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Les cartulaires de certaines commanderies de france

Cartulaire de la Commanderie de Provins
1. — La Commanderie  2. — Temporel Formation  3. — Temporel Description  4. — Temporel Exploitation  5. — Revenus et Emploi  6. — Le Procès des Templiers de Provins  7. — Les commandeurs de Brie  8. — Introduction au Cartulaire  9. — Dates et Nº des Actes  10. — Actes hors Cartulaires  11. — Notice Cartulaire

La commanderie de Provins
Etablissement des Templiers à Provins. — II. La commanderie du Val de Provins et la Madeleine. — III. Le "Temple" et la vicomte de la Chaussée-Sainte-Croix. — IV. Restriction apportée par le comte de Champagne à l'agrandissement des domaines des Templiers. — V. Rareté des donations à partir de la seconde moitié du XIIIe siècle. — VI. Administration et personnel de la Commanderie.

I.
Provins, chef-lieu de la plus importante des baillies de Champagne, "ville opulente et populeuse (1)", résidence favorite des comtes, Provins dut attirer de bonne heure les Templiers. Hugues de Payns, leur fondateur, s'y rencontra probablement avec le jeune comte Thibaud, lorsque celui-ci fit don à la milice de son manoir de Barbonne, le 31 octobre 1127 (2). Plus tard, en 1164, Henri le Libéral leur cédera ses droits de tonlieu sur la laine, le fil et autres marchandises vendus à Provins en échange d'une rente de dix marcs et demi d'argent que son père et lui leur avaient assignée sur les foires de Troyes (3). Pour que les chevaliers du Temple aient consenti, et peut-être sollicité cet arrangement, nous pensons qu'ils n'étaient pas sans avoir déjà des intérêts dans la ville. Toutefois nous n'apercevons encore aucune trace d'organisation. Peut-on supposer aussi qu'ils y avaient dès lors une résidence ? On a fait valoir à ce propos une charte de 1165, où le comte de Champagne renouvelle à Bernard de la Grange, en augment de fief, l'abandon de ses droits sur une maison sise au Val-Saint-Ayoul (4). Mais cet acte ne fait aucune mention du Temple, et le fait qu'il figure dans le cartulaire, porte seulement à croire que la commanderie de Provins, venue plus tard en possession des biens qui forment l'objet du contrat, en reçut alors le titre de propriété. Quant à supposer, comme l'a fait un peu légèrement M. Lefèvre, que Bernard était un personnage interposé au lieu des moines (5), l'hypothèse n'est que gratuite.

II.
S'il paraît assez difficile de préciser la date à laquelle les chevaliers de la milice du Christ se fixèrent à Provins, on est encore réduit aux conjectures dès qu'on veut connaître le lieu de leur première installation et la charte qui leur en permit l'accès. On sait seulement, de source certaine, que, à la fin du XIIe siècle, le Temple avait à Provins deux maisons de frères : le Val de Provins, appelé plus tard l'Hôpital, à Fontaine-Riante (6), et la Madeleine, à la ville haute, près la porte de Jouy.
La commanderie du Val était située dans un gracieux parc de verdure, agrémenté de sources vives, au pied du coteau de Fontaine-Riante. J'admettrais volontiers que les Chevaliers choisirent cet endroit, à la suite de l'échange qu'ils firent avec Henri la Borde d'une maison par eux possédée au Marché-Neuf contre un immeuble plus spacieux, voisin de l'église
Notre-Dame du Val (7) (1171). Si l'on admet cette opinion (8), l'établissement comprenait à cette époque une habitation principale, construite en pierres et précédée de bâtiments qui servaient de halles ou d'entrepôts au commerce (9). On y bâtit une chapelle, placée plus tard sous l'invocation de saint Jean (10). Le cimetière était contigu à la chapelle. Puis venaient les cours intérieures, quelques jardins et les sources, dont les eaux réunies alimentaient une claire fontaine, aujourd'hui couverte de lierre et surnommée la fontaine des Templiers. Un bail de 1490 attribue à ce petit domaine une superficie d'un hectare, divisé en deux parties d'égale étendue : l'ancien couvent et ses dépendances, puis, en arrière, une terre labourable, le tout enclos de murs (11).
Après la suppression du Temple, les biens de l'Ordre furent incorporés à ceux des Hospitaliers (12), et la maison du Val, comme plus tard celle de la Madeleine, prit le nom de son nouveau propriétaire, l'Hôpital (13).

