N° 151 - JUIN 1197
Jean Gaudin et sa soeur Gilia, avec l'accord de son mari Guillaume Maistre, vendent à l'Hôpital leur part, à savoir le quart du pré qui se trouve dans le terroir de Mas Thibert et qu'ils possèdent au nom de l'Hôpital. Ils ont accepté, comme prix de ce pré, cent sous raimondins neufs. Si ce pré valait plus, ils font don à l'Hôpital de la différence. Argentia, mère de Jean Gaudin et de Gilia, donne son accord. (f° 31r-v)HEC CARTA VENDICIONIS IOHANNIS GALDINI
N° 153 - AOUT 1195
Cécile vend pour la somme de trente sous raimondins, à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le pré Gaudin et tous ceux qu'elle détient sur une terre située à Mas Thibert.Poncia, soeur de Cécile, à la demande d'Arnaud de Champagnol, reconnaît avoir vendu pour la somme de trente sous raimondins, tout ce qu'elle possédait dans la totalité du terroir de Mas Thibert, et reconnaît avoir vendu cela de la même façon que Rostaing de Borrian, Raimond Bérenger et sa mère, qui ont aussi vendu à l'Hôpital tout ce qu'ils possédaient dans ce terroir. (f° 32r)
HEC EST CARTA VENDICIONIS CECILIE
N° 154 - MAI 1195
Poncia, fillle de Rainoard Millac, vend pour la somme de trente sous à Jacques, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le pré Gaudin : Cf. n° 153. (f° 32r-v)HEC CARTA VENDICIONIS PONCIE FILIE RAINOARDI MILLACI
N° 155 - 1189
Geoffroy Guillaume, avec l'accord de sa femme Alamanna et de son fils Guillaume de Aisonato, vend pour la somme de huit cent soixante sous raimondins, à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, ce qu il possède entre le domaine de Mas Thibert et Raseiam : le tiers du pré qui a été partagé avec Bertand Guitberg, et le quart de la condamine qui a été partagée avec Pierre Raimond de la Tour; le tout est délimité par le Rhône et les Tamargueriis. (f° 32v-33r)Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.
HEC EST CARTA VENDICIONIS GAUFRIDI GUILLELMI
N° 156 - DECEMBRE 1197
Raimond Béranger Roux, à la demande d'Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, reconnaît que dame Garsens, sa mère, a vendu pour la somme de vingt cinq sous, à Jacques qui était à l'époque de la vente commandeur de l'Hôpital, tous les droits qu'elle détenait sur le pré Gaudin. Cf. nos supra.Raimond Béranger Roux vend pour la somme de trente sous raimondins tous ses droits sur la dite propriété, (f° 33r)
HEC EST CARTA DE PRATO GALDINO QUOD VENDIDIT R(AIMUNDUS) B(ERENGARIUS) RUFFUS
N° 157 - AVRIL 1196
Guillaume Rainaud Sart vend à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le Mas Thibert, depuis le bois qui appartenait jadis à Bertrand Guitbert jusqu'à Vernède. (f° 33r-v)HEC EST CARTA DE HONORE QUOD VENDIDIT GUILLELMUS RAINALDUS SART IN MASTIBERTO
N° 158 - MAI 1192
Accord entre Bertrand d'Arène et Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital.Bertrand d'Arène qui réclamait la moitié du pré que Laure donna à l'Hôpital, a reconnu avoir vendu à Guillaume Baile tous ses droits sur ce pré pour la somme de trente sous raimondins. (f° 33v)
HEC EST CARTA DE PRATO LAURA QUOD EST IN MASTIBERTO QUOD VENDIDIT BERTRANDUS DE ARENA
N° 159 - FEVRIER 1197
Raimond de Montolieu, pour la somme de trente sous raimondins, vend à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous les droits qu'il détient sur le pré Gaudin. Cf. : n° 152. (f° 33v)HEC EST CARTA VENDICIONIS QUOD R. DE MONTE OLIUO FECIT DOMUI HOSPITALIS, SCILICET DE PRATO GALDINO ET DE MASTIBERTO ET A VALLATO QUOD APELLATUR ESFOLLAT USQUE IN CRAUO ET OMNE IUS QUOD HABEBAT USQUE AD PECIAM ROTUNDAM
N° 160 - FEVRIER 1197
Bertrand de Rosanet, à la demande d'Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, reconnaît avoir vendu à Guillaume de Alvernico, commandeur de l'Hôpital, le pré qu'il possédait au Mas Thibert, pour la somme de quatre livres de Melgueil, et la vigne qu'il possédait à Colonnada située dans le domaine de l'Hôpital, pour la somme de quarante sous de Melgueil. Le pré ci-dessus est délimité à l'ouest par le pré qui appartint à Pierre Godefroy, et à l'est par le bois appartenant à l'Hôpital.Et si il possède quelque droit que ce soit sur la maison que possède l'Hôpital et qui appartint à sa tante Calve, située près de la maison de Godinel, il le vend à Arnaud, commandeur, pour la somme de vingt cinq sous raimondins.
Il reconnaît avoir reçu de Guillaume Avostenc, Guillaume Baile et de Jacques, commandeurs de l'Hôpital, vingt cinq sous. Il y a quarante ans. (f° 34r)
HEC EST CARTA EMPTIONIS QUOD FECIT B. DE ROANETO DE PRATO QUOD HABEBAT IN MASTIBERTO ET DE VINEA QUE EST IN COLONNADA DOMUI HOSPITALIS ET ARNALDO DE CAMPAGNOLIS
N° 161 - MAI 1194
Guillaume Porcellet et son frère Porcellus, donnent en accapte à Jacques, commandeur de l'Hôpital, contre la somme de quatre cent vingt sous raimondins et un cens annuel de deux setiers d'orge, l'île qui s'est formée devant Mas Thibert ainsi que toutes les îles qui viendront à apparaître, quelle que soit la cause de leur naissance, entre les deux rives du Rhône qui longe le terroir de Feude jusqu'à la terre qui appartint à Pierre Raimond de la Tour, (f° 34r-v)Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.
HEC EST CARTA INSULE MASTIBERTI; DE VENDITIONE QUOD FECIT GUILLELMUS PORCELLETUS ET PORCELLUS
N° 162 - JUIN 1194
Pierre de Vérune vend, pour la somme de quatre mille sous raimondins à Jacques, commandeur de l'Hôpital, le domaine qui s'étend, en longueur, de l'extrémité du terroir appelé Feude jusqu'au fossé Paganum; en largeur, du Rhône jusqu'à la Crau; sur une autre largeur, des anciens fossés qui bordent la condamine qui appartint à Hugues Itier de Marseille jusqu'aux étangs de sel. Sont compris dans la vente, la « lone de Taramars » et tout ce qu'il possède jusqu'au terroir de Vernède.Pierre de Vérune, Pierre Foulque et les autres seigneurs de Mauperthuis ont reconnu avoir vendu à Jacques, commandeur de l'Hôpital, la moitié du domaine qui a été délimité ci-dessus. Dans cette vente ne sont pas compris certaines terres et marais salants. Mais Pierre de Vérune concède à l'Hôpital ce qu'il possède de marais salants aux « Cinsanigarum », et cela jusqu'à la Crau. Si les eaux se retirent des marais concédés, ce qui entraînera leur dessèchement, le sol qu'elles laisseront à découvert appartiendra à l'Hôpital, (f° 34v-35r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.
HEC EST CARTA DE VENDITIONE QUOD FECIT PETRUS DE VERUNA DOMUI HOSPITALIS IN MASTIBERTO
N° 163 - JANVIER 1192
Douce Rapin et Hugues, son fils, vendent pour la somme de six livres raimondines à Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital, le domaine tout entier et tous les droits qu'ils détiennent à présent, et ceux qu'ils détiendront à l'avenir sur la succession de Béranger d'Aix. (f° 35r-v)HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM DULCIA RAPINA ET FILIUS SUUS FECIT SCILICET AD TORUM DE ANSERIC
N° 164 - JANVIER 1192
Bernard Guillaume, Guillaume de Valleflor et Hugues Raimond, concèdent à perpétuité, pour la somme de soixante sous raimondins, à Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital, tous leurs droits sur leur part de l'héritage laissé par leur oncle défunt, Hugues de la Lande, soit que cette part leur revienne par l'intermédiaire de leur mère, soit qu'elle leur revienne directement. A savoir, le domaine qui s'étend depuis Feude jusqu'à la condamine de Bertrand de la Tour, depuis le Rhône et la condamine de Bertrand de la Tour jusqu'au fossé d'Escalfa et au fossé d'Estolfat, et jusqu'à la Crau.En particulier, ils concèdent la terre que Guillaume Martin obtint jadis de l'Hôpital, à savoir celle que les Templiers détiennent. (f° 35v)
HEC EST CARTA RECORDATIONIS QUAM FECIT GUILLELMUS BAIULES CUM BERNARDO GUILLELMO ET GUILLELMO DE VALLEFLORE DE MASTIBERTO ET DE FEUDO
N° 165 - 28 DECEMBRE 1188
Bertrand Guitberg vend pour la somme de quatorze cents sous raimondins (dont treize cents neufs, et cents anciens), et pour un boeuf, à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, tout le domaine qui s'étend depuis Mas Thibert jusqu'à la Vernède : un pré et ses dépendances. Il concède les droits de seigneurie qu'il détient sur ce pré et ses dépendances, non pour de l'argent, mais pour le salut de l'âme de son père et pour la rémission de ses péchés. Raimond Guitberg, fils de Bertrand Guitberg, approuve cette vente, (f° 36r)Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5033.
HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM BERTRANDUS GUITBERTUS FECIT DOMUI HOSPITALIS IN MASTIBERTO
N° 166 - JUIN 1178
Guillaume Bonfils et son fils Hugues de la Lande vendent pour la somme de deux cents sous à Guillaume de Alvernico, tous les droits qu'ils détiennent à Cinsana. (f° 36)HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM GUILLELMUS BONUS FILIUS FECIT DOMUI HOSPITALIS IN CINSANA
N° 167 - MARS 1194
Pierre Paganus, pour le salut de son âme et pour celui des âmes de sa parenté et pour la « confrérie », fait don à Jacques, commandeur de l'Hôpital, de la moitié du fossé Paganus situé en dessous de Mas Thibert, dans les étangs de sel. (f° 36r-v)HEC EST CARTA DE DONO QUOD FECIT P. PAGANUS VALLATI QUOD PAGANUM APELLATUR
N° 168 - OCTOBRE 1183
Bertrand Guitberg vend à Jean Escazole, pour la somme de vingt cinq sous régaliens, la moitié de la tâche, de la dîme, et tous les droits qu'il avait sur le pré que Jean possède à la Vernède avec Michel, du même sang que lui, et ses soeurs. Ce pré s'étend d'un côté jusqu'au Rhône, et de l'autre touche aux marais, (f° 36v)HEC EST CARTA MASTIBERTI
N° 169 - 1194
Raimond de Fos donne en accapte à Jacques, commandeur de l'Hôpital, pour la somme de mille sous raimondins, deux coussous, dont l'un s'appelle Fossa et l'autre Molledal, et autant de terres en friche, proches de prés qu'il possède à l'endroit dénommé Cocullus, que Raimond Malaossa jugeait valoir un cens de dix sous de la monnaie qui a cours à Fos, payables à Noël.Ces deux pâturages seront libres de tout droit d'usage et de toute redevance attachée à leur jouissance à condition que les autres seigneurs de Fos veulent bien ne pas lever sur eux les redevances qu'ils ont le droit, dans une certaine mesure, de prélever. S'ils s'en abstiennent, Raimond de Fos s'abstiendra de son côté de lever les redevances auxquelles il a droit sur les pâturages qu'ils possèdent, (f° 36v-37r)
HEC EST CARTA DE ACCAPTO QUEM FECIT R. DE FOSCIDE DOMUI HOSPITALIS
N° 170 MAI 1186
Procès entre Pierre Foulque et l'Hôpital, représenté par Guillaume Avostenc, commandeur, au sujet de terres vendues autrefois à l'Hôpital par Pierre Foulque, terres situées au Tor d'Enséric et au lieu-dit « Mandole ».Après audition des témoins, l'Hôpital est reconnu légitime possesseur des terres achetées et Pierre Foulque condamné à verser à l'Hôpital une amende de vingt sous, (f° 37v-38r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5037.
HEC EST CARTA DE CONTROVERSIA QUAM ERAT INTER PETRUM FULCONEM ET DOMUM HOSPITALIS
N° 171 - JUILLET 1199
Litige entre Raimond de Montolieu d'une part, et d'autre part Bertrand de la Tour, son frère, et l'Hôpital au sujet de l'honneur de la Vernède, héritage de leur père, Pierre-Raimond de la Tour.Bertrand refait l'historique du partage entre les quatre fils, et reconnaît avoir cédé se part à l'Hôpital. Il renouvelle cette cession que ses trois frères approuvent, deux d'entre eux — Guillaume de la Tour et Raimond de Montolieu — recevront un dédommagement, (f° 37v - 38r)
HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE
N° 172 - JANVIER 1198
Procès entre l'Hôpital et le Temple, représentés par leurs commandeurs, devant Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, au sujet de l'honneur de la Vernède cédé par Bertrand de la Tour (cf. n° 171) à la fois à l'Hôpital et au Temple. L'Hôpital obtient gain de cause, (f° 38r - 39r)Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 638, n° 1011.
HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE QUAM FUIT IUDICATA AD DOMUM HOSPITALIS
N° 173 - MARS 1199
Jugement en appel de l'affaire précédente : cf. n° 172, qui se termine au bénéfice de l'Hôpital, le Temple renonçant définitivement à ses prétentions, (f° 39r-v)HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE
N° 174 - AVRIL 1201
Témoignages rendus par devant Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, que Bertrand de la Tour, présent, a publiquement et solennellement fait don de tous ses biens à l'Hôpital avec promesse d'entrer dans l'Ordre. (f° 39v)HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE
N° 175 - 23 MAI ET OCTOBRE 1197 JUILLET, 2 SEPTEMBRE ET 5 NOVEMBRE 1198
Compte-rendu de cinq séances du procès opposant l'Hôpital au Temple, au sujet de l'honneur de la Vernède, héritage des seigneurs de la Tour, (f° 39v - 41v)HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE
N° 176 - JUILLET 1201
A la demande de fr. Pierre de Salvian, de l'Hôpital, Bertrand de la Tour reconnaît avoir reçu de l'Hôpital six cent soixante sous raimondins, trente sept setiers de millet, cinq setiers et une éminée d'orge. Il reconnaît qu'après ces dons, il a définitivement renoncé à réclamer quoi que ce soit à l'Hôpital. (f° 41v)HEC EST CARTA BERTRANDI DE TURRE
N° 177 - MAI 1197
Bertrand de la Tour déclare avoir vendu à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, le domaine tout entier de la Vernède, qui lui avait été attribué à la suite du partage des biens laissés par son père, et avoir reçu en échange la somme de trois mille cinq cents sous raimondins, deux paires de boeufs dressés, deux paires de boeufs non dressés et un jeune cheval. Maître Jacques, répondant de Bertrand de la Tour s'est vu remettre l'argent et les bêtes.Ensuite a eu lieu la prise de possession de ce domaine par l'Hôpital.
Mais un parent de Bertrand de la Tour, Pierre Rainaud, intervient deux mois après cette vente, et le met en rapport avec Guillaume de Soliers, commandeur du Temple, qui promet de verser mille sous d'achat pour le domaine en question et avoir la jouissance de ce qu'il produit, dont le quart reviendrait à Bertrand de la Tour. Mais celui-ci n' a pas encore reçu l'argent promis par le Temple, (f° 41v - 42r)
HOC EST VADIMONIUM BERTRANDI DE TURRE
N° 178 - DECEMBRE 1196
Raimond, Bernard, Hugues, et leurs trois soeurs, reconnaissent que leur père Raimonet Dodon, de Tarascon, a vendu à l'Hôpital, il y a de cela quinze ans, pour soixante sous raimondins anciens et vingt sous de Melgueil, les douze deniers qu'il recevait de Bertrand de la Tour pour une terre située à la Vernède, que ce dernier tenait de lui. (f° 42r)HEC EST CARTA RAIMUNDI DODONIS
N° 179 - OCTOBRE 1194
Bertrand de la Tour est reçu comme « donat » par l'Hôpital. A cette occasion il procède à un échange de ses domaines de la Vernède contre des terres situées au Plan du Bourg qui appartiennent à l'Hôpital. (f° 42r-v)HEC EST CARTA DE ONORE BERTRANDI DE TURRE
N° 180 - OCTOBRE 1196
Rappel des conditions contenues dans la pièce précédente, qui ont été respectées. Bertrand de la Tour renonce à ses droits sur la terre du Plan du Bourg, en échange d'une maison située près de l'église Ste Croix que lui donne l'Hôpital, (f° 43r)HEC EST CARTA PERMUTACIONIS BERTRANDI DE TURRE
N° 181
Ces deux chartes qui concernent Fos, doivent dater des débuts de l'Hôpital, avant que la maison de St. Thomas ne soit fondée, aux prémières années du XIIe siècle. Cf. une pièce de même type au n° 262. (f° 43v)HEC CARTA DIVISIONIS PETRI RAINERII
N° 182
Cf. le n° précédent.HEC CARTA DE TABULIS SALINARIS QUAS HOSPITALE HABET IN TERRITORIO FOSCIS
N° 183 - 25 AOUT 1201
Adalaïs Porcellet élit sépulture dans la maison de St. Thomas de l'Hôpital, qui reçoit d'elle une « faïssa » de pré située à Bagnolet près de la tenure achetée par l'Hôpital à Guillaume Porcellet.Suivent les autres clauses du testament, (f° 43v)
HEC EST CARTA TESTAMENTI ADALACIE PORCELLETE
N° 184 - FEVRIER 1200
Stéphane de Conquairac et son épouse donnent à l'Hôpital la totalité de leurs biens. L'Hôpital ne pourra prendre possession de cet héritage qu'après la mort des donateurs, (f° 44r)HEC EST CARTA DONATIONIS STPHANI DE CONQUAIRAC ET BONE UXORIS EIUS
N° 185 - JUILLET 1196 (*)
Le comte Sanche, frère d'Alphonse Ie roi d'Aragon, mort le 25 avril 1196, alors régent, se donne à l'Hôpital dans la maison de Cavaillon, en même temps que Pierre Martin d'Orès et Pierre de Labata. (f° 44r)Pub. : J. Delaville-le-Roulx, t. I, p. 626, n° 989.
F. Benoît, Recueil des actes des comtes de Provence, t. II, p. 1, n° 1.
(*) En juillet 1196 les dimanches tombent les 7, 14, 21 et 28
HEC EST CARTA DONATIONIS SANCTII COMITIS QUI SE IPSUM DEO ET HOSPITALI DEDIT
N° 186 - 13 DECEMBRE 1182
Alphonse Ie, roi d'Aragon, et Stéphane, comte de Provence, confèrent divers privilèges et franchises à l'Hôpital, (f° 44r-v)HEC EST CARTA DONI HILDEPHONSI REGIS ARAGONIS ET STEPHANI COMITIS
N° 187 - OCTOBRE 1194
Raimond Laugier qui institue héritière sa femme, donne la seigneurie de sa maison à l'Hôpital. Il fait remise de quatre marcs sur les vingt que lui doit la maison St. Thomas. Il lègue à St. Michel de Frigolet et à l'Hôpital sa condamine de Costaz, dont le fruit, que doivent lui apporter les chanoines, revient à se femme.Il demande la sépulture au cimetière de l'Hôpital St. Thomas, auquel il laisse son lit.
Suivent de nombreux autres legs, (f° 44v - 45r)
HOC EST TESTAMENTUM RAIMUNDI LAUGERII
N° 188 - (...?) - (...?) (*)
Cap Saur élit sépulture à l'Hôpital de St. Thomas auquel il lègue cinq cents sous, son cheval de guerre (rocinum), son armure, une maison à Laurade, la tâche qu'il levait à Eyrargues et que sa femme doit racheter.Suivent de nombreux autres legs, (f° 45)
(*) Le seul repère pour une datation approximative est la mort de Bertrand Trabustole survenue en juin 1202 : n° 231.
HOC EST TESTAMENTUM CAP SAUR.
