freyssenet
— Freyssenet, domaine, commune de Saint-Jean-de-Nay.
— Domus Miliciae Templi de Fraissenet, 1282 (Templiers du Puy)
— Boria de Freysseneto Domus Hospitalis Sancti Johannis, 1414 (Terrier de Saint-Vidal)
— Maison du Temple transférée en 1313 aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et devenue membre de la commanderie de Devesset.
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Loire - Par les Auteurs: J-E Dufour, La Diana, IERP - Editeur: PU Saint-Etienne - 2006
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Frignicourt   (51)
Domaine du Temple à Frignicourt
Département: Marne, Arrondissement: Vitry-le-François, Canton: Vitry-le-François-Est - 51


Domaine du  Temple à Frignicourt
Localisation: Domaine du Temple à Frignicourt


Frignicourt, « Frimicuria », pouillé de Châlons, à 3 kilomètres de Vitry et 35 kilomètres de Châlons, est situé sur la Marne et traversé par la route de Montier-en-Der.

— Ses terres fertiles sont consacrées à la culture, ou couvertes de prairies naturelles et de bois.
— Il y avait à Frignicourt deux bans de seigneurie, l'un relevant du roi, à cause du château de Vitry, et l'autre appartenant aux religieux de Vitry et de Châlons. Le curé était régulier et ordinairement génovéfain, à la nomination de l'abbé de Toussaints de Châlons.
— Un titre de 1158, cite les moulins de Frignicourt comme appartenant à l'abbaye de Toussaints-en-l'Isle de Châlons (titres de cette abbaye inventaire page 125).
— En 1180, ces moulins et divers droits seigneuriaux furent acquis par les religieux de Trois-Fontaines (titres de l'abbaye inventaire page 183).
— En 1369, les Templiers de Vitry percevaient plusieurs redevances.
— Les dîmes appartenaient au chapitre de Vitry pour deux tiers, et à l'abbé de Toussaiuts pour l'autre tiers.
— Les Templiers de la Neuville, possédaient des biens à Frignicourt. Voir le cartulaire de La Neuville-au-Temple, de M. Edouard Barthélemy.
Sources: Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne. Editeurs H. Laurent, imprimeur de la société académique, Châlon 1861.

Domaine du Temple à Frignicourt
— Les Templiers de La Neuville-au-Temple y avaient des biens
Archives départementales de la Marne.

Frignicourt, canton de Vitry-le-François
— Frogneicort, 1136 (Cartulaire de Toussaints, folio 47 vº)
— Frenilcurtis, 1131-1142 (Toussaints, C, 1)
— Fregneicort, vers 1145 (Cartulaire de Toussaints, folio 48 rº)
— Freignicort, 1153 (Toussaints, c, 8)
— Frenicuria, 1158 (Toussaints, c, 8)
— Fregnicort, 1166-1187 (Toussaints, c, 8)
— Frigneicort, 1164-1191 (Trois-Fontaines, c, 5)
— Frignicort, 1237 (Ibidem)
— Frignicourt, 1240 (Cheminon, c, 1)
— Fregnicourt, Fraignicort, vers 1252 (Archives Nationales, J, 202, 55)
— Frenicourt, 1267 (Trois-Fontaines, c, 5)
— Frimgicuria Cathalaunensis dyosesis, 1293 (Saint-Pierre-aux-Monts, c, 4, l, 2)
— Fregnicourt, vers 1300 (Extenta Campagnie Vitry)
— Frenicuria, 1316 (Saint-Pierre-aux-Monts, c, 14)
— Frignicourt, 1353 (Trois-Fontaines, c, 5)
— Fraignicourt, 1380 (Chapitre de Reims, I. Vauclerc)
— Frignicuria, 1405 (Pouillé de Châlons, folio 77 rº)
— Frignicourt-sur-Marne, 1464 (Saint-Pierre-aux-Monts, c, 14)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Marne, par Auguste Longnon. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. XCI
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Fromont   (91)
Seigneurie du Temple de Fromont
Département: Essonne, Arrondissement: Evry, Canton: Ris-Orangis - 91


Seigneurie du Temple de Fromont
Localisation: Seigneurie du Temple de Fromont


Ancienne Maison du Temple, on ignore comment, et à quelle époque les Templiers acquirent le domaine seigneurial de Fromont, qui se composait d'un château, avec basse-cour et terres en dépendant, de la haute, moyenne et basse justice du lieu et de plusieurs rentes et redevances, tant à Fromont, qu'à Crosne, Ris, Evry, Misery.

Tout ce que l'on sait, c'est que l'Ordre du Temple possédait déjà des biens à Fromont en 1173. Des lettres de cette date de Maurice, évêque de Paris, portent que Gaudry de Savigny, en prenant l'habit de la religion du Temple, a donné à l'Ordre tout ce qu'il possédait à Fromont, « apud Fortem montem. »

Jusqu'en 1246, les acquisitions de terres sur Fromont sont faites au nom des Templiers de Paris ; mais après, elles se font pour le compte de ceux de la maison de Fromont. Nous trouvons cette maison mentionnée pour la première fois dans des lettres de l'official de Paris, du mois de janvier 1250, par lesquelles Léger de Crouselhes et Alpedis, sa femme, ont vendu aux frères de la Chevalerie du Temple de Fromont, « fratribus militie Templi de Forti monte », un demi arpent de terre arable, tenant à la terre des Templiers, pour le prix de trente sols parisis.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Fugeret (La)   (04)
Biens du Temple à La Fugeret
Département: Alpes-de-Haute-Provence, Arrondissement: Castellane, Canton: Annot - 04


Biens du Temple à La Fugeret
Biens du Temple à La Fugeret


Elle comprend le village, chef-lieu; les hameaux de Coulloungouira, de Bontés, de Rhote, une bastide et 400 âmes. Son église paroissiale dédiée à saint Pons, n'offre rien de remarquable. La voûte du sanctuaire paraît ancienne; celle de la nef a été reconstruite en 1808, parce que, surchargée de neige, elle s'était écroulée deux ans auparavant. La fête patronale du lieu se célèbre le 29 juin (Saint-Pierre et Saint-Paul), avec bravade. On va ce jour-là en procession à la chapelle de ces saints, bâtie dans un désert à deux lieues de la paroisse.

Les Templiers avaient jadis leur principal établissement dans cette contrée, au Fugeret. Leur maison était bâtie aux environs de l'église paroissiale. On attribue à ces religieux le défrichement de la plaine plantée alors en sapins, pins et autres arbres. Après la suppression de cet ordre, les habitants abandonnèrent le coteau sur lequel ils étaient établis et se groupèrent autour du couvent. La plus ancienne maison du lieu est de 1509.
Sources: Géographie Historique et Biographique du département des Basses-Alpes ou Alpes-de-Hautes-Provence, par J. J. M. Feraud, curé de la paroisse des Sieyres. Digne 1844. Page 295
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