En 1430, le commandeur était Nicolas de Giresme, grand-prieur de France et commandeur de la Croix-en-Brie. Ce personnage avait une prédilection pour Provins, dont il aimait le séjour. Les embellissements qu'il fit exécuter au vieux manoir en firent une résidence "somptueuse", la Belle-Maison, comme on disait. Nicolas était un chevalier sans peur. Lorsque les Anglais prirent la ville de Provins, le commandeur de l'Hôpital, aidé du bailli de Meaux et d'une troupe de braves qu'il avait formée, vint assiéger les Anglais retranchés dans la ville haute et les enchâssa. Provins repris, les ennemis se vengèrent de lui en détruisant la Commanderie (1432). Longtemps les bâtiments "deschénés" (14) dressèrent dans le Val leurs ruines branlantes. Seule, la chapelle avait été respectée (15). On ne lui laissa pas le loisir d'une fin naturelle. Pendant la seconde guerre de religion, les catholiques la livrèrent aux flammes de peur que les protestants, campés près de là, n'y vinssent loger (1567) (16). Au début du siècle suivant, cette solitude devint le refuge d'ermites (17), qui l'occupèrent jusqu'en 1778. Plusieurs d'entre eux avaient été soldats. La chapelle fut rebâtie à leur intention, sous le vocable de Notre-Dame de la Roche (18). Plus tard on y établit une confrérie, et le clergé de la paroisse Sainte-Croix venait de Provins y célébrer l'office tous les ans, le jour de la Nativité de la Sainte Vierge (8 septembre) (19).
On ignore à quelle date fut fondée la Madeleine, le second établissement des Frères de la chevalerie du Temple à Provins. C'était à l'origine une maison fortifiée, où logeait en 1188 le chevalier Bursaud (20), peut-être membre de l'Ordre. On voit encore de cet édifice deux belles salles voûtées de style ogival et la tourelle d'angle construite, ce semble, à la même époque que les fortifications de la ville haute (XIIe-XIIIe s.) (21). Cette maison était située au "Bourg-Neuf". On y avait établi le poids des laines, et c'est en face d'elle, sur la place de l'ancien Provins, que se vendaient la laine et les agnelins, les mardis de marché (22) ; là aussi qu'on exerçait les bestiaux, ce qui fit donner à ce lieu le nom de "Cours-aux-Bêtes".

L'ordre du Temple une fois supprimé, la Madeleine fut réduite à la condition d'une ferme ordinaire (23). La destruction du Val par les Anglais (1432) lui ramena quelque considération, car Nicolas de Giresme en fit sa résidence et le chef-lieu de la commanderie de Provins. Mais la misère était alors générale en France. Faute de bras pour les travailler, les terres restaient improductives et l'amoindrissement des revenus obligea les Hospitaliers à réduire le nombre de leurs commanderies. Du coup, la commanderie de Provins fut réunie à celle de la Croix-en-Brie (24) (1480) (25), acquise par l'Hôpital, au commencement du XIIIe siècle. L'hôpital de la Madeleine redevint alors une simple ferme et céda le pas à la maison du Temple devant Sainte-Croix, dont nous allons parler. Enfin, l'an 1644, on l'afferma, y compris trente arpents de terre, moyennant deux muids de blé et la charge, pour le preneur, "de bailler à dîner aux prêtres qui feront le service en la chapelle", le jour de Sainte-Madeleine (26). Cet ancien temple avait conservé sa chapelle. Celle-ci menaçait ruine, quand elle fut reconstruite, mais avec des proportions moindres, en 1740. Et jusqu'à la fin de l'ancien régime, chaque année, on y chantait une messe en l'honneur de la sainte, le 22 juillet, et le chapitre de Saint-Quiriace y faisait une station à la procession de Saint-Marc (25 avril) (27).