N° 189 - JUIN 1170
Raimond Paganus, sur le conseil de son frère Guillaume, institue l'Hôpital St. Jean de Jérusalem son héritier pour le cens et tout l'honneur de son alleu, s'il vient à mourir sans descendance légitime.Il prête hommage à l'Hôpital entre les mains de fr. Guy de Mahy, commandeur outre-mer, et de fr. Guiraud de St. André, prieur de St. Gilles. Il donnera une livre de cire comme cens annuel, (f° 45r-v)
HOC EST TESTAMENTUM RAIMUNDI PAGANI
N° 190 - 1200
Pierre Redon et sa femme Resplandine ont décidé de faire don de leur personne et de leurs biens, tant mobiliers qu'immobiliers, à l'Hôpital st Jean de Jérusalem, entre les mains de Raimond d'Aguille, prieur de St.Gilles, (f° 45v)HEC EST CARTA DONI P. REDON ET UXORIS EIUS QUI SE IPSOS DEO ET HOSPITALI DEDERUNT
N° 191 - 1146
Pierre, abbé du monastère de St. Gilles, avec l'accord de son chapitre, donne à Martin Lombard une vigne située dans le terroir de Trinquetaille, plus celle reçue de Pierre Emalric.A son tour, Martin Lombard, après avoir pris conseil de Raimond de Baux, sa femme et ses fils, donne à l'abbaye les maisons et le courtil situés entre le cloître de Trinquetaille et le mur de Barres, (f° 45v)
HOC EST DONUM QUOD PETRUS, ABBAS S. EGIDII, MARTINE DONAVIT
N° 192 - AVANT 25 MARS 1197 [n.s. 1198]
Raimond de Montolieu déclare que Douce Rainoard a bien légué à l'Hôpital la terre qu'elle détenait à Mézens; cette terre était d'ailleurs grevée d'une hypothèque de quatre cents sous de Melgueil dûs à Pierre Gabard; cette terre est délimitée sur les deux côtés par un domaine d'Imbert, archvêque d'Arles, sur un autre côté par la terre de Pierre Gabard.De plus, il donne à l'Hôpital tout ce qu'il détient dans l'espace délimité ci-dessus et sur les prolongements, avec les pâturages qui s y trouvent. En échange, il reçoit la somme de quatre cents sous raimondins neufs, moins vingt sous, (f° 46)
HOC EST CARTA PROFESSIONIS RAIMUNDI DE MONTE OLIVO TESTAMENTI SCILICET DULCIE RAINOARDE
N° 193 - JANVIER 1201
Raimond de Mont-Pezat, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, déclare solennellement avoir donné en accapte à Pons Scriptor et à ses descendants, une vigne située dans la plaine d'Arles. Pour prix de cette donation en accapte, Pons Scriptor a versé la somme de dix sous raimondins et il s'engage à verser comme redevance annuelle à l'Hôpital la moitié de ce que produit cette vigne. Il doit en porter le fruit à la barque de l'Hôpital. En plus, il prélèvera sur chacune des deux « carterées » une saumée pour l'Hôpital, et versera un cens de un denier, (f) 46r)HOC EST ACAPTUM PONCII SCRIPTORIS
N° 194 - 1192
Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, donne en accapte à Stéphane Randon un casal à bâtir que l'Hôpital possède sur le terroir de la villa de Noves, près de Barres, contre le versement d'une somme de douze sous et une redevance annuelle de deux sous, (f° 46v)HEC EST CARTA ACAPITIS STEPHANI RANDONIS APUD NOUAS CUIUSDAM CASALIS
N° 195 - AOUT 1191
En présence d'Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, rend public le testament de Pierre Garnier certifié conforme par témoins.Il lègue en particulier à l'Hôpital, du bétail et ses droits sur des moulins de S. Andéol.
Cf. etiam n° 301 (f° 46v)
HOC EST TESTAMENTUM PUBLICATUM PETRI GARNERII
N° 196 - 1191
Guillaume Baile, commandeur, donne en accapte à Guiraud Besson les terres et la ferme que détenait Marie Ricard, à condition qu'il ne vende, ni ne mette en gage, ni ne se défasse d'une façon quelconque, sinon en faveur d'un héritier direct, de ce qu'on lui a donné. S'il meurt sans héritier, la ferme et les terres reviendront à l'Hôpital.Ce domaine, situé sur le chemin d'Azégat, comprend douze pièces de terres, un pré et une maison.
Pour cette donation en accapte Guiraud Besson à versé à l'Hôpital la somme de vingt cinq sous, et il promet d'apporter à l'Hôpital chaque année, sur le terroir de St. Andiol, une redevance d'un boisseau de froment, selon la mesure de Tarascon. L'Hôpital le considère comme son homme, (f° 47r)
HEC EST CARTA ACAPITIS GERALDI BESSONI
N° 197 - 1157
Poncia d'Agout et ses fils Isnard d'Entrevennes, Bertrand de Misone, Rostang et Raimond d'Agout, vendent pour la somme de trois cents sous de Melgueil tous les droits qu'ils ont sur la donation faite à l'Hôpital par Archimbaud et son épouse. Cette donation consistait en la totalité de ce qu'Archimbaud et son épouse possédaient à Cabannes et sur le territoire de Cabannes. Cf. n° 204. (f° 47r)HEC EST CARTA VENDICIONIS PONCIE DE AGOLT ET FILIORUM SUORUM
N° 198 - AOUT 1190
Pierre de Baux et son épouse Poncia se donnent à l'Hôpital. En retour Guillaume Baile, commandeur, leur accorde tout honneur sur la villa de Cabannes. Cf. n° 204.Pierre de Baux devra verser chaque année à l'Hôpital les redevances suivantes : trois saumées de céréales (une de froment, une de seigle, une d'orge), mesurées avec le nouveau setier de Tarascon, et deux aisinées de vin pur. (f° 47r-v)
HEC EST CARTA QUOD PETRUS DE BAUCIO ET UXOR EIUS DEDERUNT SE IPSOS DEO ET HOSPITALI
N° 199 - 27 NOVEMBRE 1197
Privilège de Célestin III en faveur de l'Hôpital relatif à la dîme et aux droits de sépulture, (f° 47r-v)Pub. : J. Delaville-le-Roulx, t. I, p. 634, n° 1003.
DE CONFIRMATIONE ECCLESIE S. THOME
N° 200 - JUILLET 1198
Maître Guiraud, frère de feu Pierre de Rodence, déclare mettre fin à un conflit avec l'Hôpital au sujet de neuf livres raimondines et demie, et du produit de la vente de futaies à l'Hôpital, (f° 47v)DE FINE FACTO MAGISTRI GIRALDI FRATRIS PETRI DE RODENCIA
N° 201 - (...?) - (...?) (*)
Arnaud concède à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, l/10° des produits de la totalité de la terre et du bois qu'il possède près de Rodanet. (f° 47v)(*) Datable par Guillaume Avostenc, commandeur de 1182 à 1189.
HEC CARTA DONATIONIS ARNALDI
N° 202 - OCTOBRE 1208
Liste des redevances dues à l'Hôpital de St. Thomas : (avec en plus, l'énumération des vignes, des terres, des bois, des fermes et des maisons sur lesquels l'Hôpital a des droits lorsqu'il ne les possède pas).Cette charte qui est très longue peut être découpée de la façon suivante :
1° Concerne surtout des vignes (avec des allusions à des terres et des bois).
2° Concerne essentiellement des redevances en nature ou en argent, en général elles proviennent d'une habitation.
3° Concerne des redevances de toutes sortes et provenant d'habitations, de terres, etc.
4° Doit être divisé en deux :
a) Concerne le fief donné par Raimond Avostenc à l'Hôpital et les droits que l'Hôpital a dessus.
b) Concerne Guiran, fils de Guillaume Guiran. (f° 47v - 49v)
HIC EST HONOR RAINALDI AUTARDI DONAT DECIMUM
N° 203 - (1195-1205) (*)
Raimond Pierre vend à Pierre Garnier et à son frère, pour la somme de cent soixante sous, tous les droits qu'il détient sur des moulins, (f° 49v)(*) Un acte (n° 229) est signé en juin 1203 chez Raimond Pierre, en présence de Raimond Garnier, consul. Le présent acte doit se situer dans les années qui précèdent.
HEC CARTA VENDICIONIS RAIMUNDI PETRI
N° 204 - (1190-1205) (*)
Etat de l'honneur de Cabannes que possède l'Hôpital. Cf. n° 197, 198. (f° 49v)(*) Datable par Raimond de St Andiol, consul que l'on voit paraitre dans de nombreux actes entre 1190 et 1207.
HIC EST HONOR QUEM HOSPITALE HABET APUD VILLAM DE CABANIS
N° 205 - (1202-1212) (*)
Etat de l'honneur de St. Andiol que possède l'Hôpital. Ensuite, bref de la redevance due par Stéphane de Randon pour le casal que l'Hôpital lui a donné en accapte. Cf. n° 194.Liste des privilèges obtenus de Dame Cristane (Porcellet), Dame Barale (femme de Hugues de Baux), Bertrand de Baux, Raimond de Baux. Cf. n° 215.
Enfin, notification de l'accord qui a mis fin au conflit entre Pierre de Faucon, prieur de St. Gilles, et Michel de Mouriez, archevêque d'Arles, au sujet de l'honneur possédé par l'Hôpital aux Corrèges, Bannoles, et Port Arnaut.
(*) Michel Mouriez, archevêque d'Arles de 1202 à 1217.
HIC EST HONOR QUEM HOSPITALE HABET AD S. ANDEOLUM
N° 206 - SEPTEMBRE 1150
Raimond, comte de Barcelone, et son neveu Raimond Bérenger III, comte de Provence, concèdent à l'Hôpital le village de St. Michel de Puy Moisson et tout son finage.De plus, ils concèdent aux Hospitaliers le droit d'hébergement dans toutes les villes et tous les châteaux de Provence, ainsi que le droit de ramasser du bois mort dans la forêt de pins (silva pinencha) de Camargues.
Enfin, il les exempte des droits de péage, (f° 50v)
HEC CARTA DONI RAIMUNDI COMITIS
N° 207
Le titre qui suit se trouve au f) 50v-B, in fine. Au f) 51r-a on trouve le texte qui est celui de la fin d'une charte dont les témoins se retrouvent au n° 194. Il est évident que deux folios au moins, qui s'interlaient entre le f° 50 et le f° 51, ont sauté, probablement arrachés. Opération facile, car situés au centre du cahier, accomplie cependant avant que soit établie la foliotation qui date du XVIIIe siècle.HEC EST CARTA AFRANCAMENTI HOSPITALIS A DOMINO OTONE ROMANORUM IMPERATORE
N° 208 - 25 MARS 1210
Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, donne en accapte à Rostang Guillaume et ses descendants, un casaL situé à Laurade, moyennant un cens annuel de six deniers. Pour l'accapte il a été versé cinq sous raimondins neufs, (f° 51r)HEC EST CARTA ACAPITIS ROSTAGNI GUILLELMI
N° 209 - MARS 1207 [n.s. 1208]
Amiel, fils de feu Bérenger Baston, avec l'approbation de sa mère, vend à Bermond de Luanson, commandeur de l'Hôpital, pour la somme de six cents sous raimondins neufs, les nombreux cens dont il fournit la liste, (f° 51r - 52r)HEC EST CARTA VENDICIONIS AMELII BASTONI FILII QUONDAM BERENGARII BASTONI
N° 210 - 3 JUIN 1210
Agnès, veuve de Hugues Pellissier, se donne à l'Hôpital, qui la reçoit comme « soeur ».Cf. n° 112 et n° 230 (doublet). (f° 52r-v)
HEC EST CARTA QUOD AGNES PELLIPARIA SE ET RES SUAS DEO ET HOSPITALI DONAVIT
N° 211 - SEPTEMBRE 1210
Litige entre l'Hôpital et Huguette, fille de Hugues Pélissier, au sujet de la donation faite par sa mère à l'Hôpital : cf. n° 210, et de la part qui lui revient sur l'héritage paternel. Controverse terminée par un dédommagement de trois mille huit cent sous raimondins neufs versés par l'Hôpital à Huguette et à son mari Guillaume Hugues, (f° 52v - 53v)Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5049.