III.
D'origine moins ancienne que les précédentes, la maison du Temple devant Sainte-Croix s'entoure plus encore d'obscurités et de légendes. La pensée d'offrir un asile aux pèlerins de Terre-Sainte n'aurait pas été étrangère à sa fondation. Rivot l'affirme (28) et ses compilateurs n'ont pas montré moins de témérité. D'aucuns même en ont fait, à l'époque des Templiers, le "chef-lieu" (29) de leurs propriétés en Brie, ce qui ne s'est réalisé que dans les dernières années du XVe siècle, sous les Hospitaliers. A la vérité, on ne sait pas si les Templiers ont dans ses murs vécu la vie conventuelle ; aucun texte ne présente cette habitation comme une "maison de frères", et je n'ai onques trouvé trace de la chapelle qui, régulièrement, lui eut été incorporée (30). Un texte de 1269 dit simplement à son sujet : "La meson et le porpris que li Temples tient dou roi (de Navarre) devant Seinte Croiz" (31). En 1300, on l'appelle "le Temple", sans plus (32). On y avait installé un bureau pour le pesage des laines en la ville basse (33). Plus tard, à l'occasion de la foire de Saint-Ayoul, les gens de Louvain y faisaient preuve d'activité commerciale (1346) (34). A la fin du XVe siècle, cet hôtel fut choisi de préférence à la Madeleine, d'accès peu commode, pour être le pied-à-terre des commandeurs de la Croix-en-Brie. Un procès-verbal de 1495 déclare qu'on en ferait "pour peu de chose" une habitation confortable. Celui qui l'occupait à cette époque, le chapelain de l'ancienne chapelle du Val, remplissait en même temps les fonctions de procureur de la Commanderie (35). Et c'est à lui, devant la porte principale de l'hôtel, que les tenanciers de l'Hôpital payaient leurs redevances (36).
La donation qui porta cette maison dans le patrimoine du Temple appartient à l'année 1193. A cette date, Henri Britaud, vicomte de Provins, aumônait aux Chevaliers, du consentement d'Héluis, sa mère, pour le salut de son âme et de celle de Pierre Britaud, son père, deux maisons sises à Provins. L'une de ces maisons, qui donnait sur une place, avait appartenu à Etienne le Maître, et l'autre à Hugues de Flandre. La donation comprenait encore sept boutiques surmontées d'un grenier et contiguës à ladite place, et deux autres places sur la paroisse Sainte-Croix, ainsi que les terrains qui s'étendaient de chaque côté de la rue des Prés jusque vers Sainte-Croix et le cours d'eau (37). Ces divers immeubles, distraits du domaine de la vicomté de Provins, étaient appelés à former par la suite, sous le nom de vicomté de la Chaussée-Sainte-Croix, un des quartiers les plus animés de la ville. Placé au coeur de la cité, celui-ci "s'étendait de part et d'autre des rues Sainte-Croix et de la Chaussée-Sainte-Croix depuis la grande rue jusqu'aux murs de la ville, et suivait la rue des Caves et la grande rue jusqu'à la Levrette" (38).
On s'est demandé si les propriétés que les Britaud, vicomtes de Provins, cédèrent alors aux Templiers, conféraient en même temps à ceux-ci le titre et la qualité de seigneurs. La question s'est posée en présence d'un texte de l'an 1300 (39), qui attribue aux Templiers de Provins la vicomté de la Chaussée-Sainte-Croix, et sans doute aussi parce que les commandeurs de la Croix-en-Brie, qui leur ont succédé, sont parfois désignés comme vicomtes de Provins.

Avouons tout d'abord que nous ne savons à peu près rien de ce qui constituait à l'origine la vicomté de Provins. Les lettres d'érection, attribuées au comte Etienne, vers l'an 1101, portaient, suivant l'abbé Ythier : "Nous avons désuni de notre comté de Provins les choses mentionnées et spécifiées, pour être séparément tenues et possédées en titre de foi et nom de vicomté" (40). L'acte de vente de cette vicomté, en 1248, n'apprend rien de plus. Néanmoins, Brussel s'appuie sur ce dernier texte (41), pour énoncer dans son Traité des fiefs que "les vicomtes héréditaires consistaient dans une partie de château ou de ville forte" (42). Mais la vicomté provinoise n'était pas, exclusivement, une circonscription topographique. Elle comprenait en outre des droits pécuniaires assignés sur certains biens fonds en dehors de Provins même. Une partie de ce domaine utile fut démembré par Henri Britaud, au profit des Templiers, sans toutefois y comprendre le titre de vicomté. Cette retenue de la part du donateur avait eu sans doute pour motif l'interdiction faite naguère à la milice d'acquérir en Champagne seigneurie de cité ou de château (43), ce qui rend très vraisemblable l'opinion de Brussel.
De la famille Britaud, la vicomté passa au chevalier Guillaume des Barres, par son mariage avec Héluis, fille d'Henri Britaud. Et Guillaume et sa femme la revendirent au comte de Champagne, avec toutes ses appartenances où qu'elles fussent, en juillet 1248 (44). Ajoutons que rien de ce qui fit l'objet de cette vente ne figure dans les biens précédemment cédés au Temple dont la part était plus grande (45). Il n'est d'ailleurs pas douteux que la vicomté, une fois rentrée dans les mains du comte, fut réellement abolie ; mais à cause de leur ancienne mouvance, dont un particularisme étroit voulait perpétuer le souvenir, on réserva à quelques propriétés, les plus importantes, le nom de vicomté. Ainsi "la vicomté de Provins" désigna longtemps une ancienne maison de la commanderie qui, en 1672, portait sur sa façade les armes de l'ordre de Malte (46), et l'appellation de "vicomté de la Chaussée-Sainte-Croix" comprit tout le quartier de Provins acquis des Britaud par les Frères de la milice. Aucun templier cependant ne prit le titre de vicomte de Provins. Thomas du Buisson, commandeur en 1369, émit, le premier, cette prétention, que nul aveu de fief ne justifie. La commanderie n'avait d'ailleurs aucun droit de justice (47), et les seuls actes où le titre figure, tous d'origine privée (48), concernent l'administration des anciennes propriétés du Temple réunies par les Hospitaliers à la Croix-en-Brie (49).

IV.
Voilà donc par trois maisons, toutes importantes, l'Ordre établi solidement à Provins. De la fin du XIIe siècle aux environs de 1225, les donations affluent. Puis l'engouement se ralentit. Les pauvres chevaliers du Christ sont devenus un ordre puissant, estimé autant que prospère, non moins jalousé et jouissant de richesses considérables. On jugera de cette fortune en les voyant acheter du comte Thibaud la gruerie de leurs bois en Champagne moyennant dix mille livres de provinois (28 octobre 1229) (50).
Cette puissance matérielle, si considérable qu'elle ne laissait de créer des inquiétudes aux rois, s'était développée jusque-là en Champagne avec la protection des comtes. Henri II y contribua plus que tout autre, quand sous les murs de Saint-Jean-D'acre, assiégé, il accorda aux Templiers le droit d'acquérir dans ses états toute sorte de biens,— sauf seigneurie de cité ou de château (1191) (51). Ses successeurs ne marchèrent pas sur ses traces. Thibaut IV, dit le Chansonnier, osa même contester à la milice la légitimité de ses possessions en Champagne et en Brie. Une lutte s'engageait où l'on voit déjà poindre les raisons que les juristes de Philippe le Bel exploiteront plus tard contre les Templiers.
Les revendications du prince cachaient mal d'ailleurs ses embarras financiers ; ceux-ci étaient urgents et Thibaud, faute de moyens meilleurs, y voulut remédier en exigeant des gens de mainmorte l'amortissement des biens qu'ils avaient acquis sans son consentement depuis la mort de son père. L'affaire n'alla pas sans résistance. Aux Templiers, Thibaud riposta en faisant saisir les biens en cause (1228) (52). Un tel exploit constituait une violation flagrante de la charte d'Henri II. Le Saint-Siège, consulté en cette affaire, choisit pour arbitre la reine Blanche et le cardinal Romain de Saint-Ange (53). Leur jugement débouta le comte de ses prétentions, et Thibaud, qui n'avait que besoin d'argent et à qui les Templiers venaient d'acheter pour dix mille livres de provinois les droits de gruerie qu'il exerçait sur leurs bois (54), Thibaud approuva incontinent les acquisitions faites par eux jusqu'à ce jour (28 octobre 1229) (55). Cet accord toutefois ne fut suivi d'aucun effet. Vingt-cinq ans plus tard, les immeubles qui formaient l'objet du litige seront toujours sous séquestre. Entre temps, Louis IX employait sa médiation. Les Templiers conserveraient les biens qu'ils avaient acquis antérieurement à l'ouverture du procès et s'engageraient pour l'avenir à ne rien acquérir en Champagne sans l'autorisation du comte (août 1241) (56). Ce projet avait l'approbation de Thibaud et des Templiers de la province. On n'attendait plus que la ratification du grand-maître : on l'attendit vainement (57). Enfin, Thibaut IV étant venu à mourir, une solution transactionnelle termina l'affaire sous la reine régente, en 1235 (58). A dater de cette époque, la faculté d'acquérir des biens fonds fut restreinte pour les Templiers aux biens tenus d'eux en fiefs, arrière-fiefs et censives ; à part cela ils ne purent rien acquérir en Champagne et en Brie, si ce n'est par aumône ou par legs et sous l'obligation de mettre tous nouveaux acquêts "fors de leurs mains" (59).

V.
Une telle "paix", tout en reconnaissant la légitimité des possessions du Temple, n'apporta pas moins une restriction considérable à l'agrandissement de ses domaines champenois. Les actes de libéralité se font dès lors plus rares et la fortune immobilière de l'Ordre tend à devenir stationnaire. Même en supposant la perte ou l'ignorance de titres, il convient de souligner le fait qu'on ne rencontre pas dix donations en faveur de la commanderie de Provins pendant les cinquante dernières années de son existence (60).