HEC CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET UGE PELLIPARIE
N° 212 - OCTOBRE 1210
Déposition des témoins produits par Agnès Pellissier devant Michel de Mouriès, archevêque d'Arles, à l'occasion du procès intenté à l'Hôpital par sa fille et son gendre, cf. n° 211. (f° 53v - 55r)HII SUNT TESTES PRODUCTOS IN MODUM PUBLICATIONIS AB AGNETE PELLIPARIA
N° 213 - 6 NOVEMBRE 1210
Marie, fille de feu Raimond Avostenc, en présence de Guillaume de Castris, son mari, concède à l'Hôpital une maison qui a appartenu à Hugues Pellissier, et toutes ses dépendances, pour cinq cent cinquante sous raimondins neufs. Elle se réserve cependant le cens annuel de six deniers, (f° 55r-v)HEC EST CARTA LAUDATIONIS ET CONCESSIONIS MARIE, FILIE RAIMUNDI AOSTENC
N° 214 - MARS 1204 [n.s. 1205]
Raimond de Mont-Pesat, commandeur de l'Hôpital, donne en accapte à Guillaume de Cabannes et à ses descendants, une maison que l'Hôpital possède dans la ville d'Arles. En contre-partie, celui-ci promet de verser à l'Hôpital une redevance annuelle de dix sous. Pour accapte il donne quinze cents sous raimondins neufs, (f° 55v - 56r)HEC EST CARTA ACAPITI STARI GUILLELMI DE CABANNIS ET DONAT X SOL. CENS.
N° 215 - 25-31 MARS 1209 (OU 1-24 MARS 1210 ?)
Hugues de Baux et Bairale, sa femme, concèdent à perpétuité à Pierre de Faucon, prieur de St. Gilles, pour tous les Hospitaliers, l'exemption des droits à payer sur les ports qui sont en leur seigneurie, (f° 56r-v)Pub. : Delaville-le-Roulx, II, p. 106, n° 1327.
HEC EST CARTA QUOD UGO DE BAUCIO AFRANCHI HOSPITALE QUOD FRATRES POSSUNT TRANSIRE LIBERE PER OMNES PORTUS RODANI AD EUM PERTINENTIBUS
N° 216 - 11 DECEMBRE 1210
Sacristane, de la famille des Porcellets, renonce en faveur de l'Hôpital à sa part de droits — le quart — sur les entrées au port d'Arles, (f° 56v)HEC EST CARTA AFRANCHAMENTI EX PORTIBUS PERTINENTIBUS DOMINE SACRISTANE
N° 217 - AOUT 1204
Controverse entre Guillaume de Jonquières et Arnaud de Champagnol, commandeur, par devant Bernard Ferréol.Guillaume de Jonquières réclamait la maison de Pierre Garcin, ayant appartenue à Julien Budelier, son grand-père. Arnaud de Champagnol lui rétorqua que Guillaumette Garcin avait fait don à l'Hôpital de cette maison.
L'accord suivant met un terme à cette controverse : Arnaud de Champagnol verse la somme de quatre cent cinquante sous raimondins neufs à Guillaume de Jonquières qui renonce à réclamer cette maison, (f° 56v -57r)
HEC CARTA DIFFINICIONIS GUILLELMI DE IUNQUERIIS ET HOSPITALIS
N° 218 - FEVRIER 1206 [n.s. 1207]
Guillaume Hugues de St. Pierre donne à l'Hôpital le « contre-fort » ( « cargamentum,-») du mur qui appartient à la mère de Guillaume Stéphane et qui sépare la maison de Guillaume de Cabannes de celle de la mère de Guillaume Stéphane, (f° 57r)HEC CARTA CARGAMENTI PARIETIS GUILLELMI UGONIS
N° 219 - NOVEMBRE 1208
Bertrand Anfos et Béraud, exécuteurs testamentaires de Pierre Chaucenne, vendent pour la somme de huit cents sous raimondins à l'Hôpital, la maison qui appartint à Pierre Chaucenne située dans la ville d'Arles.Jehan Chaucenne, frère de Pierre Chaucenne, et Douce, sa soeur, donnent leur accord à cette vente, (f° 57r-v)
HEC EST CARTA VENDICIONIS BERTRANDI ANFOSSI ET BERAUDI, GADIATORUM PETRI CHAUSSENNE
N° 220 - MAI 1210
Stéphane de Bon An et sa femme, Marie Rufe, vendent pour la somme de onze livres raimondines à l'Hôpital les droits qu'ils détiennent sur deux maisons, (f° 57v - 58r)HEC EST CARTA VENDICIONIS STEPHANI DE BONO ANNO ET UXORIS EIUS
N° 221 - OCTOBRE 1208
Bernard Baston, à titre d'échange, donne à l'Hôpital les redevances qu'il levait sur onze quarterées de vignes situées à Rodanet, à savoir : vingt deux setiers, moitié d'orge, moitié de froment, cinq sous et six deniers, ainsi que tous les autres droits qu'il détenait sur ces onze quarterées. Quatre appartiennent à Pierre de Bezouce, deux appartiennent à Pierre Martin, deux appartiennent à Durant Tornator, deux à Pierre Portanier, une à Guillaume Adalbert, jointe aux vignes de Pierre Portanier; et la possession de chaque quarterée s'accompagne d'une redevance de deux setiers : un setier de froment, un setier d'orge et d'une redevance de six deniers, qui doit être versée désormais, chaque année, à l'Hôpital.En contre-partie, l'Hôpital donne à Bernard Baston deux terres et tous les droits qu'il détient sur le bois des Alexandres. Imbert d'Eyguières, archevêque, se porte garant de la bonne foi de Bernard Baston.
Bernard de Lusenzon, au nom de l'Hôpital, situe les deux terres qui sont aux Corrèges de Trinquetaille, et fait don à Bernard Baston du droit de propriété éminent et d'une redevance de six deniers que l'Hôpital possède sur le bois, ainsi que de tous les autres droits. Pierre Audebert se porte garant de la bonne foi de Bremond de Lusenzon.
Audiarde, abbesse de St. Césaire, accepte de concéder à Bernard Baston la terre que détient son monastère, mais elle garde les droits de tasque, dîme et tretzain. (f° 58r - 59r)
HEC CARTA PERMUTACIONIS BERNARDI BASTONIS
N° 222 - 23 AOUT 1209
Controverse entre Guillaume Bérenger, prieur de l'église Ste Marie, et Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas. L'intervention de Hugues de Baux et de Autard, avocat, a mis un terme à cette controverse.Cause du litige : le prieur de l'église de Ste Marie réclamait le dixième des produits de la condamine que possède l'Hôpital Rodanet, tous les frais causés par la levée du 1/10° étant déduits. Le commandeur refusait de prendre en considération la réclamation du prieur.
Finalement, après que soit intervenu Hugues de Baux, les deux parties se sont mises d'accord sur la convention suivante : le prieur recevra la moitié du 1/10° des produits de la condamine; quant à l'Hôpital, il retiendra le 1/3 de cette moitié pour la « gardia » — surveillance — de la levée de ce droit.
Aube, soeur du prieur, se porte garante de la bonne foi de son frère auprès de Hugues de Baux et verse une caution de mille sous raimondins neufs. (f° 59r-v)
HEC EST CARTA DIFFINICIONIS PRIORI DE TRENCATALLIS ET HOSPITALIS S. THOME
N° 223 - 1209
Dame Bairale, femme de Hugues de Baux, vend à l'Hôpital pour la somme de huit mille cinq cents raimondins neufs, deux terres situées à Gimel, dont elle a hérité lorsque dame Adalaicie, sa mère, est morte.Dame Bairale et son époux, Hugues de Baux, jurent que ces deux terres ne font pas partie de la dot qui a été donnée à Dame Bairale au moment de son mariage, (f° 59v - 60r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.
HEC CARTA DE DUABUS TERRIS QUAS BAIRALA VENDIT HOSPITALI
N° 224 - SEPTEMBRE 1204
Bertrand Porcellet vend pour la somme de mille sept cents sous raimondins et pour un boeuf « brau » de trois ans, le 1/5° de ce que lui donne la condamine de la Furane, ainsi que la seigneurie et tous les autres droits qu'il détient sur cette condamine. (f° 60r-v)Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5045.
HEC EST CARTA VENDICIONIS BERTRANDI PORCELLETI
N° 225 - JUILLET 1210
Controverse entre Michel, archevêque d'Arles, et l'Hôpital. L'archevêque voulait lever la dîme sur les terres suivantes qui appartiennent à l'Hôpital :— la condamine de la Furane qui appartint à Bertrand Porcellet;
— les terres qui appartinrent à Guillaume Bonit;
— les terres que l'Hôpital détenait à St. Eustorge et Badasacs;
— toutes les terres que l'Hôpital détenait près de Maillane.
Le commandeur estimait que l'archevêque ne pouvait lever la dîme que sur une partie de ces terres. Les deux parties se sont entendues sur le versement d'une somme de deux mille sous, et l'accord suivant a été réalisé :
L'archevêque lèvera désormais la moitié de la dîme sur la condamine toute entière de Port-Arnaud, la moitié de cette moitié de dîme reviendra à l'Eglise de Trinquetaille. Il lèvera aussi la moitié de la dîme sur la totalité des terres neuves et anciennes que possède l'Hôpital dans le terroir de Maillane. Quant aux autres terres mentionnées : la condamine de la Furan, les terres qui appartinrent à Guillaume Bonit, les terres que l'Hôpital possédait à St. Eustorge et à Badasacs, sont libres et ne peuvent être imposées.
De plus, les boeufs, les vaches, et tout le bétail appartenant à l'Hôpital, ne sont frappés d'aucune redevance.