VI.
La commanderie de Provins (61), constituée des couvents du Val et de la Madeleine, appartenait à la baillie de Brie, en la grande baillie de France (62). Sa création facilita la mise en valeur des propriétés que l'Ordre possédait à Provins et dans les environs, mais cette exploitation ne se fit point, comme celle des propriétés des grands monastères, à l'aide d'officiers domaniaux, tels que doyen, prévôt, maires et sergents. Chez les Templiers, l'administration fut réduite à l'indispensable.
Le précepteur ou commandeur de France était de droit maître de la grande baillie. Sa présence ou, à son défaut, celle de son lieutenant était de rigueur pour terminer les questions importantes, comme les échanges de propriétés (63), les acquisitions (64) ou réglementations de droits (65).
Quel était le chef-lieu de la baillie de Brie ? On l'ignore. De son commandeur relevaient les maisons de la région, et l'on recourait à lui pour les conflits de quelque gravité (66). Dans les derniers temps de l'Ordre, le titulaire unissait à ses fonctions la charge d'une commanderie (67).
Je ne crois pas que les temples de Provins aient eu chacun un précepteur ou commandeur. Deux actes l'un de 1224, l'autre de 1300, mettent seulement en cause le "commandeur" ou "précepteur" des maisons de la chevalerie du Temple à Provins (68). Le commandeur était aussi appelé "maître". Il avait à gérer le domaine et les finances de sa charge ; mais il ne pouvait traiter une affaire ni disposer des biens de l'Ordre sans le consentement de ses religieux ou la délégation d'un supérieur. "Un prêt, une dépense ou un don fait sans autorisation attiraient sur le coupable les peines les plus graves", dit M. de Curzon (69). L'Ordre seul en effet avait droit de propriété. Aussi, la plupart du temps, n'est-ce pas le titulaire ni même les frères du Temple de Provins mais la collectivité des frères de la milice du Temple, tout court, qui achète, échange des censives, donne à cens ou à ferme.
Le commandeur était parfois un prêtre du Temple. Le cas se présente vers 1271, et plus tard en 1286, en la personne de Gérard de Provins.
Le frère chapelain célébrait le service religieux et récitait devant les Frères les heures canoniales. Manquait-il ? Un clerc, que l'on prenait à terme, assurait le service. A Provins, où l'on compta un moment deux maisons de l'Ordre, la présence d'un frère chapelain n'était pas incompatible avec celle d'un clerc (70). Toutefois cet ecclésiastique ne pouvait entendre les religieux en confession. A défaut du frère chapelain, dans les dernières années du XIVe siècle, ce ministère était réservé aux Cordeliers de la ville (71). Enfin, conformément à la règle, les Frères communiaient trois fois l'an, à Pâques, à la Pentecôte et à Noël (72).
Les religieux placés sous les ordres du commandeur étaient en petit nombre (73). Chacun avait sa fonction. Les documents anciens mentionnent un aumônier, que la règle appelle aussi infirmier, un maréchal (74) chargé de commander aux frères de métier (75), et un receveur du tonlieu de la ville (76). Au moment de l'arrestation des Templiers, le personnel comprenait au moins un économe (77) qui avait la garde des clefs de la maison (78), et un frère employé à la vente des vins (79). Ces religieux étaient simples sergents. Ils ne pouvaient porter blanches robes ni blancs manteaux. Leur costume était d'étoffe noire ou brune (80).
Les confrères du Temple étaient admis à partager la vie des religieux par une application semblable à celles qui constituent les tiers ordres de Saint-François et de Saint-Dominique. Clercs et laïcs y pouvaient prétendre. Parmi les clercs affiliés à l'Ordre, nous connaissons un nommé Joubert et Raoul de Provins. Un autre clerc, Chrétien de Provins, était marié. Les laïcs, des convers, semble-t-il, figurent dans les actes comme témoins. Ce sont Thomas et Guillaume du Temple. La règle ne dit rien des engagements contractés par ceux qui sollicitaient "la confrérie de la maison" ; elle n'est explicite que pour les gens mariés, à qui elle impose l'obligation de faire du Temple l'héritier de leurs biens après la mort (81). Nous avons vérifié le fait en ce qui regarde Chrétien de Provins (82). D'autres, qui semblent n'avoir pas connu les liens du mariage, favorisaient néanmoins l'établissement soit par donation entre vifs avec réserve d'usufruit (83), soit par tout autre moyen (84).
Les confrères se distinguaient-ils des oblats ? On ne saurait le dire. Les oblats étaient des enfants que leurs parents avaient offerts au Temple et qui, moyennant un don, étaient accueillis pour être élevés dans l'Ordre et prendre un jour l'habit monastique. Tel Renaud, fils d'Odeline Blanche, que sa mère avait adressé au maître des Frères de Provins. La donation, pour être irrévocable, devait être ratifiée par le sujet à sa majorité. Libre à lui de quitter alors le couvent. Mais Renaud n'usa point de cette faculté et, déférant au désir de sa mère, il s'en remit pour le reste au bon vouloir des religieux (85).
Enfin la maison occupait des serfs et donnait asile à des gens à gages. Les uns et les autres formaient la mesniée, "la gent du Temple" (86), comme disaient les contemporains.
Sources : Carrière Victor, Histoire et cartulaire des templiers de Provins, Libriaire Champion, Paris — 1919
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Notes
1 — Dom Bouquet, Rec. des Histoire de la France (Ex chronologia Roberti Altissiodorensis, an. 1188), t. XVIII, p. 258.

2 — Cartulaire, charte XCIII.

3 — Cartulaire, chartes LXXXI1 et XCI.

4 — Cartulaire, charte XX.

5 — E. Lefèvre, Les Rues de Provins (Ext. de la Feuille de Provins. [Provins, s. d.], in-8º, 224 p., non achevé d'imprimer), p. 76.

6 — Cette appellation n'est pas antérieure à l'administration des Hospitaliers de Saint-Jean.

7 — L'église de Notre-Dame du Val avait été primitivement construite sur la route de Fontenay, un des faubourgs de Provins.

8 — C'est aussi l'opinion de M. Mannier, Les commanderies du Grand-Prieuré de France, p. 233.

9 — Cartulaire, charte LXXXIX.

10 — Il est probable que le nom de Saint-Jean fut donné à la chapelle par les Hospitaliers, en l'honneur du patron spirituel de leur association. — Arch. nat, S 5558, Visite de 1495, fol. 7.

11 — "Item au lieudit anciennement appeléle Cloz de l'Ospitail, une pièce d'heritaige où souloyent estre enciennement l'esglise, cymetiere, maisons, courtz, jardins, accintz et terre labourable, où y a encore à présent une petitte chapelle, masures abbatues, plusieurs sources et prises des fontaines, ensemble la terre labourable estant derrier, s'est trouvé en tout contenir troys arpens quatre perches. De laquelle quantité y peult avoir de présent environ ung arpent et demy en terre labourable, et le reste est en cymetiere, masures, fontaines, hayes et buissons..." (Arch. nat., S 5164 B, liasse 34, nº 11, bail du 3 mai 1490).

12 — La suppression du Temple fut prononcée par le concile de Vienne, dans sa seconde session, le 3 avril 312. Quant aux biens fonciers, ils furent attribués à l'Hôpital dans la session suivante, le 3 mai.

13 — On rencontre cette appellation pour la première fois dans un acte de 1320 : "La meson de l'Ospitau de Provins, qui jadis fu dou Temple" (Arch. nat., S 5162B, liasse 29, nº 2).

14 — Le mot se trouve dans la description qui fut faite de l'établissement en 1495.

15 — Voici la description que j'en trouve sous l'année 1495 : "Au dehors de ladite ville dudit Provins à un gect d'arc est une chappelle de Saint Jehan, laquelle... avons trouvée assez bien ediffiee d'ancienneté et à présent est en bon point et suffisamment garnye d'ornemens tant de vestemens, chappes et chasubles de soye fort vielz, ung calice d'argent, deux croix et aucuns reliquiaires et de beaux livres et deux grans chandeliers de letton. Ladite chapelle est tenue de trois messes la sepmaine et servie de présent par ung chappellain séculier nommé messire Jehan Erre, procureur et gouverneur de ladite commanderie et pour le présent n'a besoing de nulle reparacion". (Arch. nat., S 5558, Visite de 1495, fol. 7).

16 — F. Bourquelot, Mémoires de Claude Haton, t. I, p. 495. — Le bail à ferme de 1577 ne signale plus que "le tresfontz de l'église et cymetierre dudict lieu, vulgairement appelé l'Hospital lez Provins". (Arch. nat., S 5164 B, liasse 34, nº 18).

17 — La jouissance de l'ermitage fut accordée par les Hospitaliers à divers solitaires. Le premier ermite qui bénéficia de cette faveur fut Mathurin Bonchrétien, mort le 9 septembre 1610 (Bibl. de Provins, ms. 114 (40) p. 41 et suivantes). On trouvera des notes biographiques sur quelques-uns de ses successeurs dans Opoix, Histoire et description de Provins, (Provins, 1846), p. 235-238.

18 — Cette chapelle avait six pieds de long sur dix de large. Elle fut agrandie par l'ermite Claude Riglet, en 1686.

19 — Bibl. de Provins, ms. 99 (38), p. 126.

20 — Opoix, Histoire et description de Provins, p. 332.

21 — Cf. Congrès archéologique de France, LXIXe session, 1902 (1903), p. 502.

22 — Cartulaire, charte CLI.

23 — En 1386, on trouve "ou Chastel... la granche de l'Ospital où est le poids de la layne" (Arch. nat., S 5164 B, liasse 35, nº 2).

24 — La Croix-en-Brie (Seine-et-Marne, arr. de Provins, cant. de Nangis).

25 — "Je trouve, vers l'an 1480, l'Hôpital de la commanderie de la Croix au châtel de Provins". (Bibl. de Provins, ms. 114 (40), p. 201-202).

26 — Arch. nat., S 5164 A, liasse 33, bail du 2 mars 1644.

27 — Bibl. de Provins, ms. 114 (40), p. 201-202.

28 — Bibl. de Provins, ms. 99 (38), fol. 715.

29 — F. Bourquelot, Notice sur le Cartulaire des Templiers de Provins, dans la Bibl. de l'Ecole des Chartes, an. 1858, p. 175.

30 — Claude Moissant, dans son "Campaniae comitum genealogia et brevis historia" (Paris, 1607), p. 27, dit que les biens du Temple dévolus aux Hospitaliers de la Croix-en-Brie appartenaient "capellis videlicet Magdalenes in castro Pruvinensi et Beatae Mariae a Rupe juxta Pruvinurn". Le silence de l'auteur à l'égard du Temple devant Sainte-Croix prouve bien que cet hôtel ne passait pas pour une ancienne maison religieuse.

31 — Bibliothèque, nationale, ms. fr. 8593, fol. 144, vº. — Cette maison était grevée de cinquante sous et six deniers de rente foncière. Renier Accorre, qui les tenait du comte de Champagne, les échangea aux Templiers en 1275 (Cartulaire, charte CLIII).

32 — Cartulaire, charte CLIX.

33 — Cartulaire, charte CLI.

34 — "De magno domo Templi in nundinis Sancti Aygulphi per habitatores de Louvain, II libras". (Comptes de Saint-Quiriace, dans la collection Ythier, cité par F. Bourquelot dans ses Etudes sur les foires de Champagne, Paris, 1865-1866, t. II, p. 18).