Celle des parties qui ne respectera pas cette sentence sera frappée d'une amende de deux mille sous, (f° 60T - 61r)
HEC EST CARTA DIFFINICIONIS DOMINI ARCHIEPISCOPI MICHAELIS ET HOSPITALIS
N° 226 - 14 SEPTEMBRE 1209
Huguette, fille de feu Pierre Nègre, avec l'accord de son mari, Guillaume Vache, vend à l'Hôpital pour la somme de quatre livres raimondines, la vigne qu'elle possédait à St. Médier, sur laquelle l'Hôpital prélève le droit de quarte et la dîme, (f° 61r-v) HEC EST CARTA VENDITIONIS UGUE FILIE QUONDAM PETRI NIGRIN° 227 - JUIN 1202
Echange entre Bertrand Trabustol et l'Hôpital de deux vignes, contre un pré situé au terroir de St. Michel, et parmi d'autres prés appartenant déjà à Bertrand Trabustol. (f° 61v)HEC EST CARTA PERMUTACIONIS BERTRANDI TRABUSTULI
N° 228 - MARS 1202
Raimond et Geoffroy, fils de Bertrand Trabustol, déclarent à Seignoret, commandeur de l'Hôpital de St. Tomas, qu'il est vrai que leur père a donné, à titre d'échange, la vigne qu'il possédait dans le terroir de St. Michel, qui est proche d'une vigne appartenant à l'Hôpital, et qu'il a reçu en contre-partie trois vignes que l'Hôpital possédait près de leurs vignes, et qu'il a par ailleurs donné à l'Hôpital la seigneurie qu'il détenait sur les vignes de ce terroir de St. Michel; le contrat étant sur charte-partie.Et ils déclarent, en plus, qu'ils donnent à leur tour la vigne et la seigneurie en question à l'Hôpital. Mais ils exigent, en contre-partie, de pouvoir prélever le produit des vignes du terroir de St. Michel pendant cinq ans d'affilée, ainsi que le versement d'une somme de sept cents sous raimondins qui était due à leur père, (f° 26r)
HEC EST CARTA CONFESSIONIS ET RECOGNOCIONIS RAIMUNDI ET GAUFRIDI
N° 229 - JUIN 1203
Pierre Bouteille vend à Vincent et Pons, frères de l'Hôpital, et à Guillaume Cabannes, Benoît Barral, Hugues de Tor, Stéphane de Portai, Pons Guerenguier, pour la somme de onze cents sous raimondins neufs, la moitié du droit de tasche, de dîme et de seigneurie qu'il levait sur le fief de Bouteille ainsi que toutes autres redevances.Sur cet achat l'Hôpital prélève la cinquième partie, dans laquelle est compris le droit de tasche et de dîme que l'Hôpital possède sur trois terres de ce fief. (f° 62r-v)
HEC EST CARTA VENDICIONIS PETRI BOTELLE
N° 230
Cf. la charte n° 210, doublet, (f° 62v - 63r)N° 231 - JUIN 1202
Testament de Bertrand Trabustol qui lègue à l'Hôpital la tierce et la dîme sur la moitié du clos de vignes qu'il possède à St-Michel, ses enfants demeurant bénéficiaires du cens.Ses autres héritiers dont sa femme qui attend un enfant, sa fille dont il désire que sous le contrôle de l'Hôpital elle se fasse moniale, ses fils Raimond et Geoffroy qui jusqu'à l'âge de 25 ans sont placés sous la protection de l'Hôpital.
Après la mort de Bertrand Trabustol, qui survient dans le mois, en présence d'Imbert, archevêque d'Arles, a lieu la reconnaissance solennelle du testament et sa publication, (f° 63r-v)
HEC EST CARTA TESTAMENTI BERTRANDI TRABUSTULI
N° 232 - JANVIER 1209 [n.8. 1210]
Litige entre l'Hôpital et Pierre Capnier, fils de feu Pons Capnier, sa soeur Guillaumette qui défend aussi les intérêts de son mari Pierre Bernard, et Pierre Geoffroy qui défend les intérêts de son épouse Resplandine, sœur de Pierre Capnier.Il porte sur le domaine qui appartenait aux deux frères Pierre et Pons Capnier, défunts, tenu par Pierre Rebol, et qui s'étend depuis la tour de Geoffroy Baston jusqu'à l'église de Molz, jusqu'à l'étang de Vaccarès et jusqu'à La Cairana. Les enfants de Pons Capnier réclament ce domaine prétendant qu'il leur revient par droit de succession. Arnaud de Champagnol leur répond que ce domaine avait été donné à l'Hôpital par Pierre Rebol, après achat. Les deux parties se sont entendues sur le compromis suivant : les Capnier promettent solennellement de cesser toute poursuite contre l'Hôpital qui leur verse la somme de six cents sous raimondins neufs, (f° 63v - 64v)
HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET PETRI CAPNERII
N° 233 - JUIN 1208
Testament de Pierre Rebol qui institue l'Hôpital son légataire universel, sauf mille sous laissés à sa femme, (f° 64v)HEC EST TESTAMENTI ET LEGATIONIS PETRI REBOLL DE VILLANOVA
N° 234 - SEPTEMBRE 1200
Litige entre l'Hôpital et Raimond Corrigier, tuteur des enfants de feu Pierre Nègre.L'Hôpital prétend au droit de tierce et de dîme sur la vigne de feu Pierre Nègre. Raimond Corrigier rétorque que l'Hôpital ne peut lever que le quarteau.
Au terme du compromis l'Hôpital lèvera le quarteau et la dîme, (f° 64v - 65r)
HEC CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET RAIMUNDI CORRIGIARII, TUTORIS LIBERORUM PETRI NIGRI
N° 235 - SEPTEMBRE 1200
Cf. charte précédente, (f° 65v)HEC CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET RAIMUNDI CORRIGIARII PRO PUPILLIS PETRI NIGRI
N° 236 - AOUT 1203
Bertrand Teste-Grasse concède à l'Hôpital le droit perpétuel de lever une redevance de douze deniers sur sa maison et sur les terres franches et allodiales qu'il possède dans la plaine de Méséfrech. Il lègue à Cécile, une bâtarde, ainsi qu'à son mari, Pons Froment, les deux terres en question. Il leur lègue aussi tous les autres biens qu'il a, à l'exception des vignes qu'il possède, et dont l'usufruit lui revient, ainsi qu'à sa femme, tout au long de leur vie. Il garde aussi cinq cents sous pour lui et cinq cents pour sa femme. A la mort de ses héritiers, Cécile et son mari, les biens qu'il leur a légués reviendront à l'Hôpital.Bertrand Teste-Grasse est placé sous la protection de l'Hôpital, et jouira des bienfaits spirituels de la confraternité. (f° 65r-v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5035.
HEC CARTA DONATIONIS ET CESSIONIS BERTRANDI TESTAGRASSA
N° 237 - AOUT 1207
Pons Durant et Pons Baude, exécuteurs testamentaires de Raimond de St. Andiol, déclarent qu'ils ont reçu de la main de Jehan de Site, sous-commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, la somme de mille sous raimondins neufs que l'Hôpital devait à Raimond de St. Andiol.Pons Baude déclare en plus qu'on lui a rendu les cent sous qu'il avait prêtés à l'Hôpital, (f° 65v - 66r)
HEC EST CARTA CONCESSIONIS PONCII DURANTI ET PONCII BAUDO TUTORUM RAIMUNDI DE S. ANDEOLO
N° 238 - AVRIL 1204
Bertrand Garin vend pour la somme de six livres raimondines neuves à l'Hôpital, tous les droits qu'il détient sur les biens légués par Guillaume Bonet à l'Hôpital, (f° 66r)HEC EST CARTA LAUDATIONIS BERTRANDI GARINI
N° 239 - JANVIER 1201
Geoffroy Baston loue à Stéphane Barcilone et à Pierre Fischalier et à leurs descendants, la demeure de feu Pierre Barcilone. Il reçoit en accapte pour cette donation soixante sous raimondins. (f° 66r-v)HEC EST CARTA LAUDAMENTI GAUFREDI BASTONI
N° 240 - OCTOBRE 1200
Audebert de Port Eyguières se donne comme frère à l'Hôpital et lui lègue tous ses biens, (f° 66v)HEC EST CARTA CONCESSIONIS AUDEBERTI DE PORTAIGUIEIRA
N° 241 - DECEMBRE 1207
Miracle, femme de Michel Pradier, en accord avec son mari, vend à l'Hôpital tous les droits qu'elle détenait sur ce que possédait son oncle, feu Guillaume Arimier, dans le terroir de Gimels, et qu'il lui avait légué, pour la somme de quatre livres raimondines neuves.Guillaume Pradier, fils de Michel et Miracle Pradier, donne son accord à cette vente, (f° 66v - 67r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.
HEC EST CARTA DONI MIRACLE ET MICHAELIS PRADERII, VIRO EIUS
N° 242 - MARS 1207 [n.s. 1208]
Litige entre l'Hôpital et Guillaume Autard à propos d'un fossé à Gimels, situé entre une terre appartenant à l'Hôpital et une terre appartenant à Guillaume Autard. Ce dernier prétend que ce fossé à été creusé dans un sol qui lui appartient. Il a donc droit de le ramener à ses dimensions d'autrefois. L'Hôpital prétend exactement le contraire.Les deux parties se sont entendues sur le compromis suivant : Guillaume Autard a vendu pour un poulain et la somme de dix sous raimondins neufs à l'Hôpital tous les droits qu'il détenait sur le fossé en question et sur la terre qui appartenait à l'Hôpital, délimitée sur trois côtés par un domaine appartenant à l'Hôpital, et sur le dernier côté par la terre que coupe en son milieu le fossé objet du litige, (f° 67r-v)
HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET GUILLELMI AUTARDI
N° 243 - MAI 1202
Raimond Bezcelin vend pour la somme de sept cent dix sous raimondins vieux à l'Hôpital sa maison ainsi que toutes ses dépendances, (f° 67v)HEC EST CARTA VENDICIONIS RAIMUNDI BEZCELINI
N° 244 - MAI 1194
Lecture publique du testament de Pierre Garcin avec présentation de témoins assermentés.Guillaumette lit le testament rédigé par son mari, en présence des consuls et de Pierre de Léon, homme de loi. Elle produit ensuite ses témoins, qui ont assisté à la rédaction de ce testament, rédigé vingt ans auparavant et validé par Pierre Aribert, chez lui, parce que malade, en présence des consuls, (f° 68r)
HOC EST PUBLICAMENTUM TESTAMENTI PETRI GARCINI
N° 245 - SEPTEMBRE 1209
Joziane, au nom de son mari Felguérias, et au nom des siens, vend à l'Hôpital pour la somme de six livres raimondines neuves et pour une durée de quatre ans, à partir de la St. Michel, sa part, c'est-à-dire la moitié des pâturages du coussou de Molaria situé entre le coussou de Colobriz, celui de Las Aradas et celui de Tor de Las Eiras.Au cas où elle vendrait à quelqu'un d'autre sa part, avant que le délai stipulé dans le contrat ne soit écoulé, elle s'engage à verser à l'Hôpital quarante sous pour chaque année de perdue correspondant à l'usufruit annuel de cette part, (f° 68r-v)
HEC EST CARTA VENDICIONIS IOZIANE
N° 246 - DECEMBRE 1209 (*)
Litige entre l'Hôpital et Bertrand Cotaron, et ses neveux Martin et Rostaing, au sujet du domaine qui est situé dans le finage de Mas Thibert au Tort d'Enséric. Le domaine en litige a été jadis vendu à l'Hôpital par Guillaume Rainaud Sart.Bertrand Cotaron et ses neveux prétendent que la moitié du domaine en question leur revient, ce que la partie adverse conteste. Les deux parties s'entendent sur le compromis suivant : Bertrand Cotaron et ses neveux, Martin et Rostaing, cèdent leurs droits contre une paire de bons boeufs à chacun, (f° 68v - 69r)
(*) Sur un litige identique entre les filles de Guillaume Rainaud Sardi et l'Hôpital en 1220 et 1221, on peut consulter deux pièces originales : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.
HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET BERTRANDI COTARONI ET MARTINI ET ROSTAGNI NEPOTES EIUS
N° 247 - FEVRIER 1203 [n.s. 1204]
Guillaume et Bertrand Porcellet échangent avec l'Hôpital leur fief de l'île de Grenon, i.e. le quart de l'île, contre un domaine planté de vignes au Plan, une terre à Lavéla, une condamine à l'île Cappe « iuxta Brachiolum » et une terre « subtus Pabeloriam, iuxta Rodanum maiorem ».De plus, l'Hôpital remet aux Porcellets une dette de cinq cents sous, (f° 69r-v)
HEC EST CARTA PERMUTACIONIS GUILLELMI PORCELLETI ET BERTRANDI
N° 248 - JUIN 1203
Rostaing de Tarascon vend à l'Hôpital pour la somme de deux mille quatre cents sous raimondins neufs sa part sur l'île de Grenon. (f° 69v -70r)HEC EST CARTA VENDICIONIS ROSTAGNI DE TARASCONE
N° 249 - MAI 1206
Echange entre l'Hôpital et Audebert Aurelle d'une condamine située à Collongue, plus cinq cents sous raimondins neufs et deux boeufs braves de trois ans, contre tous les droits qu'Audebert Aurelle possède sur diverses terres, en particulier un seizième sur l'île de Grenon. (f° 70r-v)HEC EST CARTA PERMUTACIONIS AUDEBERTI AURELLE ET AUDEBERTI, FULII EIUS, FACTA RAIMUNDO DE MONTEPESATO
N° 250 - FEVRIER 1201 [n.s. 1202]
Echange entre l'Hôpital et Hugues Foulques d'une condamine située dans le Trébon, contre diverses possessions de ce dernier parmi lesquelles la moite du huitième de l'île de Grenon. (f° 70v - 71r)HEC EST CARTA PERMUTACIONIS UGONIS FULCONIS FACTA RAIMUNDO DE MONTEPESATO
N° 251 - JUIN 1205
Pétronille Maurenque vend à l'Hôpital pour la somme de trois cent cinquante sous raimondins neufs, le 1/8° de la totalité de l'île de Grenon. (f° 71r-v)HOC EST INSTRUMENTUM VENDICIONIS PETRONILLE MAURENQUE
N° 252 - NOVEMBRE 1206
Amiel de Fos donne en accapte à l'Hôpital deux coussous qu'il posssède dans la Crau, dits du Tor de las Erras, et de Cogol.En contre-partie, chaque année à Noël, l'Hôpital lui versera une redevance de cinq sous et lui remet « nomine precii » la somme de deux mille deux cents sous régaliens couronnés, (f° 71v)
HEC EST CARTA DUOBUS CORSORIIS QUE AMELIUS DE FOS IN EMPHITEOSIM PONCIO OSPINELLO DEDIT
N° 253 - DECEMBRE 1205
Hugues Rapin, à la demande de Raimond de Mont-Pesat, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, déclare solennellement que Douce, sa mère, Geoffroy Rapin, son père, Pierre Guillaume Rapin, son frère, et lui-même, Hugues Rapin, ont vendu, il y a vingt quatre ans, pour la somme de quatre mille sous melgoriens, à Guillaume de Alvernico, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, tous les droits qu'ils détenaient sur Masthibert et ses dépendances, ainsi que sur le coussou de Coteneuve et dépendances.Pour avoir consenti à faire cette déclaration solennelle, Hugues Rapin reçoit de l'Hôpital la somme de trois cents sous raimondins.
Guillaume Bernard, fils d'Hugues Rapin, confirme ce qu'a déclaré son père. (f° 72r-v)
HEC EST CARTA CESSIONIS ET LAUDATIONIS VENDICIONIS IURIS QUOD DULCIA ET VIR EIUS HABEBANT AD MANSUM TIBERTUM ET IN CORSORIO DE COTA-NOVA
N° 254 - DECEMBRE 1205
Défilé de témoins assermentés qui confirment ce qu'a solennellement déclaré Hugues Rapin dans la charte précédente. (f° 72v)HEC EST CARTA PUBLICATIONIS SUPER VENDICIONEM FACTAM A DULCIA UXORE IAUFREDI RAPINE
N° 255 - 25 NOVEMBRE 1146
Guillaume Rainaud vend à l'Hôpital, pour la somme de cent trente sous de Melgueil, une terre située entre le Rhône et le cimetière, (f° 72v-73r)HEC EST CARTA SOLUCIONIS GUILLELMI RAINALDI TERRE QUE EST INTER RODANUM ET CIMITERIUM
N° 256 - 1146
Aimo, prieur de l'Hôpital de St. Gilles, sur le conseil d'un certain nombre de frères, Guillaume d'Alès, Pierre Grasset..., donne en accapte à Pons Ruffe les casals que Gilbert d'Arles et son épouse, Béatrice Laurate, donnèrent à l'Hôpital. En contre-partie, Pons Ruffe verse la somme de trois sous et demi à l'Hôpital et s'engage à une redevance annuelle de douze deniers. (f° 73r)HEC EST CARTA CASALIS QUOD AIMO LAUDAUIT PONCIO RUFO IN QUO RETINUIT XII DEN. CENS.
N° 257 - (1115-1126) (*)
Donation à l'Hôpital par Atton, archevêque d'Arles, de l'église St. Thomas. Gérald, hospitalier, la recevant au nom des frères. (f° 73r)(*) Atton de Bruniquel est archevêque de 1115 à 1126. On notera la présence de fr. Gérald, fondateur de l'Ordre, mort en 1119-1120. Enfin, Pierre de Barcelone est prieur de St Gilles de 1116 à 1119.
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 36, n° 42.
HEC EST CARTA DONACIONIS ATTONIS ARCHIEPISCOPI
N° 258 - 19 OCTOBRE 1129
Bernard Guérin, archevêque d'Arles (1129-1138), confirme la précédente donation, sous réserve d'un cens annuel de vingt cinq sous de Melgueil à verser au chapitre. De plus, les dîmes et tâches restent acquis à l'église d'Arles. Enfin, le droit de sépulture est restreint aux seuls confrères et familiers. Pour agrandir le cimetière le consentement de l'archevêque et des chanoines est requis (f° 73r-v)Pub. : Gallia Nouissima, Arles, n° 516, c. 201.
J. Delaville-le-Roulx, I, p. 80, n° 87.
HEC EST CARTA LAUDATIONIS ET CONFIRMACIONIS BERNARDI ARCHIEPISCOPI ARELATENSIS
N° 259 - 1146
Hugues Botin loue à Aimon, prieur de l'Hôpital de St. Gilles, la terre qui leur est échue, à lui et à sa femme Sibille, lorsqu'il s'est marié, terre située en Corrège devant la tour de Pierre Lauret. L'Hôpital ne pourra ensemencer que cinq fois avec du blé ( « blados sadonatos »). Si une inondation du Rhône se produit, qui endommage la récolte du blé, l'Hôpital pourra récupérer sur cette même terre la quantité de blé perdue.En contre-partie, Hugues Botin reçoit mille sous melgoriens. Une fois les cinq récoltes de blé faites, la terre lui reviendra, ou à son héritier. (f° 73v)
HEC EST CARTA LAUDATIONIS UGONIS BOTINI ILLIUS TERRE QUE EST IN CORRIGIA ANTE TURREM PETRI LAURETI
N° 260 - (1114-1150) (*)
Raimond Bérenger III, comte de Barcelone et Provence, et son épouse, avec l'assentiment des nobles arlésiens, exemptent les frères de l'Hôpital du droit de tonlieu à St. Gilles ainsi qu'à Orgon. (f° 73v-74r)(*) Cette pièce semble compléter la charte suivante, datée de 1114.
HEC EST CARTA AFRANQUAMENTI DOMUS HOSPITALIS IHERUSALEM DE TELONEO DATO A DOMNO RAIMUNDO-BERENGARIO COMITE
N° 261 - 1114 (*)
Raimond Bérenger III, comte de Barcelone et Provence, et son épouse Douce, exemptent du droit de péage (teumitum) le radeau de l'Hôpital sur la Durance. (f° 74r).Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 31, n° 33. L'original était un chirographe.
(*) Faisant suite aux chartes de donation de l'église de St. Thomas à l'Hôpital : n° 257-258, aux privilèges concédés aux Hospitaliers par Raimond Bérenger : n° 260-261, nous trouvons du n° 262 au n° 278 un lot de pièces qui doivent être regardées comme les plus anciennes de ce cartulaire.
HEC EST CARTA DONACIONIS DOMINI RAIMUNDI BERENGARII COMITIS ET DOMINE UXORIS SUE DULCIE
N° 262 (*)
Pons de Fos donne en cens annuel à l'Hôpital six setiers de froment, six de vins, cinq sous, cinq modiés de sel, cinquante anguilles, un porc... six setiers de pain et vin, un porc. (f° 74r)(*) Le manuscrit où se lit très bien ce mot « crastatressiestres » montre que le scribe n'a pas saisi ce que portait l'original, vraisemblablement corrompu. Peut-être peut-on conjecturer qu'il s'agit de moutons (castrats) de la région de Trets. Le « de » qui précède correspondant au nombre de moutons. Ensuite un mot a dû sauter, car c'est à quelque institution charitable de la cité d'Aix que doivent être donnés « XII sextarios inter panem et vinum, et unum porcum ».