35 — "Dedens ladite ville a une autre maison que feu monseigneur le prieur de France de Giresme repara fort et la meist en bon estat et encores de présent elle est assez conpetemment, et pour peu de chose si feroit une bonne habitation, en laquelle ledit chappellain dessus nommé fait sa résidence et aussi le commandeur quant vient en ladite ville". (Arch. nat., S 5558, Visite de 1495, fol. 7 vº et S 5164b, liasse 27, no 6, bail du 8 juin 1491).

36 — Cet hôtel fut incendié par la foudre le 21 juillet 1712 et reconstruit en 1720. A la veille de la Révolution, il avait pour locataire Sébastien Poteleret, maître menuisier (Arch. nat., S 5164a, liasse 32, nº 16.

37 — Cartulaire, chartes VII et CXXIX.

38 — E. Lefèvre, Les Rues de Provins, p. 80.

39 — Cartulaire, charte CLIX.

40 — Bibl. de Provins, ms. 104 (41), p. 189.

41 — Arch., nat., J. 203, nº 64.

42 — Brussel, Traité de l'usage général des fiefs, t. II, p. 678 et 692.

43 — "... Indulgeo etiam dicte domui (militie Templi) hanc libertatem, ut quicquid elemosina vel ernptione vel alterius modi acquisicione acquiret, libere et tranquille possideat. Excipimus tamen, quod sibi civitatis aut castri dominium in terra mea obtinere non possint..." (H. d'Arbois de Jubainville, Histoire des ducs et des comtes de Champagne, t. III, p. 477).

44 — Arch., nat., J 203, nº 04. Le texte a été publié par M. Bourquelot, Histoire de Provins, t. II, p. 403-405. La confirmation de cette vente par Jean Britaud (Arch. nat., J 203, nº 63) porte seulement sur la vicomté et non pas sur les droits et autres choses cédés par les vendeurs.

45 — E. Lefèvre, Les Rues de Provins, p. 81.

46 — Cette maison était à l'encoignure de la rue du Moulin-de-la-Ruelle, attenante à celle du four de la Commanderie. On a pu les confondre, comme l'a fait M. Lefèvre (Les Rues de Provins, p. 204), mais elles étaient distinctes l'une de l'autre. Cf. les baux des XVIIe et XVIIIe siècles (Arch., nat., S 5164 a, liasse 32, nº 16, liasse 34, nº 26 et 27).

47 — Ladite Commanderie n'a nulz villaiges ne jurisdicion. Toutesfoys, en certaines limites dedens la ville, elle joyt de previliege de viconté, mais par le temps passé ledit previliege a esté mal gardé et entretenu, et de présent n'en joyt degueres". (Arch. nat., S 5558, Visite de 1495, fol. 7). Cette rédaction amphigourique prouve l'embarras où l'on était de faire état d'un titre sans racine dans le passé.

48 — Cf. la "Copie des baux emphytéotiques des maisons de Provins dépendantes de la vicomté de Provins, du 18 octobre 1783". (Arch. nat., S 5164a, liasse 32, nº16). Cf. le titre analytique que l'archiviste Jacquemin a donné au Cartulaire des Templiers des Provins, p. 32, note 1.

49 — Cette affirmation constante du même titre avait fini par faire croire à M. Bourquelot que "la vicomté de Provins, par un acte dont il ne nous reste pas de trace, était redevenue la propriété des Templiers". (Not. sur le Cart. des Templiers de Provins, p. 177.)

50 — H. d'Arbois de Jubainville, Histoire... des comtes de Champagne, t. V, p. 272, nº 1950.

51 — Ci-dessus, p. LV, note 2.

52 — "Theobaldus... saisiverat omnia acquisita post mortem Theobaldi, patris sui, asserens quod eis [Templariis] per dictas litteras [Henrici II] sine consensu ipsius in terra predicta acquirerenon licebat". (Bibl. nat., ms. lat., 5993a, fol. 88). — En novembre 1252, lors du synode tenu à Paris par l'archevêque de Sens, Thibaud IV fut de nouveau exhorté à lever la saisie qu'il avait faite des biens acquis par les clercs depuis quarante ans. (Labbe, Concilia, t. XI, col. 706).

53 — H. d'Arbois de Jubainville, Histoire... des comtes de Champagne, t. V, p. 256, nº 1859.

54 — Edouard de Barthélémy, Notice sur les établissements des Hospitaliers militaires en Champagne (Bull, monumental, 2e série, t. 6, Paris 1850), p. 8, note 1.

55 — Bibl. nat., ms. latin 5992, fol. 134 vº.

56 — Arch. nat., J 198 B, nº 82.

57 — M. d'Arbois de Jubainville (Histoire... des comtes de Champagne, t. IV, p. 628) dit à tort que "le grand maître accepta cette sentence". La charte à laquelle il se réfère (t. V, nº 3082) est du 15 juillet 1255 et ratifie la transaction passée le même jour entre Thibaud V et le Temple (nº 3081).

58 — Accord entre Marguerite de Bourbon, Thibaud, son fils, comte de Champagne, et la reine Isabelle, sa femme, d'une part, et les Frères de la chevalerie du Temple, d'autre part, sur la question de savoir si ceux-ci peuvent faire des acquisitions d'immeubles en Champagne et en Brie sans le consentement des comtes. 15 juillet 1255 — A défaut de l'original, le texte de cet accord nous est connu par quatre copies. La moins récente appartient au recueil de Michel Caillot (Bibl. de Provins, ms. 95 (35), fol. 360; elle est du XVIe siècle et fort défectueuse. Un deuxième exemplaire, du XVIIIe siècle, est une reconstitution due au chanoine Billate (Bibl. de Provins, ms. 138 (Michelin 82), Titres des chevaliers du Temple). Ythier l'a reproduit avec scrupule dans son histoire ecclésiastique de Provins (Bibl. de Provins, ms. 114, fol. 219). Toutes ces copies datent l'acte de juillet 1255. Une autre copie, transcrite par Billate, place l'accord en question "le lendemain de la Magdeleine". (Bibl. nat., Collection de Champagne, t. 25, fol. 239 vº). Une analyse, insérée dans ladite collection (tome 135, 262-263) prétend que l'acte fut passé "le jeudy dens la feste de la Madeleine". Mais la ratification de l'accord par le grand-maître du Temple existe en original aux Archives nationales (J 198 B, nº 100) et celui-ci porte qu'elle eut lieu "lou jeudi devant la feste de la Magdelaine", c'est-à-dire le 15 juillet. Ces différentes leçons accusent un texte de lecture difficile. Où l'original marquait "le jeudi devant", l'un a lu "le lendemain", l'autre "le jeudi dans".

59 — La charte leur reconnaissait en outre le droit d'acquérir des dîmes et, pour l'amendement de leurs terres, le droit d'avoir 120 bêtes à laine par charrue de terre labourable de 120 arpents.

60 — Pour les années 1247-1307, le Cartulaire renferme deux donations, celles de 1256 et de 1301 (Chartes CXLIV et CLX). Il faut y ajouter les dons repérés dans la charte d'amortissement de novembre 1294. (Voir aux "Additions")

61 — Les Templiers de Provins (Templarii pruvinenses] sont ainsi désignés pour la première fois en 1205 (Cartulaire, charte XCVI).

62 — Les baillies du Temple, établies au début du XIIIe siècle, ne peuvent être assimilées en étendue aux baillies royales.

63 — Cartulaire, chartes LXXXIX, CXXXV, CXXXIX, CLIII.

64 — Cartulaire, charte CXLVII.

65 — Cartulaire, charte CLI.

66 — Cartulaire, chartes L, CXV, CLIX.

67 — Raoul de Gizy était, en 1303, commandeur de la baillie de Brie et du Temple de Troyes.

68 — Cartulaire, chartes CXXI et CLIX.

69 — La Règle du Temple, p. XXVII.

70 — Cartulaire, chartes XIX, LV, CLII.

71 — Michelet, Procès des Templiers, t. I, p. 503-505.

72 — K. Schottmueller, Der Untergang des Templer-Ordens (Berlin, 1887), t. n, p. 40.

73 — On a beaucoup exagéré le nombre des Templiers. A Chypre, au moment de l'arrestation, les chevaliers n'étaient que cent dix-huit membres. D'après l'évêque Pierre de Lerida, les Templiers établis en France à la même époque ne dépassaient pas deux mille (H. Finke, Papsttum und Untergang des Templerordens, t. II, p. 113).

74 — Cartulaire, chartes VII et LXXXIV.

75 — H. de Curzon, La Règle du Temple, p. 130-131, nº 175.

76 — Michelet, Procès des Templiers, t. II, p. 395.

77 — Michelet, Procès des Templiers, t. II, p. 381.

78 — K. Schottmueller, Der Untergang des Templer-Ordens, t. Il, p. 39.

79 — Michelet, Procès des Templiers, t. II, p. 350.

80 — H. de Curzon, La Règle du Temple, p. 67, nº 68.

81 — H. de Curzon, La Règle du Temple, p 68, nº 69.

82 — Cartulaire, chartes CLIV-CLVI.

83 — Tel Raoul de Provins, Cartulaire, charte LV.

84 — Cartulaire, chartes XXXVIII, LXXI, CXXII. Cf. Aux "Additions" l'amortissement de 1294, où il est question de maisons laissées en héritage par Herbert du Temple.

85 — Cartulaire, charte XII (février 1241).

86 — F. Bourquelot, Notice sur le manuscrit intitulé Cartulaire de la ville de Provins (Extrait de la Bibl. de l'Ecole des Chartes, 1857), p. 74.
Sources : Carrière Victor, Histoire et cartulaire des templiers de Provins, Libriaire Champion, Paris — 1919
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