HEC EST CARTA QUOD PONCIUS FOSSI DONAT PRO CENSA HOSPITALI VI SESTERIOS FRUMENTI ET VI VINI ET V SOL. ET V MODIOS SALIS ET L ANGUILLAS ET I PORCUM ET XII SESTERIOS INTER PANEM ET VINUM
N° 263
Tasilo donne au St. Sépulcre et à Guillaume, qui le représente, Pierre Odile et Barthélémy avec toutes leurs terres et biens. (f° 74r-v)HEC EST CARTA DONATIONIS TASILI
N° 264 (*)
Guillaume Arbert vend pour la somme de quarante sous à Gérald Hospitalier, sa propriété qui est située près de l'église St. Thomas, « iuxta cornum ». (f° 74v)Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 60, n° 65-66.
(*) Datable par suite de la présence de Fr. Gérald, fondateur de l'Ordre, des premières années de l'Hôpital. Pons étant prieur de St Gilles de 1111 à 1116.
HEC EST CARTA VENDICIONIS GUILLELMI ARBERTI HONORIS QUI EST IUXTA CORNUM ECCLESIE S. THOME
N° 265
Elséard vend à l'Hôpital pour la somme de cinq sous une terre située devant la porte de l'église St. Thomas. (f° 74v)HEC EST CARTA DONATIONIS ELSIARDI ET COGNATE SUE
N° 266
Raimond de Baux donne à l'Hôpital la terre qui entoure l'église St. Thomas, achetée dix sous à la femme de Stéphane Bonfils (f° 74v)HEC EST CARTA DONATIONIS DOMINI RAIMUNDI HONORIS QUEM IPSE EMERAT A STEPHANO BONO FILIO
N° 267
Pons Isnard vend à l'Hôpital une pièce de terre située derrière l'église St. Thomas, pour la somme de cinq sous. (f° 74v)HEC EST CARTA VENDICIONIS PONCII YSNARDI
N° 268
Pierre, moine de St. Gêniez, a acheté à un paysan une petite pièce de terre pour la somme de trois sous, puis l'a revendue le même prix à Pierre d'Anduze, Hospitalier. (f° 74v)HEC EST CARTA DONATIONIS MONACHI S. GENESII
N° 269
Pierre Guillaume de Meynes et sa belle-soeur donnent à l'Hôpital l'église St. Thomas et une terre de leur alleu. (Cf. n° 272).Suit une notice aux termes de laquelle il semble que les frères de l'Hôpital aient préféré acheter cette église et cet honneur dont la possession était contestée au donateur par l'église St. Trophime. (f° 74v)
HEC EST CARTA DONATIONIS PETRI GUILLELMI DE MEZENAS ET COGNATE SUE
N° 270 (*)
Dominique, prêtre, a acheté pour la somme de sept sous, à Bertrand Calcètre, une terre située en face d'une porte de l'église de St. Thomas.Les Hospitaliers ont acheté pour la somme de quarante sous, à Pierre et Bertrand Agon, une terre située « ante basilicam beati Thome ». (f° 74v)
(*) Pons étant prieur de St Gilles de 1111 à 1116.
HEC CARTA FERRAGINIS QUAM DOMINICUS PRESBYTER EMIT AD ECCLESIAM S. THOME
N° 271
Guitbourge, ses fils Hugues et Brémond, et ses deux filles Poncia et Bellissende, ont vendu pour la somme de soixante sous à Gérard, Hospitalier, et aux frères, leur propriété proche du Rhône.Les frères de Jérusalem sont tenus de célébrer pour la St. Gilles la mémoire de Bremond Adalra et de son fils Guillaume, « et pro omni generatione sua ». (f° 74v-75r)
HEC EST CARTA EMPCIONIS HONORIS QUI EST IUXTA RODANUM INTER DUOS CAMINOS
N° 272
1° Guillaume de Meynes, son épouse et ses enfants, donnent aux pauvres de l'Hôpital deux setiers d'une terre située près d'un des rives du Gardon.2° Pierre Guillaume et sa belle-soeur Alixende donnent à l'Hôpital une pièce de terre située près de l'église de St.Thomas. (f° 75r)
HEC EST CARTA DONATIONIS GUILLELMI DE MEZENIS ET UXORIS EIUS II SEXTARIATARUM IUXTA RIPAM GARDONIS
N° 273
Mairane, son épouse et ses enfants, donnent aux pauvres de l'Hôpital, leur fils Pons, une pièce de terre proche de « Port du Rhône », une autre située en Corrège, enfin une quarterée de leur meilleure vigne, (f° 75r)HEC CARTA DONACIONIS MAIRANI ET UXORIS EIUS
N° 274
Pons Hugues donne aux frères de l'Hôpital de Jérusalem une terre située près de « Port du Rhône » qui est d'un seul tenant avec la terre de Mairane. Mairane se constitue fidejusseur de Pons Hugues jusqu'à concurrence de cent sous. (f° 75r)HOC EST INSTRUMENTUM DONATIONIS PONCII UGONIS
N° 275 (*)
Bernard Goiran donne à l'Hôpital une vigne du clos Pateye. (f° 75r)Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 60, n° 64.
HEC EST CARTA DONI BERNARDI GOIRANNI
N° 276
Pierre de Cander, Hospitalier, a acheté pour la somme de quinze sous à Pierre, prêtre de Villeneuve, une vigne du clos Pateye, située à côté de la vigne de Rainoulx de Minerve. (f° 75v)HEC CARTA VENDICIONIS PETRI PRESBITERI VILLE NOUE
N° 277 - MAI 1121 (*)
Geoffroy Rapin, son épouse Garsenne, et ses enfants, vendent pour la somme de cent sous, à l'Hôpital, la terre qu'ils possèdent à La Furrane. Les vendeurs reçoivent cent sous, de plus ils prélèveront le 1/5° de toute ce que donnera cette terre, « excepto semine ». Ils ne lèveront rien de ce qui aura été converti en pré. (f° 75v)Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 46, n° 55.
(*) En mai 1121 les vendredis tombent les 6, 13, 20 et 27.
HEC EST CARTA DONACIONIS GOFREDI RAPINI ET UXORIS ET INFANTUM PETRI GUILLELMI ET GOFREDI
N° 278 (*)
Du n° 278 au n° 287 dossier Francou Artaud.Raimond de Baux fait comparaître Francou Artaud et son frère Pons pour instruire une affaire au sujet de terres situées « in Colonada », près de l'honneur de St. Trophime, et que Bertrand Oton revendique comme de son fief. Ce dernier est débouté. Il en appelle à la juridiction de l'archevêque Atton qui décide dans le même sens. (f° 75v)
(*) Atton de Bruniquel, archevêque d'Arles de 1115 à 1126.
N° 279 - 12 AOUT 1131
Testament de Francou Artaud qui donne aux pauvres du Christ ses maisons et deux clos de vignes qu'il possède « in Colonada », avec tout ce qui s'étend de ces clos jusqu'au Rhône, enfin son honneur de Port-Arnaud.Sa femme gardera, à titre viager, les maisons ainsi que la jouissance de la moitié de ce que produit sa propriété de Port-Arnaud.
De plus, il donne la moitié des salines qu'il possède à Fornales, et au dernier jour de sa vie la moitié de tous ses biens aux pauvres, (f° 75v)
HEC EST CARTA DONATIONIS FRANCONIS ARTALDI
N° 280 - 1137
Francou Artaud confirme la donation qu'il a faite six ans auparavant. (Cf. n° 279. (f° 76r)DE CONFIRMATIONE DONI FRANCONIS ARTALDI
N° 281
(f° 76r)ADHUC EST CARTA DONI FANCONIS ARTALDI PREDICTI
N° 282 (*)
Francou et Pons Artaud se partagent leur propriété de Port-Arnaud, en présence de Gérald de Graveson, leur cousin germain. (f° 76r)(*) 1131, date de la donation faite par Francou Artaud (n° 29). La présente opération ainsi que les deux suivantes doivent se situer un peu avant la date de la donation, durant une phase préparatoire de mise-en-ordre des affaires.
HEC EST CARTA DIVISIONIS HONORIS FRANCONIS ET PONCII ARTALDI
N° 283
Deux pièces brèves relatives à l'achat par Francou Artaud de la part de son frère Pons sur des terres qu'ils possèdent « apud Colunnada », pour cinquante sous. (f° 76r-v).BREVE DE TERRIS QUAS HABET PONCIUS ARTALDI ET FRANCO FRATER EIUS APUD COLUNNADAM
N° 284
Même opération que dans la pièce précédente, cette fois pour deux clos (f° 76v)(*) Cf. note au n° précédent.
(*) Cf. n° 282, note.
HEC EST CARTA VENDICIONIS PONCII ARTALDI ET UXORIS EIUS
N° 285
Confirmation de la donation à l'Hôpital par Francou Artaud de honneur de Port-Arnaud. (f° 76v)HEC EST CARTA DONATIONIS FRANCONIS
N° 286 (*)
Perdigue et ses fils donnent en gage à Guillaume Bernard, pour cinq sous, le tiers d'une terre à Cap-planté. (f° 76v)(*) Guillaume Bernard figure dans !a confirmation du 28 mars 1144, n° 289.
HEC EST CARTA PIGNORIS PERDIGUE ET FILIORUM EIUS
N° 287 - 1137
Pierre Laure confirme la donation faite à l'Hôpital par Francou Artaud de l'honneur de Port-Arnaud que ce dernier tenait de lui, exception faite du droit de tasche que Pierre Laure se réserve. (f° 76v)HEC EST CARTA CONFIRMACIONIS PETRI LAURA
N° 288 (*)
Guillaume Porcellet remet en gage aux frères représentés par Pierre d'Anduze sa part de terres à St. Médier, pour sept cents sous. L'Hôpital est assuré de pouvoir faire trois récoltes de blé sur ces terres, au bout de ce temps la somme doit être versée. (f° 76v)(*) La forme archaïque du texte et la présence de Pierre d'Anduze qui apparaît, pour la dernière fois semble-t-il en mai 1121 (n° 31), assignent une date reculée à ce document.
HEC EST CARTA PIGNORIS GUILLELMI PORCELLETI
N° 289 - 28 MARS 1144
Confirmation par Raimond de Montredon, archevêque d'Arles, de la donation à l'Hôpital de l'église St. Thomas par ses prédécesseurs Atton (cf. n° 257) et Bernard Guérin (cf. n° 258). (f° 77r)Pub. : Gaïlia nouissima, Arles, n° 552, c. 216-217.
J. Delaville-le-Roulx, I, p. 129, n° 159.
HEC EST CARTA CONFIRMACIONIS RAIMUNDI ARELATENSIS ARCHIEPISCOPI
N° 290 (*)
Le très noble Bos de Grandmont donne à l'Hôpital la moitié du mas « de Gelino » ainsi que tous les bois qu'il possède en quelque lieu que ce soit. Après sa mort il lègue à l'Hôpital son cheval et toutes ses armes. (f° 77r)(*) Cet acte de donation à l'Ordre de l'Hôpital, et non pas directement a la maison de St Thomas, est passé entre les mains de Raimond [de St Michel], prieur de St Gilles de 1172 à 1177, fr. Odon [Eldin Rolland], qui lui succédera de 1177 à 1183, étant présent.
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 70, n° 73.
HEC EST CARTA DONATIONIS BOS DE GRANDI MONTE
N° 291 - AVANT LE 29 SEPTEMBRE 1208
Calve Tirasse vend à l'Hôpital pour une durée de cinq années et pour la somme de six livres raimondines neuves, tout ce que produit son coussou de Pélopastors. (f° 77r-v)HEC EST CARTA VENDICIONIS CALVE TIRASSE
N° 292 - DECEMBRE 1205
Guillaume Porcellet, Hugues Sacristan et sa femme Sacristane, donnent à l'Hôpital « titulo perfecte donationis inter uiuos » trois terres, dont l'une située à Gimeaux. (f° 77v-78r)Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.
HEC EST CARTA LAUDATIONIS HONORIS QUI FUIT GUILLELMO BONETI QUEM LAUDAUERUNT GUILLELMUS PORCELLETI, UGO SACRISTANUS ET SACRISTANA
N° 293 - AVRIL 1192
Testament de Guillaume de Saint Georges. (f° 78r)HEC EST CARTA DIVISIONIS TESTAMENTIQUE GUILLELMI DE S. GEORGIO
N° 294 - 30 SEPTEMBRE 1210
Pellegrin, son épouse Stéphanie, et Joziane la soeur de Stéphanie, vendent à l'Hôpital pour la somme de onze cent vingt sous raimondins neufs le coussou de Molaric, situé dans la Crau et délimité à l'Ouest par le coussou des Arades, à l'Est par un coussou qui appartient à l'Hôpital, autrefois à Guillaume Porcellet et dénommé Colobriz, au Sud par le coussou de Tors des Eires qui appartient à l'Hôpital, au Nord par le coussou de Génairac. (f° 78r-v)HEC EST CARTA VENDICIONIS PELLEGRINI CORSORII SCILICET QUOD HABEBAT IN CRAVUM QUOD APELLATUR MOLARIC
N° 295 - JUIN 1203
Raimond Botin et son épouse Rainaude donnent en gage à Pierre Garnier, pour la somme de cent sous raimondins neufs, leur terre de Bagnols.Après leur mort cette terre reviendra à l'Hôpital. (f° 78v-79r)
HEC EST CARTA PIGNORIS ET MODUM DONATIONIS RAIMUNDI BOTINI ET UXORIS EIUS
N° 296 - 11 JANVIER 1205
Innocent III à l'archevêque et aux chanoines d'Arles, pour leur rappeler les privilèges d'exemption dont jouit l'église St. Thomas. (f° 79r)Pub. : Gallia nouissima, Arles, n° 775, c. 313.
J. Delaville-le-Roulx, II, p. 46, n° 1209.
HEC EST CARTA DOMINI INNOCENCII PAPE
N° 297 - 11 JANVIER 1205
Innocent III aux frères de l'Hôpital pour leur confirmer la libre possession de l'église St. Thomas qui est leur depuis plus de cinquante ans. Il leur désigne l'évêque de Nîmes comme chargé de leur cause. (f° 79r-v)Pub. : J. Delaville-le-Roulx, II, p. 46, n° 1210.
HEC EST CARTA DOMINI PAPAE INNOCENCE
N° 298 - 29 MAI 1203
Dame Guerreyate, ses fils Botin et Calveria, vendent à l'Hôpital pour la somme de quinze cent quarante sous raimondins neufs, trois boeufs et un agneau sevré, le 1/8°, moins trois émines, de la totalité des droits qu'ils ont sur le fief dit « supérieur », le 1/8° de la totalité de l'île de Grenon, une redevance de cinq pougeoises levée « in domo paratoris », ainsi que tous les autres droits qu'ils ont sur cette maison que tient l'Hôpital. (f° 79v)(*) On peut consulter sur la même affaire avec les mêmes personnages une pièce d'octobre 1202: Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5048.
HEC EST CARTA VENDICIONIS GUERREIATE ET CALVERIE ET BOTINI FILII EIUS DE DONACIONE FEUDI SUPERIORIS ET DE INSULA DE GRENON
N° 299 - NOVEMBRE 1206
Guillaume Foulque vend à l'Hôpital pour la somme de quatre livres raimondines neuves tous ses biens du fief de La Vérune, excepté ce qu'il possède à la condamine « Folcone » et « in Argeleriis ». (f° 79v - 80r)HEC EST CARTA VENDICIONIS GUILLELMI FULCONIS RECEPTA PER MANUM PONCII OSPINELLI
N° 300 - AVRIL 1203
L'Hôpital cède en accapte pour quarante sous à Vidal Maurenc et à Pierre Jean de Lobeiras le quart de l'île de Grenon situé près du bois d'Arbert. L'Hôpital se réserve le tiers du bois qui sera coupé là, et le tiers des lapins qui y seront pris, plus un cens annuel de douze deniers, (f° 80r)HEC EST CARTA DONACIONIS QUAM SENNORET CONFIRMA VIT VITALI MAURENQUE ET PETRO IOHANNI
N° 301 - (ENVIRON 1200)
Pierre Garnier (*), donat de l'Hôpital, élit sépulture au cimetière de St. Thomas. Il laisse à l'Hôpital neuf cents sous et son lit. Suivent de nombreux dons, en particulier aux établissements hospitaliers de la région, et un spécial pour le repas de funérailles, (f° 80r-v)HEC EST CARTA TESTAMENTI AC DIVISIONIS PETRI GARNERII
N° 302 - OCTOBRE 1208
Etat des biens, maisons, terres et redevances, qui constituent le fief de Raimond Avostenc, donné à l'Hôpital, (f° 80v)HEC EST CARTA FEUDI QUEM RAIMUNDUS AOSTENC DEDIT DOMUI HOSPITALIS S. THOME
N° 303 - AVRIL 1205
L'Hôpital cède en accapte pour cent sous raimondins neufs à Pons Scriptor une maison avec ses dépendances située sur la paroisse Ste Croix, plus une redevance annuelle de cinq sous, (f° 81r)N° 304 - 8 AOUT 1203
Bernard de Pertuis et Pétronille, sa femme, renoncent pour trois setiers de froment et un d'orge à leurs droits sur une vigne et un bois situés à Rodanet, près d'une vigne et d'un bois donnés autrefois à l'Hôpital par l'oncle de Bernard de Pertuis, son homonyme, (f° 81r-v)HEC EST CARTA SOLUTIONIS BERNARDI DE PERTUSIO ET PETRONILLE, UXORIS EIUS, CUIUSDAM VINEE ET NEMORIS SIBI IUNCTO
N° 305 - 3 NOVEMBRE 1210
L'Hôpital cède en accapte à Rostang Meisson de Malmussane, à son épouse et à leurs enfants, pour deux cents sous raimondins neufs, sept terres que possède l'Hôpital sur le territoire de Malmussane entre le Puget et le bois d'Agon. L'Hôpital devra recevoir en cens annuel, pour la St. Gilles (1er septembre), dix setiers de froment et dix setiers d'orge, (f° 81v - 82r)Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5057
HEC EST CARTA DE CENSA QUAM ROSTAGNUS MEISSON DONAT X SS. ANNONE ET X SS. ORDEI
N° 306 - OCTOBRE 1208
Hugues de Baux concède à l'Hôpital tous les biens et droits possédés par Pierre Reboul à Villeneuve, contre cent setiers de froment et cent d'orge. Hugues se réserve les droits de tasche et de quart qu'il avait auparavant sur ces biens, et si l'Hôpital s'en dessaisit il prélèvera le 1/13° sur le prix de vente, (f° 82r)HEC EST CARTA LAUDATIONIS UGONIS DE BAUCIO OMNIBUS BONIS ET IURIBUS PETRI REBOLLI
N° 307 - 4 FEVRIER 1210
Innocent III demande au prieur de l'Hôpital de St. Gilles de bien vouloir faire profiter la maison St. Thomas d'Arles du privilège de l'huile des infirmes, comme il lui avait déjà été mandé. (f° 82v)Pub. : Gallia nouissima, Arles, n° 810, c. 324.
J. Delaville-le-Roulx, II, p. 128, n° 1361.
N° 308
N° 309 - 18 JANVIER 1211
Innocent III rappelle à l'archevêque d'Arles, qui l'a négligé, le règlement de l'affaire qui oppose les Hospitaliers de St. Gilles à Pierre de Vérune, chevalier arlésien. (f° 83v)Pub. : Gallia nouissima, Arles, n° 809, c. 324.
J. Delaville-le-Roulx, II p. 127, n° 1359.
N° 310 - DECEMBRE 1184
Bertrand Bérenger, fils de Raimond Geoffroy Autard, et Rixende, sa mère, vendent pour la somme de quatre cent vingt sous régaliens, à Bertrand Trabustol, tous les droits qu'ils détiennent sur la vigne qui appartint, d'abord à Guillaume Arbert, ensuite à Bertrand Arbert, sur la vigne de Pierre Raimond de la Tour, sur la vigne de Raimond Tort et de ses frères, enfin sur celle de Bertrand de Meca. (f° 85v)N° 311 - JUIN 1197
Hugues de Berre vend pour la somme de cinquante sept sous raimondins, à Martin Cabiscole et Pétrone, sa femme, la seigneurie et tous les autres droits qu'il détient sur une terre située au-dessus de St. Médier. Il se réserve la 1/8° partie de son produit, (f° 85v)Retour au cartulaire actes 1 à 150
Sources : Cartulaire de Trinquetaille - Centre d'Etudes des Sociétés Méditerranéennes - Texte établi par P.-A. Amargier o.p. - Publications Universitaires des Lettres et Siences Humaines d'Aix-en-Provence - Imprimerie Louis-Jean - 05 Gap - 1972


